Alors que dire... Vos réactions sur le précédent chapitre m'ont brisé mon petit coeur d'auteur. J'ai l'impression de vous avoir tellement malmené... J'en suis désolée! J'ai même confié à mon double en plus souriant, au verso du recto que je suis, que j'avais l'impression d'être un monstre de vous imposer ça! Après faut pas croire hein c'est pas un truc que j'ai écrit en me frottant les mains, en sautillant et en lançant des paillettes autour de moi. Je savais que le sujet était délicat et lourd et douloureux. Mais voilà parfois faut aussi se dire que, comme le nom d'un des lecteur qui suit cette fic, la vie n'est pas un conte de fée.

Je suis navrée de parler de sujet aussi douloureux mais malheureusement c'est la vie. Il y a beaucoup de pays où le viol n'est pas puni comme il le devrait (aller lire des chose sur ce qu'il se passe en Inde). Je tiens à préciser que je ne souhaite pas stigmatiser un pays ou un autre. Les malades sont partout! Ces enflures de violeur de merde n'ont pas de nationalité! Bref... Je suis désolée mais fallait en passer par là pour avoir quelque chose de plus doux désormais.

Le plus dur est passé, promis! Respirez, détendez-vous, ça va aller mieux maintenant, parole, non pas de scout, mais d'auteur qui a pondu cette fic XDD

=Unanyme "Oui la procédure est comme ça. Et oui ça fait peur, ça rebute beaucoup de gens. Mais ce qui les bloque plus c'est la honte et la culpabilité. Comme si c'était de leur faute... Je n'arrive pas à comprendre ça mais je ne suis pas dans leur tête. C'est pour ça qu'il y a de plus en plus de campagne pour tenter d'ôter cette image... Mais c'est un travail dur. Et le travail derrière de la police ou du médecin légiste (oui en France c'est le légiste qui s'occupe de ça) est très ingrat parce qu'ils ont l'obligation de ne pas s'impliquer émotionnellement. Ça doit être trop dur!

Faut pas pleurer, je te jure que ça va aller mieux. Vraiment! :-*

Oui l'attente est parfaitement nécessaire. Que ce soit pour que vous digériez ce que je vous envoie et aussi pour que moi j'ai le temps de digérer vos review et y répondre! ^^

Bien sûr la cuisine italienne et française! Les deux meilleurs cuisine du monde!

Ah tu voies tu fractionne la lecture, alors imagine si je postais plus d'un chapitre jour, ça passerait trop vite XDD

Bon trêves de plaisanterie, je te remercie pour tes reviews toujours tellement agréable à lire (tu fais même des études comportementales de mes Derek entre mes fic maintenant *-*) Je te poutoute, Sam, auteur attendrie "

=Lucie "Merci beaucoup! Heureuse que ça te plaise malgré le sujet qui est un sujet douloureux et dur à traiter. Je te remercie du compliment en tout cas :-* La suite c'est un chapitre tous les jours ^^"

=Juju " Oui avec moi le pauvre Stiles encaisse... Mais comme tu dis heureusement les autres sont là, Derek est là, maintenant ça va aller mieux. Merci de me suivre au quotidien ^^ Bisous"

Sur ces bonnes paroles, je vous laisse avec un peu plus de douceur, comme je vous l'ai promis à la fin du dernier chapitre,

Bonne lecture les moineaux, bisous, vôtre Sam, le coeur en bouilli


Je suis pris dans un putain de dilemme. Laisser le jeune homme toujours endormi seul pendant 5 minutes le temps que je monte ses affaires ou attendre qu'il se réveille mais du coup il se sentira pas comme chez lui. Je suis encore en train de faire des va et vient dans mon salon quand on sonne à ma porte. La tronche de Scott apparaît. J'utilise l'interphone et lui jette les clefs de la Camaro par la fenêtre. Il ne reste pas longtemps. On discute juste de la procédure. Je lui demande de passer chez la maman. Lui raconter un peu.

