Alors ce coup-ci vous allez d'abord me détester. Ensuite m'aimer. Et à nouveau me détester. Je suis prête pour vos foudres, allez-y! ^^
DEPASSÉ LES 200 REVIEWS SUR CETTE FIC! AAAHHHHHAAAAAHHHHHAAAAHHHHAAAA *-* *o* *O* *****_*****
J'vous aime! :3 :3 :3
Et merci de votre prévenance aussi :-*
Bisous les hérissons, Sam
Je passe derrière Stiles et ajuste son nœud de cravate. Il me remercie d'un pâle sourire. Il est tellement blanc.
- Ça va aller bébé ; je le serre dans mes bras et je sens ses larmes couler dans mon cou ; Je te quitte pas une seule seconde
- J'ai juste tellement peur de le revoir ; même sa voix n'est qu'une pâle copie de ce qu'il est capable de produire
- On sera tous derrière toi
On avance main dans la main dans le couloir du tribunal. Il marche en fixant le sol. Sa mère, puis sa cousine, le serre dans leurs bras. Il est immobile. Pas vraiment présent. On nous introduit dans la salle d'audience et je peste parce que franchement une réunion en grande chambre pour une affaire de viol ? Putain d'enflure de Harris. L'avocat de Stiles lui tend la main et lui indique la chaise à ses côtés. Il lâche ma main à regret et va s'asseoir comme un automate. Je prends le siège derrière lui et attrape sa main. Il se retourne à moitié. Je me penche et lui chuchote la seule chose qu'il est utile de dire ici
- Je t'aime bébé. Je suis là.
Il broie mes doigts entre les siens.
- Mesdames et Messieurs voici le juge
On se lève tous et je vois approcher le seul juge qui a voulu me coller en prison pour avoir abattu les bâtards du gang de l'école maternelle. Usage abusif de la violence. Connard. Il a un petit sourire en coin et j'ai envie de lui faire bouffer ses dents.
- L'audience va commencer. Introduisez le prévenu ; une porte grince et je vois Stiles se retenir à la table devant lui, Paul apparaît il laisse échapper un long gémissement de terreur pure ; Bien nous allons commencer par la version de Monsieur Stiles Stilinski.
L'avocat se lève et commence à raconter les faits. J'ai demandé à ce que ce soit fait de manière exhaustive. Puis audition des témoins. De sa maman qui ne peut rien dire, elle n'a rien vu. Les larmes coulent sur son visage. Puis la victime. Stiles, raide, se lève. Il garde les yeux baissés. Mais arrivé à la barre il n'a pas le choix. Son regard vient heurter celui de Paul. Il chancelle et ne doit son salut qu'à un membre du jury qui le retient par le coude. Je me lève à moitié mais la main de Malia me retient. Je sais comment se déroule une audience. Elle me l'a réexpliqué, longuement. J'ai tempêté, je sais tout ça. Sauf que là, quand ça vous touche au plus profond de vos tripes, au plus profond de votre cœur, c'est plus du tout la même histoire. Je la remercie d'un sourire crispé.
Son avocat pose les bonnes questions. ¾ d'heure de combat intense succède avec l'avocat de la défense. Puis les témoins. Forcément la légiste. Puis à ma surprise mon nom. Ça devait être Deaton, je me tourne vers mon chef mais il fronce les sourcils en haussant les épaules. Je me lève donc, en passant je caresse du doigt la main de mon jeune. Je pose mon arme et ma plaque devant l'agent de sécurité. Je monte et prête serment. L'avocat ouvre la bouche…
- Encore vous agent Hale ; Harris …
- Oui monsieur le juge, cependant ici je suis juste un citoyen, donc ça sera Monsieur ; je lui réponds en le fixant durement
- Je vais mener l'interrogatoire moi-même, merci maître ; espèce d'enculé ! ; Bien comment avez vous eu vent de cette affaire ?
- Stiles est venu me voir
- Stiles ? ; il sourit cynique, première erreur de ma part merde !
