Salut, salut,
Donc voici ma toute première fanfiction, j'ai choisi d'en faire une sur the 100 parce que j'adore cette série et surtout le personnage de Murphy ! o/
J'espère que cette fanfiction vous plaira, sur ce voici quelques petites infos pour aider la lecture :
- Le point de vue sera principalement celui de Marshall mais il arrive que je le change pour celui de Murphy. Bien sûr je n'oublierai pas de vous le signaler si c'est le cas.
- Je risque de modifier quelques intrigues présentes dans la série donc essayez de ne pas trop vous y référencer pour ne pas être perdu.
Je pense avoir tout dit, bonne lecture et ne soyez pas timide sur les reviews !
Merci à Zephyra Lorem Varia pour ses reviews !
Get out | Sweet time bomb, you become troubled.
/!\ PDV Murphy /!\
Diable, pourquoi avais-je prononcé ces mots ? Pourquoi n'étaient-ils pas restés au fond de ma gorge ? Ô ce que j'aimerais m'arracher les yeux. Me voilà comme un idiot devant elle, j'avais voulu faire le malin en l'utilisant mais je me suis laissé prendre à mon propre jeu. J'avais envie de lui dire que je plaisantais, que c'était seulement pour me moquer d'elle mais aucun mot ne parvint à franchir la barrière de mes lèvres. Depuis quand étais-je si impuissant ?
Alors, je l'observais, guettant le moindre clignement de cils, attendant avec impatience sa réaction. Allait-elle me rejeter ? Sûrement. Se moquerait-elle de moi ? Peut-être. Mes doigts se crispèrent un peu plus autour de son poignet si fin, je la vis grimacer et retirai aussitôt ma main. Mes yeux se baissèrent sur la marque rouge entourant sa peau, je me mordis l'intérieur de la joue à l'idée de lui avoir fait mal. Elle allait me prendre pour un affamé, c'était certain. Mais pourquoi me souciais-je de ce qu'elle pensait de moi ? Et pourquoi avais-je l'impression d'être une bombe à retardement ? Mon cœur n'avait jamais battu aussi vite, si cela continuait il allait sûrement traverser ma poitrine. Et pourtant, je tentais de garder une attitude des plus sûres.
Son regard émeraude scintillait sous la lueur des flammes, ses sourcils sombres étaient légèrement froncés – ça y est, elle me prenait pour un fou. Je laissais mon regard courir sur son visage, sa peau d'albâtre, ses yeux vert feuille, ses lèvres légèrement pincées. Malgré les cernes naissant sous yeux, elle restait aussi troublante que le jour où je l'avais vu pour la première fois. Combien de temps avais-je passé à l'observer secrètement alors que nous n'étions que des enfants ? C'est une horrible sensation de savoir autant de choses sur une personne alors que celle-ci ne nous connait pas.
J'aimerai lui dire toutes ces phrases qui n'avaient jamais cessé de me hanter à chaque fois que mon regard croisait le sien. Mais trouverai-je un jour le courage ? De sombres cernes venaient s'installer sous ses yeux et pourtant elle restait tout aussi belle. Avec ses mèches rebelles partant en tout sens et son visage de glace, pourquoi avais-je tant envie de tout faire pour l'énerver ? Je voulais l'entendre me hurler après, voir ses yeux d'habitude froids s'enflammer sous la colère. Je voulais simplement qu'elle me remarque en réalité.
Mais pourquoi à la fin ?! Elle me rendait fou, j'en avais assez de me sentir désarmé face à elle. Si seulement je parvenais à la chasser de mes pensées. Me voilà coincé dans ma propre toile, n'étais-ce pas moi qui l'avais forcé à venir dans cette tente ? Qui avais tout fait pour l'énerver comme jamais ? Pourquoi ne cédait-elle pas pour une fois ? J'étais toujours le perdant dans ces jeux alors que j'étais constamment le premier à commencer. 'Marshall tu es horrible'. Comprendrait-elle ces mots et leur signification ? Je n'en savais trop rien mais je les laissais tout de même franchir mes lèvres. Peut-être réagirait-elle et laisserait-elle fondre la glace l'englobant ?
Si proche et pourtant si loin, quelle douce souffrance. Incapable de faire le moindre geste de peur de la faire fuir comme on fait fuir un oiseau sauvage. Je me contentai de rester immobile alors que son pied s'avança en ma direction. Allait-elle répondre à ma requête ? Je n'eus le temps de comprendre ses intentions que mon cerveau se déconnecta aussitôt que ses doigts se glissèrent sur la peau de ma nuque. Un doux frisson me parcourut l'échine alors que mon regard se laissa capturer par ses lèvres devenant de plus en plus proche. Mes mains tremblaient-elles ? C'était fort possible même si je n'y comprenais rien. J'étais agacé de voir mon corps réagir autant à un si petit contact, tout cela parce qu'il provenait d'elle et d'elle, seule. Je la haïssais tant.