Je change les draps de mon lit, je lance une machine avec sa chemise, je fais les courses en ligne, je rajoute des produits douches, je me transforme en vrai petite fée du logis. Mais en silence. D'habitude la vieille d'en dessous hurle que je fais trop de bruit. Les courses arrivent à l'heure alléluia. Je cuisine un petit risotto poulet, crème et champignon quand mon endormi se réveille. Il se redresse en grimaçant, se tenant le bas du dos. Et merde la pharmacie ! Je savais que j'avais oublié un truc ! Il se tourne à l'entente de la casserole.

- Bonjour ; il murmure

- Salut. Ça va ?

- J'me sens un peu pâteux ; il se lève et s'emmêle les pieds dans la couverture polaire

- Hey attention ; je me précipite et il me rassure d'un geste de la main

- Ça va, c'est bon. Je gère…

- Ouais enfin si tu pouvais éviter de t'ouvrir le crâne sur la table basse ; je tente de rigoler un peu

- Ça ferait mauvais genre hein ; il marche dans la combine

- Puis surtout pas terrible sur le tapis ultra cher ! 14€ chez Ikea attends…

Il sourit enfin d'un vrai sourire, qui me laisse entrapercevoir les fantômes de ses fossettes. Il tangue un peu et pose sa main sur son front

- Je crois que tu meurs de faim. Viens là. Tu manges de tout ?

- J'suis allergique à la guimauve

- Ah… Dommage moi qui adore faire des risottos poulet marshmallow ! Autre chose ?

- Je… ; il se passe une main dans les cheveux, les ébouriffant ; Si j'aime pas trop tout ce qui est choux, j'en mange mais à dose raisonnable quoi

- Pas de souci. Un truc que t'aime par dessus tout ?

- Banane ; la réponse fuse immédiate ; Malia dit que c'est parce que je descends du singe

- Malia ? ; je lui serre une assiette pas trop pleine, faut pas que je surcharge son estomac sinon il va tout rendre

- Ma cousine que je considère presque comme une sœur. Elle est avocate.

- Sérieux ?

- Ouais. A New York. On l'a voit plus trop souvent du coup !

- Qu'est ce que tu bois ? Eau plate ? Gazeuse ? Soda ? Vin blanc ? Rouge ? Hum ; je me penche dans mon frigo ; Bière ? Champagne ?

- De l'eau c'est bien ; il répond noyé sous tout ce que je lui propose

- Plate ?

- Plutôt gazeuse, si vous avez

- J'ai sinon je proposerais pas. Par contre Stiles…

- Oui ? ; il relève, anxieux le regard sur moi

- Si tu pouvais me dire tu et m'appeler Derek ou Der'.

- J'vais essayer ; il se mord la lèvre ; On est chez vo… chez toi ?

- Yep, c'est mon chez moi environ 10 jours par mois

Et je me mets à lui parler du boulot. De l'équipe. De certaines affaires. Je tente de lui sortir sa journée traumatisante de la tête. Il mange son assiette silencieusement. Un peu sur la défensive. Puis son portable sonne. Nous faisant tous les deux sursauter.

- C'est ma maman ; les larmes coulent à nouveau

- A toi de voir Stiles

- Je vais répondre alors ; il se lève et se dirige vers la terrasse ; Allô ?

- Attends je t'aide ; je chuchote en voyant qu'il galère pour ouvrir d'une main

Il me remercie d'un sourire crispé. Il s'assied sur une chaise longue. Je le regarde puis fais la vaisselle avec un fond sonore de musique. Ça couvre sa voix, comme ça il comprendra que je ne l'espionne pas. Je suis en train de mettre les restes dans un petit bol quand il revient. Il tremble un peu de froid.

- Elle veut vous parler ; il pose le téléphone sur la table basse ; Je peux aller prendre une douche ?

- Bien-sur. C'est la porte juste là, après les quelques marches. Les serviettes sont sur l'acova. Elles sont propres je les ais mise pour toi. Ça va aller ?

- Mieux après la douche ; il murmure

Je le laisse pénétrer dans la pièce puis saisit son téléphone.