- La victime, monsieur le juge ; j'appuie sur son grade de manière narquoise
- Donc le jeune homme est venu voir le service de profilage pour une simple affaire de viol ?
- Alors il n'est pas venu voir le service, mais moi, en personne. Et monsieur je ne pense pas qu'une affaire de viol puisse être considéré comme simple ; je siffle, j'ai envie de lui en coller une
- Vous ?
- Oui moi
- Pourquoi ?
- Parce qu'il m'avait vu quelques semaines auparavant…
- Lors de l'affaire de la maternelle Saint-Prieux, donc ?
- Oui monsieur. Mon nom, l'endroit où je travaille et mon numéro de poste ont été affichés. Il a retenu ces informations. Nous étions en Oregon lors de la première prise de contact. Il a attendu qu'on soit rentré pour passer au bureau. Et je l'ai reçu. J'ai remarqué immédiatement qu'il était victime de violence.
- Comment ?
- Les coups sur son visage m'ont apparu comme un bon indice ; je m'énerve
- Baissez d'un ton, agent Hale
- C'EST MONSIEUR ! ET JE NE BAISSERAIS PAS D'UN TON ! DEPUIS QUAND ON RÉUNIS UNE GRANDE CHAMBRE POUR CE GENRE D'AFFAIRE ! MERDE ! ; je tape violemment sur la barre
- Veuillez l'évacuer, je vous prie ; le juge d'une main me désigne à l'agent de sécurité
- NON ! ; le cri de Stiles me transperce
- Evacuez le, il nuit à toute l'affaire.
- Je sais encore marcher ; je grogne en me défaisant de la poigne de l'agent
- Non… Derek…
Je m'arrête sous les sifflements de rage du juge et embrasse doucement le front de mon petit jeune homme.
- J'suis désolé c'est moi qu'il cherche à abattre. Je t'aime. Je suis dehors. Je bouge pas. Désolé bébé
- Sortez le ! Il est impliqué émotionnellement en plus. Toute l'enquête est peut-être compromise ; vitupère le juge
- Harris vous allez trop loin ; je me redresse et carre les épaules ; Pour qui vous vous prenez ? Pour dieu ? Vous n'êtes qu'un homme. Mais la robe que vous portez représente un métier, une profession noble. Vous ne pouvez pas sérieusement penser remettre cette ordure en liberté juste à cause de votre haine contre moi ? Sérieusement !
- SORTEZ LE ; il rugit
- S'il vous plaît monsieur, vous ne faites qu'aggraver le cas de votre ami ; me chuchote le garde
Je sors et claque vigoureusement la porte. Je hurle des injures. Je tape dans tout ce qui n'est pas vivant et je finis par pousser un long hurlement en levant les poings.
- Bel organe ; je me retourne à l'entente de cette voix calme, posée et vaguement familière
- Monsieur le Président ; je me redresse et me rajuste
- Alors agent Hale, comment ça se passe là dedans ? ; Obama s'avance et m'indique le banc du doigt
- J'sais pas je viens de me faire virer de la salle d'audience ! ; je grommelle et m'affale sur le banc
- Ts. Vous avez perdu votre sang froid. Vous le perdez souvent ?
- Non, presque jamais. Sauf…
- Quand ça touche le cœur ; il tapote son cœur d'un doigt ; Je comprends… En fait non… Mais j'imagine. Je deviendrais fou moi aussi. Vous avez réussi à ne pas tirer sur l'agresseur c'est déjà un beau travail ! ; il rigole tout bas
- Excusez moi Monsieur mais que faites vous ici ?
