Salut salut, je reviens après trois semaines pour le chapitre 22. J'espère que vos vacances se sont bien passé et je vous souhaite de bonne fêtes ( en retard...)
sur ce bonne lecture
Chapitre 22
Rien ? N'était-il vraiment rien ? C'était donc ça qu'elle pensait ? Elle ne le considérait ni comme Conan ni comme Shinichi. Qui était-il alors ?
Alors je ne suis personne ? Plus rien ? Dis-moi, ce que je suis dans ce cas. Dis-moi pourquoi tu là ? Pourquoi parler avec moi ? demanda calmement Conan.
Ran resta silencieuse. Elle ne voulait pas lui donner raison, elle ne pouvait pas. Une nuit, une seule nuit avait réussi à lui briser la vie et à lui briser le cœur. Elle ne pouvait pas lui pardonner. Elle ne voulait pas.
Je suis sure qu'au fond tu sais que tu aurais dû le sauver.
J'aurais dû ?
Conan eut un rire jaune.
Tu crois que je n'ai pas essayé ? C'est toi qui l'as vu mourir ? C'est toi qui riais avec lui pour ensuite essayer de le réanimer la minute d'après ? C'est toi qui l'as tenu dans tes bras jusqu'à son dernier souffle alors même que tes vêtements se tachaient de sang ? Mes mains étaient rouges de sang. Est-ce que c'est toi qui as vu cette balle traverser la salle en même pas une seconde. J'ai attendu presque une heure avec le corps de ton père devant moi, pour tenter de seulement rester en vie ! Alors oui, j'aurais dû appeler la police, j'aurais dû poursuivre les criminels, j'aurais dû le sauver. Mais, tu vois, j'en étais incapable. Je ne suis pas parfait, j'ai sauvé beaucoup de personnes, mais j'en ai laissé mourir d'autre, parce que oui moi aussi je fais des erreurs, poursuivit Conan.
Ran laissa couler des larmes sur ces joues.
Pleurer ne te servira à rien, ajouta-t-il froidement alors que Ran releva la tête, m'insulter et ensuite pleurer… tu es ridicule.
Conan se dirigea vers la porte.
T'avoir frappé n'était pas malin, et j'en suis désolé.
Après ces derniers mots il sortit finalement de la chambre.
Haibara rejoignit Conan dans le salon. Elle attrapa une tartine et son sac.
Tu crois vraiment que c'est une bonne idée d'aller au collège ?
Je ne pense pas qu'ils attaqueront là-bas. Même si comme tu l'as dit-il veule tuer tous tes proches, dont moi, ils ne sont pas assez stupides pour attaquer dans un endroit comme le collège.
Si tu le dis…murmura la scientifique.
« Tu ne réagis même pas à l'annonce que je t'ai fait…. »
Le professeur de Japonais écrivait tranquillement au tableau dos à une classe aussi calme que peuvent l'être des adolescents.
Les élèves étaient assis par cinq. Au centre il avait Conan, à sa droite Ai et ensuite Ayumi. À sa gauche il y avait Mitsuhiko suivi de Genta. Le groupe s'était placé au fond pouvant ainsi parler sans déranger le cours déjà particulièrement bruyant. Ayumi et Haibara tenaient une discussion sur les garçons de la classe, alors que les trois autres discutaient de chose de « mec », ne prêtant attention ni aux filles ni au cours.
Ok, alors à part Conan évidemment, il y a Mateo et Kentaï, déclara.
Haibara sourit. Elles avaient 10 ans de différence et pourtant discutaient de la même chose en étant aussi intéressaient l'une que l'autre. Etait-ce Ai qui n'avait pas grandi depuis qu'elle avait, justement, rétrécit, ou était-ce Ayumi qui avait grandie trop vite à cause de son amie, normalement, plus âgée ?
Je préfère Minakaze, ajouta Ai.
Et Conan ?
Oui lui aussi il a une bonne tête…
Ayumi étouffa un rire qui attira le regard des garçons. Mais un bruit leur parvient. Il venait des couloirs. Tous les élèves tendirent l'oreille. Ce n'était pas le bruit d'une classe ça. C'était plus…dangereux.
N'ayant pas fait attention, le professeur se précipita vers la porte, cherchant ce qu'elle allait dire aux chahuteurs. Mais avant même que cette dernière n'ai eu le temps de poser la main sur la poignée, la porte éclata dans le mur. Un homme entra suivi d'une dizaine de ces clones. Ils portaient tous les mêmes vêtements, ainsi qu'un gilet par balles. Tous avaient une arme dans la main et une autre bien rangée dans son étui. Ils s'alignèrent devant le tableau. L'un d'entre eux sortait du groupe, il était plus charismatique dira-t-on, ces clones semblaient soit avoir peur de lui soit simplement le respecter, mais dans ces deux cas, aucun d'eux ne voulait se retrouver seule avec lui.
Conan et Ai se pétrifièrent.
Je retire ce que j'ai dit ce matin. Ils sont pire que cons… murmura Conan à sa camarade.
