Bonjour bonsoir !

Ça faisait longtemps hein ? Oui j'en suis un peu navrée aussi, mais sachez que ce n'est nulement un manque d'inspiration ou d'envie. Seulement les études que j'ai entreprises me prennent beaucoup de temps. Mais sachez que cette histoire avance bien, seulement c'est assez fastidieux de tout retaper à l'ordinateur (et je vous l'ai dit, je n'ai plus énormément de temps). Bref, les plus à plaindre sont donc vous que je délaisse un peu.

J'espère quand même que vous apprécierez ce chapitre. Bonne lecture !


Chapitre 1 : Diable


-Pour quelle raison devrais-je vous aider ?

Grunlek dû écraser le pied de Théo pour l'empêcher de sauter à la gorge de l'odieux doyen de la Tour Rouge et prit la parole.

-Il s'agit d'un de vas confrère. N'y a-t-il pas d'entraide entre mages ? Et de surcroît, entre mage du feu ?

-En effet, maître nain, répondit le vieil homme d'un air hautain, mais Balthazar Octavius n'est plus reconnu comme tel depuis son bannissement. De plus je connais votre implication, dont fait parti celle de Balthazar évidement, dans les évènements de Mirage et les dernières perturbations de la psyché.

A cette dernière affirmation, les trois aventuriers se refrognèrent, mais ne furent guère étonnés. Ils se doutaient bien qu'on leur rejetterait la responsabilité de tous les effets secondaires de la manipulation irresponsable du codex. Tous oublieraient que les premiers à avoir joué avec le feu étaient les intendants, cherchant à acquérir plus de pouvoir.

-Certes, nous sommes effectivement impliqués dans tout cela, reprit l'ingénieur, mais croyez-nous ou non, si nous n'étions pas intervenus, c'est de la disparition totale de la magie dont vous vous plaindriez en ce moment.

Il passa sous silence le plan d'Enoch visant à distribuer la magie à tous, ignorant le positionnement du doyen à ce sujet. Ils virent ce dernier balayer l'argumentaire du nain d'un revers de la main, comme si cela avait peu d'importance finalement à ses yeux. Il vint alors se placer près de la tête de Bob. Ce dernier avait été allongé sur une table en pierre, seul meuble de la pièce dépouillée où ils avaient été reçus.

La lueur des torches se reflétaient sur la peau blême du demi-diable qui avait été dépourvue de ses écailles. Elles s'étaient progressivement effacées durant leur périple vers l'académie. De même ses yeux, noir depuis sa possession par le diable, était redevenu blanc la veille. Ils imaginaient que ses pupilles étaient redevenues rondes et ses iris couleur chocolat mais n'avaient pu vérifier leur hypothèse, puisqu'ils étaient toujours révulsés lors des crises qui le secouait, semblables à la premières et qui s'étaient répétée de nombreuses fois tout au long du chemin.

Le vieux mage du feu posa deux doigts sur le front de son jeune confrère et ferma les yeux. Durant plusieurs minutes, le silence régna dans la salle de pierre, rompu seulement pas le crépitement des flambeaux. Le doyen reprit alors bruyamment sa respiration, comme s'il se réveillait un mauvais rêve. Il retira sa main et fixa son attention sur les trois compagnons du blessé.

-Bon, je vais vous aider, mais en échange, je veux que vous meniez une mission pour moi.

Les aventuriers s'entre regardèrent, un peu étonné du brusque retournement. Ce fut Grunlek qui reprit à nouveau la parole.

-Tout dépend de la tâche que vous souhaitez nous confier, mais si c'est dans nos cordes, c'est un échange acceptable.

-Ne vous en faites pas, c'est de toute façon lié à ce qui vous a amené ici. Mieux vaux donc réveiller Balthazar. Commencez par me raconter ce qu'il s'est passé très exactement.

Ils lui parlèrent donc de l'attaque des ninjas, ce qui ne sembla pas étonner le vieux mage qui opina de la tête d'un air entendu, comme si leur récit ne faisait que confirmer ce qu'il savait déjà. Il se concentra sur la secousse psychique qu'ils avaient ressentie, demandant davantage de détails. Puis ils mentionnèrent les crises du mage.

-Et ses crises, comme vous les appelez assez justement, questionna le doyen visiblement intrigué, comment disparaissent-elle ? Spontanément ou faites-vous quelque chose en particulier ?

