BON-SWAR ! Je suis trop contente d'écrire sur Le Survivant de l'Enfer aujourd'hui. Cette fic c'est mon bébé peut être encore plus que Royaume en Perdition blblblblbl. Merci à juliabakura, LolaLola23111963, Klervia et YulDwin pour les reviews, ça me fait extrêmement plaisir :D Je vous souhaite une bonne lecture, on monte encore d'un niveau d'intensité :3
Chapitre 12 : Tentatives désespérées
Nuit noire sur le Cratère...
Mahyar était profondément endormi, pour une fois. La présence d'Eden avait quelque chose de rassurant, c'est ce qu'il supposait. Il rêvait aussi, de sa maison, dans l'autre monde, de ses amis qu'il ne reverrait probablement jamais, de tous ces livres de jeu de rôle le suppliant de les ouvrir. Ce rêve finit par se transformer progressivement en cauchemar. Ses amis riaient de sa disparition, les livres devenaient des monstres effrayants et il finit par se relever d'un coup en hurlant. Et c'est peut être ce qui sauva la vie de Balthazar. Le mage se réveilla, forcément, puisque le Maître des Dès avait hurlé, et écarquilla grand les yeux. Grunlek était près de lui, un couteau levé au dessus de sa tête. Il frappa. Bob roula au sol. Le couteau se planta dans son épaule. C'était certes douloureux, mais bien moins grave qu'un coup dans le cœur. Le N ain poussa un grognement, jeta un regard noir à l'attention de Mahyar, et partit au pas de course vers la forêt.
Théo et Shin se réveillèrent juste à temps pour le voir s'éloigner. Le paladin se leva et partit immédiatement à sa suite. Mahyar se dirigea lui vers Bob, qui se tenait l'épaule en grognant. Il venait de retirer le couteau. Le MJ attrapa des bandages, dans son sac, et lui retirer sa robe. Shin vint rapidement l'aider, notre pyromage blémissant à vue d'oeil à la vue de son propre sang.
« Ca va aller, lui dit calmement Mahyar. C'était pas profond.
- Qu'est-ce qui lui a pris ? Tu lui a fait quelque chose de mal Bob ? Demanda Shin, la voix tremblante.
- Je... Non, je sais pas... Il est bizarre depuis hier. »
Théo sortit des fourrés, l'air mécontent. Shin tourna un visage suppliant vers lui. Le paladin baissa les yeux.
« Je l'ai pas retrouvé, désolé. Je sais pas où il est parti, mais je peux pas croire à cette tentative de meurtre. Quelque chose cloche avec lui. Et vu tout ce qu'il s'est passé, je crois pas aux coïncidences. - On change de plan, on va à la Capitale. Et toi là, Shak... Shik...
- Mahyar... le coupa l'intéressé en levant les yeux au ciel.
- Ouais, bah tu viens avec nous. Je t'emmène voir l'Eglise de la Lumière. Ton cas devrait les intéresser. »
Balthazar se releva et s'interposa immédiatement.
« Certainement pas ! Tu es fou ? Si c'est vraiment l'enfant de ta prophétie, comment tu veux leur prouver ? Je te rappelle qu'ils tuent tout ce qui ressemble de près ou de loin à quelque chose de louche. Et ni Shin, ni moi ne pourront t'accompagner, c'est hors de question Théo.
- Tu as une autre solution ? Il est clairement une cible Bob ! Si on le laisse seul, il survivra pas deux jours. Et... Et... Si c'est vraiment l'enfant de cette foutue prophétie, aussi improbable soit-elle, c'est à moi de le protéger. »
Ils se tournèrent tous deux vers Mahyar, silencieux, près de Shin. Il leva les yeux vers eux, puis poussa un long soupir.
« Je ne sais pas si tout ce qui se passe a un rapport avec moi. Je ne sais pas si je peux vous aider. Je ne sais même plus qui je suis réellement. Mais si je peux faire quoi que ce soit, j'en suis. »
Le groupe se mit d'accord. Ils commencèrent à rassembler leurs affaires. Mahyar, resté un peu à l'écart, s'accroupit près d'Eden, et il se mit à lui carresser l'encolure.
« Je te promets qu'on va le retrouver. Je te le promets. »
Dans un petit village perdu au milieu de nul part...
