Vous allez tellement me détester, mais tellement...

= Juju "C'était évident que la famille de Stiles n'allait pas accepter! La famille de la victime a plus de mal, c'est normal. Puis elles ont pas vus par quoi est passé Stiles... ^^ Ah ben oui c'était obligé que Stiles craque. Etre confronté à ceux qui n'ont rien vu. C'est normal et indispensable à sa guérison! Mon Derek il est respectueux et romantique, c'est évident qu'ils fassent pas ça sous la douche! Surtout pour une première fois! :D Merci beaucoup *-* Je te fais des bisous :-* "

Donc ce petit chapitre est... Ben il est... Intense. Je préviens je n'accepterais pas de menace de mort, pas de menace de torture rien de rien! XDD

J"vous fais des bisous sur les joues les saucissons (ouais c'est presque l'heure de l'apéro hein! ^^)

Votre angoissée, Sam


Tout va vraiment mieux. Dans une semaine c'est l'anniversaire du jeune, qui fêtera ses 18 ans… Merde j'ai fait du détournement de mineur ! J'ai ajouté son nom à la boîte aux lettres. Je lui apprends à conduire, il rattrape son retard en cours. Le seul point négatif c'est Paul qui ne veut pas sortir de l'hôpital. Il feint de ne plus pouvoir parler à cause de ses mâchoires brisées.

ooooooooooOOOOOOOOOoooooooooo

Je ne suis pas retourné sur le terrain. Scott a de plus en plus de mal. On se sent tous à bout. Trop de sang, trop de drame. Je rentre dans l'appartement et mon moral remonte en flèche.

- Mais non abruti les œufs en neige c'est sans les jaunes ; rigole Stiles

- Qu'est ce que j'en sais moi ? ; se plaint Isaac

- Z'êtes nul en cuisine. J'espère que le résultat sera bon au moins, j'suis habitué à bien manger moi quand c'est Derek qui fait !

- Je te remercie Danny

Le bruit d'un ustensile en acier qui tombe se répercute sur les murs et Stiles se penche.

- HEY !

- Salut ; je réponds plus sobrement, il avance à grande enjambées et m'écrase entre ses bras, je gémis un peu ; Doucement bébé

- T'es blessé ?

- Non ! Je suis pas sorti du siège. J'ai juste un peu abusé à la capo ; je soulève mon pull et lui montre l'hématome qui orne mon flanc gauche

- Derek, je t'en prie sauve moi !

- De quoi boy ? ; je rentre dans ma cuisine en mode… apocalypse, j'embrasse le haut de la tête de Danny et serre Isaac contre moi ; Ça va les gars ?

- On essaye de faire ton moelleux mais…

- Si vous savez pas comment faire fondre le chocolat… Tout est là…

- A l'italienne ; ricane Isaac

- Rigole mais oui. Vous voulez apprendre ?

- Oui ; Stiles hoche la tête pour confirmer les propos du blond

Je passe ma soirée à leur expliquer la cuisine. Dans la joie et la bonne humeur. On les raccompagne et je fais rouler Stiles. On est sur le chemin du retour quand une sirène nous arrête. Il blanchit.

- J'ai pas mon permis, j'ai pas le droit de rouler !

- Bébé du calme. C'est bon. Ouvre le carreau. Non en fait attends ; je descends du véhicule ; Monsieur l'agent ; je salue d'un signe de tête

- Papier du véhicule et permis.

- Ça risque d'être compliqué pour le permis.

- Pourquoi ça ?

- Il est en leçon de conduite actuellement ; j'hausse les épaules

- A 23h ? ; il sourit goguenard

- Comment vous voulez qu'il apprenne à rouler de nuit autrement ?

- Et vous êtes ?

- Agent Derek Hale, FBI.

- Ah… ; il se crispe un peu

- Ah ouais ! Donc, tout va bien, sa vitesse n'est pas excessive et tout ça hein ?

- Pouvez circuler ; il grommelle

- Merci bien

Je remonte et dit à Stiles de rouler.

- C'est pas un peu de l'abus de pouvoir ce que tu viens de faire là ?

