Bonjour mes minions! :P

INFO CAPITALE: je voie les reviews sur mon adresse mail, elles sont comptabilisées sur le site mais je ne peux pas y accéder et par conséquent pas y répondre! Dès que ce bug sera réglé ne doutez pas que j'y répondrais! Désolée du retard qui ne m'est pas de mon fait ce coup-ci!

Alors alors alors... Voici donc cette enquête, ce rappelle que Derek est aussi agent du FBI...

Encore un chapitre et l'épilogue et ça sera fini! Je vous rassure petit un, va y avoir au moins un bonus. Et je suis en train d'écrire une autre fic. Totalement différente encore! Beaucoup plus légère et moins sinistre. Parce que j'ai besoin de légèreté, de rire et sourire!

Merci pour tous vos reviews, nos commentaires, tout. Merci pour tout! Plus de 200 reviews! J'en reviens toujours pas!

Merci mes petites libellules! :-* Lot of love! :3 :3

= Juju "Tout le monde déteste Harris! Il était là pour ça d'un autre côté! :P Oui c'est un peu triste mais la séparation rend les retrouvailles plus douces! Puis c'est la première fois qu'ils vont vraiment être séparé alors... ^^ Ouais presque fini... :S Je te fais des bisous"

Je vous laisse donc avec cet avant-dernier chapitre...

Tendres baisers mes petits chiots, Sam


On descend de l'avion et la neige nous accueille.

- Putain y en a au moins deux mètres ; râle April

- On sent que t'as pas l'habitude toi ; je rigole

- Si on devait se plaindre que de la neige ; soupire Lydia

- Ça ou le soleil qui te crame ; se souvient Erica

- Le froid c'est mieux, ça empêche les odeurs

- Merci Deaton pour ces informations… ; grogne, dégoûtée April

On se réparti les tâches. April doit installer un réseau entre l'Alaska et le Canada. Elle rejoint donc directement l'hôtel. Moi et Lyds on va voir les corps au Canada, on parle tous les deux français. Scott et Erica les corps sur le territoire américain. Et le chef fait la jonction entre les deux équipes. Ça promet. Les affaires étendues comme ça c'est jamais bon. Je profite d'être encore sur le territoire des USA pour envoyer un message à Stiles. Je prends une photo de la neige et écrit simplement BBBBRRRRRR. La réponse ne tarde pas. Une baignoire remplit de mousse et ses pieds hors de l'eau « T'me manques, la baignoire est trop grande sans toi ». Je verrouille le téléphone inspire un coup et me remets dans la peau d'un agent du FBI.

- C'est dur hein ?

- Oui, affreux

- Imagine quand tu laisses l'homme… Et l'enfant…

- Oh non j'ai même pas envie d'imaginer !

J'enfonce mon bonnet sur la tête et prends le volant.

Les corps sont vidés de leur sang, celui-ci répandu sur la neige en un dessin. C'est beau et super macabre. Je frissonne. Je me sens épié. Je pose instinctivement la main sur mon arme et me redresse tout doucement. Je parcours l'orée de la forêt des yeux. Je ne remarque rien mais la sensation ne me quitte pas. J'avance de quelques pas. Je me fige lorsque j'entends des pas légers dans la neige. Putain si le tueur pouvait juste être assez débile pour me provoquer… J'avance super silencieusement. Je me baisse sous des branches basses, n'en faisant craquer aucune. Je sors mon arme. J'arrive dans une petite clairière et souris. Je range mon arme. Une tanière de lapin. Des putains de lapin qui bondissent dans la neige.

Je retourne auprès du corps et mon sang se fige. Une flèche plantée à côté du corps « presque… ^^ ». OH PUTAIN ! Je fais des rondes circulaires. Pas une trace. Rien. Je sors le téléphone satellite. J'explique à l'équipe de pas quitter les corps. Le souffle de Erica se coupe. Elle aussi à un message… « Tiède :D ». Les tueurs, parce que c'est sûr, pour être au Canada et en Alaska faut être minimum deux, se foutent de nous. Les messages, les smileys. Elle va être longue cette enquête.

ooooooooOOOOOOOoooooooooo

On a pas dormi depuis 35h. Mais on lâche rien. Les cerveaux sont en ébullition. Les corps s'échauffent. Finalement Lydia est la première à s'avouer vaincue et elle s'écroule sur le canapé. Juste deux minutes elle a dit. Moi je continue. Je marche de long en large. C'est des jeunes, les smileys l'attestent, deux maximum. Je tourne et retourne le profil dans ma tête. April jure.