Fanta soutenait Bob depuis près d'une heure. Ils approchaient d'un petit village, dont ils avaient vu l'Eglise dépasser de la cime des arbres un peu plus loin. Bob était cependant encore trop faible pour les longs trajets, comme son évanouissement de quelques secondes au beau milieu de la forêt avait pu en témoigner. Il avait tout de même voulu marcher, malgré les réticences de son ami, et Fanta n'avait accepter qu'à la condition qu'il s'appuit sur lui. Les deux Youtubers étaient directement tombés sur la gendarmerie, ils n'avaient pas réfléchi, et s'étaient directement engouffrés en son sein.
Bien sûr, il avait fallu faire la queue. Quelque chose que Fanta adore tiens. Poireauter pendant plusieurs heures, alors que Bob dort sur un banc un peu plus loin. Notre Réunionnais resta debout près de trois heures puis on le reçu enfin. On lui demanda ses papiers, qu'il n'avait pas, bien évidemment, on le renvoya s'asseoir, en lui disant qu'on l'appellerait. Au bout d'une heure, toujours rien, Fanta qui devient légèrement rouge, qui se dirige vers le bureau, suivi de près par Bob Lennon, un peu plus en forme après sa sieste, et là...
« Vos papiers s'il vous plaît.
- On en a pas. Ca fait trois fois qu'on vous le dit !
- Fanta, calme-toi.
- Retournez vous asseoir, répéta l'homme de l'accueil. »
Le sang du Réunionnais ne fit qu'un tour. Bob repéra cette expression, sur son visage. Le « Oh putain il va pas me faire chier lui. » Il n'eut pas le temps de réagir, Fanta avait attrapé l'homme de l'accueil par le col, et lui donna un magnifique coup de boule, qui le mit KO sur le coup. Bob s'approcha de son meilleur ami.
« Ca fait mal ?
- Oui.
- Bien. »
Ils entrèrent donc pas tout à fait légalement dans les locaux, à la recherche de quelqu'un qui pourraient les aider. Les policiers les regardaient étrangement, comme s'ils les... reconnaissaient. Fanta freina brutalement. Bob qui était devant lui s'arrêta à son tour, et se tourna vers son ami, inquiet par son brusque changement d'humeur. Il semblait soudainement très nerveux.
« Ca va Fanta ?
- Faut qu'on se casse d'ici. Vite.
- Quoi ? Mais c'est toi qui a d... »
Fanta se jeta sur Bob, une balle fila juste au dessus de leurs têtes. Le Réunionnais avait vu l'un d'eux sortir une arme, à travers la fenêtre, il avait vite réagi. Il se releva, attrapa Bob, le souleva comme une brindille, et se mit à courir. Les balles fusaient de partout, mais de toute évidence, elles ne cherchaient pas à les toucher. Elles les guidaient. Ils étaient en train d'être rabattus comme du gibiers vers la sortie. Fanta prit un peu d'avance, ouvrit un placard, jeta presque Bob à l'intérieur, le referma sans un bruit, puis se dirigea vers l'armurerie. Il récupéra un pistolet, le chargea en imitant un peu la manière dont ses personnages de jeux vidéos s'y prenaient, puis il prit son courage à deux mains et retourna devant le placard. Les policiers se stoppèrent, et se mirent en position de tir, alors que le Réunionnais les menaçaient.
« Baissez vos flingues ou j'vous explose !
- Fanta, fais pas le con ! Hurla la voix de Bob depuis le placard. »
Le Pyro-Barbare ne pouvait rien faire, la porte ne s'ouvrait que de l'extérieur. Il donnait des coups de poing dedans, mais de toute évidence, son ami avait décidé de rester sourd à ses plaintes. Les flics n'avaient pas bougé d'un pouce, insensibles. En revanche, quand il leva son bras, il vit un mouvement de panique dans les rangs. Une idée de génie lui traversersa le crâne, et il leva l'arme vers sa propre tête.
« Vous avez besoin de moi vivant ? Pas vrai ? Et si je me tue ? Hein ?
- Fanta ?! FANTA ! Qu'est-ce que tu fous putain ?! Arrête tes conneries, tu me fais peur là ! Ouvre la porte !
- Qu'est-ce que vous nous voulez ?! Pourquoi vous avez besoin de nous ?! Répondez ! »
Les hommes en bleus se lancèrent des regards paniqués. C'est qu'il avait l'air d'être sérieux ce con. Et c'était pas vraiment dans leurs tâches ça. L'un d'eux s'avança. Il posa doucement son arme au sol. Fanta le regarda faire, sur ses gardes, alors que Bob, à deux doigts de la crise de larmes, continuait de tambouriner dans l'armoire en hurlant son nom à s'en arracher les poumons.
« On... On a des ordres Monsieur Ch...
- Fanta. Quels ordres ?