- Agent Hale

- Ça dure depuis combien de temps ? ; je soupire et m'appuie contre le meuble

- Qu'est ce que vous a dit mon collègue ? ; j'entends l'eau de la douche couler

- Il m'a expliqué que Stiles avait été battu et… ; elle étouffe un sanglot ; Violé. C'est vrai ?

- Madame vous n'avez pas remarqué un changement de comportement chez votre fils ? Ni de votre compagnon ?

- Stiles était un peu hargneux mais j'me suis dit qu'il faisait sa crise d'ado un peu en retard. Paul, non, toujours égal à lui même. Alors, ça a duré combien de temps ?

- Depuis noël dernier Madame Stilinski

- Noël ? ; sa voix n'est qu'un filet ; Mon dieu ! Chaton…

- Je ne veux en aucun cas vous culpabiliser madame mais il est important que les parents des victimes…

- Victime ; elle répète

- C'est ce qu'il est madame. Donc il est important que vous sachiez, sans le lui dire bien évidemment, mais comme ça vous assimilez, vous vous pardonnez et vous arrivez à surmonter ça ensemble. Vous comprenez ?

- Oui ; sa voix est étouffée, comme si elle avait posé sa main sur sa bouche pour ne pas pleurer ; Allez y

- Il faudrait vous asseoir madame

- Je suis assise

- Bien. Je vais vous faire un résumé parce que, moi-même, je n'aurais pas la force de vous répéter tout ce que m'a dit la légiste. Il l'a d'abord juste violé. Les coups sont venus après. Comme un surplus d'excitation. Plus il criait plus il lui faisait mal…

- Stop, s'il vous plaît

- Bien je vais vous envoyer une collègue demain. Vous parlerez ; l'eau de la douche coule encore, depuis 10 minutes ; Madame je vais vous laisser, je pense que votre fils a besoin de moi

- Je… Pourrais venir le voir ?

- Pas tout de suite mais bien évidemment. Bonne soirée quand même.

Je n'attends pas de réponse et raccroche. Je pose l'IPhone sur la table et me dirige vers la porte de la salle de bain. Je toque, pas de réponse. Je toque plus fort en appelant le jeune. Toujours sans réponse. J'entrouvre la porte, heureusement pas verrouillée.

- Stiles, ne t'inquiètes pas je ne rentre pas, c'est juste pour savoir si tout va bien ; seul l'eau qui coule me répond ; Stiles ?

Je pousse la battant et pénètre dans la pièce. Je m'avance tout doucement. Il est assis dans le bac, recroquevillé, les lèvres bleues.

- Stiles ? ; il relève ses yeux et ouvre la bouche mais seul un gémissement en sort ; Je vais t'aider ok. Ne t'inquiètes pas.

J'enlève mes chaussures, attrape son boxer qui traîne par terre et lui tends. Il s'en saisit par habitude mais sans comprendre, sans bouger. Je lui demande de l'enfiler. Je pénètre dans la douche avec lui. L'eau est glaciale. J'augmente peu à peu le thermostat. Je le relève et lui passe moi même le sous-vêtement. Je ressors de la douche et me saisit du petit tabouret que je garde toujours dans la pièce. Je le pose dans la douche et le dirige pour qu'il s'asseye dessus. Je lui mouille les cheveux délicatement, je le lave, sans trop insister. Je remarque une longue blessure sur sa cuisse droite. Je le lave comme je le ferais d'un enfant. Une fois qu'il n'est plus glacé je tire une grande serviette et le drape dedans. Je suis trempé, mes fringues gouttent sur le sol. Je le lève et tire le tabouret. Je le rassieds dessus. Je le sèche, avec douceur. Il ne dit plus rien. Me regardant juste de ses yeux tuméfiés par les coups. Je lui essore les cheveux et l'habille avec des fringues à moi. Hors de question que je fouille dans ses sacs. Je le dirige vers la chambre et le fais allonger dans le lit. Il a un air résigné sur le visage. Comme si moi aussi j'allais abuser de lui. Je laisse une veilleuse en route et la porte entrouverte. Je lui embrasse tendrement le front et sors de la pièce. Je prends une rapide douche à mon tour et m'allonge en grimaçant dans le canapé. J'aurais pu aller dans ma chambre d'ami mais elle est trop éloignée. Je suis mieux là, au milieu de l'appart. Je chausse mes lunettes dans l'optique de lire quelques chapitres du dernier Haruki Murakami. Mais au bout de trois pages je m'endors.

