Désolée du retard mais je suis juste en mode vaseuse aujourd'hui à la suite d'un traitement que je prends pour mon problème de dos. Donc voilà, je vous prie de m'excuser! ^^

= Juju "April est génial! Elle voit tout, sent plein de chose et devine encore plus :P Oui malheureusement un traumatisme de cette envergure ne peut pas disparaitre comme ça. Mais ça va aller en s'améliorant, tu vas voir :D Je te fais des bisous et merci de me suivre tous les jours :-*"

Voilà, maintenant place à la lecture,

Bisous les tigrous, Sam, dans les choux


Je dors depuis 30 minutes peut-être que c'est mon téléphone qui sonne. Je décroche sans regarder.

- Allô ?

- Derek ?

- Oh salut Scotty

- T'as la voix défoncée…

- Beaucoup parlé. Attends deux secondes.

Je relâche mon étreinte autour du jeune et sors de la pièce. Je vais sur la terrasse.

- J't'écoute vieux frère

- Ça va ? J'ai eu April au téléphone ce matin. Elle m'a raconté un peu. Terreurs nocturnes ?

- Ouais. Violentes

- Faut que ça sorte d'un autre côté.

- Justement je me posais la question. Je dois lui demander de me raconter ou laisser ça là où c'est ?

- Ben… S'il parle il va extérioriser, mais revivre les scènes. S'il parle pas il va l'enterrer avec le risque que ça resurgisse. Un jour au mauvais moment.

- Donc toi tu serais pour la parole ?

- Oui

- Super…

- Ne le fais pas toi. Emmène le chez un psy…

- Scott, toi comme moi on sait ce qu'il va dire…

- « J'suis pas fou », ouais je sais

- Bon pourquoi tu m'appelais ?

- Euh… Le cas de notre éclateur de cervelle

- Ah ouais…

- Il a changé de MO

- Sérieux ?

- Plus de cervelle dispersée. Mais les boîtes crâniennes toujours ouvertes.

- Plus de cervelle du tout ?

- Retirée de manière chirurgicale.

- Putain… Toujours des gens tous confondus ?

- Victime 1 : Ches Crawford, chauffeur de taxi, numéro 2 : Virginia Wood, rédactrice en chef de la section mode du magazine du coin, victime 3 : Priscilla Adminson, lycéenne, victime 4 : Steven Blord : instituteur

- Ouais homme, comme femme, âge différent, classe sociale différent, revenu différent

- Et la lycéenne était noire

- Ça pue ce truc… C'est sur Blord qu'il a enlevé le cerveau ?

- Ouaip

- Pas sur les autres ?

- Hin-hin

- Qu'est ce que tu bouffes encore ? ; je reconnaîtrais son hin-hin de bouche pleine entre cent

- Hey il est 14h ici !

- N'empêche tu bouffes quoi ? Donne moi des idées

- Notre bon vieil hamburger américain

- Pas con ça… Bon pour ce qui concerne notre affaire c'est chaud. Temps entre chaque meurtre ?

- Entre victime 1 et 2 presque 1 mois, puis entre 2 et 3 … ; je l'entends tourner des pages ; 6 semaines, entre 3 et 4 un peu moins de 8 jours et 3 et 4 ben 12 h…

- Il commence par être calme, il ralentit même. Puis il se précipite. Mais sans être pris de frénésie. S'il avait retiré tous les cerveaux on aurait pu parler…

- D'expérimentation, mais non

- Ouais… Euh… Je viens de penser à…

- Certains anté d'autre post mordem

- Lesquels post?

- Euh… Que les femmes. Tiens…

- La souffrance il la réserve aux hommes. Ils se ressemblent ?

- Du tout. Tu veux les photos ?

- Balance ; je rejoins le salon, attrape le Mac et l'ouvre sur mes mails, je retourne sur la terrasse en regardant les photos ; Ouais ils se ressemblent pas ; je me masse les tempes, je sens la migraine poindre, à cause du cas mais aussi à cause du peu de sommeil

- Tu veux un peu de temps peut-être ?

- J'crois ; je soupire

- Il t'a fait combien de crise cette nuit ?

- 3

- La nuit dernière ?

- 1 seule

- Il était trop épuisé. Dès qu'il va se requinquer…

- J'ai compris Scott…

- Tu veux que je le fasse ?

- Tu serais prêt à le faire ?

- S'il a assez confiance en moi, oui. Je peux t'éviter ça.

- Je vais y réfléchir. Au deux cas.

