Coucou tout le monde et bienvenue dans Le Loup Parm... NON. Bob, tais-toi, c'est ma fic. ... OU JE TE TUE ! Bref, où en étions-nous ? Ah oui, bonjour tout le monde, nous enchaînons aujourd'hui avec un nouveau chapitre du Survivant de l'Enfer, qui, je l'espère, vous plaira :3 Et devinez quoi ? Oups, ça se complique ! Mouhahahahahaha. Comme d'habitude un grande merci à Hakukai, Isil-gawien, Maddey et Rubeale pour les reviews et/ou le soutien. Un grand merci à Mahyar, Fred, Seb, Krayn et Bob pour continuer à nous faire rire, trembler, et théoriser tous les mardis et vendredis, c'est devenu... Une drogue on va dire x) Sur ce, j'arrête de parler, je lance le magnéto !
Chapitre 2 : Sur la route
Une cellule dans un endroit encore inconnu.
"LAISSEZ-MOI SORTIR OU SUR MA VIE VOUS ALLEZ LE REGRETTER !"
Frederic Molas redonna un énième coup de pied rageur dans la porte, en colère, faisant sursauter Bob Lennon, assis dans un coin de la pièce, les genoux collé contre sa poitrine. Le plus jeune des deux était légèrement claustrophobe, l'état de son aîné renforçait son stress. Mais le pire, c'est que ce n'était même pas le fait d'être enfermé qui hantait ses esprits. Non, Bob Lennon était en train de stresser parce que Fanta était en vacances, que les abonnés n'allaient plus avoir de contenu pour un temps indéterminé et qu'il n'avait aucun moyen de contacter son meilleur ami. Et bien sûr, lui comme Fred s'inquiétait pour les trois autres campeurs, abandonnés à eux-même.
Les deux Youtubeurs s'étaient réveillés une heure plus tôt, couché sur le sol en béton froid d'une pièce close, dont la seule source de lumière était une petite fenêtre à barreaux, menant directement sur l'extérieur, torse nus, et un vêtus d'un simple pantalon blanc, comme on en trouvait à l'hôpital. Il faisait froid, et cette satanée fenêtre n'arrangeait pas les choses. Bob avait immédiatement fait une crise d'angoisse, Fred l'avait obligé à se coucher, les pieds en l'air, pendant une bonne vingtaine de minutes. Lui restait calme, s'étonnant lui-même.
Fred se tourna vers Bob, abandonnant la porte. Ca ne servait à rien de s'énerver, il n'y avait absolument personne dans le couloir. Il croisa le regard brun d'un Bob tout pâle. De plus, il était calme et silencieux, et s'il y a bien une chose que Fred avait retenu en cinq ans, c'était que le Pyro-Barbare n'était jamais silencieux. Il s'installa à ses côtés. Bob tenait toujours ses genoux contre lui, se balançant nerveusement sur lui-même.
"Hey Mec, tout va bien ?"
Bob se stoppa, lui lança un regard insistant, ne répondit pas, puis recommença son manège. Fred voulait l'aider, mais un, il n'avait pas la délicatesse de Seb dans ce genre de situation, deux, il craignait le contact physique, vu leur tenue, pour le moins... Inhabituelle. Mais le pauvre lui faisait de la peine, et s'il y a bien une chose que détestait notre Youtubeur, c'était que quelqu'un aille mal.
Doucement, Fred attira Bob contre son torse musclé et l'emprisonna d'un bras. Bob se mit à trembler dans ses bras, puis il se mit à pleurer. Longtemps. Fred resta incroyablement patient, craquer, ça arrivait même aux meilleurs. Il avait encore en tête la première fois que Seb et lui étaient montés sur scène. Seb' avait fondu en larmes, et Fred avait du reporté la convention, il avait pris soin de lui pendant deux heures et le tour était joué.
"Allez gamin, remets-toi. On va s'en sortir tu vas voir. Ils sont débrouillards, ils vont nous sortir de ce pétrin."
Bob sembla se calmer. Des larmes coulaient toujours le long de ses joues, mais il était moins bruyant. Finalement, le Pyro-Barbare se blottit contre lui, et finit par s'endormir d'épuisement, dans les bras de son ami, qui le tenait toujours contre lui.
Une voiture, quelque part sur une autoroute française.
Sébastien Rassiat était crispé sur le volant, le regard rivé sur la route. Sur les sièges arrières, Krayn, regardant le paysage, et Mahyar, endormi contre l'autre fenêtre. Cela faisait une bonne journée que nos trois amis roulaient, à tour de rôle. Ils avaient fait le plein de provisions, aucun d'eux trois n'auraient de toute manière songé à rentrer chez lui. Depuis le kidnapping de Fred et Bob, tous trois étaient devenus paranoïaques, au point de s'inquiéter si une voiture les suivait plus de deux minutes.
Ils étaient épuisés par leur course-poursuite contre un ennemi dont ils ignoraient tout. Mahyar ouvrit un oeil, avant de s'étirer, comme un chat. Il lança un coup d'oeil à la route, puis à ses deux amis. Le Maître des dès avait pris le dernier tour de conduite, et, fatigué, il s'était endormi dès qu'ils avaient repris la route. Seb était préoccupé par ce qui avait bien pu arriver à leurs amis après le départ, Mahyar ne savait plus quoi penser, la scène était digne d'un mauvais jeu de rôle, et Krayn... Krayn encaissait, comme toujours, le plus calme des trois, impassible.
"On est où ? demanda Mahyar d'une voix fatiguée.
- Pas loin de Grenoble, répondit Krayn au tac au tac."
Seb était resté silencieux, préférant se concentrer sur la route. Cependant, après quelques instants, il prit la parole.
