Chapitre court je sais mais je ne peux décemment pas vous mettre la suite de suite derrière. C'est pas la même... Tonalité.
Peu de gens ont mordus à l'hameçon. Vous commencez à me connaître ^^
Je n'ai pas le mojo pour répondre à vos reviews de suite. Je suis désolée. Mauvaise soirée. Mauvaise journée. Mauvaise nuit. Bref que du mauvais. Mais je vous poste quand même ;)
Peut-être si j'arrive à le verbaliser je vous posterais mon mal-être. Je sais pas encore.
Bisous, Sam
Je rentre à l'appart et ignore les coups de fil de tout le monde. Je sais quand c'est lui puisqu'il a une sonnerie perso. Et c'est pas lui une seule fois… Je range l'appart, change les draps, je m'épuise physiquement. Il est 15h quand je finis enfin. Je commence le repas. Je vais quand même faire un truc un peu élaboré. Au bout de 30 minutes je me dis que peut-être il préfèrerais un repas au restaurant. Je m'assieds et me met à nouveau à angoisser. Je suis même plus capable de deviner ce qu'il veut. J'ai envie d'envoyer un message à Danny pour lui demander mais… Quel mec fait ça ? Je me souviens de la psy « sortez le, vivez comme un jeune de son âge ». Ok, ils font quoi les jeunes de son âge ? Ils rentrent pas après le lycée et ils restent pas enfermés. Ils sortent, ils bougent. Bien… Quel restaurant ? Je suis tellement pitoyable ! Je vais sur internet et cherche ceux qui ont les meilleurs critiques. Puis je doute. Stiles a jamais vraiment aimé la foule… Putain. Je pose la tête sur le meuble. Le temps que je me décide il est 16h20… Faut que j'aille le chercher. Tant pis quitte à craindre je lui demanderais ce qu'il veut faire. J'attrape ma veste et je l'enfile. J'arrive juste avant la sonnerie au lycée. Je sors de la voiture, j'ai besoin d'air ! Je remonte le col de ma veste. Et enfonce les mains dans mes poches. Je sens mon portable vibrer. Stiles…
- Yep ?
- Coucou, t'es déjà là ? ; sa voix est pétillante, je l'imagine les joues rouges… Je me précipite dans la bagnole
- Non j'vais avoir un peu de retard, j'suis seulement dans la voiture j'allais partir ; je lui mens, mon cœur se fend
- Ecoute ça m'arrange. J'ai pris un peu de retard en maths et Dan' doit m'expliquer un ou deux trucs. Tu peux me chercher pour 18h ? ; j'entends des chuchotements furieux derrière lui
- Oui, ok… Je serais là pour 18h ; même à mes oreilles ma voix est plate et sans vie
- Si ça t'embêtes je prendrais le métro ; il dit d'une petite voix
- Nop, j'srais là babe
- Ok. A tout à l'heure. Bisous
Il raccroche. J'ai pas eu le temps de répondre. Je répète dans le silence de l'habitacle « j'srais là, comme toujours ». Je démarre et rentre la mort dans l'âme. Je réserve pas le restau. Il aime pas le monde. Si c'est une erreur son mec de l'année prochaine la corrigera. Je reprends donc les préparatifs de notre poulet aux 4 épices, purée de pomme de terre douce et en dessert moelleux au chocolat noir cœur fondant chocolat blanc. J'ai le temps alors j'improvise une entrée. Mousseline d'asperge et tuiles craquante à la violette et au coquelicot. Les tuiles sont en train de dorer au four quand mon portable sonne. J'avais mis un réveil histoire de pas me louper quoi. Je remonte me changer, pas la peine que je pue la bouffe et reprends pour la troisième fois de la journée le chemin du lycée.
Il est déjà là… Dehors… Assis sur un banc avec… Un autre gars. Inconnu. Je serre mes mains autour du volant. Mes phalanges blanchissent. Je me gare et ils se lèvent tous les deux.
- Coucou ; il m'embrasse rapidement ; Derek voici Théo, Thé' voici Derek
- Je sais qui vous êtes monsieur ; il me dit
- Ok j'ai déjà le droit au monsieur et au vous. Vraiment génial… ; je murmure
- Derek ? ; Stiles pose sa main sur ma cuisse
- Rien c'est bon. Danny est déjà parti ?
- Danny? ; s'étonne le jeune homme à l'arrière
- Oui, il a pris le métro d'avant et Théo a proposé de rester avec moi. Que j'sois pas tout seul
- Comme c'est aimable à lui ; je grince des dents ; Et Môsieur Derek doit déposer où Théo?
- DEREK ! ; gronde Stiles ; Arrête c'est un ami ! ; sa main se resserre sur ma cuisse
- Euh… 18, Beblinton Avenue
- Ok
Je ne dis plus rien et démarre. Quartier de bourge en plus. Le trajet se passe en silence. Stiles est furieux, je le sais, je le connais. Il a retiré sa main et a même croisé les bras. Je l'entends parfois lâcher des soupirs. Arrivé devant la demeure, parce que c'est ce que c'est, c'est pas une maison, c'est une demeure, le jeune s'empresse de se détacher et Stiles fait de même. QUOI ? Il claque vigoureusement la porte. Il enlace rapidement Théo qui fait un grand sourire… Ben oui mon con va ! Stiles agite ses mains et le musicien secoue la tête, il se place derrière lui et le prends dans ses bras. Devant moi… Il lui montre un truc avec les mains. Je cherche pas à comprendre. Stiles finit par lever les yeux sur moi, rougit violemment et écarte son dos du torse de l'autre abruti. Je ferme les yeux et me bats contre les larmes. Il remonte dans la voiture. Sans un mot. J'attends d'entendre le déclic de la ceinture pour redémarrer. Pas un son, pas un bruit dans la voiture. Je serre le levier de vitesse tellement fort que je fais sauter une vitesse. Je la réenclenche. Toujours le calme plat.