- Ok tiens moi au jus

- Ciao mio amico

- C'est ça tchao Derek

Je ferme le mac, rentre au salon et pose le téléphone dessus. Je m'allonge sur le canapé. Tu gardais pas les cerveaux pourquoi tu le fais maintenant ? Je dois trouver la réponse. Sinon j'arriverais pas à dormir. Je m'assieds en tailleur et prends un bloc de papier. Avant tu leur ouvrais la boîte crânienne pour mettre le cerveau à jour et tu le sortais. Découpé et posé autour du corps ou sur le corps. Là tu l'as pris. Pourquoi ? Je pousse délicatement la table basse. J'imprime certains clichés. Les moins trashs, pour éviter de traumatiser Stiles. Je vais dans la chambre d'ami, tire le tableau blanc et le pose sur le meuble télé. J'écris POURQUOI en grand. Je m'assieds en tailleur au milieu des photos. Je regarde attentivement les corps. Le premier il l'a sanglé sur une palette de bois et avec une meuleuse lui a entaillé le crâne. Jusqu'à mettre le cerveau à jour. Mais sans l'abîmer. Puis il poignarde ce même organe. Entraînant la mort. Le cerveau est coupé en 6 morceaux, irréguliers et posés sur le corps. La seconde victime a reçu un coup de couteau au cœur. Tuée sur le coup. Boîte crânienne ouverte et cerveau arraché, disséqué et les morceaux posés autour de sa tête comme une couronne. Je comprends pas. Je me lève me fais couler un café. Je secoue mes cheveux noirs. Change de perspective m'a dit un jour un formateur du FBI. Je mets les photos sur le tableau blanc. J'efface le POURQUOI et écris CERVEAU. Le cerveau c'est quoi ? Je tire une flèche « intelligence ? ». Le tueur en veut aux victimes parce qu'elles sont plus intelligentes ? La lycéenne et le chauffeur de taxi me font douter. Je vérifie tout de même leur dossier. Non, des gens normaux. Pas ça. « 2 hémisphères ? ». Je regarde les dissections, toutes différentes, mais d'un geste sûr, assuré. La constante étant les 6 morceaux.

- Mais qu'est ce que tu cherches à nous dire ? ; je marmonne en faisant les 100 pas dans le salon

« Aptitude ? » Est-ce que le tueur a un défaut de langage, de vue ou quelque chose ? Les meurtres semblent indiquer que non. Un bégaiement qui, lorsqu'on se moque de lui, le mette dans un état de rage ? Non les meurtres collent pas. Je joue avec mon feutre. Organisant les photos différemment. Je monte sur la table basse, regarde mon lustre. Je redescends, me glisse dans le canapé. J'arrive pas à réfléchir… Je me redresse d'un bond et écris « migraine ? ». Certains tueurs célèbres étaient en réalité sujets à des dédoublements de personnalité qui se déclenchaient à la suite de migraine. Faut que je demande à Scott où se sont passé les meurtres. Voir s'il peut y avoir une zone de bruit trop intense, déclenchant une migraine et donc une frénésie meurtrière. Même si ça explique pas pourquoi il a gardé un cerveau. Je m'allonge sur ma table basse.

- Tu fais des trucs bizarre quand tu réfléchis… ; j'incline la tête et regarde Stiles à l'envers

- Salut

- Hey. Tu boss sur quoi ?

- Hum des trucs pas joli, joli tu devrais pas… ; j'ai pas le temps de finir qu'il s'approche des photos. Il blanchit mais sans plus

- Cerveau ?

- Ouais…

Je me relève et le regarde. Il a des immenses cernes violettes sous les yeux. Il est épuisé. Je m'avance vers lui et avant que je n'ai pu dire un mot il vient se lover contre moi.

- J'en ai tellement marre ; sa voix est étouffée puisque sa bouche est contre mon torse ; J'aimerais tellement pouvoir fermer les yeux et dormi tout simplement. Mais quand je les ferme il apparaît. J'entends sa voix, je sens ses mains…

- Il faut du temps ; je ferme mes bras contre lui et passe mes mains dans son dos, en remontant une pour masser sa nuque

- J'aimerais que quand je ferme les yeux il n'y ait que du noir, puis des beaux rêves. Pas sa voix et mes cris. Je suis désolé.

- Ne le sois pas. C'est pas grave… Enfin pour moi c'est pas grave… Mais pour toi… Il te faut du temps chaton, faut que tu extériorises cette merde.

- Comment ? ; il broie mon t-shirt entre ses mains

- En parler.

- A toi ? J'ai pas envie. J'suis désolé mais j'ai pas envie de voir cette lueur dans tes yeux. Cette lueur de pitié et de dégoût. Je veux pas la voir dans les yeux de ma mère. Ni dans ceux de mes amis.