- Nous devons vous ramener à la base, afin de vous soigner.
- J'ai pas besoin d'être soigné. C'est plutôt eux qui vont avoir besoin de soin quand on débarquera pour leur exploser la face !
- Fanta s'il te plaît... Ouvre cette porte ! Couina Bob, désespéré. »
Le policier fit encore un pas. Fanta redressa l'arme, décidé, l'homme se stoppa.
« Vous allez nous laisser sortir. La moindre tentative de nous rattraper et je me fait sauter la cervelle.
- Pour un cobaye de laboratoire, je trouve que vous parlez beaucoup trop. Aurez-vous seulement le courage de vous donner la mort ? Nooooon, bien sûr que non, beaucoup trop lâche pour ça. »
Fanta ouvrit la porte du placard. Bob sortit, inquiet. Fanta n'avait pas baissé son arme. En effet, le Réunionnais avait trouvé un plan, certes suicidaire, mais un plan tout de même.
« Prépare toi à courir. »
Il tira dans la jambe du flic, puis dans la fenêtre derrière lui, et attrapant Bob au passage, les deux hommes se jetèrent dans le vide.
Allongés sur des tables, ailleurs...
« Krayn ? Eh tête de con, debout ! Chuchota Fred à l'attention du Streamer, toujours dans les vapes à sa droite. »
L'intéressé poussa un grognement comme simple réponse, puis finit par ouvrir un œil. Une migraine douloureuse le prit, lui rappelant amèrement le coup qu'il s'était pris sur le crâne. Il jeta un coup d'oeil autour de lui. Fred, Seb et lui-même étaient attachés sur des aux alentours. Il releva la tête et essaya de tirer un peu sur les menottes qui le maintenaient à la table.
« Il s'passe quoi ?
- Je sais pas. J'ai entendu les scientifiques parler de puces. »
Krayn tourna la tête pour voir ce qu'il y avait de l'autre côté. Il fut assez surpris de voir Mahyar, couché dans un lit, extrêmement pâle, comme s'il était... Non, il refusait d'y croire. La machine indiquait qu'il respirait, et il n'était pas sous respirateur. Ils avaient du le plonger dans le coma, ou quelque chose dans le genre. Seb était silencieux, fixant intensément un coin du plafond. Fred soupira.
« Bon, comment on se casse d'ici ? Fanta a dû passer par là. S'il a réussi à se barrer, on devrait pouvoir réussir à en faire autant.
- … Comment ? La situation est pas assez désespérée là ? Si on tente quoi que ce soit ils vont nous tuer.
- Et tu proposes quoi ?! Qu'on reste ici ? Qu'ils viennent nous trifouiller tranquillement le cerveau ? - Tu crois vraiment que Mahyar va se réveiller dans son état ?! Regarde la vérité en face Krayn ! Si on reste ici, on crève.
- Si on bouge d'ici également. »
Fred poussa un grognement, frustré, en colère, alors qu'il savait que le streamer avait également raison. Il se tourna vers Seb. Il semblait... Eteint. Toute trace de sourire avait disparu de son visage. Il finit néanmoins par prendre la parole, d'une voix tremblante.
« Krayn a raison Fred. On est foutus.
- Mais... Mais comment vous pouvez être aussi pessimistes ! Si j'avais les mains libres je vous aurais déjà claqué contre le mur ! On est trois, on peut faire quelque chose !
- Trop tard. »
La porte s'ouvrit, sur un groupe assez important de scientifiques. Entre eux, Miranda, souriante.
« Préparez-les pour le transfert. Je veux être tenue au courant de toutes les étapes du projet. Bonne chance messieurs. »
Elle quitta la salle sans un regard pour eux, alors que les scientifiques se rapprochaient doucement d'eux, armés de masques.
Voilà pour ce nouveau chapitre ^^ Il a mis du temps à arriver, parce que je me suis beaucoup remise en questions ces derniers jours, que je n'allais pas bien, et que, disons que certains propos tenus à l'égard de notre fanbase a fait considérablement baisser le moral des troupes. Le prochain chapitre de Royaume en Perdition n'arrivera pas tout de suite, je fais un petit break niveau fanfictions aventures, ne vous inquiétez pas, tout va bien. J'ai juste besoin d'un peu de temps. Un OS sur Fanta et Bob devraient bientôt arriver, et ensuite, on se lance dans la centième fanfic, qui promet et va être totalement épic :3 D'ici là, gardez la foi, tout va bien ! Et n'hésitez pas à laisser une petite review ! Bisouilles !