"Ca peut plus durer les mecs, faut qu'on contacte quelqu'un. Fanta pourrait nous aider, il est loin, ils pourront pas l'attraper. Il a toujours des bonnes idées en plus.
- Et qu'est-ce qu'il pourrait faire de plus ? répondit Mahyar. Il va nous dire de fuir et... Oh. Tu veux le prévenir pour Bob ?
- Bien sûr ! C'est son meilleur ami, il a le droit de savoir quand même !"
Mahyar haussa les épaules, avant de se remettre dans une position plus confortable pour se rendormir. Krayn lui lança un regard de coin.
"Arrête toi à la prochaine station Seb'. Je vais prendre le relai."
Seb hocha doucement la tête. Ils roulèrent encore vingt kilomètres avant de se stopper à une station essence. Les trois hommes se dirigèrent vers le magasin. Mahyar avait terriblement besoin de boire quelque chose de frais, et le Mojito sur lequel il posa ses yeux lui fit les yeux de cocker. Il n'essaya même pas de résister. Krayn et Seb se contentèrent d'un café, d'une pause pipi, puis tous trois se dirigèrent vers le coin sieste. Une bonne heure de pause ne pourrait leur faire que du bien.
Si Mahyar et Krayn trouvèrent facilement le sommeil, ce ne fut pas le cas de Seb, toujours obsédé par le fait d'appeler Fanta. Il avait besoin de parler à quelqu'un, et son meilleur ami étant Dieu seul sait où, il en embaucha un nouveau. Il tira la grimace en pensant au prix qu'allait lui coûter cet appel, mais il ne dit rien. Le téléphone sonna deux fois, puis une voix un peu fatiguée lui répondit.
"Allô ?
- Fan... Fanta ? Tu vas bien ?
- Seb ?! Oui, oui ça va bien. Qu'est-ce qu'il se passe ?"
Seb prit une grande inspiration. Ce qu'il s'apprêtait à annoncer n'était pas facile, et il ne voulait pas brusquer le Réunionnais, surtout que Bob lui avait déjà dit qu'il pouvait avoir des réactions très violentes.
"Je... Je devais te parler. Tu promets de pas t'énerver ?
- Pas m'énerver pour quoi ? Bob a fait une grosse connerie qu'il n'assume pas ?
- Non, c'est pas ça. Fanta... Bob et Fred se sont fait enlevés."
Il y eut un grand silence de l'autre côté du fil. Seb attendit patiemment, laissant le temps à Fanta de réaliser.
"Qu... Quoi ? Comment ça il s'est fait enlevé ? C'est un de ses défis à la con ou...
- Nan, je suis vraiment sérieux. On est tous dans la merde vieux. Je sais pas ce qu'ils voulaient, mais ils en avaient après nous tous.
- Vous êtes combien ?
- Trois. Mahyar, Krayn et moi. On s'est fait attaqué hier matin, Bob s'est fait avoir, Fred a voulu l'aider. Nous on s'est barrés in extremis. On est sur la route depuis hier, on sait pas quoi faire."
La voix de Seb s'était brisé sur la fin. Et voilà, il craquait. Il n'en pouvait plus, simplement plus. Il voulait rentrer, manger une pizza, jouer aux jeux vidéos, avec Fred, comme avant, simplement oublier ce foutu camping.
"Vous êtes où là ?
- Sur une aire d'autoroute, pas loin de Grenoble.
- Merci pour cette information, répondit soudain une troisième voix."
Seb sursauta violemment. C'était quoi ça ? Il reprit sa respiration, réalisant que c'était probablement celui qui détenait ses deux amis.
"Vous êtes qui vous ?"
Un autre monde, au même moment.
Balthazar observait une fleur étrange, un sourire aux lèvres. Doucement, il l'arracha, et la montra fièrement à ses compagnons de route, incrédules. Tout avait commencé deux heures plus tôt. Alors qu'ils devaient se rendre dans une tour au sud du Cratère, Bob avait vu quelque chose au loin, et avait décidé de faire un détour, entraînant ses compagnons avec lui, avec l'excuse que c'était très important. Bien sûr, Fred avait été trop gentil, et il avait accepté. Et maintenant qu'il avait la chose "très importante" devant les yeux, il le regrettait amèrement.
"Tu vas me dire qu'on a fait ce détour à la con juste pour une fleur ?!"
Bob fit une mine outrée, puis serra la plante contre lui. Tous semblaient du même avis que le paladin. Notre pyromage leva les yeux au ciel, il fallait vraiment tout leur expliquer, pire que des enfants.
"Ce n'est pas une simple fleur, c'est une fleur de feu, elle pousse une fois tous les mille ans. Selon la légende, elle permet de lire l'avenir. C'est super rare !
- Mouais, ça reste qu'une plante, grommela Grunlek, peu convaincu.
- Elle se vend à des milliers, voir des millions de pièces d'or, surenchérit Bob, en fixant intensément le nain."
Une lueur intéréssée passa soudain dans les yeux de leur ami de petite taille. Bob sourit. Tout ce qui touchait de près ou de loin au sujet de l'or intéressait Grunlek. Le nain, soudainement conscient que Bob se moquait de lui, prit un air faussement vexé, et fit demi-tour, Eden sur les talons, en grommelant quelque chose d'inaudible. Théo pointa un doigt vers Bob.
"Il y a intérêt à ce que ta fleur marche ou je te le ferais regretter, Balthazar Octavius Barnabé."
Ils s'apprêtèrent à repartir, quand la voix paniquée de Grunlek leur parvint aux oreilles.
"LES MECS ! LA TERRE SE FEND EN DEUX. IL FAUT FUIR. MAINTENANT !"
Mais qu'est-ce qu'il se passe ?! Well... Spoilers :D