- Tu ne verras jamais cette lueur dans mes yeux Stiles. Y tellement d'autre chose qui me passe en tête quand je te vois ; je chuchote ; Mais tu dois en parler

- A qui ?

- Un psy… Je sais. Je sais ce que tu penses, ce que tu vas me dire et…

- J'y pensais moi aussi.

- Je… QUOI ?

- C'est son boulot. Elle sera neutre. Et je m'en fou de voir la pitié dans ses yeux à elle.

- Tu veux vraiment ?

- Pas le choix. Je veux qu'il sorte de ma tête… Je veux avoir d'autres visages dans mes rêves…

- Y a de très bons spécialistes au FBI. Je te prendrais rendez-vous…

- Aujourd'hui ; il me coupe, déterminé

- Aujourd'hui ?

- Oui. Je veux pouvoir dormir d'une traite. Et toi aussi. Tu vas pas tenir sinon…

- Je suis un agent du FBI. Je suis entraîné à dormir 3h par nuit pendant 1 mois s'il le faut…

- C'est quand même pas bon. Regarde t'arrive pas à te concentrer… ; il se dégage et me montre le tableau du doigt

- Ouais… Bon c'est parce que j'ai d'autres trucs en tête aussi…

- Tiens…

Il se penche, saisit le marqueur noir et écrit « pensée » sur le tableau. Pas con… Le siège de la pensée. A creuser. Mais d'abord petit déj. Je lui fais son cacao puis la brioche et sors sur la terrasse téléphoner.

- Coucou ma reine du langage binaire

- Bonjour mortel polyglotte. Comment va ?

- Claqué… Trois crises cette nuit…

- Aoutch

- Tu peux prendre rendez-vous avec la meilleure des psys de Quantico ?

- Pour quand ?

- Aujourd'hui, le plus vite possible

- Derek, t'es sûr qu'il sera d'accord ?

- C'est lui qui m'a demandé, pour aujourd'hui. Il veut d'autres visages quand il ferme les yeux

- Je pense savoir lequel il veut ouais ; elle ricane

- Ap… ; je soupire lourdement

- Ok j'appelle et je te dis ce qu'il advient.

- Hey Ap. Si il faut dire que c'est pour moi pour que ça aille plus vite tu le fais ok ?

- Yep

- Hey Ap

- Ouais ?

- Une femme, pas un homme et pas la peau de vache de Tricks

- Genre j'allais le mettre avec Sybille… M'en occupe

- Merci, à tout de suite

- Le temps de dire « je t'aime »

Elle raccroche dans un petit bip-bip. Je reviens dans l'appart. Stiles est posé sur la table basse, la tasse sur son genou. Il a écrit « siège de la vision = miroir de l'âme ? », « ça, moi et égo = atteinte à son orgueil ? » et enfin « tumeur dans un cerveau ? recherche d'un remède cancer ? ». Putain pas con…

- Chapeau ; je murmure

- Hm ? ; il relève les yeux vers moi, pourquoi je le trouve craquant avec ses mèches ébouriffés et mon t-shirt trop grand sur lui ?

- Belles idées ; je montre du doigt le tableau et il hausse nonchalamment les épaules, je récupère le feutre dans sa main gauche et écris « désir, pulsion ? »

Il rougit mais ne dis rien. On s'assied côte à côte sur la table basse. Nos épaules et nos jambes se touchant. Je réfléchis intensément. Le SMS de April me sort de mes pensées « RDV avec Jacobs à 10h45 ». Je regarde l'horloge. Il est 10h.

- Stiles ?

- Mh ?

- Rendez-vous dans 45 minutes avec une psy de Quantico.

- Ok

Il déplie ses longues jambes et se dirige vers la salle de bain. Puis il se retourne.

- Tu veux peut-être y aller en premier ?

- Absolument pas, vas-y.

- Ok

Pas causant aujourd'hui. Bon. Je récupère les photos, les poses dans un dossier. Je passe dans la chambre, ouvre les volets en grand, aère la pièce et prends quelques fringues. Stiles rentre et s'écroule presque immédiatement sur le lit.

- J'suis tellement fatigué ; il ronchonne

- Ça passera. Tu feras une sieste si tu veux.

- Pour le voir encore plus ? Non merci !

- Bon je file à la salle de bain

- Ouaip ; il se redresse et je ne peux m'en empêcher je vais me mettre devant lui

- Ça va aller, je te le promets ; il entoure mes hanches de ses bras, me faisant me raidir et enfoui sa tête encore humide dans mon ventre

- J'sais, j'ai confiance en toi

Je passe mes mains dans ses mèches, les laissant glisser jusqu'à sa nuque. Toujours aussi tendu. Je la masse des pouces, exerçant des pressions puis de légers cercles.