- Vous avez refusé deux décorations mon petit ; il me tapote le genou comme si on se connaissait depuis des années ; Alors je viens être utile là où je peux l'être. Et quand j'ai vu que le juge Harris demandait une grande chambre… Il vous en veut. Donc il se venge. J'ai demandé une commission sur ses agissements. J'ai donc là un juge de rechange. Et je me demandais si l'audition des témoins était terminée. Parce que si ce n'est pas le cas, je peux peut-être me rendre un peu plus utile…
- Mais Monsieur le Pré…
- Là je ne suis qu'un citoyen donc Barack Obama, hein ? ; il me fait un petit sourire en coin
- Mais…
- Aller je vais vous faire réintégrer cette salle parce que j'ai peur que le mobilier du tribunal ne survive pas à votre colère. Je retiens… Ne pas vous éloignez de ce jeune homme, photographe hors pair… Mais nous verrons ça plus tard. D'abord ; il indique la porte de bois massive d'un doigt accompagné d'un petit sifflement
Je me lève, il me réajuste, comme le ferait un ami et me demande si lui est bien. Je rigole un peu nerveusement et il me tapote l'épaule en souriant. Il pousse la porte en bois. Il la referme sans bruit derrière nous. Puis il se redresse et je remarque le charisme qui émane de lui. Je me tasse un peu.
- Témoin ultime de la défense, en faveur de Stiles Stilinski j'entends, Barack Obama.
Il s'avance calmement sous les yeux ronds et les bouches ouvertes.
- J'ai finit l'audition des témoins ; le juge lui tient tête
- Vous ferez une exception ; il sourit
- Et j'ai exclu cet agent de la salle
- Il ne vaut mieux pas le séparer de son ami. J'ai peur que le tribunal ne finisse en décombres si vous les éloignés plus longuement. D'ailleurs Juge Harris ; il claque des doigts, et deux agents en costume noir, le saisisse ; Je pense qu'il est temps que nous ayons une petite discussion. En attendant Juge Falwers, vous prenez le relais ?
- Avec plaisir Monsieur le Président
- Je vous remercie. Hale je vous recontacterais. Et cette fois, ne me raccrochez pas au nez
- Je vais essayer Monsieur le Président ; il incline gracieusement la tête
- Et toi bonhomme ; il s'accroupit en face de Stiles ; Ne perds jamais ton regard sur le monde, tes clichés sont beaucoup trop beaux pour être compromis par une mauvaise personne. Quand tu ne voies que ténèbres et tristesse ; il le fait pivoter sur son siège pour regarder en direction de Paul ; Souviens toi toujours que la lumière perce les nuages les plus épais, que la lumière vient toujours à bout de l'ombre ; il le fait pivoter dans ma direction ; Courage ; il lui presse l'épaule et pose même un petit baiser paternel sur son front.
Avec un dernier long regard dans la direction du jeune homme et un sourire las il sort de la salle. Le monde se remet à tourner. La juge ne tarde pas à trancher. Perpétuité pour Paul avec une sûreté de 45 ans. Peu de chance qu'il ressorte. Stiles s'écroule dans mes bras. Il ne peut que répéter « c'est fini, c'est fini ».
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La soirée est calme. Je bois tranquillement un verre de vin sur la terrasse, profitant de la douceur du printemps qui s'installe en ce début de mai. Je suis sur une chaise longue, un livre entre mes mains, Stiles entre mes jambes, un bouquin de français entre les siennes.
- J'comprends rien ; il grogne pour la 10ème fois en 2h
- T'as surtout pas envie de bosser hein bébé ? ; je rigole en posant mon livre et mon verre de vin
- J'en peux plus ; il s'allonge sur moi et récupère mon verre de vin
- Hey…
- Quoi ? ; il me fait son sourire en coin
- Voyou ; je l'embrasse
- Mais t'aime ça ; il murmure contre ma bouche
- Pas que ça… J't'aime toi. Tout en entier. Bon qu'est ce que tu comprends pas ?
- Pfff ; il soupire en jouant avec mes doigts
- Nop pas de pppfffff. Un mois et c'est fini. Et le mois d'après…
- ITALIE !
- Voilà… ; j'embrasse son cou ; Alors ?
- C'est quoi « épistolaire » ?
