BON-SOIR ! Nous avançons doucement dans l'intrigue. Comme je l'ai déjà dit, Royaume en Perdition et celle-ci ne seront pas de petites fanfictions, vous en avez encore pour un bout de temps. Merci à Lolalola239111963, juliabakura, Clochann, Isil-gawien, Yukino et Yvhiy pour les reviews, vous êtes de plus en plus nombreux, que ce soit à suivre cette histoire, la fanbase ou à écrire des fanfictions, et je voulais vous remercier. Tous. MERCI. Sur ce, on retourne torturer nos adorables psychopathes chéris.

Chapitre 9 : Une chance supplémentaire

Dans le Cratère, au beau milieu d'une forêt dense...

Mahyar était à la traîne, avec Shinddha. Si lui avait une excuse, puisqu'il n'avait pas vraiment l'habitude de faire l'équivalent d'un Lyon-Paris à pied, il suspectait le demi-élémentaire de le prendre lui comme excuse. Soit disant pour le surveiller. L'archer semblait tout simplement crevé. Mais au moins, ils avaient eu le temps de sympathiser. Mahyar avait testé son copain de route toute la journée, sur son histoire. Et tout correspondait. Tout. Notre Maître du Jeu n'avait jamais été autant déstabilisé que maintenant. C'était tout simplement impossible, ils ne pouvaient pas être réels. Et pourtant, ils étaient devant lui, et il devait l'accepter.

Devant eux, Théo et Balthazar ralentirent le pas, pour se stopper finalement quelques mètres plus loin, dans une clairière. Mahyar et Shin les rejoignirent bientôt. Grunlek et Bob étaient déjà en train de ramasser des brindilles, alors que Théo dessellait Lumière. Le paladin interpella le Maître des dès.

« Eh... Euh... Shakira ! Va aider les autres à chercher du bois. »

Mahyar haussa un sourcil. Shin secoua la tête, désespéré. Théo et les noms, une grande histoire d'amour.

« Appelez-moi Mahyar. Ce sera plus simple, dit simplement le MJ, en frôlant Théo pour aller aider le nain et le mage. »

Shinddha se laissa lui tomber sur un caillou, il avait mal aux pieds. Soit disant. Mahyar fut plutôt efficace. Enfin... Il ramassa des bouts de bois un peu au hasard, puis Grunlek lui expliqua que non, des bouts de bois mouillés n'allaient pas flamber. Sauf que notre pauvre Maître des dès, débutant au niveau de la survie ne voyait pas vraiment de différences entre le bois mouillé et le bois sec. Il se trouve qu'il réussit à peu près à ne prendre que du bois sec, par un coup de chance. Balthazar alluma le feu, du bout du doigt, puis le groupe installa les couchettes tranquillement. Grunlek en avait toujours une en réserve, qu'il offrit à Mahyar. Le Maître des dès était déjà habillé plus décemment, Théo lui avait prêté quelques vêtements, et Bob un sac avec quelques vivres, de l'eau, du pain, des biscuits pour grignoter en route, sortis d'après lui de la réserve de Grunlek où l'on n'avait pas le droit de se servir normalement.

Ils s'installèrent autour du feu. Grunlek était déjà en train de sortir ses casseroles, sous le regard bienveillant de sa louve, couchée aux pieds de l'homme au bouc. Bob avait sortit un bouquin, et était plongé dedans, le front plissé, concentré. Théo... Théo tournait autour du camp, la main sur son épée. Et Shin continuait de se plaindre de ses pieds. Jusqu'à ce que Grunlek lui lance une pomme. Notre héros n'était pas spécialement à l'aise, se demandant toujours ce qu'il faisait ici. Et comment il était arrivé là. La dernière chose dont il se souvenait, c'était d'avoir parlé à Fanta. Depuis, tout était flou.

Deux bottes de plates se figèrent soudain devant lui. Mahyar sursauta,et releva la tête vers Théo, qui le dévisageait intensément, les yeux plissés.

« Vous êtes sûr que vous êtes un humain lambda ? Parce qu'il y a un truc qui cloche. Et je sais pas ce que c'est. Et ça m'énerve. Et qu'est-ce que vous faisiez dans les bois ? A moitié nu.

- Vous... Vous en comprendriez pas. Moi non plus je ne comprends pas. Je sais pas du tout ce que je fais ici, ni comment je suis arrivé ici. J'ai rien demandé. »

Il se releva, pour avoir le paladin dans les yeux. Théo n'était qu'à quelques centimètres de son visage, suspicieux.

« Pourquoi vos parents vous ont appelé Mahyar ? »

Un soupir lourd de sens de Grunlek derrière lui attira l'attention de Théo, qui leva les yeux en l'air.

« Quoi encore ?

- Théo, il est juste perdu, ça se voit. Laisse tomber.

- Je ne crois pas non, dit Théo d'une voix grave. Mahyar c'est l'enfant de la Prophétie dans tous les bouquins de la Lumière. Celui qui est censé sauver cette foutue terre dans un jour critique, celui qui a le pouvoir des mots, qui s'est fait sauver par le Dieu Euthanasie en personne. On a interdit à quiconque de donner ce nom à son enfant. Alors soit ce poireau nous ment, soit... »

Il ne termina pas sa phrase. Mahyar était bouche bée. Bob s'était levé également, soudainement intéressé. Le mage se mit à tourner autour de lui, comme un prédateur analysant sa proie.

« Je crois surtout que tu te fais des idées Théo, reprit Grunlek. Pourquoi on aurait pas le droit de l'appeler comme ton messi ? C'est ridicule ! C'est un hommage, ou un truc dans le genre.

Et les tremblements de terre ?

