BON-SOIR ! En ce soir d'Aventures, un petit chapitre du Survivant de l'Enfer à haute tension. Mais vraiment très haute tension mouahahahahahahahaha. Vous allez me tuer ahah. Merci beaucoup à Maddey, Hakukai, juliabakura et kittytogo pour les reviews sur le chapitre précédent. C'est toujours un plaisir de vous lire, même si je n'ai pas beaucoup de temps pour vous répondre à tous. Toutes vos théories me font mourir de rire. Nous attaquons la vraie intrigue mes enfants. Non pas que l'autre n'en soit pas une, bien au contraire. Oh, et préparez vous psychologiquement. J'dis ça, j'dis rien. Bonne lecture !

Chapitre 7 : Sortie de rêve

Quelque part d'inattendu...

Mahyar était bien, là, dans le noir. Loin de tout. Loin du monde. Le soleil réchauffant son visage froid. Quoi ? Le soleil ? Dans un laboratoire ? Il ouvrit un œil, puis le second, avant de planter littéralement sur place. Il n'était pas dans le laboratoire. Il était assis au milieu d'un parterre couvert de feuilles mortes, et recouvert par une forêt. Une énorme forêt. Il se releva doucement. Qu'est-ce qu'il faisait là ? Le dernier souvenir qu'il avait, c'était ce bip strident annonçant une décharge électrique, et Fanta. Il était mort ? Non pas que ça le gênait, mais quand même. Il n'avait même pas eu le temps de finir la critique de son dernier jeu de rôle avec tout ce bazar. Et ça le contrariait.

Il se releva, cherchant à se repérer. Difficile. Il y avait des arbres, c'était certain. Mais à part ça... Il fit quelques pas, droit devant lui. Après une bonne heure de marche, il n'avait toujours pas trouvé de route, de signes de civilisation, et il commençait très sérieusement à angoisser. Il était totalement perdu. Il était toujours torse nu, et il avait froid. Une brise hivernale soufflait sur les lieux. Il fallait qu'il trouve un endroit où se mettre à l'abri, où se réchauffer.

Il continua à avancer, la boule au ventre. C'est à ce moment précis qu'il commença à se sentir suivi. Ce n'était qu'un léger bruit de feuillages au début, puis des bruits de pas. Mahyar accéléra l'allure, peu rassuré. S'il pouvait fuir le conflit, il n'allait pas se gêner. Mais sans le savoir, il était en train de se faire rabattre comme un vulgaire lapin. Et ce qui devait arriver arriva. Deux hommes sortirent de nulle part, lui bloquant la route, alors que ceux qui le suivaient sortaient de leurs cachettes. Ils étaient six, il était seul.

« Qu'est-ce que vous me voulez ? Demanda Mahyar d'une voix lasse. »

Notre Maître des dès en avait sérieusement marre de courir tout le temps. Autant se poser et parler de vive voix. La parole, un art qu'il maîtrisait assez bien. Les personnes en question se lancèrent un regard surpris. Ils étaient habillé de haillons et malgré leur détermination, la fatigué était clairement présente dans leur regard.

« Nous ? Qu'est-ce qu'on veut ? Cracha l'un d'eux. Se faire du pognon comme tout le monde dans ce pays de merde.

- C'est bien d'avoir de l'ambition, répondit Mahyar, ne pouvant s'en empêcher.

- Ils ont besoin d'esclaves, à la Capitale.

- Ah. »

Bon, au moins leurs intentions étaient claires désormais. Le seul petit problème c'est qu'ils l'encerclaient. Un d'eux s'approcha derrière lui. Mahyar l'avait vu arriver, il fit volte-face, surprenant son kidnappeur. Parce qu'ils croyaient qu'il allait se rendre peut être ? Il n'eut pas le temps de réfléchir d'avantage, il reçut un coup par derrière, le déséquilibrant. Il poussa un râle sourd et se mit à se débattre alors qu'on lui attachait les mains dans le dos.

