Saallluuutttt les hiboux!
Alors on m'a taxé de ne pas savoir faire de cliff et maintenant que je vous en fait je me fais jeter des briques? XD Passons là dessus...
Réponse de review des guests:
= Akane (qui entre parenthèse dans les parenthèses veut dire coquelicot en japonais, j'addddooorrreee ce prénom *-* BREFOUILLE) "Merci beaucoup. Je suis heureuse que ce début te la suite... Hé bien... La voilà. Bisous"
= Unanyme "MMMAAAIIISSS et ton compte?! Oo Rrraaahhh bon ben je reviens au bonne vieille méthode alors... Mon mois d'août a été, c'est juste beaucoup de chose à faire, des journées trop courtes... Mais c'est la vie... ^^ Ah un début angoissant... J'aime lire ça... J'aime voir qu'une fois encore j'ai réussi à t'embarquer avec moi :D Et comme toujours toutes les questions que tu peux te poser trouverons une réponse, tu me connais à force :P Je t'embrasse affectueusement, ta dévouée Sam"
= Carmin "Hey! Bien évidemment que c'est voulu! Esprits Criminels c'est tellement la vie... XD J'ai pas pu m'empêcher d'incorporer une sorte de Pénélope qui était pas prévu au départ mais hey que serait Criminal Minds sans Pénélope? La suite la voici la voilà :D Bisous"
= Axou "Salut toi! Ben pour savoir si c'est John tu vas devoir être obligé de lire la suite... Dur tâche n'est-il pas? :') En tout cas merci de ton enthousiasme!"
= Juju "Merci beaucoup. La suite est là et j'espère que tu ne seras pas déçu(e). Bises"
Voici donc la suite mes chouchounets, j'espère qu'elle va vous plaire et qu'elle va répondre à certaines de vos interrogations...
Bisous les moucherons, Sam
Je m'habille vitesse grand V et roule sous la pluie diluvienne en direction du siège du FBI. Je rentre dans les locaux et surprends les femmes de ménage. Je m'excuse et leur offre un café. Puis je vais vers le bureau de April. Le seul bureau isolé, sans fenêtre et fermé par un code d'accès. Heureusement que je la connais sur le bout des doigts. Je rentre la date de naissance de Baby George, le futur héritier de la couronne d'Angleterre. La porte se déverrouille. J'allume un seul de ses 8 écrans d'ordi et lance le programme de recherche. Je tape, homme, prénom S et nom de famille S, lycéen, résidant à Malibu ou périphérie. Il me faudrait le lycée c'est trop vague. Je ferme les yeux et tente de me souvenir. Je repousse la porte du salon. Je le regarde. Son dos voûté. Son bonnet. Son Eastpack… Le EASTPACK ! Je rouvre grand les yeux et allume un autre écran. Je récupère les vidéosurveillances de la veille. Je me vois arriver vers 6h…
C'est un peu étrange.
J'avance jusqu'à 8h. Puis je le vois arriver. Je vois le garde décrocher le téléphone. Je lui ai demandé d'ouvrir le sac. Je zoom mais cet abruti se met pile poil dans le champ de la caméra. M'empêchant efficacement de voir le logo imprimé sur les étiquettes de cours qui ornent chaque livre ! ABRUTI !
Je me renverse dans la chaise, abattant mes mains dans mes cheveux en signe de découragement quand la voix d'April résonne derrière moi :
- Levez-vous, les mains en l'air. Je suis armée ! ; elle tente de durcir sa voix mais…
- C'est moi Ap'…
- PUTAIN DEREK ! ; elle hurle avant d'allumer le plafonnier
- Comment t'as su que j'étais là ? ; je tourne sur le siège
- J'ai mis un double encodage. Tu rentres le code pour ouvrir, puis un autre code pour désarmer l'alarme ; elle hausse les épaules
- Brillant ; je souffle
- Bon qu'est c'tu fous là ?