Ce sont des cris qui me réveillent en sursaut. De longues plaintes suivi de « non ». Je me précipite dans la chambre. Stiles rue, tape du poing dans le vide. Terreur nocturne… Je me penche et le saisit aux épaules. Il tente de me repousser, me claque la joue mais je ne cède pas.

- Stiles c'est Derek. Stiles réveille toi. Chaton! ; je le secoue plus fort en utilisant le surnom que sa maman a laissé glisser dans la conversation ; Stiles c'est Derek, du calme. Tu es en sécurité.

Il ouvre des yeux hébétés. Il cherche son souffle. Il est trempé de sueur. Je lui essuie le front d'un revers de la main et adoucit ma prise sur son épaule.

- Stiles ? ; je penche un peu la tête

- Pardon, je suis désolé, je savais plus et…

- C'est bon du calme. Respire. Profondément. C'est bien. Laisse sortir ce qui doit sortir ; il agrippe mon avant bras fort et laisse quelques larmes couler ; Ça va. Tout va bien. Je suis là. Respire ; de mon autre main je repousse des mèches de son visage ; Tu veux boire quelque chose ? Un verre d'eau ? ; il se contente de hocher la tête ; Ok je te l'apporte ou tu viens à la cuisine ? ; il hausse les épaules ; Faut juste que tu me lâches alors ; il se mord les lèvres incertain ; Je vais juste à la cuisine, juste là ; je pointe la direction ; Si tu laisses la porte ouverte tu me verras.

Il relâche mon bras avec un petit souffle tremblotant, j'allume la lumière douce au-dessus du lit en passant et allume le plafonnier de la cuisine. La lumière vive m'agresse les yeux ! Heureusement que j'ai gardé des fringues pour dormir. D'habitude je suis en boxer, mais je me suis dit que s'il se levait dans la nuit ça serait pas l'idéal de me voir presque nu. J'attrape une casserole, verse du lait et commence à la faire bouillir. Puis j'en prends une autre et fais fondre du chocolat. Une fois le chocolat fondu, je le verse en remuant dans le lait qui boue. J'ajoute deux cuillères à café de sucre blanc, ôte la peau du lait et verse le tout dans une tasse. Je reviens dans ma chambre. Il est assis en tailleur, blanc et effrayé. Je lui tends la tasse.

- Qu'est ce que c'est ? ; sa voix est complétement enroué, à cause de ses cris

- Un cacao maison ; je rigole tendrement ; Attention c'est chaud

- Comment vous saviez que j'aimais le chocolat ? ; il me demande après une gorgée

- Tout le monde aime le chocolat ; j'hausse les épaules et le regarde boire à petite gorgée, vers le milieu de la tasse il s'arrête

- Je ne peux plus ; il me regarde anxieusement

- C'est pas grave, il faut que tu laisses le temps au temps pour plein de chose. Pour ta tête, pour ton ventre aussi. Mais je te laisserais pas partir tant que tu me remplira pas tes fûtes t'inquiètes. Ça va aller ?

- J'sais pas trop ; il soupire

- Tu as besoin de quoi ? Tu veux que j'ouvre les volets ? Que je laisse une lumière ?

- J'ai besoin de me sentir en sécurité ; il murmure en rougissant

- Comment je peux t'aider ? ; je pose la tasse sur ma table de chevet, éloignant la photo de mon ancienne petite amie

- Si vous… C'est stupide…

- Dis moi, rien n'est stupide

- Me laissez pas seul

- T'es pas seul, je suis juste là, sur le canap ; je fais un mouvement de tête vers le meuble en question

- Non mais là, dans ce lit

- Tu veux… Que je restes avec toi ? ; j'hausse un sourcil, les deux, il accepterait un corps d'homme contre lui ?