Son souffle froid vint caresser mon visage, l'attente était insoutenable. Les paupières mi-closes, je me sentais défaillir en sentant sa main s'aventurer dangereusement dans mes mèches brunes, allais-je faire un malaise ? J'en avais bien l'impression si elle continuait de me faire attendre comme ça. Combien de temps allait-elle faire durer cette torture ? J'aurais voulu l'attraper et l'emmener loin d'ici, la garder pour moi seul. Mais depuis quand suis-je possessif ?! Elle me faisait carrément perdre la raison, je n'étais plus moi-même. Murphy, ressaisis-toi ! Me criai-je en me giflant intérieurement.
Alors ses lèvres effleurèrent les miennes comme une légère brise, elles étaient douces, trop peut-être. Était-ce normal de se sentir devenir si faible à un simple frôlement ? Toutes mes forces m'abandonnèrent alors qu'on ne pouvait même pas considéré cela comme un baiser. J'en attendais et surtout, j'en voulais plus. Je la sentis sourire contre mes lèvres.
« Tu as raison, je suis horrible, murmura-t-elle en affichant un sourire narquois. »
Elle se détacha alors de moi tandis que chacun de ses mots venaient m'empaler de l'intérieur. Je n'eus le temps de la retenir que la voilà déjà disparue en dehors de la tente. Venait-elle de s'en aller en sautillant ? Je n'étais plus sûr de rien, l'esprit encore dans le brouillard causé par toutes ces émotions. Elle devait être contente de son coup et puis, à quoi est-ce que je m'attendais ? Après tout, elle m'avait toujours détesté.
/!\ PDV Marshall /!\
Inconsciemment me voilà perdue entre tous ces arbres. Comment, pourquoi ? Je ne savais pas ce que mes pas désiraient en m'emmenant ici mais la lune était déjà haute dans le ciel et il était dangereux pour moi de rester dans cette forêt en pleine nuit. Pourtant, je n'avais pas envie d'y retourner, je voulais rester loin d'eux. Étrangement je m'en voulais un peu d'avoir agi ainsi avec Murphy. Lui avais-je fait du mal ? J'aurais aimé avoir la force de ne pas y penser mais ce que je venais de lui faire ne me rendait pas fière. Je m'étais jouée de lui, l'aurait-il fait si les rôles avaient été inversés ? Mais je préférai me dire que cette douleur que je lui avais infligé était nécessaire, je ne voulais pas qu'il se fasse des idées, qu'il commence à s'attacher ou quoique ce soit d'autre. Je savais comment j'étais et ce genre de chose se terminait toujours mal avec moi. Insensible, froide, égoïste. Qu'est-ce qu'il espérait recevoir de moi ?
Je lâchai un soupir en sentant une nouvelle migraine pointer le bout de son nez. Etait-il sincère ou était-ce simplement un jeu pour lui ? Il avait l'air étrangement… Vrai. Mes doigts se portèrent à mes lèvres. N'était-ce pas un mal pour un bien ? Si je lui avais vraiment fait du mal ne me laisserait-il pas enfin tranquille ? Mais j'avais toujours cette dette envers lui, je n'aimais pas me sentir redevable envers quelqu'un alors j'avais intérêt à vite la payer pour être enfin sereine.
J'écoutais les feuilles se craquer bruyamment sous mes pas, m'enfonçant de plus en plus dans cette forêt dont je ne connaissais pratiquement rien. Beaucoup me dirait suicidaire de trainer dans les parages après avoir prit connaissance de l'existence des terriens mais je me disais simplement que cela m'importait peu de me faire transpercer par une lance ou une flèche empoisonnée. La mort ne m'avait jamais effrayé.
Quelques rayons lunaires parvenaient à filtrer à travers l'épais feuillage des arbres, peut-être m'observaient-ils déjà ? J'avais entendu dire qu'ils se déplaçaient tout aussi bien sur terre que dans les arbres, d'un côté je les enviais un peu. Moi, j'étais clouée au sol comme un pauvre insecte. Bellamy et toute sa bande traitaient toujours les terriens comme des sauvages sans humanité, il me faisait rire à critiquer des gens qu'il ne connaissait même pas. Pathétique. Et si en réalité, nous étions les sauvages sans humanité ? L'être humain n'était-il pas connu pour toujours renvoyer la faute sur quelqu'un d'autre ? Je n'avais jamais vraiment pris la peine de tenter de débattre à ce sujet avec ces imbéciles, ils me prendraient sûrement pour une complice ou une folle et m'accrocheraient à leur poteau jusqu'à ce qu'une bête sauvage vienne me dévorer.
