Saaaaalut tout le monde !
Oui oui, comme promis, MK! continue. J'espère que ce chapitre vous plaira autant sinon plus que les autres.

Un peu "d'action " si on peut dire. Voyez par vous-même … ;)

Disclaimer: … comme d'hab ? Ouais, comme d'hab.


Chapitre n° 38 : " Lache-mooooi sale caca des bois ! "

Désespéré. Tel était le mot caractérisant le mieux mon état actuel.

Une semaine de vacances s 'était écoulée depuis notre arrivée à la campagne.

Entre ma mère et ma grand-mère se retournant le cerveau pour que Castiel et moi ne soyons jamais seuls dans la même pièce, Naïade qui boudait depuis maintenant trois jours -je me suis légèrement énervée dessus, je le reconnais. Mais franchement, elle le cherche.- et se liait avec elles, ainsi que ma sœur qui avait fait un pacte secret avec la tomate bionique pour m'empêcher de travailler le matin…

Il était temps de craquer un peu.

Une attardée. Voilà à quoi tu ressemble ma vielle.

J't'ai rien d'mandé toi.

Pourquoi tant de haine …

J'aime ça.

Shame on you.

Commence pas à faire semblant d'être bilingue, toi.

Je te rappelle que je suis toi.

Justement.

Trop occupée à répondre mentalement à ma conscience et à faire des grimaces à mon nouveau téléphone, je n'avait pas vu l'ombre du zigoto m'englober par derrière jusqu'à ce que l'image de son visage déconcerté n'apparaisse en arrière plan.

_ Je peux comprendre que t'en puisse plus de nous … mais de là à essayer d'être envoyé en asile psychiatrique, tu trouves pas que tu vas un peu loin ?

Je sursautais -ç'en devenait presque une habitude- sans prendre la peine de me retourner pour lui répondre.

_ Très drôle… fis-je tout en continuant à donner toutes les formes possibles et imaginables à mon visage.

Protestant lorsque Castiel me retira l'appareil des mains, j'essayais vainement de l'escalader durant plusieurs minutes. Y mettant toute ma volonté et ma force, tendant le bras aussi loin que mon petit corps ne pouvait me le permettre, je finie par perdre lamentablement l'équilibre et m'écroula sur le gazon dans un bruit étouffé.

_ Armin ? Demanda-t-il après m'avoir jeté un regard, vaguement préoccupé par ma chute.

Me relevant avec ma grâce habituelle, je poussais un grognement tout en époussetant mon jean.

_ Oui et ?

_ Depuis quand vous êtes potes ?

_ Tu m'avais caché que t'étais un bien meilleur flic que ma mère … répondis-je en lui tirant la langue, sachant pertinemment qu'il le prendrait mal.

Me jetant un regard blasé, ce dernier ne répondit rien. Sachant qu'il ne lâcherait pas l'affaire, je décidais de passer aux aveux.

_ Depuis pas longtemps. Je suis amie avec Alexy, alors on a fini par se parler et on est devenu amis. Satisfais Inspecteur Tomate ?

_ Ouais… répondit-il sans pour autant me rendre mon téléphone.

Tiens, moi qui croyais que seules les filles étaient jalouses …

_ Hé ! Rends-moi ça Gamine ! Protesta-t-il de nouveau.

Profitant du fait qu'il était trop occupé à s'improviser agent de la CIA, j'avais gentiment glissé la main dans sa veste (rendue il y a peu) pour lui piquer le sien.

_ Dans tes rêves Chevalier du Ni !

_ Chevalier du … quoi ? Demanda-t-il, ne comprenant absolument pas de quoi elle voulait parler.

_ Ca te dis rien « Monty Python » ?

_… Monty- quoi ? Demanda-t-il légèrement exaspéré.

*Long soupire* … N'avait-il aucune culture ?!

Levant les yeux au ciel, j'en profitais pour reprendre mon précieux téléphone et, après lui avoir royalement tiré la langue, me carapata en direction de la maison le plus vite possible avec deux béquilles, son téléphone ainsi que le mien glissés dans ma poche.

Je couuuurs, je voooole !

Fumer c'est mal, tu sais ?

mmmh, ta gu*ule pour voir ?

Quel vocabulaire outrageux.

Merci pour le compliment.

Courant plus vite qu'Usain Bolt poursuivit par une tortue ninja en plein sevrage de pizza et volant plus haut que Buzz l'Eclair lui-même -si si, rien que ça- , je pouvais déjà apercevoir le perron de la maison. Un sourire se dessinant sur mes lèvres, je pensais déjà au moment où je refermerai la porte juste derrière moi, jubilant devant la face déconfite de Castiel, lorsque je senti réellement mes pieds décoller du sol.

_ Pas si vite petite chose… murmura mon odieux kidnappeur. Je crois que tu as quelque chose qui m'appartient.

_ J'vois pas de quoi tu parles … tentais-je misérablement de feindre, brassant gaiement de l'air pour espérer un jour regagner la terre ferme.

