Salut, salut,

Donc voici ma toute première fanfiction, j'ai choisi d'en faire une sur the 100 parce que j'adore cette série et surtout le personnage de Murphy ! o/

J'espère que cette fanfiction vous plaira, sur ce voici quelques petites infos pour aider la lecture :

- Le point de vue sera principalement celui de Marshall mais il arrive que je le change pour celui de Murphy. Bien sûr je n'oublierai pas de vous le signaler si c'est le cas.

- Je risque de modifier quelques intrigues présentes dans la série donc essayez de ne pas trop vous y référencer pour ne pas être perdu.

Je pense avoir tout dit, bonne lecture et ne soyez pas timide sur les reviews !

Merci à Zephyra Lorem Varia pour ses reviews !


Get out | For the first time, I was scared.

Je suivis le même chemin que celui de la journée précédente, jetant parfois quelques coups d'œil aux alentours afin de m'assurer que personne ne me suive ou tente de me faire du mal. Je n'étais pas vraiment confiante ici, après tout je pouvais très bien tomber dans un piège à tout moment ou me perdre dans cette immense forêt où chaque arbre se ressemble à mes yeux. Je n'aimais pas cette sensation que me procurait cet endroit, je m'y sentais faible, vulnérable et je savais que je n'avais le contrôle sur rien du tout mis à part mon petit couteau. Moi qui avais toujours eu l'habitude d'adopter un comportement calculateur me retrouvais seule dans un milieu hostile et sans plan.

Et pourtant, je ressentais un certain apaisement à être ici. Tout était calme, uniquement les couinements de quelques animaux venaient briser le silence régnant en ces bois. Ainsi seule, je pouvais agir selon mes désirs sans avoir à me soucier des autres et de leurs problèmes. Le simple fait de ne plus entendre leurs cris incessants était comme un cadeau divin. Mais le ciel commença à se couvrir, de sombres nuages prirent place jusqu'à faire totalement disparaitre les quelques rayons de soleil filtrant entre les feuillages épais. Malgré le grondement qui éclata au-dessus de moi, je décidai de continuer ma route. Une petite pluie ne pourrait me faire que du bien et puis ça me permettrait de prendre une douche.

Une première goutte vint se poser sur mon nez et une seconde sur mon front, mais ce n'était que le début d'une longue averse. Elles tombèrent de plus en plus vite et commencèrent à se faire nombreuses. En à peine quelques secondes j'étais trempée de la tête aux pieds, je souris en sentant les gouttes chaudes glisser contre ma peau puis bondis à pieds joints dans une flaque d'eau comme le ferait un enfant. Je n'avais jamais eu l'occasion de ressentir ce genre de chose du fait que j'avais toujours vécue sur l'Arche mais je ne m'étais jamais vraiment amusé non plus, je n'ai en quelques sortes pas eu d'enfance. Faut croire que j'ai raté le train me permettant d'y accéder, mais ça changerait pas d'aujourd'hui puisque j'ai pris la mauvaise habitude d'être toujours retardée comparé aux autres.

J'écoutais le couinement caoutchouteux de mes chaussures gorgées d'eau quand je sentis le chemin devenir plus difficile à emprunter. Je devais utiliser plus de force pour parvenir à sortir mes pieds de la boue devenant de plus en plus présente, la pluie s'intensifiait elle aussi m'aveuglant parfois de longues secondes. Je m'agrippai alors à un tronc d'arbre lorsque je sentis mes pieds glisser subitement sur la terre molle, j'enfonçai mes ongles dans l'écorce pour tenter de me retenir mais celle-ci lâcha brusquement et m'abandonna à mon sort. Je me retrouvai donc sur les fesses, emportée sur une pente boueuse se faisant de plus en plus inclinée. En voyant ma vitesse accélérer, la panique s'empara vivement de moi mais le fait d'entendre un étrange bruit semblable à un torrent n'arrangea pas les choses. Je suivis alors ce que mon instinct de survie me hurlait de faire et attrapai rapidement mon couteau avant de me tourner sur le ventre et de le planter dans le sol. Il traça sa route dans la terre sur plusieurs mètres jusqu'à s'accrocher à ce qui semblait être une racine. En remarquant que ma glissade s'arrêtait enfin je lâchai un soupir de soulagement mais je n'étais toujours pas au bout de mes peines. J'avais l'horrible impression que mes jambes se balançaient dans le vide et pour cause, c'est ce qu'elles faisaient ! Je m'hasardai à jeter un regard vers l'arrière et sentis mon cœur rater un battement en voyant le fleuve déchainé s'agitant quelques mètres à peine sous mes pieds. C'est alors qu'une ombre gigantesque en forme de serpentin se dessina à la surface des vagues, je déglutis difficilement en imaginant ce que pouvait bien être cette chose mais les ailerons aiguisés sortant de l'eau m'affirmèrent que ce n'était rien d'amical.