-C'est mon sort de soin qui le calme, répondit sobrement Théo.

-Vous avez un sort de soin psychique ?

-Non c'est juste pour les blessures physiques normalement.

Le vieux mage leva un sourcil et lâcha un laconique « intéressant ». Il se mit alors à faire les cents pas quelques instants, en pleine réflexion. Il regardait le sol, les mains dans le dos avant de se stopper et de les fixer.

-Voilà ce que nous allons faire, reprit-il. Nous allons attendre que Balthazar ait une de ses « crises », comme vous les avez si justement nommées. Je vous demanderais de ne pas user de votre sort de soin. N'intervenez pas, en aucun cas, et cela vaut pour vous tous.

Les interpellés acquiescèrent, n'ayant de toute manière pas d'autre choix bien qu'ils n'apprécient guère le ton employé par le doyen. Une première minute passa dans le silence. Puis une seconde. Au premier quart d'heure, l'archer et l'ingénieur s'étonnèrent de la patience de leur ami paladin, celui-ci ne bronchant pas, fixant le demi-diable étendu de tout son long. C'est à la fin d'une heure entière d'attente que les frissons du mage se transformèrent en tremblements plus prononcés, indiquant l'imminence d'une crise. Comprenant le signal, le vieil érudit saisit le bras droit de Bob et remonta la manche de sa robe au dessus du coude. Il sorti une dague des plis de la sienne sous les yeux ébahit des aventuriers.

-Rappelez-vous ! N'intervenez surtout pas ! Si vous voulez vous rendre utiles, tenez-lui les bras et les jambes. Ce sera dommage qu'il se blesse plus que nécessaire.

Les aventuriers saisirent donc les membres du jeune mage juste à temps. La crise dont ils commençaient à avoir l'habitude se déclencha enfin. Les yeux du demi-diable s'ouvrirent blanc d'être totalement révulsés. Les quatre personnes autour de Bob sentirent sous leurs mains les muscles de celui-ci se contracter tandis que s'élevait son horrible cri de souffrance. Le doyen, qui tenait étonnement bien le bras secoué de spasme de son jeune pair, leva sa lame et produit une légère estafilade sur la peau pale de l'avant-bras dénudé. Rien ne se produisit et Théo dû se faire violence en grimaçant pour ne pas invoque sa lumière. Il avait beau jouer les insensibles, voir une tel manifestation de souffrance chez un ami – bien il nie régulièrement être ami avec le demi-diable – lui était insupportable.

Du coter du vieux mage, sa seule réaction fut un froncement de sourcils agacé, comme s'il se fichait éperdument de l'état de son jeune confrère. Il raffermit sa prise sur le manche de son coutelas et appuya plus fort sur le bras dénudé, ouvrant profondément la chaire du demi-diable. Alors seulement, le cri de ce dernier changea, stoppé pour devenir plus bref et plus faible, l'air plus encré dans la réalité. La mine satisfaite du doyen prouva qu'il s'agissait là de la réaction escomptée. Il s'adressa alors au blessé.

-Balthazar !

La tête de ce dernier tourna légèrement en direction de la voix qui l'appelait par son prénom, un peu de brun de ses iris à nouveau visible.

-Vous êtes en train de somatiser votre douleur ! Reprenez-vous !

Étonnamment, cela sembla fonctionner, du moins, partiellement. Si les spasmes ne cessèrent pas, il ne hurlait plus et ses yeux reprenaient lentement leur position d'origine. Mais cela n'eus pas l'air de contenter le doyen qui enfonça tout bonnement sa dague pointe en avant dans le bras de Bob. Ce dernier poussa un bref cri, de nouveau, mais suite à cela, ses membres se détendirent totalement, ce qui n'était plus arrivé depuis trois jours. Les aventuriers imitèrent le vieux mage en lâchant l'érudit du groupe qui reprenait son souffle en clignant des yeux. Il passa sa main gauche sur son visage et grommela.

-Qu'est-ce qui s'est passé ?

Avant qu'un de ses compagnons ait pu lui répondre, le doyen pris la parole.

-Ce qui vous arrive, Balthazar, c'est que l'on vous a volé votre diable.


Alors ? Vous aimez cette fin ?

Désolée si ce chapitre vous semble un peu court, mais tous devraient l'être. En attendant je vous fais des bisous et j'offre des cookies !