BON-SWAR ! On enchaîne, pendant que ma crise d'inspiration ne semble pas vouloir s'arrêter, avec le Survivant de l'Enfer ! J'avais trop trop hâte de l'écrire cette fanfiction. Donc, tout d'abord, merci à juliabakura, Sauwk, Isil-gawien et Yumei Mizuki pour les reviews, c'est adorable, vos théories sont toujours aussi drôle à lire et on se jette dans le monde de la foliiiiiiiiiiiiie!

Chapitre 18 : Jeux de pouvoir

Shin abattit le dernier soldat debout d'une flèche dans la tête. Le groupe, épuisé, marchait à travers la masse de cadavres, sans réel but. Seb était légèrement blessé au bras, après une altercation assez violente, mais ce n'était pas bien grave. Tous broyaient du noir. Mahyar leur avait été enlevé sans qu'ils ne puissent rien faire et ça rendait fou plusieurs des compagnons, en particulier Théo de Silverberg et Viktor Oppenheimer, qui avaient juré, quelques jours plus tôt, de le protéger. Théo tournait de cadavres en cadavres, les fouillant un à un dans l'espoir de trouver des ordres, un signe qui leur permettrait d'identifier l'endroit vers où ils se dirigeaient.

Fanta, qui était lui aussi en train de fouiller les corps, se figea en entendant un grognement. Il posa une main sur son arbalète, par précaution, avant de se rendre compte que le gémissement venait... D'un arbre, ou plutôt du creux entre deux arbres, où un de leurs agresseurs se débattait vainement. Le Réunionnais poussa un petit soupir de soulagement.

« Les mecs, on a un otage. »

Théo se releva immédiatement, et fonça dans sa direction, il sortit son épée et posa la pointe de celle-ci sur le cou de l'homme.

« Où est-ce qu'il est ?!

- Vous croyez que je vais vous le... AAAAAAH ! »

Théo venait de planter son épée dans la jambe de l'homme. Il n'était pas d'humeur à rire.

« Où est-ce qu'il est ?! Si tu me le dis pas, tu vas connaître la mort la plus lente et douloureuse que n'importe qui dans le Cratère n'a jamais connu. Parle !

- Je peux pas... Ils vont me tuer si... si... AAAAAAAAAAAAAAAAH ! »

Deuxième coup dans la deuxième jambe. Il se mit à pleurer de douleur et à supplier Fanta de le faire arrêter. L'intéressé se contenta d'hausser les épaules.

« Je serais toi, je ferais ce qu'il te demande de faire, il a pas l'air de vouloir te lâcher.

- Je... Très bien, je vais parler mais... Mais arrêtez s'il vous plaît. Je vais parler. »

Théo donna un grand coup de pied dans l'arbre, pour élargir le trou. Il attrapa l'homme par son armure et le jeta à terre, à découvert. Il chercha immédiatement à fuir, le paladin le rappela donc à l'ordre en plantant son épée à travers sa jambe et la terre sous lui, le bloquant définitivement. Paniqué, l'homme se mit à se débattre, avant de se recroqueviller sur lui-même. A visage découvert, il semblait assez jeune, la trentaine, au maximum. Il avait les cheveux noirs, courts et les yeux verts foncés, qui ressortaient beaucoup à cause du sang étalé sur son visage. Fanta releva la tête, le reste du groupe attendait, un peu à l'écart, observant la scène de loin.

« Parle ! Grogna Théo d'une voix forte.

- Ils... Ils l'ont emmené dans... dans le Nord, dans la vi... ville de Waravi, ils vont... Ils vont l'utiliser pour ouvrir les portes des mondes.

- Les portes de quoi ?

- Les portes des mondes. »

Fanta réfléchit un moment. Ce nom n'avait rien de rassurant.

« Merde. Ils vont ouvrir les frontières entre notre monde et le votre. C'est ce que la femme avait prédit. Ça risque de tous nous tuer.

- Quoi ? C'est quoi cette histoire encore ?

- Le monde dont je viens, la femme qui nous a enlevé disait qu'il allait disparaître dans moins de deux moins, sauf si Mahyar réussissait sa mission. Ils veulent se servir de lui comme... Une clé, ou quelque chose dans le genre, on doit les arrêter. »

Théo se tourna vers le groupe et fit signe à Balthazar d'approcher. Le mage s'exécuta, entraînant le reste du groupe à sa suite. Il jeta un regard dédaigneux au soldat, pour se concentrer sur Fanta et son paladin.

« Qu'est-ce qu'il se passe ?

- Est-ce que t'as déjà entendu parler de barrières entre les mondes ?

- Euh... Dans des livres très anciens, oui. Ce sont des protections magiques, qui empêchent deux mondes de rentrer en collision, et d'assurer la survie des êtres vivants. Pourquoi ? »

Fanta et Théo se lancèrent un regard effrayé.

« Les barrières vont lâcher à cause de Mahyar, expliqua calmement Fanta.

- Oh. On risque fort de tous mourir, génial. Vous avez trouvé où ils ces fils de chien l'ont emmené ?

- Waravi, répéta Théo. On démarre tout de suite. C'est au Nord, à environ une semaine de route. Mahyar tentera de s'échapper j'espère, ça devrait les retenir assez longtemps. En route. »

Le paladin récupéra son arme et siffla Lumière. Bob réinvoqua Brasier, et la licorne de Mahyar s'approcha timidement. Elle donna un petit coup de tête dans l'épaule de Fanta. Balthazar traduisit.

