4900 mots... Je crois bien que c'est mon record en une fois... *sourire de béatitude*! :D
= Unanyme "Ma douce et tendre Unanyme... Ton commentaire est tellement long que mon Gmail ne veut pas me l'ouvrir en entier. Comme tu es en Guest je ne l'aurais en entier que dans 3 jours et comment dire... ÇA ME FRUSTRE! (Est-ce qu'on sent le niveau de frustration là ou non? ^^) Alors je n'ai ton commentaire que jusqu'à la musique je vais donc pouvoir répondre qu'à cette partie là...
Déjà petit 1 : J'adddoooorrrreeee avoir de longue review (même si FF et Gmail se liguent pour que je ne puisse pas les lire, c'pas grave, patience est mère de sagesse... (non ce n'est pas une devinette hein, juste une locution que ma grand-mère me disait parce que j'ai jamais été d'un naturel hyper patient) Bref... parenthèse dans parenthèse c'est jamais bon ça) DONC... Oui... Longue review j'aime, j'adore, j'adule, j'adhère...
Petit 2: J'ai du tact mais c'est pas du tact qu'il faut pour amener un Derek mou et fluffy c'est un instinct suicidaire. Déjà je voie quand je le fais différer un peu les remarque que j'ai pu avoir... ^^'' Je m'y risquerais un jour, surement, proche d'ailleurs... *sifflote l'air de rien*
Petit 3: la musique... Comme dit précédemment je suis un peu Derek, je suis un peu Stiles. Donc oui la musique que Derek écoute est en général ce qui passe sur mon Itunes au moment T de l'écriture. Sachant, parce que je suppose que tu me demandes ce que j'écoute, que j'écoute de tout. Mais quand je dis de tout c'est de tout. Je peux passer du classique de base (Mozart, Händel, Verdi, Beethoven, etc...) à des BO de films, à de la pop dite "bon marché" (je suis une puta** de fan invétérée de Maroon 5), à du plus Rock (Muse, Coldplay, Hozier, The Pretty Reckless, The Rasmus..) à des chanteuses à la voix (pour moi d'or) comme Pink (qui a des textes percutants et le premier qui critique Pink je lui jette une armée de licorne maléfique à la tronche), Rebecca Ferguson, Adele (bien évidemment) ou à des chants d'opéras (l'Ave Maria de Barbara Bonney qui me colle un fucking frisson dès ma première note ou le Nisi Dominius d'Andreas Scholl... *-*/ Même Farinelli...) J'écoute aussi de la musique française (j'ai été bercée avec Polnareff, Renaud, Hubert-Felix Thiefaine). Même j'écoute un peu de rap (à très petite dose mais oui j'écoute du MC Solaar et depuis peu du rap allemand... MERCI MARILOO46 pour ça!) Mais oui oulàlà j'écoute BEAUCOUP de musique. Et je chante beaucoup aussi. Ce qui a tendance à prodigieusement agacé les miens qui me disent que je ferais mieux de rentrer dans une chorale ça me canaliserait... Mais j'ai pas encore trouvé de chorale aussi éclectique que moi...
Petit 4: ben j'ai pas la suite de la review donc la suite au prochain numéro :P J'espère j'ai perdu personne avec cette énumération de groupe ^^
Bisous Mon Unanyme, Ta Sam "
= Juju " Oui la romance se met doucement en place! ^^ Malheureusement quand on a subit un tel traumatise ça ne disparait pas comme ça et la moindre chose, le moindre point commun entre un homme et Paul, l'odeur du parfum, un tout petit rien, ça le recalcule dans la terreur. Ce qui est normal et tellement compréhensible! Merci beaucoup! J'aime bien mettre des petites bêtises en bas de page ou en note d'introduction parce que je me dis que ça permet de faire baisser la tension après la lecture :P Oui a demain (donc aujourd'hui en fait) pour ce premier très long chapitre qui va t'apprendre plein de chose! Bisous"
Et voilà, je vous laisse avec mes deux zouaves, en pleine préparation de repas, d'ailleurs ça me donne faim *s'en va en bondissant manger un petit beurre*
Bivous les torfues *avale* Pardon c'est pas poli de parler en mangeant, je disais...