Il ne répond pas verbalement, se contentant d'un signe de tête. Je suis incrédule mais j'accepte. Je vais chercher mon oreiller, mes lunettes et mon livre. Je me glisse derrière lui, tout doucement. Il est raide comme un I.

- Stiles faut pas forcer les choses. T'as pas à prouver…

- J'veux rien prouver mais juste avec vous c'est pas pareil. Vous pouvez éteindre les lumières ? ; je me penche et fais ce qu'il me demande ; Vous avez pas du tout la même forme que lui. Vous avez la forme de quelqu'un de réconfortant et… J'suis stupide hein ? ; sa voix se brise un peu plus si c'est possible

- Tu es loin d'être stupide Stiles ; je le sens se tourner vers moi

- Combien de temps ça va prendre ?

- Y a pas de durée. Tout le monde évacue différemment. Certains se mettent à faire des sports de combat, se mettent au tir pour évacuer la colère. D'autres changent de pays, pour fuir leur passé.

- Et moi ?

- Il n'y a que toi qui peux trouver la réponse à cette question malheureusement

- Est-ce que je peux… ; je sens sa main se poser sur mon visage, je sursaute parce que je m'y attendais pas ; Pardon ; il commence à l'ôter

- Non t'excuse pas. Juste après la claque de tout à l'heure j'ai la joue un peu à vif ; je déclare, un soupçon de rire dans la voix

- La claque ? J'suis vraiment désolé !

- C'est pas grave. Pour en revenir à ta question. Fais ce que tu veux. Je suis tout à toi et je ne bougerais pas d'un pouce. Je te le promets

Il repose sa main sur mon visage. Il la remonte aux cheveux.

- Paul a des cheveux beaucoup plus courts, pas aussi doux ; il murmure comme pour se convaincre lui-même. Il descend la main sur mon front, près du sourcil gauche ; Paul a une cicatrice ici, un coup de bouteille. Pas de moi ; il passe au nez ; Le sien est tordu et beaucoup plus large ; très doucement il passe sur mes joues ; Votre barbe me chatouille ; puis la bouche, du bout de ses doigts, tellement légèrement que je ne suis même pas sûr qu'il me touche ; Plus large et plus fine ; il descend dans le cou et ses doigts rencontrent ma chaînette ; Pas de collier ; il passe les doigts entre les deux médaillons ; Ils représentent quoi ?

- Ce sont des plaques militaires ; je murmure, la gorge nouée

- A qui ? ; je laisse le temps à ses doigts de pendre possession des plaques

- Mon oncle. Peter. Une sorte de second père après la perte du mien.

- Désolé ; il chuchote avant d'inspirer et de changer de sujet ; Vous êtes français ? Je vous croyais américain

- Hey Stiles on avait dit plus de vous ; je souris, il doit le sentir puisqu'il remonte ses doigts, appuyant sur les creux que ce sourire crée dans mes joues

- Pas le même sourire… ; il pose son front contre mon épaule ; Pas la même odeur… ; il avance ses jambes contre les miennes ; Pas la même longueur et pas la même densité musculaire. Derek, pas Paul. Derek ; il scande ; Je vais essayé de dire tu et ton prénom.

- Ok ; je murmure parce qu'il se rapproche de plus en plus de moi

Sa main passe sur mon biceps, mon coude, la longueur de mon avant bras puis au poignet. Il s'emmêle les doigts dans mon bracelet.

- Encore un bijou ?

- C'est du coton, pas une matière précieuse

- Je sais, je sens.

- Cadeau de ma sœur.

- Vous… ; il grogne ; Tu as des frères et sœurs ?

- Pas de frères, que des sœurs. Trois.

- Trois sœurs ? La vache !

- Ouais respect à ma maman qui a élevé quatre enfants !

- Tu es le plus grand ?