Un cri s'échappa de mes lèvres lorsque la lame bougea subitement, elle n'allait pas supporter mon poids bien longtemps et si je ne me dépêchais pas de trouver un moyen de remonter cette pente j'allais définitivement y rester et cela pour le plus grand bonheur de la créature du fleuve. Je resserrai alors mes mains autour du manche et pris appui sur mes coudes pour me hisser vers la terre ferme. Je parvins à escalader quelques centimètres à peine mais mon corps ne cessait de glisser sur la terre boueuse et cette pluie incessante commençait à me taper sur le système. Je lâchai un grognement agacé en voyant la jointure de mes doigts virer au blanc, si la lame ne lâchait pas ce serait sûrement moi qui l'abandonnerait sous la fatigue. Je me giflai intérieurement pour tenter de me reprendre et recommençai mon action encore et encore – en vain. Mais mes gestes fragilisèrent la racine dans laquelle était ancré le couteau, je me stoppai aussitôt que je l'eus compris. Désespérée, je me mordis la lèvre pour ne pas lâcher ce qui me maintenait encore en vie, soit le manche de l'arme, et tentai de trouver un dernier moyen pour m'en tirer. Si je lâchai, je mourrai soit en me fracassant le crâne sur les pierres présentes au fond de l'eau soit dévorée vivante par ce monstre. Dans les deux cas, ce sera douloureux et pas très joli à regarder. Et alors que je sentais mes doigts glisser le long du couteau en même temps que les dernières traces d'espoir s'échappaient de moi, quelque chose attrapa brusquement mes mains.

Je levai les yeux vers celles-ci et sursautai en voyant d'autres mains posées sur les miennes. Mon corps fut hissé un peu plus haut sur la pente, j'observais la falaise s'éloigner quand je sentis un bras me soulever jusqu'à ce que je me retrouve totalement debout. Je tentai de reprendre mon souffle mais mon attention se porta rapidement sur mon 'sauveur'. Je relevai mes yeux de ses bottes couvertes de boue jusqu'à atteindre son regard bleu-gris. Son buste se soulevait puis s'abaissait frénétiquement, il devait être épuisé de m'avoir tiré jusqu'ici. Je crois bien que ce fut la première fois que j'étais heureuse de le voir.

« Alors, tu tiens un peu plus à moi maintenant ? demanda-t-il tout en retirant sa main de ma taille. »

Je levai les yeux au ciel en entendant sa remarque, ne pouvait-il jamais s'arrêter ?

« Je n'ai jamais demandé ton aide, répliquai-je.

- Si je n'avais pas été là, tu serais morte ! Donc la moindre des choses ce serait de me dire un gentil 'Merci, Murphy' ! »

Mes sourcils se froncèrent, ça ne me dérangeait pas de le remercier après tout c'est vrai qu'il m'avait sauvé la vie mais j'en vins à me questionner sur sa présence. Comment se faisait-il qu'il soit ici ? Ne devrait-il pas être au camp ? Et puis même s'il se baladait simplement dans la forêt, il n'aurait jamais pu se trouver dans un endroit aussi reculé et perdu qu'ici. A moins que…

« Tu m'as suivi ?!

- Hé, du calme, p'tite santé. T'avais l'air étrange et c'est pas la première fois que tu viens dans cette forêt.

- Et alors ? Je crois pas que tu sois mon père pour me suivre comme ça ! »

Sous la colère, je voulus m'écarter de lui mais mon pied glissa sur la vase, une fois de plus. Il attrapa mon bras de justesse et me tira à nouveau vers lui. Pourquoi fallait-il toujours qu'il intervienne ?! Je dégageai vivement mon bras de sa prise et le foudroyai du regard alors que la pluie redoublait d'intensité.