- J'cherche mon jeune inconnu
- Ah… J'm'en doutais. Il t'obsède… Comme t'as obsédé Eric ; elle glisse un doigt le long de ma joue
- Ouais ben j'espère qu'il finira pas comme lui hein ; je frotte mon visage
- Pousses toi, laisse faire la prêtresse du lieu. T'as fais quoi déjà ?
- J'ai cherché en fonction du peu d'info que j'ai ; je lui point du doigt l'écran ; Plutôt mince. Puis j'ai pensé aux étiquettes des livres mais ce con de garde… ; je lui montre l'image figé d'un gros plan du cul du garde
- Pas forcément très efficace ; elle rigole
- Effectivement. Une idée ? ; je prie pour qu'elle dise oui
- Ben… Y a 10 lycées publics dans le coin, si ce sont ses vrais initiales on peut chercher parmi les cartes d'étudiant. De la seconde au term… Ça fait environ 30 classes, de 30 élèves soit 900 élèves, minimum, par lycée… Juste avec les initiales… Mmmmhhh… 60 cartes par lycées. Donc 120-130 cartes par lycée ; elle grimace
- 1200 élèves ? Oh putain ! Ben vire les secondes. Il était plus âgé… Même les 1ères. Garde juste les terms…
- T'es sûr ?
- Au pire on rouvrira le champ…
- Alors ça fait… 600 cartes en tout et pour tout.
Elle tapote sur son ordi puis m'envoie le dossier. Je lui claque un baiser et me dirige vers le salon. Elle me suit munie de sa propre tablette. Levée pour levée qu'elle m'a dit. On s'installe et on switch carte par carte. Au bout de 2h, j'ai fini 5 lycée et elle 3. Toujours pas là ! Je vais finir dingue ! Je jette ma tablette sur le canapé à côté de moi et m'allonge en soupirant.
- Qu'est ce qu'il te voulait au fait ? ; elle me demande en faisant un chignon avec sa tignasse rouge cerise, au bout de 15 minutes
- Il est battu… Il cherchait de l'aide… Comme Eric… ; ma voix est enrouée de n'avoir pas servi pendant 2h. Je suis en train de m'assoupir en plus
- Et ?
- Et… Je pense que c'est pas au lycée. Cercle familial. Et tu vas pas au FBI, voir un type que t'as remarqué à la télé, dont t'as pensé à prendre le nom et le numéro de poste, juste parce que ton père, ou ta mère t'as mis une claque de trop…
- Plus grave que « juste battu » ; elle grimace en mimant les guillemets
- Ouais… C'est pour ça, si je savais qui il est, je pourrais regarder son dossier familial, voir si les parents sont connus de la police, si… J'ai peur aussi qu'il finisse mal, pas nécessairement aussi mal que Fratchi mais… Les gosses abusés finissent souvent dans la drogue ou la prostitution ; je fais craquer ma nuque douloureuse
- Non le petit Stiles ne finira pas sur le trottoir puisque tu vas le sauver ; elle rigole et me jette sa tablette sur le ventre
Je me redresse immédiatement et fixe le sourire triste du jeune homme. Stiles Stilinski. Terminal au lycée Forest Hills… Il était légèrement plus rond que le jeune que j'ai vu… Quand est ce que tout a dérapé ? Je cherche dans les années précédentes sa carte d'étudiant. En première son sourire est tellement éclatant que deux fossettes ornent ses joues. Seconde on sent l'inquiétude dans ses yeux ambre mais il sourit, confiant. Je me dirige comme un automate vers mon propre ordinateur, cherchant le jeune homme. Dossier scolaire impeccable jusqu'à après noël de l'année dernière. Vers janvier ses notes chutent. Plusieurs profs indiquent ne plus reconnaître l'élève. Le début de terminal est chaotique. Entre absences injustifiées, colère, agressivité et tristesse sans nom.