- Qu'est ce qu'il y a ma reine des neiges ?

- Ben justement la neige a encore fait givrer l'antenne. J'ai perdu la connexion avec le Canada ; elle se lève et commence à enfiler ses 15 couches

- C'est bon j'y vais. J'ai juste la parka à enfiler !

- T'es sûr ?

- Ap, le temps que tu mettes le sous-sous-pull, puis le sous-pull, le pull… ; je m'arrête en rigolant, j'enfile la veste et m'enfonce dans la nuit

Il est censé être 14h mais dans ce coin il fait jour 4 heures par jour. GÉNIAL ! Je contourne le chalet et ouvre le boitier. Je reconnecte le câble et fronce les sourcils… C'est pas l'antenne ça. Un méchant filet de sueur coule dans le bas de mon dos. Je pose ma main sur ma hanche… J'ai laissé mon magnum sur la table basse. J'inspire et me retourne d'un bloc. Il est là. Une arbalète sur l'épaule et un couteau de chasse dans l'autre. Il me met en joue. Je serre les dents, je me laisserais pas tirer comme un lapin. Je m'accroupis un peu dans la neige prêt à bondir…

- C'est bon Derek ; crie April, faisant détourner deux secondes la tête du tueur, je bondis mais il s'éloigne en riant

Je le poursuis dans la forêt mais je bute contre quelque chose, je me relève, je vais l'avoir ce salopard. Une main s'enroule autour de ma cheville. Je fais un roulé boulé. Une femme. 20 ans à tout casser. Le ventre ouvert en deux.

- Me laissez pas. S'il vous plaît ; j'entends le rire de ce salopard mais je reste auprès de la fille

- Je suis là. Comment vous vous appelez ?

- Sarah

- Moi c'est Derek

- Vous êtes beau

- Merci. Ça va aller Sarah. Je suis là avec toi. Regarde pas en bas. Regarde le ciel. Regarde les étoiles. T'as vu comme elles sont belle ?

- J'ai to… ; elle tousse et ses viscères sortent encore un peu ; aimé les … toiles

- Ça va aller petite Sarah. Je suis là. Regarde la lune.

- Je préfère vous regarder vous ; elle sourit faiblement

- Alors regarde moi. Regarde mes yeux, mes cheveux.

- Vous êtes…

Et elle s'arrête. Je vois la vie déserter ses yeux bleus. Comme ça. Comme une flamme qui s'éteint. Je ferme ses yeux qui ne voient plus et ferme un instant les miens. Je les rouvre très vite quand je sens une lame le long de ma gorge.

- Beaucoup trop facile ; la voix est étouffé par les différentes épaisseurs de tissus mais masculine, jeune

- Va te faire foutre trop facile.

Je pivote sur mes genoux, la lame entaille ma gorge, mais pas profondément. Je lui frappe violemment le genou de mon coude, deux fois. Jusqu'à l'entendre céder. Il hurle et moi je hurle plus fort que lui.

- Vas y hurle, appelle l'autre, hurle à la mort, hurle à réveiller les morts !

Je lui tords le poignet lui faisant lâcher le couteau. Ma vue se trouble. Je perds quand même un peu de sang. Je lève une dernière fois la main, dans le but de lui asséner un atémis à la nuque pour le rendre inconscient quand une douleur sans nom se glisse dans le bas de mon dos. L'autre compère était pas loin en fait ! J'entends des cris dans la nuit. Par réflexe j'assène un coup de poing vers l'agresseur mais ma main ne rencontre rien. Je bascule dans la neige, dans le noir.

ooooooooooOOOOOOOOoooooooooo

La douleur fulgurante me fait rouvrir les yeux.

- Mais bordel de tavernacle t'nez le hein.

- Les tueurs, j'les ai vu ; je tente de me dégager

- Reste tranquille Derek, faut que le toubib te recouse ; grogne Scott en me maintenant par les épaules

- Mais je les ai vu, je vais pouvoir faire un portrait robot ; je tente encore de me lever

- M'ais z'asseyez vous d'ssus, j'sais pô mais faites y queq'chose

- T'as entendu le doc, faut que je m'asseye sur toi ?

- Quoi ?

- Oh puis tu devrais être dans le gaz merde. Remettez en lui une dose

- Z'êtes b'en sûr ?