« Ne me touches pas, criai-je par-dessus le bruit du torrent d'eau. »

Ses sourcils se froncèrent à son tour tandis que sa mâchoire tressaillit, je venais de le mettre en colère mais qu'est-ce que ça pouvait bien faire ? Je ne l'avais jamais apprécié et ce n'était pas prêt de changer de si tôt. Décidée à ne plus voir sa face, je tournai les talons et me mis à remonter la pente en m'aidant des troncs d'arbre. Je n'avais pas envie de glisser encore et ainsi de donner à Murphy l'occasion de me sauver une nouvelle fois.

Une fois arrivée au sommet, je repris le chemin du retour tout en gardant les yeux rivés sur mes chaussures. Je parvenais à entendre les bruits de pas de la tache derrière moi, j'accélérais quand ils se faisaient trop proches car je ne voulais vraiment pas le voir. Je n'avais toujours pas digéré le fait qu'il m'ait suivi, j'avais toujours détesté sentir des regards sur moi et le simple fait de savoir qu'il m'avait vu sauter dans cette flaque comme une gosse me rendait folle de rage. Les quelques moments d'intimité dont j'avais eu droit étaient partis en fumée à cause de cet imbécile. Ô qu'est-ce que j'avais envie de me retourner et de l'étrangler, là, tout de suite. Mais je me retins et me contentais de marcher sans rien dire. La pluie nettoya la boue présente sur mes vêtements et mes chaussures, je détachai mes cheveux afin qu'ils puissent en profiter aussi puis jetai un bref regard vers Murphy. Son visage trempé était toujours aussi crispé, ça allait pas lui passer aussi rapidement que la dernière fois. Tant mieux, au moins il serait silencieux pendant un bout de temps. Il releva alors ses yeux clairs vers moi mais je détournai le regard, ne voulant pas lui accorder la moindre attention.

Après une longue heure de marche, on atteignit enfin le campement. Je remarquai que des murs de troncs d'arbre commençaient à s'ériger, Bellamy avait sûrement ordonné la construction de cette muraille pour se protéger des animaux sauvages et des Terriens. De nombreux chasseurs avaient dit s'être fait attaqué par des flèches et des lances, le reste des délinquants ne tarda pas à comprendre que nous n'étions pas les seuls humains sur cette planète. Je m'arrêtai alors devant la gigantesque porte bloquant l'accès au camp et laissai Murphy se positionner à côté de moi. Il hurla au garde d'ouvrir, celui-ci s'exécuta rapidement et je pénétrai enfin à l'intérieur. Je n'attendis pas la tache pour entrer dans la tente, je soupirai de soulagement en voyant le feu toujours allumé et en sentant la chaleur émanant de lui commencer à me réchauffer. Mouillée jusqu'aux os, j'étais totalement gelée et souhaitant plus que tout me mettre au chaud dans mes draps, je me dépêchai de laisser tomber ma veste ainsi que mes rangers qui furent rapidement suivis par mon pantalon et mon débardeur. Je les étendais sur l'herbe près du feu afin de les faire sécher quand je me rendis compte qu'il me manquait quelque chose. Je m'arrêtai dans mon mouvement pour tenter de me rappeler quoi et je compris lorsque mes yeux se posèrent sur ma ceinture vide. J'avais dus laisser mon couteau là-bas, je me mordis la joue pour me punir de ma bêtise mais mon attention fut attirée par le bruissement du tissu de la tente. Murphy pénétra dans l'habitacle et haussa les sourcils en me voyant ainsi. C'est vrai que j'aurais sûrement réagi de la même façon en voyant une fille complètement trempée à quatre pattes et en plus de ça vêtue de quelques bandes de tissu. Je n'avais jamais été très pudique alors cela m'importait peu qu'il me voit ainsi. Mais le vent s'engouffrant par l'ouverture me poussa à éternuer.

« Qu'est-ce que tu fais, demanda-t-il en refermant rapidement le voile de la tente derrière lui.