- Nop. La plus âgée c'est Laura, chirurgienne à Paris. Ensuite moi, Derek ou Der'…

- Agent du FBI à Quantico

- Exact ; je rigole ; Ensuite Cora, dessinatrice de livre pour enfant à Nice et enfin Angela ingénieure mécanique pour Ducati.

- Où ?

- A Bologne, près de Modène, en Italie.

- Donc votre maman a ses quatre enfants un peu partout dans le monde. Un en Italie, deux en France et même un aux States. Ça doit pas être facile…

- Ben c'est sûr que quand on a la nostalgie… Heureusement y a Face Time maintenant

- Oui c'est pratique.

Il ne dit plus rien pendant un moment, je pense qu'il s'est endormi mais sa voix une fois encore résonne dans la chambre.

- C'est qui la femme sur la photo de votre table de chevet ?

- Mon ex

- Elle est décédée ?

- Non, du tout. Pourquoi tu dis ça ?

- Parce que, en général, les gens qui deviennent agent du FBI ou même dans la police ils ont toujours une histoire derrière eux.

- Désolé de te décevoir sur ce point. Pas d'histoire macabre, familiale et tourmentée. Juste une volonté d'aider son prochain. Mais Kate va bien, je crois qu'elle a un petit garçon. Elle m'a quitt ans parce que je ne pouvais pas lui offrir ce qu'elle voulait.

- C'est à dire ?

- Une vie de famille stable. Genre rentré à 17h le soir, présent le weekend, vacances scolaire et tout le pataquès. Mon boulot ne le permet pas. J'aurais pas quitté mon boulot pour ça

- Mais pour moi oui…

- C'est différent Stiles, mais oui je l'aurais fait.

- Pourquoi c'est différent ? ; il me tourne le dos et s'ajuste à ma position, la chaleur qui irradie de son corps me parvient mais il ne se colle pas contre moi, quelques centimètres nous séparent

- C'est différent parce que toi tu es ce que j'essaye de sauver. Tu es ce qui m'a fait rentrer au FBI, tu es un de ces cadeaux du ciel à qui la vie s'empresse de couper les ailes. Je suis prêt à me faire virer du FBI si c'est pour avoir rendu justice. Je suis prêt à quitter mon job si c'est pour une cause. Pas pour avoir des gosses, une vie pépère et des vacances au mois d'août. Elle voulait cette vie. Moi non. On en a parlé, pas trouvé de consensus et quand je suis rentré de Pittsburg elle était plus là. Point barre.

- Merci

- De ?

- Vous ouvrir à moi. De dire que je suis un cadeau du ciel aussi, même si c'est pas vrai…

- Tu l'es et je vais travailler à ce que tu t'en souviennes. Dors maintenant petit Stiles. Faut que tu récupères

- J'suis pas petit

- Non, c'est vrai. T'es presque aussi grand que moi. Pourtant j'ai 10 piges de plus que toi…

- 27 ans ?

- Mouaip. J'suis un vieux croulant !

Il ricane et redresse son oreiller. Mais il soupire quelque chose ne convient pas.

- Che cosé ?

- J'arrive pas à me réchauffer.

- Je vais chercher une couette en plus bouge pas ; je jette mes jambes par dessus le lit et me dirige vers l'armoire, je l'ouvre et en sors la couette en plume d'été. Je la pose sur le lit, la drape jusqu'à la touffe de cheveux ; Mieux ?

- Oui. Merci

- J'suis là pour ça ; j'ai failli répondre « au plaisir » mais je me souviens de l'histoire du petit pain

Je me rallonge dans le lit, sur le dos et ma nuque craque.

- Ouais un vieux croulant ; il rigole

- T'as de la chance je bave pas encore

Il ricane encore et je regarde distraitement l'heure de mon réveil. 2h32… Je ferme les yeux et laisse la douce respiration de Stiles me bercer.


ça commence à aller mieux là hein? *se mord les lèvres de stress*

Oh, ah, hé... Hé, hé, hé, partez pas, attendez *vous attrape par la manche* le prochain chapitre il sera ENCORE PLUS FLUFFY!