- T'aurais du devenir kiné ; il murmure

- J'aurais pu. Je peux encore apprendre si tu veux

- Ouais ça pourrait être cool ; il hoche la tête et son nez va heurter mon nombril, ça me fait me tendre un peu plus au sud

Je me dégage lentement et lui chuchote que je vais à mon tour à la salle de bain sinon on va finir à la bourre.

Je passe un t-shirt noir, un jeans noir bien ajusté et ma veste en cuir noir. Je récupère distraitement ma plaque que je glisse dans ma poche arrière et je suis en train de faire passer le holster dans ma ceinture quand Stiles me surprend en repoussant une mèche de cheveux de devant mes yeux. Je lui souris et il lâche un petit souffle étranglé.

- En route ?

- Oui

Je me gare au siège de Quantico. A ma place. Il sort de la voiture et resserre nerveusement l'écharpe beige autour de son cou. Ses cheveux volent dans tous les sens sous la bourrasque de vent qui nous surprend tout les deux. Je me poste derrière lui et je vois qu'il est blanc, il se mord nerveusement les lèvres.

- Stiles si tu ne veux pas y aller…

- Non, faut qu'il sorte de ma tête ; il gémit

- Mais c'est peut-être un peu tôt ; je lui redresse le menton d'un doigt ; Si tu te sens pas de le faire aujourd'hui…

- Si ça va aller, j'ai juste pas envie que tu me laisses seul

- Hey je suis là non ? Viens là baby boy

Je le tire vers moi et le glisse sous mon cuir. Ses mains immédiatement s'abattent dans ma chute de rein et son visage se niche dans ma nuque. Le bout de son nez est glacé. Je l'enlace tendrement.

- Ça va aller, je serais dans la salle d'attente. Si tu ne veux plus, tu te lèves, tu sors et on rentre ok ?

- J'ai pas le choix ; son souffle contre ma clavicule provoque des petits frissons

- On a toujours le choix Stiles. Moi je te le laisserais toujours ; il relève ses grands yeux d'ambre et me regarde longuement

- J'aurais bien aimé te rencontrer autrement. Ailleurs ; il murmure comme perdu dans ses pensées

- On fait quoi alors ? ; j'éloigne une mèche chocolat de son front

- On y va

Il s'éloigne de lui-même de moi et on se présente à la sécurité. Je montre ma plaque et ils fournissent un badge « visiteur autorisé » au jeune homme. On pénètre dans l'ascenseur et je le vois avaler difficilement sa salive. Je fais le truc qui me paraît le plus naturel, j'attrape sa main et serre mes doigts contre les siens. Je le guide vers l'ascenseur.

- J'ai pris le même pour monter te voir

- C'est le même en faite. L'étage des psy est au 7ème et notre bureau au…

- 4ème , j'me souviens

Les portes s'ouvrent et je le guide vers le bureau de Jacobs. Je ne l'ai jamais rencontré mais j'ai pas mal entendu parlé d'elle. Je toque à la porte de son bureau et c'est une petite rousse qui m'ouvre. Une robe jaune soleil et son carré retenu par un bic. Son visage est constellé de tâche de rousseur. Elle sourit de manière sincère.

- Bonjour Derek, je me demandais quand vous alliez vous décider à venir me voir.

- Pas pour moi désolé. C'est…

- Pour le jeune homme. J'en doutais pas ; elle hausse les épaules ; Vous vous êtes dur comme du bois, vous avez pas besoin de moi. Mais je savais que le tendre Stiles aurait besoin…

- Il n'est pas dur ! ; s'énerve mon jeune homme, ça commence bien

- Non… Mais son métier l'a endurci. Il ne vient pas me voir pour les évènements de la maternelle, c'est pas pour me parler de l'Oregon. Mh ? ; elle hausse un sourcil narquois et je comprends qu'elle cherche justement à me faire venir

- Certains fantômes disparaissent d'eux mêmes ; je rétorque

- Oui, bien sûr ; elle s'avance et du bout du doigt appuie directement sur ma cicatrice, je tressaute ; La douleur physique n'existe plus au bout de deux ans, c'est votre esprit qui va mal agent. Les fantômes sont tout autour de votre tête. Vous avez réussi à les contenir pour qu'ils ne rentrent pas dans votre cœur, c'est tout ! Mais je m'occuperais de vous un autre jour. Pour toi c'est beaucoup plus urgent. Viens mon choux ; elle le tire derrière elle dans le bureau et Stiles me jette un regard perdu, je le suis mais elle pose sa main sur mon torse ; Juste lui et moi

- Mais… ; proteste le jeune homme

- Il a assez de travail à son étage pour pas venir nous enquiquiner. Je te raccompagnerais moi-même à son bureau. Ça vous paraît correct ? A tous les deux ? ; son regard va et vient sur nous

- Stiles ? C'est toi qui décide. Si tu dis non je m'assieds par terre devant le bureau.