Mes pas me guidèrent jusqu'à une cascade s'écoulant dans un lac, je repensais aussitôt à la créature de la dernière fois mais ce lac m'avait l'air trop petit pour qu'elle s'y retrouve. J'espérais qu'elle n'y soit pas tapi et m'accroupis face à l'eau. Le ciel dégagé laissait la place à une lune plus pleine que jamais, son reflet apparaissait à la surface et ondulait au gré des vagues. La cascade brillait tellement que j'en vins à me demander s'il s'agissait vraiment d'eau ou de diamant. Je laissais mes jambes s'étendre entre les herbes tandis que de légers points lumineux apparurent tour à tour. D'une douce lueur verte, ils dansaient sur l'étendue d'eau, créant des halos de plus en plus répandus.
Silencieuse, j'observais ce ballet de lumière s'offrant à moi quand l'une de ces majestueuses créatures se posa sur le dos de ma main. Ses ailes translucides laissaient apparaitre des vaisseaux sanguins à la couleur violacé tandis que de son corps allongé émanait une chaude lumière fluorescente. J'avais déjà vu cet être vivant dans un des nombreux livres de ma cellule, si je me souvenais bien il s'agissait d'une libellule mais jamais je n'aurais pensé qu'elles puissent scintiller dans la nuit. Ce devait sûrement être un effet de la forte radioactivité. Je rapprochai délicatement l'insecte de mon visage, il battit des ailes quelques instants puis s'envola rejoindre ses amis. Je souris, parfois j'en venais même à envier les insectes. Au moins, ils avaient une famille eux. Ma famille était tombée en morceaux le jour de ma naissance, mais que pouvais-je y faire ?
Une légère brise vint me refroidir, j'aurais sûrement dus prendre mon blouson et ce débardeur ne me protégera pas énormément du froid. Je réunis mes mains afin de créer une forme de coupelle puis les plongeai dans l'eau agréablement fraîche. Après avoir bu plusieurs gorgées, je me laissai tomber entre les herbes. Mon regard se perdit dans le nuage d'étoiles me surplombant. Parmi toutes ces étoiles se trouvait l'Arche, ce lieu qui à présent m'était étranger. Mes doigts glissèrent le long du métal froid entourant mon poignet, je faisais parti des derniers à ne pas l'avoir retiré. Tandis que certain l'échangeait contre de la nourriture ou une tente plus grande, les plus bornés eux se les faisaient enlever de force. Si on ne m'avait pas encore agressé pour le récupérer c'était bien parce que Murphy ne le leur avait pas autorisé.
Des branches craquèrent un peu plus loin dans la forêt, des pas lourds et très peu discrets – ce n'était pas un humain ni un prédateur. Je me redressai sur mes coudes afin de pouvoir tourner mon visage vers l'arrière et ainsi d'observer mon visiteur.
« Hey, qu'est-ce que tu fais ici, toi ? Demandai-je comme s'il allait me répondre. »
Je sentis un sourire élargir mes lèvres alors que l'animal s'approchait de moi. Il arrêta ses sabots à côté de mes jambes et je décidai de me relever afin de pouvoir le caresser. Jamais je n'aurais pensé voir un cheval ailleurs que dans mes rêves d'enfant. Sur l'Arche, ils étaient devenus des légendes avec le temps mais maintenant, il était là, juste en face de moi. Je laissai ma main caresser son pelage blanc incroyablement propre pour un animal sauvage puis observai sa longue crinière dorée. Elle était vraiment douce mais mes doigts s'arrêtèrent sur une petite tresse, il n'avait clairement pas put se faire cette natte seul. Je levai les yeux de son pelage et laissai mon regard courir sur les alentours mais je ne vis personne. Peut-être s'était-il simplement enfui ?
Le cheval partit s'abreuver non loin de moi, je ne pouvais m'empêcher de me demander s'il était venu accompagné ou non mais la bonne réponse ne tarda pas à se pointer d'elle-même. Alors que je me retournais pour observer la lisière de la forêt, une main se plaqua contre mes lèvres et étouffa le cri de surprise s'échappant de ma bouche. Mes yeux s'écarquillèrent dès que j'eus compris que cet homme ne faisait pas parti des adolescents que j'avais l'habitude de voir. De sombres peintures venaient entourer son regard tandis qu'un masque noir cachait la partie inférieure de son visage. Mais étaient-ce une mâchoire qui était accrochée à son masque ? Je plissai légèrement mes paupières et mon doute se confirma, c'était bel et bien une mâchoire accompagnée de dents aiguisées qui se retrouvait cousue sur le cuir. Les battements de mon cœur parvinrent à se stabiliser et à ce même moment il retira sa main de mon visage. Mon regard glissa sur l'épée accrochée à sa ceinture, je préférai reculer de quelques pas en voyant la lame scintiller sous les rayons de la lune – simple mesure de sécurité.