Bisous les tortues, Sam
Le jeune homme revient, habillé d'un de mes t-shirt mais d'un de ses nouveaux pantalons de coton. Pieds nus.
- Je peux t'aider ?
- Alors… ; je tourne sur moi même ; Ouais tu peux couper la mozza et remplir la casserole d'eau chaude.
- Ok
Il passe autour de moi, d'un doigt je lui indique où se trouvent les choses. Je suis en train de finaliser les bolognaises quand on sonne.
- Merde, tu peux remuer ? Piano hein…
- Piano ?
- Euh… Dolcemente ; je rigole
- Ok
Je lui pose le torchon que j'avais dans la poche arrière sur l'épaule et cours ouvrir à la personne qui sonne encore. J'ouvre et me retrouve face à une meringue jaune et orange.
- Salut Ap
- Coucou mon werewolf ; elle me claque deux baisers sur la joue puis me pousse du bras
- Euh…
- Qu'est ce qu'on mange ? ; elle pose son manteau fuchsia et s'assied sur un tabouret
- Merci ; je récupère la cuillère en bois des mains de Stiles, qui sourit ; Quoi ?
- T'as des marques bleues…
- En faite c'est bleu canard mon très cher ami
- Bonjour April ; il lui sourit
- Enlève les moi alors ; je grogne, elle lève les yeux au ciel et tend un mouchoir au jeune, il le passe sous l'eau et vient frotter mes joues ; Pas possible ça ; je marmonne
- Alors on mange quoi ?
- Tomate mozza en entrée, puis bolognaise et tiramisu
- Oh un vrai repas italien. J'aime quand tu te surpasses mon loup !
- Met la table va rayon de soleil
- On ouvre du chianti ? ; elle susurre, un air de tentatrice sur le visage
- Stiles tu veux un verre ?
- Je sais pas trop ; il fronce les sourcils
- Un petit verre ; tranche mon amie
oooooOOOOOooooo
Je suis en train de laver mon plan de travail et je les entends se foutre de ma gueule.
- Tu vois il est maniaque. Chaque chose à sa place et le meuble toujours nickel. Tellement nickel qu'on pourrait manger dessus
- April ; je soupire
- Mais c'est vrai, ça fait 15 minutes qu'on a fini de manger et t'es encore après ton éponge là
- Ben occupe toi parce que j'ai pas fait la cuisinière. Branche la console si tu veux merde ; j'ai un petit mouvement d'humeur
Je l'entends glousser mais elle agit. Je regarde mon café couler quand j'entends un petit cri de victoire de Stiles. Il lève les bras au ciel. Et April elle s'écroule dans le canapé. Ils s'entendent bien. Elle le sort de sa monotonie. De ses souvenirs. De ressasser. Je devrais peut-être le confier à Lydia. Je le regarde et je sais pas s'il le sent mais son regard ambre vient heurter le mien. Non il a confiance en moi. Je peux pas le confier à quelqu'un d'autre. Rien que d'y penser, je sens mon ventre se tordre. Je me verse mon café et me dirige vers eux. Je pensais prendre le fauteuil mais Stiles se décale et me laisse de la place à sa droite. Je me glisse dans l'espace offert.
- Ça va ? ; c'est lui qui me demande…
- Nickel et toi ? ; je le sonde du regard, ses joues rosies par le plaisir de gagner, sa bouche légèrement incurvée en un doux sourire
- Pour l'instant ça va
- Il me bat à plate couture, je proteste ; gémit April
- Place à la jeunesse j'ai envie de dire
- Ouah l'autre. J'ai même pas encore mes 25 ans ! Tout le monde n'est pas un vieux con comme toi ; elle rétorque, faussement indigné
- Un vieux con ? ; j'ouvre la bouche sous une colère feinte
- Hey non vous disputez pas hein ; Stiles est juste paniqué puissance 10 là
- Mais non je le charrie, même vieux il sera encore canon mon Hale hein ?
- Non chi poso credere ; je murmure
- Quoi ?
- J'arrive pas à y croire, c'est ça qu'il a dit. Tu t'y feras… Par contre quand il parle français là je suis dans la merde…
- Parce qu'il parle français aussi ?