Je remarque que le nom figurant sur les bulletins est Stojilijko Stilinski. Ben merde alors ! Quel nom de malade ! J'comprends pourquoi il préfère se faire appeler Stiles. Quoi qu'il en soit je cherche dans l'Etat-Civil sous ce nom. Je le trouve rapidement. Originaire de Beacon Hilss. Père flic, mort en fonction, hé merde… J'ouvre le dossier de la mère. Claudia Stilinski, institutrice dans une école pour enfant à problème que ce soit handicap moteur ou physique. Mouais par vraiment le profil. Je cherche les factures de téléphone et les copies de SMS. Je lis les conversations. Non, pas de ton autoritaire. Même des petits surnoms. Sans pour autant que ça ne dégénère vers du trop… Lui l'appelle « petite maman ». Il se place en défenseur, veut faire rempart, protège donc sa mère. Alors… Le voilà. Le nouveau prétendant. Paul Marshall. Rien que sa tête j'ai déjà envie de lui faire bouffer ses dents. Grand, large, tatoué, membre du Angels High… Un bon gros beauf ! Je vais lui faire passer l'envie de lever la main sur des jeunes ! Je récupère l'emploi du temps de Stiles et d'un bon pas, faisant fi des regards de l'équipe arrivé pendant mon enquête, je me dirige vers les ascenseurs.
Je gare la voiture devant le lycée. Je ferme la fermeture de mon cuir, pas la peine qu'il voit la plaque et l'arme et sors m'adosser à ma Camaro. J'attends la sonnerie. Quand elle retentit je me redresse et attends les élèves. D'après mes déductions il n'a pas hâte de rentrer manger à midi, donc il ne fera pas parmi des premiers, mais comme il ne veut pas se mettre l'autre connard à dos, il ne sera pas en retard donc pas parmi les derniers non plus. Il va être pile poil au milieu, dans la masse. Je scanne chaque visage, mais sans le voir lui. J'attends une heure, puis une autre. Mais il n'arrive pas. Je rentre dans le lycée.
- Bonjour j'aimerais avoir quelques informations ; je glisse à la très jeune secrétaire
- Euh… Bonjour Monsieur. Des informations ? ; elle rougit, bafouille, ah le charme du brun ténébreux opère encore, je décroche un petit sourire en coin
- Sur un élève qu'on surveille depuis un petit moment ; je sors ma plaque, mais en cachant mon nom de famille, pas besoin de groupie en plus de tout le reste
- Son prénom ? ; elle me lance un petit regard et va tapoter les touches de son ordinateur
- Stiles Stilinski
- Ah Stiles ? ; sa voix monte dans les aiguë, merde elle le connaît !
- Oui Stiles Stilinski… Vous le connaissez ?
- Il a des problèmes ? ; elle fronce les sourcils
- Enquête en cours mademoiselle. Vous le connaissez intimement ?
- Non pas du tout comme ça ; elle vire rouge brique ; Puis c'est pas nous qui l'intéressons
- Nous qui ? ; je me penche sur le bureau
- Nous, les femmes ; elle murmure
- Ah… D'où vous le connaissez ?
- Il travaillait dans le journal du lycée en seconde. Je l'ai rencontré quand moi j'étais en term.
- Bien. Vous pouvez m'indiquer sa classe ? ; je sais pourtant pertinemment qu'il est en histoire-géo en salle 1 204
- Il est signalé absent
- Absent ? ; ma voix se durcit
- Oui. Mais si vous voulez avoir des infos sur Stiles peut-être devriez vous interroger ses amis. Danny Mahealani et Isaac Lahey
- Merci mademoiselle
- Abigaïl ; elle rougit à nouveau
Je souris et m'éloigne. Je tape les deux noms à April pour qu'elle me sorte leur carte. Je mémorise leur visage et attends la fin de la journée. Je me dirige vers un café près du lycée.
- Messieurs excusez moi ; je les hèle mais ils ne m'entendent pas ; Les gars ! Oh Danny, Issac ; j'hurle cette fois
Un grand brun tourne la tête, l'air mécontent. Il cherche des yeux la voix qui les a interpellé aussi grossièrement. Je me redresse et écarte un peu mon blouson pour leur montrer ma plaque. Je leur indique le café des yeux. Ils pâlissent mais acceptent.