- Roh ton accent bébé. Il me fait craquer ; je frotte mon nez contre son oreille
- Arrête de me déconcentrer toi aussi !
- Genre c'est moi ; j'explose de rire mais mon portable me coupe efficacement dans notre rire
- Boulot ; il soupire
- J'suis désolé ; je l'enlace fermement
- C'est bon, je sais que c'est important sinon il t'appelle pas. Aller répond à Scotty-boy
- Comment tu sais ?
- Les sonneries mon ange. Aller
Je me lève et décroche.
- Tu peux pas y couper, pas cette fois. Alaska. 12 corps en 3 jours…
- Oh merde ; je passe ma main dans mes cheveux ; Pourquoi je peux pas y couper ?
- Trop grosse ampleur. Certains corps sont au Canada, d'autre en Alaska.
- Oh chié…
- Brief ce soir et on décolle demain
- Demain matin ?
- Non cette nuit. Vers 2h… Je sais…
- C'est bon. Je vais gérer… A tout de suite
- Tu viens me chercher ou je ?
- Aucun des deux. Je suppose qu'on se retrouve dans le hall.
- Ok. A dans 30 minutes.
- J'ai pas plus ?
- Une heure grand max
- Ok
Je raccroche et ma gorge est nouée. J'ai réussi à n'aller que très peu sur le terrain. Après le soutien du Président… Plus personne n'a osé me contredire. Je repasse la porte-fenêtre et regarde le futur bachelier en train de mordiller son stylo.
- Arrête tu vas t'abîmer les dents.
- Alors ? ; il me regarde une seconde ; Tu pars quand ? Où ? Combien de temps ?
- Je pars dans une heure, en Alaska et je sais pas combien de temps
- Oh merde…
- J'veux pas que tu restes seul.
- Ça va Derek
- Non. Tu veux que j'appelle Danny, Isaac ? Ta mère ?
- Allison… Comme ça les deux « femmes » pleureront leurs héros de mec qui sauvent le monde
- C'est pas drôle bébé
- Je sais bien. Mais tu veux que je fasse quoi ? Je me mets à pleurer de suite ?
Je boucle la valise et rejoint Scott sur le palier. On se retourne chacun vers la personne qu'on laisse à la porte, à la maison.
- Ça craint ; lâche Allison adossée au chambranle de son appartement, avant de traverser le palier et de venir dans le nôtre
- Ça craint ; confirme Scott, en lui effleurant le bras des doigts
- Ça craint un max ; gémit Stiles en me retenant par la ceinture
- Ça craint trop pour que ça dure plus longtemps ; je lâche en les regardant tous
- Et on fait quoi ? ; me demande Scott
- Toi t'essayes de pas te faire trouer la peau ; déclare la demoiselle en frissonnant
- Ouais toi pareil hein ; Stiles se glisse dans mes bras
- J'me ferais pas trouer la peau, Derek veille sur mes arrières ; tempère Scott
- Et moi Scott est là pour sauver mon cul, encore ; je caresse d'une main la nuque de mon amant
- Et on fait quoi alors ? ; redemande Scott
- On finit ce job et après j'actionne certaines manettes ; je regarde les étoiles se lever
- C'est-à-dire ? ; s'interroge Scott
- Tu verras. En route. Sinon on ira plus
J'attrape mon sac, embrasse doucement mon chéri. « Pleure pas je vais vite revenir », je chuchote à son oreille et je dévale les marches parce que sinon, c'est moi qui pleure.
Talalalala L'apparition de Obama! Comment je la kiff. Moi je voyais ça genre grand seigneur, ou à la Dumbledore dans HP! :P Désolée si ça vous paraît gros mais hey je l'ai rappelé plusieurs fois que Derek connaissait Obama. J'avais trop envie de le faire intervenir :D Donc voilà...
Maintenant il se fait rappeler à l'ordre par son boulot...
Et dire qu'il ne reste que 2 chapitres et l'épilogue... *soupire* début de semaine prochaine c'est fini... *boude*