- Absolument mais… Rien à foutre ; je me rattache en riant ouvertement

Il explose de rire. La reprise des cours n'a pourtant pas été simple y a un mois mais il va mieux. Bon pour tout dire le premier jour, quand je l'ai amené je suis resté dans ma voiture pendant 1h. Bloqué. J'étais incapable de partir. C'était comme m'arracher les tripes. Je suis finalement parti. Et puis les jours se succèdent. Il se remet doucement au sport grâce à Isaac qui est licencié en athlétisme. Il rattrape rapidement son retard grâce à Danny qui est très pédagogue et qui réussit très bien à tout lui expliquer. Il aura sans souci son bac. Après son inquiétude est : que faire ensuite ? J'ai beau lui répéter qu'il a le temps… Il se gare doucement au sous-sol et je sors de mes pensées.

- T'étais où là ?

- A ta reprise ; j'hausse les épaules en frottant mes tempes

- Ça été dur.

- Pour toi oui.

- Pour toi aussi. Aller on va se coucher. J'suis raide là. Et demain j'ai encore un putain de contrôle de maths ! J'déteste les maths.

Je suis réveillé en plein milieu de la nuit par un coup de fil. Mon chef.

- Oui ?

- La date du procès vient de tomber. Le 21 mars. En grande chambre.

- En grande chambre ? ; je me redresse et m'écarte de Stiles, je referme la porte de la chambre et vais au bureau ; C'est quoi ce délire ?

- J'en ai aucune idée mais le proc ça va être Harris.

- Oh putain ! ; je m'affale sur le canapé ; Mais pourquoi ?

- J'sais pas. Et j'ai une autre mauvaise nouvelle.

- Y a pire ?

- Oui, pour toi.

- Ah… ; je soupire ; Allez-y.

- La direction exige que tu retournes sur le terrain sinon ils te virent.

- Gé-ni-al !

- J'suis désolé. J'ai pas réussi à les faire fléchir Derek.

- Pas grave Deaton, je comprends tout à fait ! Merci d'avoir essayé.

- Je suis aussi là pour ça.

- Ok. Encore autre chose ?

- Je surveille du coin de l'œil ses résultats… Il est plutôt brillant. Il a très bien rattrapé son retard.

- Hey… C'est pas légal ça ; je rigole

- Il sait vers quoi…

- Nop. Je lui laisse le temps. Je pense que je vais le pousser vers ce qu'il aime le plus.

- Toi ?

- Mais non ! La photo.

- Ah en parlant de ça…

- Mh ? ; je regarde les photos qui sont accrochés au bureau, celle de ma famille, de l'étreinte dans la grande roue.

Je me lève et vais au érent à ce que me dit mon boss, je regarde le triptyque qu'il a fait de moi. D'abord celle où je suis de ¾, la première de son appareil, il l'a basculé en noir et blanc. Au milieu celle de la douche, mon dos et mon triskel. Il a rajouté une buée sur la porte, me couvrant un minimum. Et la dernière, moi riant à gorge déployée, à noël.

- Derek ?

- Pardon… J'étais ailleurs.

- Rien, laisse, je t'en parle demain, ok ?

- Oui. A demain chef.

Je raccroche et pose le téléphone sur la table basse. Je retourne dans la chambre.

- T'es froid, chié ; il grommelle contre mon épaule

- Désolé bébé.

- T'as de la chance que je t'aime hein !

Je rigole tout bas. Il ne me dit pas souvent qu'il m'aime. Mais à chaque fois mes organes internes tressautent, mes mains se couvrent de sueur et les yeux me piquent comme si j'allais pleurer. Je le regarde. Ses cheveux ont poussés et il a refusé d'aller chez le coiffeur. Du coup c'est un beau bordel. Mais il s'en sort bien… Ils retombent bien, en mèches ondulées sur son front et ça lui donne un petit air rock-star sexy ! Enfin il est sexy tout le temps. Il remonte un peu le long de mon torse et sa peau réchauffe la mienne. Enervé j'ai du mal à me redormir, alors mon regard se porte sur les 3 clichés. Je souris tendrement. J'ai eu une bonne idée pour une fois… Sur la gauche c'est moi, immobile dans la galerie marchande. A droite lui adossé contre un mur regardant au loin… Au milieu nous deux, marchant côte à côte, enlacés, de dos. Photo prise par Scott. Je soupire. Retourner sur le terrain. J'ai pas envie. J'ai plus envie. Risquer ma vie ? Non merci, j'ai donné.