- Excusez moi pour la manière dont je vous ai accosté mais la première fois aucun de vous n'a réagit ; je déclare en les regardant s'installer
- Pas grave. Qu'est ce que nous veux le FBI ? ; demande immédiatement suspicieux Danny
- Rien du tout. Je veux juste vous posez quelques questions…
- Sur ? ; demande à son tour le blond
- Stiles ; à l'entente du prénom les mâchoires se crispent et les yeux foncent ; Un problème ?
- Nous non… Lui…
- Oui ? ; je m'assieds et pose mes bras sur la table
- Il déconne pas mal ses derniers temps ; la voix de Danny n'est qu'un murmure
- Comment ça ? ; je fronce les sourcils
- Il arrive couv… ; mais la main de Isaac vient fermer la bouche de son compère ; QUOI ? ; il hurle en se dégageant de cette main ; Merde si le FBI pose des questions maintenant ! ; il devient rouge de colère
- C'est pas à nous de trahir le secret ; il chuchote furieusement
- Quel secret ?
- Le fight-club ; lâche Isaac et j'explose de rire
- Un fight club, c'est ce qu'il vous a dit ?
- Euh… Oui ; Isaac ne comprend plus rien, ça se voit sur tout son visage, de sa bouche plissée, à ses yeux gris en passant par son front lisse
- C'pas ça… ; je murmure, je les regarde, dubitatif ; Vous le connaissez depuis quand ?
- Toujours pour moi ; répond du tac au tac Danny
- Collège pour ma part
- Toujours quand ?
- On a déménagé ensemble en fait. Grandi ensemble, ami d'enfance, galère financière ensemble. Nos mères sont amies donc… Voilà quoi ; il finit son explication boiteuse en remuant les mains devant lui
- Bien… Et t'as rien remarqué ? Vers noël l'année dernière ?
- Si c'est là qu'il est devenu chelou. Il parlait plus. Puis il s'est remit à parler mais agressif comme pas possible et enfin il se renferme et sèche sans arrêt.
- Et toi Isaac ?
- Hum… ; son regard oscille de moi à son ami
- Quoi ? ; Danny se redresse
- Avant Sti' il était… Un peu nudiste quoi ; ses yeux se plissent aux souvenirs qui effleurent sa mémoire et Danny laisse même échapper un petit reniflement amusé ; Mais depuis… Ouais genre noël dernier il est tout le temps couvert, même quand il fait 30 degré il garde un sous-pull. En sport il se change dans une cabine de chiotte et… La dernière fois j'ai cru remarquer une marque de dent sur son épaule. Mais pas la marque qu'on fait, en jouant, pendant… ; il baisse les yeux, préférant ne pas finir cette phrase ; Mais là c'tait une marque, jusqu'au sang…
- Putain j'ai Hugh qui m'a mordue une fois, c'était pas au sang et j'ai déjà souffert ma mère ! C'est pas du fight-club ?
- A quoi tu penses Danny ?
- Rien ! Je pense rien ! Il fait ce qu'il veut ! S'il est dans un club SM c'est son droit je m'en bats les couilles !
- Tu ne pense pas ça ; je chuchote en fixant mon regard vert dans le sien brun presque noir ; Ça c'est l'excuse que tu t'es donné, que tu te répètes pour pas sombrer. Parce que cette info est trop lourde hein ?
- Alors c'est vrai ? ; il n'a même plus la force de chuchoter, je dois presque lire sur ses lèvres
- Je pense. Je n'en ai pas la certitude mais tout va dans ce sens là. Et si je suis là c'est pour l'aider à surmonter ça
- Si quoi est vrai ? ; hurle Isaac
- Paul ; Danny lâche ce prénom avec dégoût, comme si c'était du venin
- Paul quoi ? ; demande Isaac les yeux trop grand ouvert pour qu'il n'ait pas compris
- Je vous laisse mon numéro les garçons, s'il n'est toujours pas en cours demain, dites le moi s'il vous plaît ; je sors deux cartes froissées de mon blouson et les glisse vers eux. Une larme coule sur la joue de Danny et Isaac est blanc, la bouche ouverte
- Paul quoi ? ; il répète sans fin, je pense qu'il a besoin de l'entendre
- Paul abuse de manière répétée de votre ami depuis Noël dernier ; je me lève, passe une main dans les cheveux de Isaac et presse l'épaule de Danny.