Je sentis soudainement le sol au contacte de mes pieds, retenant un cri petit cri de douleur… avant de m'envoler à nouveau cinq fois plus haut, atterrissant dans les bras de la tomate de l'espace qui courrait déjà en direction de l'escalier menant à ma chambre.

_ Lache-mooooi sale caca des bois ! hurlais-je à pleins poumons.

Non pas que j'avais peur du vide, ne vous méprenez point, seulement j'avais légèrement laissé mes béquilles sur le perron. De plus, être accrochée tel un hiiibou* au cou d'un Ketchup grimpant quatre à quatre deux étages , il y avait plus rassurant.

Nous arrivions finalement au dernier étage, devant ma chambre.

_ Pousse la porte Yu, dit-il légèrement essoufflé.

_ Q-quoi ? Bégayais-je après m'être finalement rendue compte que le sol avait cessé de bouger.

_ A moins que tu ne préfères que je salisse ta belle petit porte blanche avec mes chaussures ?

Après quelques secondes de réflexion intense, je finis par m'exécuter en poussant la porte avec mon pied valide.

_ C'était bien la peine que je me retienne de le faire moi-même …

Gloussant telle une poule en réfléchissant à mon acte, j'entrepris de lui balancer une réplique des plus intelligente lorsque je fus balancée comme un sac à patate sur mon lit. De nouveau complètement perdue et dépassée parce qu'il se passait, je tentais de me redresser mais fus immédiatement plaquée contre le matelas avec force. J'ouvris subitement les yeux, ne comprenant pas ce qui m'arrivais.

Positionné à quatre pattes au dessus de moi, Castiel me fixait avec un sourire coin, visiblement très satisfait de sa manœuvre.

_ Coincée jeune demoiselle… murmura-t-il.

Prise au piège et ne sachant que répondre, je lui tirais furtivement la langue et fini par sourire en le voyant rire.

Ayant un grand esprit de contradiction, je regardais dans toutes directions pour imaginer comment tourner la situation à mon avantage.

_ C'est dangereux ça.

_ Qu'est-ce qui est dangereux? Demandais-je sans comprendre.

_ De regarder ailleurs alors que je suis dans cette position au dessus de toi…

Sentant mes joues prendre feux, inspirais profondément et réfléchis à la réplique parfaite.

_ Je crois que j'ai vécue pire que ça … répondis-je d'un ton malicieux.

Castiel se rapprocha d'avantage de mon visage, ruinant définitivement ma tentative de self-control.

_ Ah oui ? Demanda-t-il, apparemment surprit.

_ … dois-je te rappeler que je dors avec toi depuis plus d'une semaine ?

Ce dernier sourit sans prendre la peine de répondre, préférant apparemment continuer à me contempler.

Nos deux visages n'étaient plus qu'à quelques millimètres l'un de l'autre lorsqu'une vague d'angoisse me submergea, m'obligeant à fermer les yeux avec force.

Surprit, Castiel hésita et finit par rouler sur le côté, me libérant au passage.

Il me fallut quelques minutes pour parvenir à reprendre le dessus sur mes émotions.

Honteuse, je n'osais plus bouger.

Quelle idiote …

Sans que je ne m'en rende compte, quelques larmes silencieuses coulèrent le long de ma joue, m'obligeant à les essuyer rapidement pour qu'il ne s'en rende compte.

Me redressant quelque peu pour m'assoir, je sentis deux bras m'enlacer étroitement par derrière.

_ Pleure pas … Je suis désolé, murmura-t-il en posant son menton sur mon épaule droite.

Fermant à nouveau les yeux, je soupirais silencieusement.

_ Non, t'y est pour rien, répondis-je en gigotant quelque peu afin de pouvoir me retourner et lui faire face.

_ Alors c'est quoi ?

_ …rien, finis-je par répondre après un moment d'hésitation.

Je baissais la tête, gardant les yeux clos.

C'était tellement difficile d'exposer ses faiblesses à la personne qu'on aimait. Il m'était pour le moment impossible de lui raconter ce qu'il s'était passé. Il était trop tôt, j'étais encore loin d'être prête.

Epuisée à désespérer intérieurement, je finis par abandonner et bascula légèrement en avant, de façon à appuyer mon front contre le torse du Ketchup.

_ Hé ! Sursautais-je lorsque ce dernier commença à me chatouiller.

Constatant que l'intéressé ne paraissait absolument pas fâché contre moi, je décidais de me venger et d'en faire autant. Basculant une seconde fois au dessus de moi, l'assaillant redoubla d'effort, me faisant pratiquement étouffer de rire.

_ A-…arrête ! Hurlais-je de rire.

_ J'arrête quand je veux sale Gamine.

J'allais protester lorsque la porte de la chambre s'ouvrit d'un seul coup, dévoilant ma mère, une expression horrifiée sur le visage.

_ Qu'est-ce qui se passe i-… ,s'interrompit-elle en découvrant la scène.

Il fallait l'avouer … la situation, sortie de son contexte, pouvait prêter à confusion.