- IL est là et oui IL parle français… ; je m'écris
- Et IL parle pas que ça ; répond encore April
- Sérieux ? ; le jeune homme se tourne vers moi ; Tu parles combien de langues ? j'ouvre la bouche pour répondre et April me coupe
- Une dizaine
- QUOI ?
- Elle exagère ! J'en gère trois et je baragouine la quatrième en fait. C'est plus des bases que… ; je murmure en baisant la tête face au regard brun trop intense
- Tellement des bases qu'elles t'ont servi à arrêter le tueur de Soho quoi… ; elle hausse les bras au ciel ; Arrête avec ta modestie Rek'
- M'appelles pas comme ça j'ai l'impression de me faire engueuler par ma mère
- C'est quoi les quatre langues ? ; intervient Stiles
- Vas y Ap, démerdes toi, on va voir si tu t'en souviens ; je me redresse dans le canapé et sans faire exprès ma cuisse se retrouve contre celle du jeune, je me fige mais il bouge pas
- Alors… ; elle tend les mains devant elle ; Fastoche : Anglais, Italien, Français et japonais
- Le Japonais ? ; la mâchoire du jeune garçon se décroche
- Quoi ? J'avais du temps de libre… ; j'hausse les épaules parce que c'est la stricte vérité
- En prime il sait écrire le japonais. Juste en passant hein. Narmol j'ai envie de dire ; April agite ses mains comme si elle chassait une mouche
- Roh zut hein ; je rétorque ; Moi je parle pas le Windows ou le Mac…
- C'est pas Mac c'est OS inculte
- Tu vois ! Chacun ses spécialités
- Oui enfin c'est pas que les langues, hein, ta spécialité, agent Hale
- April ; je pose la tête sur le dossier du canapé
- Y en a encore d'autre ? ; la perplexité s'entend dans la voix de Stiles
- Oh oui !
- C'est bon là ; je marmonne
- Non, j'veux savoir maintenant
- Files lui mon dossier tant que tu y es April !
- Bon idée ça ; vigoureusement Stiles hoche la tête
- Hey non !
- C'était une blague ! J'ai pas le droit ! Bon sinon agent Hale. Rentré à 19 ans à peine au FBI. Le seul autre agent à être rentré plus jeune est devant toi… ; elle sourit fière d'elle
- Vrai ? ; le jeune homme se tourne vers moi
- Oui à 18 ans. C'était le FBI ou la prison pour Miss Jordan
- Ça t'étais pas obligé ; elle râle à son tour ; Bref… Donc rentré à 19 ans au FBI parce qu'il n'a pas pu aller chez les Navy Seals… Il était trop indiscipliné
- J'aime pas les ordres crétin ; je bougonne
- Ouais donc… Il a commencé comme agent de terrain. Pendant 7 mois…
- 8 ; je la coupe
- 7-8 mois à peu près et après a travaillé tout seul chez lui pour tenter le concours de profileur qu'il a eut très haut la main. Même pas un an après son entrée au bureau il monte en grade. Petit génie. Il parle donc plusieurs langues. Mais est aussi un sportif accompli puisqu'il est le seul à pouvoir mettre au tapis Boyd, l'agent instructeur. En plus il sait parfaitement tirer. Il a d'ailleurs failli être débauché par le SWAT. Il a des nerfs d'acier mais un grand cœur. Son seul défaut est d'être tatoué.
- Tatoué ? ; le regard brun liquide me regarde de haut en bas
- Il n'est visible que lorsqu'il dort
- J'ai rien vu pourtant… ; il murmure et je vois April ouvrir grand la bouche, je la fusille du regard avant qu'elle ne dise quelque chose
- Montre lui sinon ça va le travailler ; elle me lance
- Mais non ; je rougis
- Oh trop cute, j'adore le faire rougir. Ça arrive pas souvent ! Aller ! Pour faire plaisir à Batman
- Batman ?
- Ouais ; il hausse les épaules avant d'indiquer le bandeau de son boxer ; S'il te plaît ?
- Si tu fais des cauchemars vient pas te plaindre
- Il est si mal situé que ça ? ; il pâlit
- Mais non il est dans son dos. Aller arrête de te faire prier Rek'
- April ; je gronde ; Pas Rek'.