Une forte main le souleva. Il profita de l'occasion pour planter sa mâchoire dessus. L'homme le lâcha. Mahyar piqua un sprint, tout droit, évitant par il ne sait quel moyen une flèche qui vint se loger à quelques centimètres de sa tête. Cependant, avoir les bras attachés le déséquilibrait, et la deuxième flèche, il ne put l'éviter. Elle vint se planter dans son épaule. Il essaya de se relever, mais la douleur et l'incapacité d'utiliser ses mains l'en empêcher. Celui que le Maître du Jeu avait mordu vint lui placer un couteau sous la gorge.

« Foutez-le avec l'autre. S'il s'échappe encore, tuez le. »

Mahyar grogna quand on lui arracha la flèche, puis il fut soulevé, et traîné vers une roulotte. La porte s'ouvrit, il fut balancé dedans. Il s'écroula contre quelque chose de chaud, un autre être humain de toute évidence. Il lui détacha les mains.

« Tu sais te battre ? Demanda t-il immédiatement.

- Je... Euh... »

Il ne l'écoutait pas, trop occupé à essayer de retirer la muselière d'un énorme loup blanc, couché dans le fond, qu'il n'avait pas remarqué. Le cerveau de Mahyar ne sut pas comment agir. Cette voix. C'était celle de Krayn. Cependant, la personne en face de lui était de petite taille, et avait une longue barbe blanche. Et un bras mécanique. Le Maître des dès se sentit défaillir.

« … Grunlek ?

- Vous me connaissez ? »

Des bruit de pas. Grunlek hocha négativement la tête. Il tendit un bâton assez solide à Mahyar qui le prit sans vraiment trop savoir quoi en faire.

« Prépare-toi. On va s'échapper d'ici. »

La porte s'ouvrit. Le loup se releva et grogna. Le nain sourit.

« Eden. Attaque. »

La louve sauta au visage de la première personne qui se trouvait derrière.


Deux heures plus tôt...

Balthazar Octavius Barnabé était en train de débattre avec lui-même sur le sceau qu'ils avaient trouvé un peu plus tôt. Grunlek, Théo et Shinddha ne l'écoutaient plus depuis longtemps. Trop de mots compliqués dans une seule phrase, leurs cerveaux épuisés n'avaient pas voulu chercher à comprendre. Shin somnolait contre Théo, sur Lumière, fatigué, alors que Grunlek cherchait un moyen de faire taire le mage, installé sur Brasier, derrière lui. Eden trottait joyeusement entre les deux chevaux, disparaissant de temps à autre dans les fourrés. Elle avait déjà attrapé trois lapins, pour le plus grand bonheur de Grunlek qui n'avait plus de provisions.

Ce fut d'ailleurs une disparition soudaine d'Eden pendant plus d'une demi-heure qui inquiéta Grunlek. Généralement elle revenait au bout de dix minutes. Le nain fit signe de ralentir à Théo, qui le fit, non sans râler sur le fait que son « clebs faisait perdre du temps au groupe » et blablabla. Mais il s'en fichait. Puis il y eut ce cri. Un appel à l'aide de la louve. Grunlek ne réfléchit même pas, il sauta de cheval et partit en courant vers les hurlements de son amie, malgré Théo lui demandant d'attendre derrière lui.

La trouver ne fut pas bien difficile. Elle était au beau milieu de la forêt, les quatre pattes attachées entre elles, et muselée grossièrement avec une corde. Elle se mit à gémir en le voyant, tout en lançant des regards et des couinements vers les buissons. C'était de toute évidence un piège. Une voix retentit derrière lui, celle de Bob, paniquée.

« Grun ! C'est un piège ! Laisse Eden et cours. »

Il lança un regard paniqué à la louve, puis aux buissons. Non. Il prit de l'élan, courut vers Eden, la souleva et fit demi-tour au trop. Des hommes sortirent de tous les côtés en hurlant. Il se retrouva rapidement encerclé, plaqué au sol, puis attaché. Puis il fut balancé dans une roulotte prison. Il commença à se débattre, sous le regard d'une Eden peu rassurée. Au moins, ils l'avaient laissé avec la louve. A force d'acharnement, il réussit à libérer son bras humain. Mais du bruit à l'extérieur contraria son plan. Il replaça ses mains dans leur position d'origine et attendit. Un second homme fut balancé dans la roulotte, et il devait se l'avouer, il fut ravi de voir que ce n'était pas un de ses compagnons.