- Tu devrais aller te reposer, t'es juste fatigué et tu t'imagines des choses pour rien. Il n'a aucun pouvoir, sinon on l'aurait senti. Enfin Bob l'aurait senti. Ou Shin. »

Le mage haussa les épaules, puis retourna s'asseoir. Théo plissa des yeux, puis reprit son tour de campement, toujours méfiant. Mahyar, perplexe, préféra oublier ce qu'il venait de se passer. Le paladin devait faire erreur sur la personne. Enfin, il l'espérait. Non pas que devenir un héros le dérangeait, il avait bien trop d'amour propre pour ça, mais il craignait que la situation ne s'aggrave, comme dans tout bon scénario digne de ce nom et que ça ne retombe sur le groupe entier. C'est perplexe qu'il attendit le souper avec une excitation non-dissimulée.


Cette bonne vieille cellule...

« Il est bouillant, dit gravement Krayn. »

Il avait une main sur le front d'un Bob dans un était encore pire qu'avant. Il tremblait, avait de la fièvre, poussait un gémissement de temps à autre, et il était clairement au plus mal. Fred, Seb et Krayn se relayaient toutes les heures pour le surveiller, jour et nuit. Son état était de plus en plus inquiétant, et les personnes extérieures restaient sourdes à leurs appels de détresse. Fred tournait en rond, nerveux, essayant d'interpeller quelqu'un au moindre petit bruit suspect à l'extérieur. Seb, lui, était assis contre le mur, les genoux repliés contre lui. La déprime gagnait doucement le cœur de nos héros qui ne voulaient plus qu'une chose, quitter cet endroit.

« Il reste de l'eau ? Demanda Krayn.

- Plus beaucoup, répondit Seb. Il nous reste même pas de quoi tenir jusque Midi. »

Krayn jeta un coup d'oeil à la bassine. Bob était prioritaire. Il attrapa un gobelet et le souleva doucement. Il plaça le verre à ses lèvres. Le Pyro-Barbare ouvrit faiblement les yeux, il avala le contenu du verre avant de replonger dans un état comateux, dans un long gémissement.

Quand il y eut des pas, dans le couloir. Des bruits de bottes annonçant l'arrivée imminente d'un groupe de personnes. La porte s'ouvrit à la volée. Miranda était là, l'air mécontente. Elle observa les soldats.

« Embarquez celui-là et soignez-le. Je veux qu'il soit debout. Vous. Où est-ce qu'il est ?

- Quoi ? Demanda Fred. De quoi vous parlez ?

- Chevillard. Fanta, peu importe comment vous l'appelez. Où est-ce qu'il est ?

- Bah... Il était avec vous non ? Tenta Seb. Vous l'avez embarqué et...

- Et il a disparu. »

Elle se tourna vers les soldats.

« Vous là, enchaînez-les. Je ne veux pas d'autres pertes. Bouchez toutes les sorties, le moindre trou dans le grillage. Et trouvez le. Tout de suite. »


Un peu plus tôt, dans le Laboratoire...

Fanta observait les deux hommes en blanc, méfiant. Ils étaient dos à lui, occupés sur une table. Et ils avaient commis une grosse boulette. Sur la tablette, à côté de lui, un scalpel avait attiré son attention. Il était en train de tirer comme un forcené sur ses liens, pour attraper l'objet métallique. Il était hors de question qu'il termine comme cobaye sur cette table. Il tira un peu plus, bandant ses muscles au maximum, et il atteignit son but. Il attrapa le scalpel et se mit à le faire glisser les liens en cuir. Il tira une grimace quand la lame lui coupa la main de long en large, mais il s'en fichait. L'instinct de survie était beaucoup trop fort.

Le cuir finit par lâcher après deux bonnes minutes d'acharnement. Fanta retira doucement son poignet, puis libéra le second. Il descendit lentement du lit, puis se dirigea lentement vers un des laborantins. Il l'attrapa violemment par derrière et lui plaqua le scalpel sous la gorge. Le second homme se retourna, surpris, et recula.

« La porte. Ouvre la porte. Ou je le tue.

- ...

- FANTA !

- Fanta... Vous ne voudriez pas faire quelque chose que vous allez regretter.

- Vous avez blessé mon meilleur ami, vous nous avez attaqués, enfermés, traités comme des animaux. Donnez moi une seule bonne raison de ne pas vous tuer ! »

Le laborantin sursauta, et se tourna vers la porte. Il passa sa carte, et la porte s'ouvrit. Fanta relâcha son otage, le poussa violemment contre son collègue et traça. Il se mit à courir dans les couloirs, à en perdre haleine, tournant à chaque intersection, dans l'unique but d'échapper à ses ravisseurs. Une alarme ne tarda pas à retentir dans le bâtiment. Des bruits de bottes se firent entendre, il plongea dans un placard et referma la porte, retenant sa respiration. Des soldats passèrent devant lui.

Il releva la tête et sourit. Une carabine de chasse était posée là, l'appelant presque. Enfin il allait pouvoir espérer. Cela faisait bien trop longtemps qu'il était coincé ici. Et il se fit une promesse. Aujourd'hui, ça allait se terminer. Aujourd'hui, il allait récupérer Bob Lennon et ses amis et tout allait redevenir comme avant. Aujourd'hui, ils allaient être libres.


Et voilà pour ce nouveau chapitre :3 J'espère qu'il vous a plus, n'hésitez pas à laisser une petite review, ça fait toujours plaisir ! Le chapitre prochain, je pense l'axer plus sur Mahyar et le Cratère, je verrais bien. En tout cas, ça va se corser :D Grosses bisouilles et à très vite pour Royaume en Perdition !