- Roh ta sœur t'appelle aussi comme ça hein. Bon aller hop, vire le pull. Ou je le fais moi.
- Tu crois que je te laisserais faire ?
- Ah oui j'avais oublié, merci ; elle tapote la cuisse de Stiles puis me pointe du doigt ; Champion jeunesse de karaté, champion à 19 ans de Taekwondo et depuis le FBI il fait de la capoeira. Bon le t-shirt… ; elle croise les bras sur sa poitrine
Je pose ma tasse de café, me relève du canapé et soulève juste mon pull. Mon dos apparaît ainsi que mon triskel.
- Putain ; chuchote Stiles, je m'empresse de rabattre mon pull
- Voilà, j'te l'avais dit ; je m'accroupis devant lui ; Ça va ?
- Remontre le moi
April explose de rire et moi je pose mon front contre le genou du jeune homme. Je sens sa main soulever l'encolure de mon pull, faisant redoubler les rires de mon amie.
- Montre le moi. En vrai.
- Ok ; je soupire
Je me relève et ôte le pull, puis le t-shirt. Je me mets de dos tout de suite.
- Incroyable
- J'étais aussi scotché quand je l'ai vu la première fois. Abîmer sa peau à ce point là. Tsss ; elle siffle, elle déteste les tatouages, elle me l'a toujours dit
- Il est magnifique ; il souffle impressionné ; Combien d'heure de travail ?
- Seulement trois petites
- Magnifique vraiment
- Oh c'est pas vrai. Non c'est moche !
- Mais non, regarde l'arrondi ici ; il se lève et je sens son doigt se poser contre une des circonvolution, je frissonne violemment, j'ai l'impression d'avoir reçu une étincelle, il laisse son doigt courir le long de mon dos jusqu'à l'omoplate opposé
Je me penche pour saisir le t-shirt que j'ai posé sur le fauteuil quand il pose encore ses doigts. En réalité l'intégralité de sa main, bien à plat sur le tatouage. Je dois me retenir de pas gémir. Merde il m'arrive quoi ? J'enfile le t-shirt et attrape ma tasse pour avoir quelque chose à faire et aussi pour reprendre contenance. Je regarde le café couler et les deux jeunes rirent encore. Mais Stiles n'est plus tout à fait là. April s'en rend compte et décide de lever le camp. Je la raccompagne avec un hochement de tête du jeune homme. Elle attend qu'on soit dans l'ascenseur.
- Tu dors avec lui ?
- C'est pas ce que tu crois. Du tout
- J'me doute mais tu dors avec lui.
- Oui… Enfin j'ai dormi hier soir avec lui. Il me l'a demandé. Il fait des terreurs nocturnes.
- Tu sais combien de temps il m'a fallu avant de pouvoir à nouveau ne serait-ce que regarder un homme torse nu ? 17 mois.
- Qu'est ce que tu insinues ? Qu'il a pas été vraiment violé ? Qu'il a pris du plaisir dans l'acte ? ; je crie et elle me met sa main sur la bouche
- Non, absolument pas. Je veux juste dire qu'il y a un lien incroyable entre vous. Qu'il a une confiance aveugle. Et que tu redécouvres des émotions que tu avais perdues.
- Mais non…
- Derek. Pas à moi. J'ai vu le frisson sur ton dos. Y a un truc entre vous. Il aurait pu aller au commissariat pour porter plainte. Le FBI n'est même pas compétent. Mais c'est pas au FBI qu'il a été, c'est vers toi. Vous vous complétez dans vos douleurs ou un truc comme ça.
- Je…
- Réfléchis y Derek. Ne te perds pas dans une relation d'où tu vas sortir détruit ; elle me tapote la joue
- Honnêtement…
- Oui ? ; elle attend la suite
- Je suis prêt à me perdre, à tomber au fond du trou si lui en sort guéri.
- T'es prêt à le laisser te presser comme un citron, émotionnellement j'entends, et à le laisser partir ensuite, quand il sera guéri ?