Poussant le Ketchup sur le côté afin de descendre du lit, je m'avançais vers ma mère pour lui expliquer avant qu'elle n'interprète elle-même les faits.

_ Maman c'est pas ce que tu crois…

Ma réplique eu l'effet d'une bombe. Son visage, auparavant livide, se transforma en une expression de rage et de dégout.

_Sortez d'ici, dit-elle brusquement à notre attention.

_ P-pardon ?

_ Tu as très bien compris, sortez de cette chambre, réitéra-t-elle. Il faut qu'on parle, dépêchez-vous !

_ Mais maman! Protestais-je.

Voyant probablement que j'allais céder, Castiel s'imposa à ma place.

_ On peut pas parler ici ? Je trouve qu'il est plutôt confortable ce lit, rétorqua-t-il sur un ton narquois.

Horrifiée, je tournais la tête vers lui.

Ce dernier ne m'adressa aucun regard, m'attrapant seulement par la taille tout en défiant ma mère du regard.

_ Mais quel culot ! S'offusqu'a-t-elle.

_ On me le dis souvent, oui.

Apparemment très fier de lui, le Ketchup resserra sa prise, provoquant encore d'avantage ma mère.

_ Jeune homme, faites votre valise et récupérez votre chien. Tout de suite.

_ Maman ?! M'exclamais-je, n'étant pas sûre de vouloir comprendre où elle voulait en venir.

_ Vous avez peut-être été élevé chez les charretiers, ou peut-être n'avez-vous reçu aucune éducation, mais chez nous, on ne se comporte pas de la sorte. Maintenant rentrer chez vous.

Visiblement vexé et sur le point d'exploser, Castiel me lâcha et pris son sac qu'il n'avait pas défait, y fourrant sèchement quelques affaires qui traînaits.

Sidérée par la tournure que prenait les choses et me sentant sur le point de fondre en larme, je décidais de prendre pour une fois les choses en mains et d'agripper son sac avant qu'il ne sorte de la pièce, l'obligeant à se stopper net.

_ Comment tu peux oser dire une choses pareil ?! Hurlais-je à l'intention de ma mère, outrée.

_ Laisse tomber, j'me casse, répondit Castiel.

_ C'est ça oui, allez-vous-en. Puis, tournant son regard vers le mien : Yuki, je ne veux plus que restes avec lui.

_ Pardon ?!

_Ne fais pas semblant de ne pas comprendre. Je ne veux plus que vous vous voyiez.

Complètement sidérée, la tristesse laissa place à la colère. Lâchant le sac du Ketchup, je me précipitais sur le mien et commença à y fourrer toutes mes affaires.

_ Qu'est-ce que tu fais au juste ?! Demanda ma mère.

_ Tu lui as demandé de partir, alors il s'en va. Mais je ne compte pas rester là non plus.

Sur ce, je fermais d'un coup sec ma valise et attrapa la main de Castiel pour l'entraîner dans les escaliers.

Arrivés en bas de ce dernier, j'attrapais mon écharpe posée sur le fauteuil de l'entrée et appela ma grand-mère pour lui demander de nous conduire à la gare.

_ Bah on rentre déjà ? Demanda Naïade en m'entendant parler en hurlant à moitié.

_ Oui, répondis-je sèchement.

_ O…kay…

Après une bonne vingtaine de minutes à tenter de persuader ma grand-mère de nous raccompagner, cette dernière s'exécuta et nous arrivâmes finalement à la gare.

N'ayant pas parlé pendant toute la durée du voyage, la tomate fini par briser le silence une fois qu'il fut sûre qu'elle soit assez loin pour ne pas être entendu.

_ Je ne pensais pas qu'elle oserai me mettre dehors, avoua-t-il.

_ … moi si, soupirais-je.

_ Elle ne savait plus quoi te répondre en tout cas !

_ C'est la première fois que je lui répond, en même temps.

_ Sérieux ?! Se moqua-t-il en ouvrant la bouche d'un air faussement étonné.

Lui plantant un doigt dans le ventre, je ne pus m'empêcher de rire.

_ Baaka* !

_ Ba-quoi ?

_ Rien rien … répliquais-je en riant.


Notes:

* Pour « Monty Python », regardez ce montage vidéo avec quelques extraits du film du même nom : (A partir de huit minutes environ, si vous êtes plutôt sensible (vraiment sensible), arrêtez-vous en là, vous avez vu le plus drôle.)

*Pour le « Hiiiibou », voir le sketch de Gad Elmaleh sur le blond à la piscine.

* Baka en japonais signifie idiot.


Merci à tous de continuer à suivre MK!
J'espère que ce chapitre vous aura plus. A partir de vendredi je suis à la campagne (si si, la même maison que Yuki … xP) donc pas de réseaux … MAIS ! (oui, parce qu'il y a toujours un mais.) j'ai bien l'intention d'écrire la suite que j'ai déjà commencé !

N'oubliez pas les reviews, ça donne du courage et de la volonté à l'auteur. (Et puis ça fait toujours sourire ! :D )

Enjoooy !

Signé PititeYuki.