Je me lève un peu au radar le lendemain. Stiles ne se plaint jamais de l'interruption de nos nuits à cause de mon boulot. Il ne se plaint de rien en fait. Je le regarde enfiler son jeans et je râle, comme tout les matins depuis un mois. Parce que ses pantalons le flattent parfaitement, que les filles, et les gars, le regardent de trop près. Lui rit et me dit que je suis à lui, comme il est à moi. Mais j'ai peur. Ça fait deux semaines que j'ai peur. Peur qu'il trouve plus jeune, plus amusant, plus disponible. Je le pose devant le lycée et comme, tous les matins, le voir se précipiter vers Isaac, Danny et toute la bande, me brise le cœur. Il ne se retourne même plus… Il passe les grilles et un des mecs lui ébouriffe les mèches. Je serre les dents et pose ma tête contre le volant.

Quand je passe les portes vitrées du bureau mon malaise n'est pas dissipé. J'ai une envie furieuse de pleurer. Pour reprendre mes esprits je monte à la salle de sport. Vide. Il n'y a qu'une personne, assise à même les tapis. Une petite femme, rousse, avec une robe noir à pois orange.

- Bonjour Derek.

- Bonjour docteur Jacobs ; je réponds en m'installant à côté d'elle

- Mmmhhhh ; elle me regarde un instant en secouant la tête ; Vous compliquez tout !

- Moi ?

- Oui vous. Puis zut. Toi… J'ai jamais aimé dire Vous… Oui tu es en train de te compliquer la vie mon vieux.

- A propos ?

- De tout. Ton boulot mais surtout, surtout, Stiles.

- De… Je… ; et je me mets à haleter, je m'allonge sur les tapis ; Je crois qu'il ne m'aime plus.

- En voilà une belle bêtise, je devrais la mettre en number one sur mon mur des bêtises tiens ; elle marmonne comme si elle se parlait à elle-même

- Qu'est ce que vous en savez ?

- Je savais que ça viendrait. Différence d'âge. Lui au lycée et toi ici. Je sais aussi que la direction t'oblige à reprendre le terrain. T'as peur qu'il rencontre quelqu'un de plus jeune, qui aura des activités de son âge quand tu seras pas là… Mais tu te trompes. Stiles a besoin d'une stabilité. De quelqu'un de fort. Pas d'un jeune qui lui fera du mal et qui le laissera tomber.

- Mais…

- Pas de mais Derek. Tu as peur qu'il s'ennuie ? Alors sors le, vis comme quelqu'un de son âge. Cependant tu verras que très vite il va s'interroger. Tu verras. Fais le. Tu as peur qu'il ne t'aime plus à cause de quelqu'un en particulier ?

- Non. Mais au lycée y a de tout. Y a même un groupe de rock…

- Un musicien contre un agent du FBI, je me demande qui l'emporte ; elle fait semblant de mettre les deux professions dans une balance ; Parle lui. Dis lui que tu doutes, que…

- Pour lui faire du mal ? Jamais ! Le faire culpabiliser ? Plutôt mourir ! Le faire se sentir à nouveau dans une cage ? Emprisonné par quelqu'un de trop possessif ? Hors de question. C'est non négociable !

- Alors tu souffres en silence et tu te défonces au sport…

- J'ai pas encore trouvé d'autre solution.

- Vous les hommes vous êtes si compliqués ! ; elle gémit ; Parle lui. J't'assure. Sinon change de comportement et tu verras le résultat.