- Ouais
- Ben tu es encore plus grand que ce que je pensais. Blinde ton cœur petit loup, sinon tu vas le perdre dans cette affaire
- J'accepte ce risque
- Je t'aurais prévenu ; elle soupire
- Et tu seras là pour me redresser si besoin ; je réponds
- Comme toujours. Bonne nuit werewolf, je t'embrasse pas hein
- Bonne nuit Ap. Désolé de ce que tu as du voir comme j'étais pas au taf
- Pas grave. Je m'y ferais
Je remonte dans l'ascenseur. C'est moi qui m'occupe de briefer les autres avant les décollages. Sauf quand je peux pas. Alors c'est elle qui le fait. J'ouvre la porte de l'appart. La lumière de la chambre est allumée, m'appelant comme la flamme attire le papillon. Je passe ma main dans mes cheveux et souffle.
- Derek ? ; la voix de Stiles tremble un peu
- Oui c'est moi
- Ok
Je range un peu le salon et passe à la salle de bain. Trop de pensées agitent mon cerveau. Je passe sous la douche et laisse l'eau couler sur ma peau. April a raison, c'est de la folie. Je sors enfin de la salle de bain. Et bien sûr qui a le prix de la stupidité de toute la planète ? Derek Hale, qui a pas pensé à prendre des fringues propres. Et où sont ses fringues ? Dans la chambre. Je grommelle et toque à la porte entrouverte. Stiles se redresse.
- Je suis pas décent du tout. Je suis désolé j'ai oublié de prendre des fringues. Je suis vraiment désolé.
- C'est pas grave. Tu veux que je me tourne ?
- Ça serait mieux pour toi. J'en ai pour 30 secondes
- Ok
J'entends les draps se froisser et je me faufile dans la chambre, un coup d'oeil vers le lit. Il a la tête sous les couvertures. C'est bon. J'ouvre la commode et l'armoire. J'attrape un pantalon gris et un débardeur blanc. Je ressors de la chambre.
- Derek ?
- J'suis dehors tout va bien ; j'enfile le boxer et mes habits
Je passe dans la salle de bain étendre la serviette et retourne à la chambre. Je pousse la porte il est assis en tailleur.
- Désolé vraiment
- Pas grave. T'as pas l'habitude de devoir te cacher
- Oui on va dire ça ; je rigole tout doucement ; Ecoute…
- Qu'est ce qu'il y a ?
- Je pense qu'il faut que tu essayes de dormir seul. Pour toi. Je… ; je m'arrête quand je voie les larmes envahir ses yeux ; Hey sunshine non ; je me mords les lèvres
- Mais je suis en sécurité avec toi ; il chuchote au travers de ses larmes
- Je… En fait… ; puis je m'arrête, au diable les statistiques, au diable ma raison ; Alors je resterais jusqu'à ce que tu n'ais plus besoin de moi. Désolé je pensais pas… Je me suis dit que ça alimentait ton mal-être. Que…
- Il m'a pris déjà tellement de chose. Je veux pouvoir dormir avec quelqu'un sans avoir peur toute la nuit. En plus tu es tellement différent de lui. Tu l'as vu. Tu as vu comme il est grand et large. Tu l'es aussi mais pas pareil. Plus… Harmonieux. Je me sens en sécurité avec toi. Je l'ai ressenti dès que je t'ai vu à la télé. Je me suis dit que peut-être, toi, tu arriverais à me sauver.
- Je suis là Stiles. Pardon… J'ai juste pensé à ça sous la douche et… Laisse tomber je suis con. Je vais chercher mes affaires
- Derek ?
- Oui ? ; je me retourne, la main sur le chambranle
- Tu pourrais ouvrir un tout petit peu plus les volets ? J'aime bien quand y a un peu de la lumière de la lune. Je mettais toujours la tête dans l'oreiller quand…
- Pas de souci. J'arrive
Je récupère mon téléphone. Je le pose sur la table de chevet et traverse la chambre pour appuyer sur l'interrupteur du volet.
- Ça va comme ça ou plus ?
- C'est bien là.
- Ok
J'éteins tout en passant et me glisse dans le lit. Je fais craquer ma nuque et soupire de contentement. Encore une rude journée.