Bob, Shin et Théo avaient rebroussé chemin, et ne s'étaient rendu compte de la disparition de leur ami qu'après une dizaine de minutes. Ils se lancèrent un regard décidé, attrapèrent leurs armes, les chevaux, et se préparèrent au combat.


Pendant ce temps, dans un autre monde...

« Mahyar ? Mahyar tu m'entends ? »

A force d'acharnement, Fanta avait réussi à se détacher de son lit et était désormais en train de secouer Mahyar, essayant en vain de le réveiller. Il ne savait pas quoi faire, il ne savait même pas comment fonctionnait tout ce bordel innommable de boutons et de fils. Le Maître du Jeu ne bougeait pas d'un pouce. Seule sa poitrine se soulevant à un rythme régulier indiquait qu'il était encore vivant. Vu le temps où il était « mort », Fanta craignait qu'il soit mort cérébralement. Mais un stupide espoir l'animait encore et le poussait à continuer de le secouer.

« Allez s'il te plaît... Tu peux pas juste... Mourir comme ça ! Réveille-toi, s'il te plaît. »

Le bruit caractéristique de la porte qui s'ouvre surprit Fanta. Il se crispa sur le corps du Maître des dès, alors que Miranda Dumont, accompagnée de trois sbires, et de deux scientifiques, vu leurs blouses blanches, entra dans les lieux. Ses lèvres se pincèrent quand elle vit que son cobaye était debout et pas dans son lit. Fanta était tendu, prêt à la fuite.

« Remettez M. Chevillard au lit s'il vous plaît.

C'est Fanta pour vous. Appelez moi encore une fois par mon vrai nom et...

Et quoi ? Nous détenons votre meilleur ami, nous pouvons facilement envoyer des snipers abattre votre femme. Modérez vos propos. »

Fanta serra les poings. Puis, toujours crispé, il gagna son lit. Il ne voulait pas mettre sa famille en danger. Et encore moins Bob. Les sbires sortirent des menottes et lui attachèrent poignets et chevilles, aux barres du lit. Les scientifiques s'approchèrent de Mahyar.

« Ne le touchez pas, grogna Fanta, menaçant. »

Miranda poussa un soupir, attrapa un talkie walkie. Fanta se sentit blêmir.

« Faites pas ça, s'il vous plaît. Je dirais plus rien.

- Trop tard. Harry ? Blesse-le. »

Sur les télés du fond, l'image de la cellule apparut. Les salauds, ils avaient non seulement l'image, mais le son. Fanta sentit son cœur se serrer.

« Je suis sûr qu'il va s'en tirer, dit calmement Fred. Fanta va leur foutre la pâté, tu vas voir.

- Mais s'il le tue...

- Il les tuera avant.

- T'es con.

- L'espoir fait... »

La porte de la cellule s'ouvrit brutalement, faisant sursauter tout le monde. Un homme armé entra dans la pièce, sous les regards perturbés des personnes présentes. Fanta se mit à se débattre. Il savait déjà ce qui allait se produire.

« S'il vous plaît... Je me rends okay. Lui faites pas de mal. Juste foutez lui la paix. Disséquez-moi si vous voulez, mais ne le touchez pas. Vous avez promis.

- Et bien... Le marché est annulé. De toute évidence. »

L'arme se leva vers Bob Lennon. Fanta se mit à hurler alors qu'un coup de feu sourd résonnait non seulement dans la cellule, mais également dans le laboratoire.


Et ce sera tout pour ce nouveau chapitre qui est assez long. Allez-y, déversez votre mécontentement et votre haine sur moi. J'avoue, faire du mal à Bob me manquait XDDD Il était temps de rectifier ça. Allez-y, allez-y, sortez vos haches, tronçonneuses et autres. J'vous attends AHAH. N'hésitez pas à laisser une petite review, j'ai envie de vous voir hurler sur moi. Grosses bisouilles, et on se retrouve très vite dans un registre beaucoup plus joyeux, Lycéenne RPG. A très vite !