Elle se lève, époussète sa robe et j'entends les portes de l'ascenseur se fermer. Changer de comportement, pourquoi pas ? Je reste longtemps allongé sur le tapis. Vidé de force. Vidé d'envie. S'il me quitte je deviens quoi moi ? Putain ils vont bien tous se foutre de ma gueule. April et mes frangines. J'imagine déjà leur « j'te l'avais dit ». Je me roule en boule et je pleure. Faut que j'évacue. L'ascenseur s'ouvre à nouveau avec son petit « ding ». Je devrais avoir honte mais j'y arrive même pas. J'en ai tellement rien à foutre que d'autres agents me voient comme ça. Je rends les armes. Si Stiles part ma vie ne vaut plus la peine. Je retournerais en Italie ou en France. Et point-barre. Une forme féminine se glisse dans mon dos.

- Ils viennent de monter dans l'avion. Deaton a réussi à faire céder la direction. Jusqu'à la date du procès tu es tranquille.

- Ok, merci Ap. Ils vont où ?

- Détroit. Le tueur de la Saint-Valentin tu sais…

- LA SAINT-VALENTIN ?

- Oui on est le 14 Derek

- Oh putain mais quel con ! ; je me redresse et me rue vers l'ascenseur

- DEREK ?

- J'ai oublié la saint-valentin. C'est peut-être pour ça…

- Pour ça que quoi ? SI TU RENTRES DANS CET ASCENSEUR PLUS JAMAIS JE TE PARLE ! ; hurle April

- Ok… ; je laisse les portes se refermer et redescendre, sans moi

- Qu'est ce que tu as de nouveau ? Depuis 15 jours… Tu es bizarre.

- J'crois que Sti…

- Qu'est ce qu'il a Stiles ? ; elle me tire par la main et nous fait asseoir sur un banc de gym

- J'crois… ; j'enfouis ma tête entre mes mains et finit d'une voix minable, parce que c'est ce que je suis, un minable ; Il m'aime plus.

- Oh Derek ! Pourquoi tu dis ça ? ; elle a pas un ton compatissant, pas un ton aimable, plutôt le genre de ton qu'on a quand on explique pour la millième fois la même chose à un gosse, le genre de ton qui me hérisse le poil.

- Nan mais c'est bon. Ok. Je suis un con ; je me lève d'un bond et commence à faire les cents pas ; C'est bon. Tout le monde me le dit. « Oh mais Derek c'que t'es bête », gnia, gnia, gnia ; je les singe toute les 2, elle et la psy ; Mais MERDE, excusez moi de douter, excusez moi de me dire que peut-être il a envie d'un mec jeune et qui le fasse rire. Excusez moi de penser que sans lui moi je crève. Excusez moi de pas avoir écouté votre sagesse infinie et de pas avoir pris mes jambes à mon cou. Ben voilà, tu me l'avais dit, j'l'ai pas fait et maintenant qu'il veut partir ben moi je suis pas prêt. Je l'aime trop ok ? Je suis plus rien sans lui. Il est l'essence qui fait tourner le moteur. Il est le cœur qui pompe mon sang. Il est tout de moi. Alors voilà. Il a les yeux qui brillent quand il parle du lycée et point. S'il a rencontré quelqu'un je… Je vais ouvrir mes mains et le laisser partir. Tout le monde finit toujours par me glisser entre les doigts. C'est peut-être moi qui ne sais pas bien fermer les mains pour les retenir ? C'est peut-être moi qui ne sais pas aimer ? Ou qui aime trop ? J'sais pas mais voilà… J'suis nul, j'oublie la saint valentin parce que je suis un con et il va me faire la gueule jusqu'à la fin… La fin de quoi ? Si ça se trouve je rentre ce soir et il sera parti.

La gifle me cueille et me fait arrêter de déblatérer. Je regarde April de haut en bas. Elle tremble comme un paon outragé.

- Si tu dis un mot de plus, un putain de mot de plus, c'est plus ma main que tu vas te manger c'est celle de Scott. Tu poses ton cul là et tu la fermes pendant 3 minutes ; docile j'obéis ; Bien. Maintenant calmement tu vas m'expliquer ce qu'il se passe dans ta tête de génie d'abruti. Pourquoi Stiles ne t'aimerais plus ? ; j'ouvre la bouche mais elle pointe un doigt furieux devant moi ; Tu as 10 mots. Pas plus.

- A cause du lycée.

- Quoi le lycée ?

- Y a un groupe de rock au lycée ; 8 mots ça rentre !