- Pourquoi un triskel ? ; je tourne la tête vers Stiles et je voie qu'il me regarde intensément, merci la lumière de la lune, j'aurais du y penser, je distingue ses traits au moins
- C'est un symbole celte, breton dans le cas présent, qui représente plein de chose. Pour certains c'est les trois dimensions d'un être, le moi, le ça et le surmoi. Pour moi ça représente plutôt la vie. La lumière, l'ombre et ce qu'il y au milieu. Cette teinte de gris, représentant la pénombre. Part qui est en chacun de nous ; je me tourne sur le flanc pour lui faire face et pour mieux le regarder
- Pourquoi t'as appris tellement de langue ? ; il maintient son visage avec son coude
- J'en sais rien ; je rigole ; Pour pouvoir voyager en toute tranquillité ? J'sais pas. Je sais pas moi même comment tourne mon cerveau, effrayant hein ?
- Pas du tout. T'as rien d'effrayant ; il sourit
- C'est que tu m'as jamais réellement vu en colère
- J'espère que ça viendra jamais ; il murmure
- Je pense pas. D'autres questions ?
- Mh… Pourquoi les navy seals ?
- Encore une question où je n'ai pas de réponse. C'est des trucs qui ont traversé ma tête et que j'ai décidé de concrétiser un jour. Pour le goût de l'effort, pour le secours aux autres, pour la justice et la liberté…
- Et ils t'ont refusé. Pourquoi?
- J'avais à peine 18 ans, j'avais peut-être pas fini totalement ma crise d'ado et j'avais une sainte horreur de devoir obéir aveuglément à chaque ordre qu'on me donnait même si je le trouvais juste ou raisonnable !
- Pourquoi le profilage ?
- AH LÀ J'AI UNE RÉPONSE ! ; je m'esclaffe ; Pour comprendre. Comprendre ce qu'il se passe dans la tête des gens. Pour comprendre ce qui peut amener un homme à tuer et inversement ce qui va retenir sa main. Comprendre pour anticiper. Voilà. J'ai une réponse ; je chantonne et il rigole franchement, enfin le sourire à fossette, je sens l'émotion me nouer la gorge, j'arriverais à le guérir mais si je dois en crever
- Bon une autre question ; il essuie quelques larmes d'hilarité
- Vas y je suis prêt ; je fais semblant d'avoir un buzzer sous les mains
- Alors… Mmmmhhhhh… Couleur préférée ?
- Ah ça c'est fastoche, bleu… Ou noir… Ou rouge… Ou… Pas fastoche en faite ! Gris voilà gris. Parce que c'est ce que nous sommes tous. On a tous du blanc et du noir en nous. Après faut apprendre à faire le bon mélange. Et toi ?
- Noir ; la réponse est immédiate ; Depuis toujours. J'aime le noir. Il te couvre, te cache de la vue des gens. C'est la couleur de l'uniformité. Pourquoi un signe celte ?
- C'est là qu'on a déménagé après l'Italie.
- T'as déménagé ?
- Oui… Oulà ça c'est long. C'est l'histoire de la famille. Faut les photos à l'appui, c'est plus rigolo. Je te montrerais demain.
- Ok ; il me regarde et je comprends qu'il attend que je lui pose une question ; Chien ou chat ?
- Chien. Grand. De garde. Genre doberman
- Ouais c'est un beau chien. Moi j'aime les boxer. J'ai eu des boxer toute ma jeunesse.
- Tu as déjà tué quelqu'un ?
- Ah ; je reprends un ton sérieux, parce qu'il n'y a rien de plus sérieux que la mort ; 18 personnes
- Autant que ça ?
- En 7 ans. Uniquement quand je n'avais pas d'autre choix. Quand c'était le dernier recours. Pour sauver la peau de quelqu'un.
- Ou la tienne
- Non, pas la mienne
- Quoi ?
- La seule fois où j'aurais du tirer pour sauver ma vie j'en ai été incapable. Je me suis pris une bastos d'ailleurs le jour là.
- Où ?
- Epaule gauche.
- T'as d'autres blessures ?
- Alors hum… Je me suis pas examiné depuis un moment mais… La dernière fois y 9 semaines… J'ai celle de mon épaule gauche, j'en ai une le long des côtes à droite, une en bas des hanches à droite aussi, une au genoux gauche et… Une à la cheville. Je sais plus laquelle. Ah si j'ai aussi une coupure près de l'oreille. De mon premier rasage de trop près. Du coup j'ai abandonné l'idée ; je rigole
- Pourquoi t'as pas réussi à tirer pour sauver ta vie ?