TOUS LE MONDE AU FOND ! cria le « chef » de la troupe les menaçant avec une arme
La classe s'exécuta sans poser de questions. Le professeur entraina chacun des élèves contre le mur du fond. Certaines filles pleuraient, des garçons retenaient leurs larmes. Un ou deux chercher les ennuis.
Conan prit la main d'Ai et l'entraina au milieu de la classe.
Pourquoi fallait-il que tu sois la seule rousse de la classe, pesta Conan.
La scientifique tremblait. Ils étaient là, ils les avaient encore retrouvés. Qu'allaient-ils faire ? De toute façon ça ne sert à rien de se cacher, ils les retrouveraient sans problème. Elle voulait fondre en larme, crié. Mais elle se contenter de serrer la main de Conan jusqu'à faire mal à ce dernier.
L'homme s'approcha du groupe d'élèves. Tous tremblaient de peur. Il les balaya du regard et afficha un sourire. Cette petite tignasse rousse lui appartenait, sans aucun doute. Il attrapa les cheveux en question, et les tire vers lui, arrachant un crie à la demoiselle.
Cette dernière se retrouva à genoux par terre. Elle fixait son agresseur une larme au coin de chaque œil.
AI ! cria Conan se rendant compte qu'il ne tenait plus sa main.
Il se précipita vers elle ne faisant même pas attention à l'assassin, qui ne tarda pas à l'attraper pour le lancer vers ses sous-fifres qui le rattrapèrent.
Edogawa Conan-kun, quel plaisir de te revoir, déclara l'homme un sourire sadique sur le visage.
Le plaisir n'est pas partagé.
L'homme souffla et attrapa Ai et pointa son arme sur son crâne.
Lâches-la !cria une nouvelle fois.
Le professeur voyait la scène en même temps que le reste des élèves. Il ne pouvait rien faire. Des élèves à elle se faisaient menacer, ils risquaient de se faire tuer et elle ne pouvait rien faire…
Les détectives boy étaient dans le même état d'esprit. Ils savaient qui étaient ces personnes. Ce devait être l'organisation dont leur avait parlé Conan. Que pouvaient-ils faire. Genta bouillonnait, mais il ne pouvait plus bouger, ses pieds refusant de lui obéir.
Conan fixait Ai. Il avait toujours trouvé l'inquiétude égoïste, ce n'est qu'une pensée qui consiste à espérer ne pas avoir mal. Et pourtant depuis qu'il la connaissait ce sentiment l'envahissait et le rongeait. L'inquiétude de ne pas le voir revenir, l'inquiétude de le perdre, l'inquiétude de se retrouver seule.
Un sourire presque triste apparut sur le visage de Conan.
En fait ils sont stupides, Ai…déclara-t-il, j'aurais surement dû t'écouter ce matin…
Un autre homme entra dans la pièce, celui-là était en costume, il avait la trentaine, et paraissait beaucoup plus distingué que les autres. Ses cheveux bruns recouraient un de ses yeux, le rendant d'autant plus effrayant. Tous les hommes se tournèrent vers lui.
Tu aurais dû m'écouter Shiho, et tuer ce gêneur, prononça le brun en s'avança vers Ai.
Il attrapa le menton de cette dernière.
A-Arrack ?! bégaya la scientifique.
Conan trembla à son nom. C'était donc lui celui qui avait ordonné à Ai de le tuer.
Ça lui aurait évité une mort douloureuse, tant pis, ajouta l'Homme en noir.
Il fit un signe aux agresseurs de Conan. Ces derniers firent un signe de tête, déposèrent un tissu sur le visage de Conan qui s'endormit aussitôt et emmenèrent leurs fardeaux en dehors de la pièce.
Edogawa ! cria Ai
Le silence dans la classe régna quelques secondes. Ce n'était plus que deux ou trois élèves qui pleurer mais presque toutes la classe, et ceux qui ne pleuraient pas avait les larmes aux yeux. La prof avait quelques élèves dans ses bras. Son cerveau avait abandonné, il s'était simplement éteint.
Bien, au tour du reste de tes amis.
La peur se dessina sur le visage de Haibara et sur celle de tout le reste de sa classe. Soudain une vitre se brisa dans un bruit sourd. Les bouts de vers éparpillé au sol furent écrasés par un homme. L'homme en noir qui tenait fermement Ai depuis plusieurs minutes s'écroula soudain après avoir ressue une frappa dans le cou. Rapidement une arme se pointa sur la tempe du brun et la scientifique se retrouva derrière son « sauveur ».
Un sourire s'afficha sur le brun.
Shuichi Akai, cela faisait longtemps.
L'agent du FBI fit un signe de la main et tous les vitres de la classe brisèrent laissant ainsi entrer Jodie, et trois autres agents. La blonde se dirigea vers la classe, alors que le reste des agents se postèrent dans le couloir.
Co-comment êtes-vous arrivé si vite ? demanda Ai
C'est Conan qui nous a prévenu, mais d'ailleurs où il est ? demanda Jodie
Il est surement mort à l'heure qu'il est… déclara cyniquement le dernier homme en noir encore valide dans la pièce.