« Qu-Qui es-tu ? Balbutiai-je difficilement. »
Il me dévisagea longuement avant de me contourner pour atteindre le cheval qui semblait lui appartenir. Peut-être n'avait-il pas comprit ce que je venais de lui dire ? C'est vrai, il pouvait ne pas parler la même langue que nous. Je déglutis difficilement à l'idée qu'il interprète mal mes paroles et vienne me transpercer le cœur. Préférant garder le silence, je m'écartai de plusieurs mètres et m'installai de nouveau près de l'eau. S'il ne m'avait pas tué jusqu'à maintenant, j'en conclus qu'il ne me voulait pas de mal et puis il semblait beaucoup plus intéressé par son cheval que par moi donc je n'avais rien à craindre pour l'instant.
Imprudente, folle, idiote, voilà ce que dirait sûrement Bellamy, Murphy ou n'importe quelle autre personne du camp. Je pensais simplement d'une manière différente et me comportais de façon raisonnable. Je ne sortais pas les armes et criais la guerre pour rien. Je n'étais pas assoiffée de violence et de sang. Je tentais de me montrer patiente et compréhensive. Peut-être s'ils essayaient un minimum de se comporter de manière réfléchie les choses entre nous et les terriens iraient mieux. Les deux côtés avaient connu des pertes et les rumeurs d'une potentielle guerre se faisaient de plus en plus fortes. J'imaginais que c'était la même chose chez les natifs. Ils torturaient les nôtres, nous torturions les leurs. Un échange de petites représailles qui ne s'arrêteraient pas tant que l'un des deux camps ne cédait pas.
Je savais bien qu'en continuant sur cette voie nous serions bientôt tous morts, malgré le fait que nous ayons des armes plus redoutables. Eux, ils avaient le nombre et l'habitude de se battre. Alors une voix grave portant un léger accent vint me sortir de mes pensées.
« Pourquoi ne l'as-tu pas pris ? »
Je tournai vivement mon regard vers le terrien, alors il parlait notre langue au final. Je fronçai tout de même les sourcils en entendant sa question, je ne comprenais pas du tout de quoi il parlait et en fait, cela attisa ma curiosité.
« De quoi est-ce que tu parles ?
- L'écureuil, répondit-il en croisant ses bras sur son torse. »
L'image du rongeur mort me revint aussitôt à l'esprit. La flèche venait donc de lui, ce qui voulait dire qu'il était cette ombre qui m'avait poussé à retourner au campement.
« Je l'ai tué pour toi, tu n'avais pas faim ? »
Je me retins de rire à cette question et détournai aussitôt les yeux de lui mais il sembla le remarquer et se renfrogna légèrement.
« Je pensais que tu allais me tuer.
- Si j'avais voulu te tuer, tu ne l'aurais pas vu venir.
- Rassurant, marmonnai-je en observant la corde de l'arc barrer son torse. »
Il sembla lire dans mes pensées et retira son épée ainsi que son arc. Les armes une fois au sol il baissa le masque sous son menton et prit de nouveau la parole.
« Tu as l'air différente des tiens.
- Je ne le suis pas tant que ça, dis-je en observant les libellules voler à la surface de l'eau.
- Pourquoi ne t'en vas-tu pas les prévenir alors ?
- Je n'en vois pas la nécessité et puis, j'étais la première ici je te rappelle. »
Il sourit, moi qui pensais que cela leur était impossible. Tous les terriens que j'avais vu jusqu'à lors me semblaient froids et impassibles. Peut-être étaient-ils entrainés pour ne rien laisser transparaitre ? Cela ne m'étonnerait pas, nos coutumes étaient tellement différentes que plus rien ne me surprendrait venant d'eux.
« Toi aussi tu as l'air différent des tiens, soufflai-je à son attention. »
Je ramenai mes jambes contre moi et les entourai de mes bras afin de me tenir un peu plus chaud. Il n'était pas comme les autres grâce au simple fait qu'il ne m'avait pas tué. Je me mis alors à espérer qu'il y en ait d'autres comme lui, même si cela semblait être un espoir de petite fille.
« Quel est ton nom ? Demandai-je en tournant de nouveau les yeux vers lui. »
Merci de me lire ! C:
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A votre avis comment va réagir Murphy au retour de Marshall ?
Et l'arrivée de ce mystérieux terrien, vous en pensez quoi ?