Je me gare et avise la guitare de l'autre sur les places arrière.
- Il a oublié sa guitare, j'dois retourner lui rendre ? ; je suis grinçant, cynique
- J'lui ramènerais demain ; Stiles ouvre la porte et s'en saisit.
Il rentre dans l'ascenseur et avant que j'ai eu le temps de le rejoindre les portes se ferment
- Ok ; je chuchote seul dans le garage
Je monte les marches doucement. Mon cœur bat à coups sourds. Je crois qu'il est en train de se briser réellement. Je suis obligé de m'arrêter au 2ème. Plus fortes que d'habitude, mes palpitations cardiaques m'oppressent. Je me relève et péniblement arrive au 3ème. La porte de l'appart est ouverte.
Je rentre et il fait nuit. Tous les volets sont fermés, les lumières éteintes. Juste une bougie, sur la table basse. Je me fige. Par réflexe je ferme la porte du pied. Des accords hésitants de guitare se font entendre. J'avance un peu plus vers le salon. Stiles est assis sur un tabouret haut de la cuisine, une jambe replié, l'autre à terre, tenant dans ses mains la guitare de Théo. Je fronce les sourcils.
Il se lèche les lèvres et commence : « Oh won't you stay with me 'Cause you're all I need ». La chanson terminée il repose la guitare et s'approche de moi.
- Dis quelque chose
- J'ai cru que t'allais me quitter. Pour aller avec Théo!
- Oh… Je comprends mieux… T'es con mon ange. Je t'aime. Toi et personne d'autre.
- Tu as appris ?
- En douce… J'en ai chié ! La ga-lè-re !
- J'ai cru que t'allais me quitter
Et je mets à pleurer comme une madeleine. Côté virilité on repassera. Il me tire à lui et m'enveloppe dans ses bras. Il se racle la gorge et murmure « bonne saint-valentin ? ». Le point d'interrogation me fait rire malgré mes larmes.
- J'suis désolé. Je voulais pas…
- J'suis trop con, c'est moi qui m'excuse ! J'ai mal interprété et…
- En fait ça me trotte dans la tête depuis noël… Mais j'ai pas eu le temps. Le lycée c'était le bon moyen tu vois ? Puis j'avais un prétexte aussi, un cours à rattraper, ceci ou cela. Et ils ont une salle de musique. Alors on a fait quelques entraînements avec Thé' parce que c'est le seul musicien valable du lycée. On a fait des cours tous les 3 jours. C'était dur. Ça fait mal. Moi j'en parlais plus pour pas te mettre la puce à l'oreille. Mais toi t'arrêtais pas. En plus de ça, j'ai du te cacher les marques sur les bouts de mes doigts
Il passe sa main sur ma joue et je remarque qu'effectivement la pulpe n'est plus aussi douce. C'est pour ça qu'il était aussi distant de ce côté là. Presque toutes mes questions trouvent une réponse. J'ouvre la bouche pour lui en parler quand son ventre grogne violemment. Il rougit.
- J'ai sauté le repas de midi pour m'habituer à la guitare de Théo. Celles du lycée sont plus légères mais je peux pas les emmener. J'voulais tellement pas me foirer !
- Tu me l'as rechante après ?
- Ok, mais sans guitare. J'suis trop nul !
- Je t'aime p'tit cœur ; je murmure contre sa joue
- Jamais autant que moi ; il me répond en m'embrassant doucement
Je retrouve ses lèvres que je connais pas cœur mais qui ont la saveur des choses qu'on a failli perdre. Son ventre une fois encore nous interromps. Je déplace la bougie, en allume quelques autres et lui sers l'entrée. Il mange avec appétit mais déguste en même temps. Il me demande à quoi est ceci, ou cela, quand il n'arrive pas à trouver les saveurs. Je lui explique alors. Juste avant le dessert, il a besoin d'une pause, on est allongé dans le canapé. L'un sur l'autre. Jambes emmêlées, cœur contre cœur. J'extirpe l'enveloppe de mon Mac et lui tend. Il ne bouge pas et l'ouvre. Il se retourne.
- T'es sérieux là ?
- Ça te convient pas ? Tu préfères peut-être un autre pays ; il pose sa main sur ma bouche
- Un mois ? Tu vas me faire découvrir ton pays ?
- Mh ; j'hoche la tête, toujours bâillonné
- UN MOIS ?
- Mh mh ; j'hoche la tête en roulant des yeux
- Que tout les deux ?
- Jzakprfdctrre
- Quoi ? ; je lui saisis le poignet et je sens le pouls qui file sous mes doigts
- Jusqu'à preuve du contraire, oui, un mois, toi et moi, en Italie
- Oh putain ! J'ai jamais quitté le pays… Enfin à part inter-USA quoi ! Je vais voir le soleil…
- Et la mer. Une mer où tu peux te baigner hein !
- Oh putain ! Je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime… ; à chaque je t'aime il pose un baiser sur ma bouche
Chapitre suivant plus long. Et plus moche. Je tiens à vous le dire.