- J'ai laissé mon couteau là-bas, marmonnai-je, c'est le seul que j'ai. J'irai le chercher demain… »

Murphy garda son regard rivé sur moi pendant de longues secondes puis s'avança en ma direction avant de sortir sa main dissimulée sous sa veste. Elle tenait quelque chose, il déposa l'objet à côté de mes jambes puis s'en alla dans sa partie de la tente. Il s'agissait d'un des verres en métal de la cuisine, à l'intérieur se trouvait un bout de viande grillée ainsi que des noisettes, sûrement celles que j'avais cuit plutôt. Mon ventre lâcha un grognement animal à la vue de la nourriture, c'est vrai que je n'avais pas mangé de la journée et au vu des efforts que j'avais fourni, j'en avais grandement besoin. Je m'emparai alors de la viande et plantai aussitôt mes dents dedans. Dès que je l'eus totalement dévoré, je me concentrai sur la tache et l'observai alors qu'il retirait son t-shirt. Quelques cicatrices striaient son torse, s'il arrêtait de se battre pour rien peut-être qu'elles ne seraient pas là. Il laissa ses cheveux bruns goutter sur ses épaules puis retira ses chaussures. Il avait traversé tout le campement pour me ramener à manger et n'avait rien prit pour lui, mais quel genre d'idiot était-il ? Ma colère envers lui commençait déjà à s'atténuer, et cela à mon grand malheur. Je croquai une noisette puis me mis à essorer mes cheveux.

« Tu en veux ? Demandai-je en pointant du menton le verre métallique.

- J'ai déjà mangé ce matin, rétorqua-t-il d'une voix étrangement froide. »

Je laissai un soupire franchir la barrière de mes lèvres mais en voyant les rôles inversés un sourire apparut sur mon visage. Je décidai alors de me relever, verre à la main et de lui tendre celui-ci dès que je fus assez proche.

« Ne fais pas le gamin, soufflai-je à son attention. »

Je posai le métal froid contre sa peau pour le forcer à le prendre, il se saisit alors du verre et je pus repartir dans mon côté. J'éternuai une fois de plus et sentis une migraine toquer à ma porte, je décidai de m'installer entre mes draps pour me reposer et laissai mes paupières se refermer quand j'entendis Murphy me remercier. J'eus un léger sourire et secoua ma tête de droite à gauche contre l'oreiller.

« Merci à toi, répondis-je en rabattant un peu plus la couverture sur mon visage. »

Il devait sûrement se moquer de moi mais qu'importe, je lui devais quand même la vie. Alors j'écoutais les gouttes d'eau s'écraser contre la paroi de la tente pendant que le sommeil m'engloutissait.

Le temps s'écoulait lentement, je ne savais pas vraiment si j'étais consciente ou non. Des voix retentissaient au dessus de moi, un horrible mal de tête me vrillait le crâne et mes oreilles bourdonnaient douloureusement, mais je n'avais pas la force de leur dire de se taire. Je sentis quelque chose de froid se poser sur mon front, ça faisait étrangement du bien. Je tremblotais de froid et pourtant je parvenais à sentir des gouttes de sueur perler sur mon visage, étais-je malade ? Ce serait fort possible après tout le temps que j'avais passé sous la pluie battante. D'ailleurs, je ne l'entendais plus à l'extérieur, avait-elle cessé ? Une main douce se glissa dans la mienne, me ramenant légèrement à la réalité. J'inspirai longuement puis reconnus son odeur fruitée.

« G… Gaby ?

- Oui, c'est moi, c'est Gaby, répondit-elle en resserrant ses doigts sur les miens. »

Je souris autant que la fièvre me le permit puis tournai mon visage vers elle afin de laisser mes paupières s'entrouvrirent. Elle était toujours aussi innocente que la veille bien qu'une de ses joues était tachée par la suie, elle avait dut beaucoup travailler en cuisine à cause de mon absence. Je me sentis alors coupable et lâchai un soupir avant de me redresser difficilement sur mes coudes.

« H-hé ! Qu'est-ce que tu nous fais là ? Rallonges-toi ! Clarke a dit que tu devais te reposer le temps que la fièvre passe.

- Clarke est venu ici ?

- Oui, comme Bellamy et même Murphy ! Il a laissé ça d'ailleurs. »

Je suivis du regard la direction que m'indiquait son doigt avant de sentir mes yeux s'écarquiller en remarquant la présence d'une lame plantée dans le sol non loin de mon matelas. Propre et plus aiguisé que jamais, mon couteau m'était revenu comme par magie alors que la fièvre me massacrait toute entière. Les mains de Gaby se posèrent sur mes épaules et me forcèrent à m'allonger de nouveau, elle réajusta la serviette posée sur mon front et me souffla de dormir un peu. J'aurais voulu résister mais la fatigue ne m'attendit pas et en quelques secondes je reperdis connaissance.