- Pourquoi il t'aimerait plus à cause du groupe de rock ? ; elle me redemande

- J'sais pas ; je passe une main nerveuse dans mes cheveux ; Mais quand il en parle…

- Comment il en parle ?

- Ça à l'air génial. J'vais apprendre à faire de la guitare avec machin ou bidule. Bla, bla, bla ; j'ai le droit à une claque au-dessus de la tête

- Vous avez vécu en vase quasiment clos depuis 3 mois. Il s'est coupé du monde depuis noël dernier. Il a bien le droit de se faire des amis ? De s'extasier sur une des minuscules choses que tu ne sais pas faire. Il rencontre un polyglotte ? Il s'en fou il en a un à la maison. Il rencontre un chef étoilé ? Il mange au restaurant à chaque fois que tu cuisines. Il rencontre un pompier courageux ? Il s'en fout son mec à refusé deux décorations d'Obama. Il rencontre un musicien qui peut lui apprendre un des trucs que tu ne sais pas faire ? Ah… Ça c'est nouveau. POINT !

- Ap… Je le connais sur le bout de mes doigts… Les yeux qui brillent c'est soit quand il a une bonne nouvelle. Soit c'est parce qu'il a une émotion trop forte et…

- Tu me désespère parfois ; elle soupire en s'asseyant à côté de moi ; Bon le rapport avec la Saint-Valentin ?

- Je lui ai pas souhaité ce matin. Il est sorti de la voiture, a couru vers le groupe et est rentré dans le lycée. Sans un geste de la main. Sans même se retourner.

- Ce sont des choses qu'il fait d'habitude ?

- Tous les jours

- Il avait l'air en colère, déçu au petit déjeuner ?

- Non, plutôt euphorique…

- Et à ça t'en conclu qu'il t'aime plus ?

- Quand je suis rentré y a … Quoi… 4 jours, il était sur son mac, j'ai ouvert la porte et il l'a refermé précipitamment. Il a raccroché son IPhone aussi. Il était en ligne. Et… Il a rougi. L'autre jour j'ai voulu passer de la musique mais mon téléphone était déchargé. Je lui ai demandé si je pouvais mettre le sien. On le fait souvent. Il a accepté et à peine mit dans le dock, à peine un riffle de guitare, il s'est relevé et l'a arraché. Il a un comportement spé. Puis quand il me parle pas de musique, je lui demande, moi. J'suis un peu maso. Il me regarde et me dit de quoi ? Le groupe du lycée là, je réponds et lui l'air de rien, ah j'sais pas j'ai pas été les voir aujourd'hui. Et il baisse la tête pour tenter de cacher les étoiles de ses yeux. Et…

- Tu tires des conclusions hâtives Derek.

- Est-ce que tu connais le son de sa voix au réveil April ?

- Ben non ; elle grimace

- Est-ce que tu connais le nom de son parfum ? Est-ce que tu sais faire la différence entre son « Allô » pour sa mère et pour Danny ? Est-ce que tu sais reconnaître une rougeur d'effort ou une rougeur de gêne ? Est-ce que tu es capable d'analyser sa fréquence cardiaque quand tu lui tiens la main aux pulsations de son poignet contre le tien ? Est-ce que tu sais…

- J'ai compris. Toi tu sais.

- Oui je sais April. Je sais quand il ment à la couleur de ses yeux, je sais quand il me cache quelque chose. Et c'est le cas.

- Alors parle lui. Ne laisse pas de non dit. Ils sont souvent pires.

- Je sais, mais en attendant je vais lui offrir un cadeau de la saint-valentin. Et puis l'aimer le temps qu'il me laisse encore.

Fatigué je me lève et prends l'ascenseur. Je rejoins la voiture. Je sais exactement quoi acheter. Même si c'est un peu présomptueux de ma part. Je m'arrête à l'aéroport et achète deux billets aller-retour, espacés d'un mois, en direction de l'Italie pour le mois d'août. Est-ce qu'il sera encore là ?


Euh... A TCHAO BONSOIR J'ME CASSE A TAHITI LOIN DE VOS MENACES DE MORT ! *ouvre la porte, se faufile derrière, la referme et s'enfuit en hurlant*