- Parce que…Ça aurait été trop dur pour moi de prendre la vie de celui qui voulait prendre la mienne. J'ai préféré le laisser décider. C'est Scott qui a tiré pour moi.
- Qui a le plus tué dans le département ?
- Je dirais Deaton. Notre patron. Mais uniquement parce que ça fait 15 ans qu'il boss là. Prendre une vie c'est pas facile. Pas facile du tout. A la télé on montre le super héros qui calcule pas, appuie sur la détente et voilà, fini. Dans la vraie vie c'est tellement plus compliqué. Quand on a pas d'autre choix que de tirer, on vise les parties non vitales. On va viser les épaules, les genoux, ce genre d'endroit. C'est pas juste appuyer sur une gâchette. Mais quand il faut le faire faut pas hésiter. Parce que si c'est pour sauver un enfant, un collègue… Une vie contre une autre. C'est un choix difficile !
- C'est quand la dernière fois que tu as tiré ?
- Tiré pour tuer ou tiré pour tirer ?
- Les deux
- Alors. Tiré pour tirer… Le jour où tu es venu me voir. Y a 3 jours quoi. Et la dernière fois que j'ai tiré pour tuer… C'était deux jours auparavant. J'ai pas eu le choix.
- Et t'avais tué personne depuis ?
- Depuis l'assaut de l'école maternelle
- Là où je t'ai vu à la télé. Y à 9 semaines…
- Ouais…
- Ça a pas été facile la dedans non ?
- Pas vraiment non. Je me suis juste trouvé au mauvais endroit, au mauvais moment. Mais j'ai pas spécialement envie d'en parler. Pas le soir en tout cas.
- Je comprends ; il glisse sa main sur ma joue ; Pourquoi t'es venu en Amérique ?
- Pour ne plus être chez moi. C'est bête mais c'est comme ça. Arrivé à un âge t'es connu de tout ton bled et plus rien de ce que tu peux faire n'étonneras les gens. Que ce soit du bon, comme du mauvais. T'as une grande sœur chir, une autre qui travaille chez Ducat alors… J'sais pas. Une réaction de rebelle un peu. Puis je rêvais de me perdre dans les grandes avenues américaines. Pendant le vol j'ai pensé au Navy seal. Et quand ils m'ont pas pris j'ai discuté avec Kate et j'ai postulé au FBI.
- Comment tu l'as rencontré ?
- Ah… C'est pas super glorieux hein ; je rougis et Stiles caresse de l'index cette petite rougeur qui a pris place sur mes pommettes ; Je venais de fêter mes 18 ans, dans un cercle très familiale, très coincé. Pour ça les italiens sont pas très éloigné des juifs. Je me suis fait carrément chié. Puis comme je suis né le milieu mai on a décalé jusqu'en juin. Mes potes m'ont traîné en boîte à 4h du mat'. Je me suis un peu mis une murge. Je me suis réveillé parce que j'avais froid. On s'était écroulé sur le sable. Je me suis relevé et j'ai marché quelque pas. Avant de tomber parce que je m'étais pris les pieds dans quelque chose. Qui s'est avéré être une fille. J'ai tenté de lui parler mais elle comprenait rien. Elle a finit par me dire England. Je suis passé à l'anglais. On a discuté 2 minutes et sa copine est revenue avec des sandwiches thon-mayo. Je lui ai vomi dessus…
- Effectivement pas très glamour ; il rigole
- Ouais j'te l'avais dit. Je me suis excusé et je l'ai invité à boire un verre. On a mangé ensemble. Elle restait un mois alors… Après je suis parti un mois chez elle. Puis on a parlé encore et encore. Elle s'ennuyait dans sa fac. Moi aussi. Alors on est parti. Jusqu'à mes 23 ans elle était là.
- Dans cet appart ?
- Non, j'en ai pris un plus près du travail. Avant j'habitais LA
- Ben ça va déjà ; il glousse
- Fille de diplomate
- Ah…
- Ouais… Puis après tu sais comment on s'est quitté.