« Elle t'accepte sur son dos.

- Ils ont des chevaux eux aussi, dit Krayn en pointant cinq bêtes noires broutant un peu plus loin. »

Le groupe quitta rapidement les lieux, ne laissant derrière eux qu'un soldat agonisant et une nuée de cadavres abandonnés.


Mahyar se réveilla doucement dans une pièce qu'il ne connaissait pas, avec un mal de tête atroce. Tout tournait autour de lui, et ses jambes en compote ne lui permirent pas de tenir debout plus de trois secondes. Il était dans ce qui semblait être une cellule souterraine, dont les barreaux étaient fait dans une matière qu'il ne connaissait pas.

« Il y a quelqu'un ? Théo ? Bob ? »

Il ne se souvenait absolument pas s'être déplacé de lui même, et ça le perturbait sérieusement. En bougeant une de ses mains, il remarqua qu'il était enchaîné. Ça aussi c'était nouveau. Il tira sur les fers en grognant, ils ne bougèrent pas, bien sûr.

« Putain, je suis où là ? »

Il tenta une nouvelle fois de se lever, prêt à en découdre. Quelque chose ne tournait pas rond ici, un mauvais pressentiment le lui hurlait. Comme s'il était en danger. Il ferma les yeux quelques instants, son tournis semblait enfin se décider à le laisser tranquille. Il fixa ses chaînes, et posa sa main dessus. Un petit rayon en sortit et la chaîne s'ouvrit. Cette magie était une drogue, il devait arrêter de s'en servir.

« Je dois dire que je suis... impressionné. »

Mahyar leva les yeux vers la grille, en sursautant. Une forme venait d'apparaître, sourire aux lèvres, son bras mécanique luisant sous la lumière d'une torche. Il fronça les sourcils.

« Grunlek. Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ?

- Absolument rien. Ils m'ont montré qui j'étais réellement.

- C'est faux. Tu es devenu mauvais. Ils ont fait de toi un monstre. »

Grunlek croisa les bras, visiblement vexé dans son amour propre.

« Qui es-tu pour parler de monstres ? Tu es une erreur de la nature, tu n'aurais jamais du exister. Tu n'es né que pour détruire. Tu ne la sens pas ? Cette toute puissance entre tes mains. Cette magie qui t'appelle encore et encore. Elle va te détruire, tu le sais n'est-ce pas ? Elle va devenir de plus en plus forte, ça va commencer par des pertes de contrôle, un meurtre incontrôlé, des choses que tu ne veux pas faire. Tu ne contrôles pas, elle te contrôle. »

Mahyar resta silencieux. Il le savait. Cette utilisation de magie était trop importante, mais Balthazar l'avait prévenu, et il était bien décidé à l'aider, il n'avait pas peur, il ne craignait pas cette puissance tant que des personnes qu'il jugeait de confiance étaient là pour l'aider et l'encadrer. Grunlek tira une grimace en voyant qu'il ne réagissait pas plus que ça. Un homme imposant apparut dans le couloir, habillé tout de noir. Mahyar se tendit, méfiant. Grunlek s'inclina avec respect, confirmant la crainte du maître des dès. C'était de toute évidence le chef des opérations.

« Messire Grunlek, ne vous ai-je pas donné une mission simple ?

- Je suis désolé Monseigneur. Mais il s'est détaché et...

- Je t'ai demandé de ne PAS intervenir. Disparais avant que je ne m'énerve. »

Le nain s'exécuta, tout en lançant un regard noir à Mahyar, qui n'osait plus bouger. Le second homme s'approcha de la grille. Il était un peu plus grand que Mahyar, une cape recouvrait sa tête dont seuls de longs cheveux noirs dépassaient. Il retira le voile, l'apprenti magicien le reconnut immédiatement. Quantité de souvenirs venaient de remonter à la surface, de son enfance, des souvenirs qu'il croyait avoir oublié et enfoui.

« Bonjour mon fils. »

Mahyar ne répondit pas, interdit. Il se contenta de reculer contre le mur de sa cellule. Le symbole interdit, un mage assez puissant pour la dompter. Tout semblait clair maintenant. Il n'y avait qu'une personne qui avait vécu assez longtemps pour le retrouver.

« Je vois que tu n'es pas content de me voir. Et ça se comprend. Mais ton retour me fait énormément plaisir. J'ai attendu ce jour pendant des centaines et des centaines d'années.

- Pourquoi ? Demanda Mahyar d'un ton ferme. A quoi je peux bien vous servir ? Vous avez fait de mon enfance un enfer.

- Je ne te laisse pas le choix fils. Tu vas nous aider de ton plein gré. Malheureusement, le sceau de Mitakor ne fonctionne pas sur toi. Tu es trop puissant. Non, je vais simplement te laisser quelques jours enfermé ici. Tu vas devenir fou, petit à petit. Ce sera suffisant pour réveiller entièrement tes pouvoir, et pour, qu'enfin, on puisse faire quelque chose de toi. Bonne nuit. »

Il éteignit la torche d'un geste de main, et quitta les lieux. Mahyar se retrouva seul, perdu, avec une seule certitude, celle que, jamais, il ne l'aiderait.


C'est terminé pour aujourd'hui, merci d'avoir lu :3 J'espère que ce petit chapitre vous a plu, n'hésitez pas à laisser une petite review pour me dire ce que vous en avez pensé ! On se retrouve très bientôt dans Apprentie Pyro-Barbare, prenez soin de vous en attendant et préservez vous du mal ! Bisouilles :D