- Oui allez y. Il me soûle là

- Quoi ? Non c'est frais dans ma tête ; je secoue la tête ; Mais dégagez moi ce masque de mer…

ooooooooOOOOOOOooooooo

Je suis au chaud. Je sais pas ce qui me réveille. Des sanglots surement.

- Pleure pas Stiles. Pourquoi tu pleures bébé ?

Je tente de me redresser mais je suis… Menotté au lit… Je tente de faire le point…

- Stiles ?

- J'suis désolée. T'aurais pu mourir par ma faute. Stiles aurait jamais pu te revoir !

- April ? Mais….

Tout me revient. Les tueurs. Sarah. Ma blessure. Oh merde !

- Détache moi April.

- J'peux pas ; elle renifle

- Pourquoi ? ; je m'énerve

- C'est celle de Scott

- Ben va me le chercher

- J'suis désoléééééééééééééééééeeeeeeee ; elle s'écroule sur ma poitrine

- April, désolé mais c'est pas le moment pour ton chagrin. Puis franchement là je suis en vie, déterminé à la rester et j'ai une PUTAIN DE FURIEUSE envie de me lever alors VA CHERCHER SCOTT

- Je me disais bien que j'avais entendu ta douce voix ; il grogne de la porte

- Ta gueule et détache moi ! Je sais qui sont les tueurs !

- Tu déconnes ?

- Genre ouais c'est la blague du jour. Non abruti je me suis souvenu de la marque des boots. Une marque que je n'ai vu que chez une personne. J'ai juste besoin de vérifier certains trucs. Dé-ta-ch-ez moi ! ; je tire de toutes mes forces sur les menottes

- Arrête, je vais chercher les clefs. Arrête tu vas t'entailler les poignets ; il dévale les escaliers

J'observe le montant du lit. Je me roule en boule et d'un coup de pied le brise. Je me lève et descend, croisant Scott dans l'escalier, les clefs en main. Il lève les yeux au ciel, mais je le bouscule. Je tire l'ordinateur de la technicienne à moi.

- C'est quoi ce rafut ? Ah Derek ?

- Je sais qui tu es ; je murmure ; J'ai vu tes chaussures… J'suis sûr de les avoir vu sur quelqu'un… Sur un jeune homme… ; je fais défiler les photos

- Tu saignes Derek ; dit doucement Lydia

- Il a du faire sauter des points de suture

- C'est pas grave ; j'hausse les épaules ; Où je les ai vu…

- Si tu me disais ce que tu cherches je pourrais t'aider ; April me gicle d'un coup de hanche et pose ses doigts sur le clavier, elle me fixe, son mascara a coulé mais elle est claire

- Alors c'était des Elements, de 2000 je dirais, ou un peu plus vieux. Beige. Lacet orange. Une a la semelle jaune d'origine, l'autre est plutôt dans les tons ocre, comme ressemeler. Taille… un bon 45. Et…

- Le fils du shérif ; elle tourne l'ordi et je regarde la photo, le fils avec le père, devant le bureau de police

- Et l'autre ? ; demande le boss

- Euh j'en ai 1 sur deux c'est plutôt pas mal dans les stats nan ?

Il hoche la tête et réfléchit déjà à un plan pour le coincer. C'est d'autant plus compliqué que c'est un fils de flic. Je monte m'habiller. Grimaçant quand je remarque le sang qui coule le long de mon dos. Je glisse une compresse de plus et hop, comme si de rien n'était.

- Tu vas où toi ? ; m'agresse Scott

- A la morgue

- Pour ?

- Sarah

Je veux prendre le volant mais il refuse. Je descends au bout de 10 minutes et pousse la porte.

- Déjà sur pied ?

- Il est plus dur qu'un grizzli ; ricane Scott

- Bon… J'ai pas eu …

- Où est Sarah ? ; je coupe le doc, je vois mon collègue s'éloigner du coin de l'œil sortir pour répondre au téléphone

- Ah… Vous la connaissiez ?