Quelle heure était-il ? Combien de temps avais-je dormi ? Sous cette rafale de questions, je sentis mes paupières papillonner quelques temps avant que ma vue ne se stabilise. Je me sentais déjà mieux, la fièvre avait disparu mais la migraine persistait encore. Je me redressai sans trop de problèmes puis retirai le drap recouvrant mon corps, je m'observai quelques secondes - prise d'incompréhension. J'étais habillée. En tournant les yeux, je le vis. Là, debout à observer quelque chose cuir sur le feu. Il détourna alors son regard vers moi.

« Est-ce que tu…, demandai-je avant qu'il ne me coupe la parole.

- Gaby l'a fait, répondit-il en se concentrant de nouveau sur sa cuisson. »

Je sentis une légère tension dans sa voix, était-il encore énervé à cause de la veille ? Mais n'étais-ce pas à moi d'être énervée ? Et puis je ne le comprenais pas, je l'avais remercié à la fin. N'avait-il pas eu ce qu'il souhaitait ? Je décidai de ne pas perdre mon temps avec ça et observai mes nouveaux vêtements. Un débardeur gris ainsi qu'un pantalon noir peut-être un peu trop serré ? Mais bon, je n'allai pas faire la difficile, déjà que j'avais eu la chance d'avoir de nouveaux vêtements. Je me redressai alors sur mes jambes et coiffai rapidement mes cheveux en une tresse tombant sur mon épaule. Une éternelle mèche s'échappait de la coiffure mais j'avais abandonné depuis bien longtemps l'idée de la dompter. Mon regard glissa sur le couteau toujours planté dans le sol, je lui étais encore plus redevable maintenant. Je laissai mes pieds écraser les brindilles d'herbe recouvrant le sol puis décidai de m'arrêter à un peu moins d'un mètre de lui. Il ne daigna pas bouger, à croire que j'étais invisible et que seule la casserole cuisante existait. Je me raclai alors la gorge pour attirer son attention et il se tourna enfin face à moi.

« Merci de m'avoir ramené le couteau, dis-je en plantant mon regard dans le sien.

- Tu es endettée maintenant, m'intima-t-il en souriant légèrement.

- Je sais, crois-moi ça ne me fait pas plaisir. Tu voudrais que je fasse quelque chose en particulier afin de 'payer' ma dette. »

Il détourna ses yeux de moi pour les poser sur le feu, pour la première fois Murphy réfléchissait, je me retins d'applaudir et me contentais d'observer son visage penseur. En voyant un coin de ses lèvres se lever, j'en vins à regretter mes paroles. J'aurais définitivement dus fermer ma bouche, maintenant je lui avais donné la possibilité de m'utiliser comme bon lui semblait. Je me mordis l'intérieur de la joue afin de résister à l'oppressante envie de fuir. Le connaissant, il allait sûrement me donner des tâches ingrates à faire. Comme laver son linge sale ou encore nettoyer la tente derrière lui, j'allais devenir son esclave et je ne pourrais m'en prendre qu'à moi-même. Ah ce que j'aurais voulus me trancher la gorge à ce moment-là. Alors il s'avança de quelques pas en ma direction, étrangement il n'affichait plus son sourire malicieux que je lui connaissais tant. Je laissai mon pied glisser vers l'arrière, légèrement sur la défensive je le fixai comme s'il était un animal sauvage et au vu de l'étincelle carnassière brillant dans son regard on aurait très bien pu le qualifier comme tel. Il s'approcha encore et m'attrapa par le bras pour m'empêcher de reculer, ça y est, j'étais en train de flipper. Alors il se pencha un peu plus, assez pour que je sente son souffle effleurer mon visage. De si près, il paraissait beaucoup plus imposant qu'à son habitude ou peut-être était-ce simplement ma migraine qui me faisait tourner de l'œil ? Ce fut aussi la première fois que je me sentis aussi intimidée, pourquoi me regardait-il aussi intensément ? A croire qu'il allait me dévorer sur place. Ses lèvres s'entrouvrirent tandis que ses doigts se resserrèrent autour de mon bras, il commençait à me faire mal, le faisait-il exprès ? C'est alors que sa voix transperça le silence s'étant installé entre nous.

« Embrasse-moi. »


Merci de me lire ! C:

Hésitez pas à me dire ce que vous en pensez afin de m'aider à m'améliorer ~

Alors, cette petite chute ? Comment pensez-vous que Marshall va réagir ?