Je me fais passer un savon par notre patron. A cause de mon absence, de mon retard dans les papiers, de mes recherches illégales selon lui. Il m'agresse et je ne dis rien. Pendant un moment. Je le laisse me parler comme à un agent de seconde zone. Puis à un moment quand il me dit que je suis plus à ma place, dans mon rôle de profileur du FBI je lui déballe tout. Que j'ai pas besoin d'un second Eric Fratchi, que c'est pas de ma faute si j'attire les gosses battus, abusés et esseulés par la vie. Que ça fait partie de mon boulot au même titre que d'arrêter des fous furieux qui veulent lancer une bombe sur la Maison Blanche. Je suis pas un agent seulement pour sauver le cul des politicards et des gens aisés. Je crie, je hurle, je tempête. Je bouscule les meubles, tape dans les murs avec mes pieds, avec mes poings. Puis je m'écroule et je pleure. Parce que j'en ai marre de voir tant de mal. Putain Stiles est juste un cadeau des cieux pour cette planète, avec ses grands yeux ambre, ses petites fossettes, ses longues jambes et ses sublimes sourires.
Il a pas le droit de subir ça. Pas le droit qu'on lui brise sa jeunesse. Les années lycées sont les meilleurs, le début de l'âge adulte avec encore certains avantages de l'enfance. Le début d'un millier de chose. La puberté, les hormones, les profs qui nous font rire et ceux qu'on déteste. Les repas infectes de la cantine qu'on mange parce qu'on crève tout le temps de faim à cet âge là. Les amitiés qui nous suivront jusqu'à la tombe. Le début d'un projet d'avenir. C'est l'âge des milles possibilités, c'est l'âge où on pense qu'on a le temps, l'âge où on peut tomber quelqu'un nous tendra toujours la main, l'âge où on rit, où on pleure aussi à cause d'une sale note, parce que machin à dit ça à truc, parce que Miss nous a quitté. C'est ça le lycée.
C'est pas avoir peur de rentrer parce qu'on sait qu'à peine la porte passée les coups vont pleuvoir, que lorsque le soir arrivera l'horreur sans nom suivra. Je m'écroule et pour une fois, Deaton laisse tomber le masque. Peut-être parce qu'il a une fille de cette âge là, peut-être parce que ce que je lui ai dit trouve une résonance en lui. Je sais pas. Il me redresse, redresse un fauteuil, me fait asseoir et me verse un verre de quelque chose. Je le bois sans chercher à comprendre. Cul sec. Je grimace. Whisky. J'ai jamais aimé ça. Il ne dit rien. En silence il me regarde me débattre avec ma colère, la haine flamboyante qui me détruit le cœur, et cette tristesse innommable tapie dans mes yeux gris-vert.
- Qu'est ce que tu comptes faire ? ; il brise ce silence au bout d'un moment
- J'sais pas. Je peux pas le forcer à porter plainte mais j'ai peur que cet enfoiré est développé une érotomanie sur lui.
- A ce point là ?
- Venez voir
Je me lève et ouvre la porte, sans surprise le regard de tous les collègues se fixe sur nous. Je descends les marches et m'assieds sur mon siège. J'ouvre les conversations SMS
De Paul « tu rentres quand ? »
A Paul « les cours finissent à 16h »
De Paul « tu me dis même pas bonjour ? »
A Paul « Pardon. Excuse moi. Salut Paul. Bonne journée ? »
De Paul « Bof. Mais ça ira mieux ce soir »
De Paul « Tu me ramèneras un croissant ? J'ai faim ! »
A Paul « Sans souci »
De Paul « c'est tout, sans souci ? Parce que t'as des soucis à ton âge ? »
A Paul « c'est pas ce que je voulais dire. Pardon »
De Paul « alors dis autre chose… »
A Paul « avec plaisir »
De Paul « j'aime mieux ça »
Et y en a des pages comme ça. Il lui donne des ordres, gère sa vie. Et le pire c'est que lui doit répondre correctement sinon… Je les laisse lire par dessus mon épaule.