- Tes sœurs sont mariés ?
- Alors Laura, l'aîné…
- Je sais hein ; il me coupe avec une petite claque sur l'épaule ; Je suis
- Je constate ! Pourtant ma vie c'est Dallas ; je rigole ; Donc Laura oui. Mariée depuis… ; je fais un rapide calcul dans ma tête ; 12 ans… La vache… A Hector. Adorable. Ils ont une fille, Chiara. Un peu turbulente. Mon autre sœur Cora va pas tarder non plus je pense.
- Comment il s'appelle ?
- Stéphanie
- Sté… Ah ; il ouvre de grands yeux avant de se mordre la lèvre ; Comment ont réagi les autres ?
- Les autres qui ? La famille ?
- Ben oui. Je suis pas certain que dans la tradition italienne pur souche…
- Mama nous a toujours dit « c'est pas parce que vous êtes d'origine italienne que vous devez être des mufles et des machos ». C'est une femme forte ma mère. Si quelque chose ne plait pas à quelqu'un elle lui rentre dans le lard ; je souris tendrement
- Tu l'aimes
- Qui n'aime pas sa mère ? Mais oui je l'adore. Elle a une répartie… Enfin. Donc ben ça nous a pas plus étonné que ça. Chacun fait ce qu'il veut. Puis on pense tous qu'on ne tombe pas amoureux d'un sexe mais d'une âme.
- Donc toi… ; il s'arrête et se fige
- Donc moi c'est pas parce que j'ai été avec une femme pendant 5 ans que je vais vivre le reste de ma vie avec une femme.
- Tu as…
- Déjà été amoureux d'un homme ? Jamais. Mais je n'exclue rien.
- Je pose beaucoup de question, pardon.
- Ça me dérange pas. J'avais personne à qui parler pendant 5 ans alors…
- Je peux continuer ?
- Jusqu'à ce que je te soûle ou jusqu'à ce que tu t'endormes. Au choix…
- Comment tu as rencontré April ?
- Au boulot ; je rigole ; Là pour le coup c'est elle qui a été un vrai boulet. Ça faisant 2 ans que j'étais dans l'équipe et à chaque recherche qu'on devait faire on devait demander à un technicien d'un service spécialisé. Sauf qu'on avait jamais le même on perdait un temps fou. Alors on a fait une demande pour avoir un analyste programmeur. On a fait passé des entretiens d'embauches. Personne ne convenait. Puis un soir j'étais un peu plus tard au bureau, je regardais les infos et je vois qu'ils parlent d'un hackeur qui a bloqué la maison blanche pour le mouvement Anonymous. Pour dénoncer la faim dans le monde. En rigolant je me dis que cette personne là est balèze et que c'est ce qu'il nous fallait. Un mois plus tard je vais au café près du siège et une fille me rentre dedans. Elle me renverse mon café dessus. Elle s'excuse en tentant de tamponner le tout. Mais elle étalait plus. Je me suis un peu énervé et elle a dit que de toute façon pour mon petit boulot de scribouillard à la con une chemise tâché c'est pas grave. Je lui dit que elle avec sa robe rouge et noire elle est juste bonne a danser le french cancan. On s'est retrouvé dans l'ascenseur. Puis dans le bureau. On aurait pu s'engueuler. Mais on a rit. Et voilà… Et tu dors.
En effet, le jeune homme a un souffle régulier. Il s'est assoupi calmement, sur le son de ma voix. Je me couche sur le dos et contemple mon plafond. Il pose des questions mais moi je n'en pose pas. Est-ce que je fais bien ? Je ferme les yeux et tente de m'endormir mais tant de chose passe dans ma tête. J'ai à peine le temps de faire mes exercices pour refouler mes pensées que Stiles s'agite. Il hurle « non s'il te plaît non, pas ce soir, arrête ». Je le réveille, le calme et il se rendort. Il est 3h du matin. Il me refait la même chose à 5h, puis vers 7h. Finalement à 9h épuisé je m'endors. Je l'ai veillé toute la nuit. Chaque crise plus violente, plus longue à calmer.
Quand on croit que tout va bien... Tout ne vas pas si bien... La suite au prochain numéro ^^