- Non, ça va aller. Etage 4 ; il se mord les lèvres

- Ça va aller sunshine ; je ne peux résister et le tire vers moi pour une étreinte ; Ça va aller ; je souffle dans ses cheveux

- Mais oui je vais pas le manger hein ; rigole la psy

- Tu veux une arme ? ; je lui glisse un sourire. Il se contente de secouer la tête et de m'étreindre plus fort ; Ça va aller ; je répète encore

- Aller hop, plus vite on s'y mettra, mieux ça ira ; elle le tire par le coude

- Combien de temps ? ; je demande sérieusement

Le temps qu'il lui faudra ; elle me répond professionnelle

Stiles se dégage et pose un léger baiser sur ma joue puis il rentre dans le bureau. La porte se referme. Putain… J'ai tellement envie de m'asseoir là et de l'attendre. Mais elle a raison, j'ai du boulot. Je reprends l'ascenseur et tente de mettre Stiles dans un coin de mon cerveau. Pas très concluant. Je descends de la salle de conférence les tableaux blancs et affiche les photos. J'écris cerveau en gros sur le tableau et siffle pour que tous les agents de l'étage se ramènent.

- Bon j'ai une question à vous poser. Une seule et unique question. Vous allez prendre un marqueur et écrire ce qu'il vous vient quand on dit cerveau. Un mot ou une pensée. Merci.

Je m'assieds dans mon fauteuil et regarde les divers agents passer. Ils marquent pour la plupart des choses auxquels j'ai déjà pensé. J'appelle Scott et on décide de faire une réunion vidéo. On exploite au maximum ce que les autres ont écrit.

Je déambule dans l'open space, sortant souvent du champ de la caméra. Je tape dans les meubles, m'énerve. Chaque fois qu'on croit penser à quelque chose un élément ne colle pas. Certains agents reviennent, ils ont pensés à d'autres choses. On en parle. On se retrouve une dizaine autour du tableau blanc.

- BORDEL MAIS C'EST PAS POSSIBLE ! POURQUOI LE CERVEAU ? POURQUOI LE COUPER ET POURQUOI EN GARDER UN ? ; j'hurle et tape sur le tableau blanc

- Parce qu'il ne se souvient plus. Le cerveau siège de la mémoire et des souvenirs. C'est pour ça qu'il y a de moins en moins de temps entre les meurtres ; intervient une voix éraillée à l'entrée du bureau

Je me retourne d'un bloc. Stiles est accoudé contre la porte vitrée, son manteau sur ses bras croisés. La mémoire…

- April on cherche un neurologue atteint d'Alzheimer, de manière congénitale. Il a consacré sa vie à trouver un traitement mais n'en trouve pas et la maladie finie par le rattraper. Il perd sont droit d'exercer. Il continue sa vie normalement mais certaines personnes lui disent « je vous reconnais » et lui ne les replacent plus.

- Alors il cherche encore à comprendre ; continue Scott

- Il cherche la zone de la mémoire dans le cerveau des autres ; coupe Erica

- Pour résoudre son problème à lui ; intervient Lydia

- Le dernier il l'a gardé parce qu'il ne se souvient peut-être plus de ce qu'il doit en faire ; surenchérit Deaton

- Si il sait, mais il a peut-être trouvé une réponse. April cherche un chirurgien neurologue, pas juste un neurologue

- Je l'ai…

Les autres réceptionnent les données et se ruent vers la porte. Moi je me retourne vers Stiles et je fais le truc le plus bête qui soit, je le prends contre moi et je l'embrasse. Rapidement. Juste je colle mes lèvres aux siennes. Je le sens se raidir et m'éloigne d'un bond. Il a la bouche ouverte, les bras décroisés, son manteau entre nous, sur le sol.


Et là je... HEY MAIS ATTENTION AVEC VOS PAVÉS C'EST DANGEREUX MERDE! Rah là là *boude en se plaquant derrière un bouclier de CRS* Si c'est comme ça je vous dis même pas que le chapitre suivant y a un slow et qu'on sait enfin ce qu'il s'est passé avec ce fameux Fratchi et dans l'école maternelle. Voilà, nah, vous avez tout gagné! ^^