- On peux pas laisser passer ça ; murmure Lydia
- Putain ; c'est tout ce que Scott peut dire
- Sauf qu'on a pas autorisation, ni raison et encore moins motif à agir ; tempère Deaton
- Pas de MOTIF ? ; je me redresse sur mon siège ; PAS DE MOTIF ? ; j'hurle ; Les bleus sur son visage, son appel au secours, c'est pas des motifs ça merde ?
- Hale…
- Non il en marre le Hale, moi j'ai pas prêté serment pour laisser filer ça. Je vous demande rien. Moi j'agis.
Je me lève, les écartant d'autour de moi. Je fais passer le holster hors des passants de mon jeans, j'ôte ma plaque de ma poche arrière et jette le tout sur mon bureau.
- Je me mets à pied tout seul. Faite ce que vous voulez moi je vais aider ce gosse.
- Hale, tu peux pas faire ça ; gronde Deaton
- Et pourquoi ? Je suis un citoyen lambda là. Ben le citoyen lambda va sonner par hasard à la porte de chez les Stilinski et il verra ce que ça donne
- SI TU PASSES CETTE PORTE JE TE VIRE ; hurle mon patron
- Deaton
- Alan
- Monsieur
Les voix offusquées de mes collègues et amis résonnent en cœur. Moi je me retourne, froid comme la glace.
- Vous avez rien trouvé de mieux ? Je préfèrerais être au chômage que d'avoir le sang de ce jeune sur mes mains. Une fois m'a suffit. J'en ai payé le prix. Et j'en paye encore le prix ! Si vous voulez me virer faites le. J'ferais même pas appel. Mais je vous jure ; je m'avance jusqu'à être à deux doigts de lui ; Je vous jure que si vous me mettez des bâtons dans les roues, si vous m'empêcher d'aider le p'tit, je vous ruinerai, je vous réduirai en cendre, je vous pardonnerai jamais, JAMAIS vous m'entendez. Je veux le sauver. Peut importe le prix que ça doit me coûter. Mon rang. Mon boulot. J'm'en bas … Plus jamais je laisserais un jeune tomber sous mon regard sans rien faire. Plus jamais. Peut-être que vous devriez aussi vous poser la question Monsieur, peut-être que vous devriez desserrer cette cravate qui vous bloque dans le rôle d'agent, vous faisant oublier que vous êtes homme avant tout.
Je tourne les talons et prends l'ascenseur dans un silence de plomb. Je démarre et roule vers l'adresse que j'ai eu la présence d'esprit de prendre en note. Je ne le laisserai pas tomber. Je ne le laisserais plus une nuit de plus aux mains de cette enflure. La maison est belle, coquette. Je me stoppe près du portail. Je récupère mon arme de secours et ma seconde plaque. Il croit quoi le chef que je suis stupide et que j'ai jamais de plan de secours ? Il est aveuglé par son désir de grade. Devenir directeur du FBI. Mais qu'il y aille donc ! Je glisse la carte dans la poche de mon cuir et passe le flingue dans le holster de dos. Je sors de la voiture sans la verrouiller. Question de sécurité en cas de fuite dans l'urgence. J'enjambe le portail et l'ouvre une fois de l'autre côté. C'est quoi cette fermeture ? Je toque directement à la porte. Pas un bruit. Pourtant je sais qu'il est là. Je vu l'ombre de sa silhouette derrière le rideau lorsqu'il est passé dans ce que je suppose être la cuisine. Je toque encore. Il fait le mort. Ok…
- FBI, ouvre Stiles