- J'suis resté avec elle. Jusqu'au bout

- Je l'ai mise au monde cette petite. Je l'ai connu à tous les âges ; il tire un brancard ; J'pensais pas la voir comme ça un jour ; il laisse échapper une larme

- Désolé ; je lui presse l'épaule

- Au moins quelqu'un était avec elle

- C'est pour ça que je suis resté. Je voulais pas qu'elle soit seule. Elle était déjà dans le noir, dans le froid et dans la douleur. Si j'ai pu lui apporter un peu de douceur… ; j'éloigne une mèche de cheveux du visage de la défunte

- J'suis désolé aussi ; murmure le toubib

- J'en peux plus…

Je m'affaisse un peu et Scott me retient. Il chuchote « ils les ont, le fils du shérif et le fils du conducteur d'hélico. C'est fini ». Puis il me pose doucement au sol. Le fils de l'ancien militaire, reconverti en conducteur d'hélico pour touriste… Bien évidemment. Du coup ils pouvaient facilement passer d'un endroit à l'autre… Putain… Quelle folie !

ooooooooOOOOOOOOoooooooo

Je pose mon sac sur le canapé. Il est 4h du matin. Je suis parti 3 jours. Et je ne repartirais plus. J'ai déposé ma démission. Le chef m'a demandé d'attendre mais fini. J'attends plus. Je rentre dans la salle de bain et jette mes fringues dans la baignoire. Je m'examine dans le miroir. J'ai senti que ça c'était rouvert pendant le vol. Tant pis. Je soulève le pansement. On dirait qu'on m'a coupé le dos en deux. Bordel ! J'allume l'eau de la douche et me glisse dessous. Je laisse l'eau couler sur ma peau. Je me retiens de gémir quand elle rentre dans la plaie. Je ferme les poings et laisse les larmes se mêler à l'eau. Elle était jeune, elle avait la vie devant elle. Elle a été fauchée. Assassinée. Un courant d'air froid heurte ma peau une seconde avant qu'un corps tiède se colle contre moi.

- Qu'est ce qu'ils t'ont fait hein ? ; murmure Stiles à mon oreille, la voix encore rauque de sommeil

- Rien bébé, rien de grave ; je tente de le rassurer mais avec ma voix écrasée de sanglots j'suis pas certain que ça fonctionne

- Et la belle blessure là ?

- Coup de couteau

- Forcement ton dos n'avait rien…

- Mon cœur lui est sauf ; je murmure

- Tellement que tu pleures sous la douche ; il pose sa main sur l'organe en question

- Il va bien je te dis ; je me retourne ; J'l'avais laissé juste à côté du tien ; je prends sa main et la pose sur sa propre poitrine.

- Oww… Et ça le long de ta gorge ? ; il passe un doigt délicat sur la plaie près de ma pomme d'Adam

- Superficiel. Viens, on va se coucher. J'ai besoin de tes bras.

Je me savonne rapidement. Stiles m'attend à la sortie de la douche avec une grande serviette. Je me retourne et lui indique mon dos. Il hoche la tête en silence. Je m'assieds avec un soupir d'aise sur notre lit. Et finis même par m'allonger sur le ventre. Il s'assied sur mes fesses et étale un peu de pommade. J'ai envie de crier tellement ça brule, mais je reste stoïque. Il pose les compresses et finit en mettant le scotch.

- Tu aurais besoin de point de suture mon ange ; il déclare calmement en caressant mes muscles

- J'irais demain si tu veux. Viens te coucher, tu vas être mort demain en cours

- Tu penses encore à ça toi ? ; il rigole

- Je pense tout le temps à toi…

Je le fais basculer contre moi. Il n'a même plus un cri, un frémissement. Il est tellement habitué à moi je pense. Il se love contre ma poitrine avec un soupir d'aise.

- Bébé ? ; je caresse son dos du bout de mes doigts

- Mh ?

- J'ai démissionné ; je murmure

- C'est vrai ? ; il se redresse sur un coude

- Oui, je suis désolé… J'en pouvais plus et…

- Pourquoi t'es désolé ? ; il passe ses doigts sur mes joues, grattant ma barbe de ses ongles

- Parce que… J'sais pas… C'est peut-être un truc que t'aimais chez moi ; j'hausse les épaules

- Ce que j'aime chez toi Derek Hale c'est pas le fait que tu sois un agent. Ce que j'aime c'est ton courage. Tu hésites pas à te jeter à l'assaut d'une maternelle pour pas laisser des enfants seuls, tu hésites pas à défoncer une porte qui cache une victime d'abus, t'hésites pas à sauver les autres au détriment de ta propre vie. C'est ça que j'aime. Ton grand cœur. Que tu sois agent du FBI, pompier, prof de maths… non pas de maths ; il grogne ; Prof de musique, ou encore plombier ça ne change rien à ce qui fait de toi ce que tu es. Ce que j'aime c'est l'homme pas l'agent !

- Merci ; je le tire à nouveau contre moi

- Je t'aime

- Pas autant que moi

Le réveil est douloureux, pour lui comme pour moi. Mais vaillamment on se lève. Je lui fais son cacao dans la bonne humeur. Il a des poches sous les yeux mais son sourire vaut tout l'or du monde. Je le pose au lycée et passe au bureau. Je pousse pour la dernière fois la porte vitrée et manque de tomber sur Scott, assis sur la moquette.

- Hey vieux frère

- Salut

- Qu'est ce … ; il me tend une enveloppe… La même que moi hier ; AH !

- J'en peux plus non plus ; il se passe la main dans les cheveux ; 7 ans je pense que c'est assez

- Le boss va devoir reconstituer toute une équipe alors ; ajoute Lydia, dans notre dos

- Quoi ? ; on se tourne vers elle, enveloppe bleue à la main

- Oh merde… Et Erica ? ; je demande

- Regarde son bureau ; elle m'indique de la tête. Bureau vierge, comme s'il n'y avait jamais eu personne

- Oh putain ; chuchote Scott

- Poussez vous mes petits amours, vous encombrez le passage ; clame April, une enveloppe en main

- Mais… ; je fronce les sourcils

- Qu'ils se démerdent, assez de jeunes loups attendent notre place ; finit Deaton en sortant de l'ascenseur

- Que… ; Scott est incrédule, la bouche ouverte

- Vous voulez que je les dépose chez Thompson ? Ça vous évitera le voyage ; rigole notre chef

- Euh… ; Scott lui tend et Lydia aussi

- Je vous accompagne chef ; déclare April

- Bien, alors Miss Jordan ; il lui tend le bras, galamment

- Ok ; je chuchote

Je me dirige vers mon bureau, vide mes tiroirs. Je récupère mes quelques effets personnels.

- Je sais pas si vous savez mais vous avez le droit de conserver votre arme ; ajoute Scott

- Pour quoi faire ? ; s'interroge Lydia ; Pour que Howard se mette une balle ? Hors de question.

Elle fait passer le holster hors de son jeans et pose l'arme dans un bruit sourd sur son bureau. Ce bruit sonne comme le glas de la fin. On se retourne tous vers ce lieu qui nous a abrité, hanté, fait pester, rire… 7 ans… Je remarque la tache de café près de mon bureau, je regarde ce bureau fendu en deux par mon poids quand j'ai sauté dessus à pied joint pour rejoindre Stiles dans le salon de réception. Je contemple le long couloir de marbre qui amène au bureau d'Ap. Début d'une nouvelle vie. Je pose le carton dans le coffre. Mon arme me brûle les reins. Mais j'ai pas pu me résoudre à la rendre. Elle fait un peu partie de moi. On se promet de s'appeler. Même si on sait pertinemment qu'on ne le fera pas au début. Il nous faut une pause. Une longue pause. Scott se dirige vers chez Allison. Ils sont bien ensemble. Ça a pas été facile, mais noël a un peu aidé. Moi je me dirige vers le lycée. Il ne finit pas avant 2 h mais… J'ai envie de le voir. Besoin serait plus exact…

A Baby-boy « Tu as une envie furieuse de manger à la cantine à midi ? »

De Baby-boy « Oui c'est TEEEEELLLLLEEEEMMMMEEENNNNTTTT bon à la cantine ! »

A « Une pizza ? »

De « Maison ? »

A « Nop la flemme ! Restau ? »

De « J'finis à 12h15 »

A « J'suis déjà là. J'pouvais plus rester loin de toi… J'ai vraiment écrit ça ?! »

De « Oui tu l'as écrit et maintenant je dois me retenir de pleurer en plein cours d'histoire ! »

A « Pardon bébé. Des fois c'est plus fort que moi… »

De « J't'aime »

A « Moi aussi »

De « Tour de grande roue après la pizza ? »

A « Si tu veux bébé »

De « Je veux… Ça et tellement d'autre chose ! Vivement l'Italie ! »

Son « je veux » me rends un peu perplexe. Je démarre donc et déambule dans la galerie marchande qui est près du lycée. Sans vraiment l'avoir prémédité j'achète une bague… Nouvelle vie, nouveaux objectifs...


S'y t'y pas mignon tout plein ça? :p