AU MON DIEU JE SUIS TROP TROP DÉSOLÉ! Vraiment, j'ai pris du retard sur tout...
En tout cas je vous remercie de toujours me suivre (même avec tous le temps que je met...)
Bon je m'excuse encore et vous laisse lire en espérant que ce chapitre vous plaira...
BONNE LECTURE
IMPORTANT : les dialogues écrits en italique sont des paroles en anglais et en normal bah en japonais... (Ouais je vais le mettre à chaque fois ^^)
Ca recommençait. Il avait mal.
Un ballon roula doucement vers cages attisant au final dans les gants du gardien. Le jeu s'arrêta. Ce n'était pas normal. Le ballon était dans les pieds du plus expert de toute l'équipe, il n'aurait as du le perdre de cette façon. En effet quelque chose n'allait pas. Conan s'était écroulé sur le terrain se tenant le maillot. Son point se serait de plus en plus. Ses ongles se plantaient dans sa paume.
Une foule accourut autour de lui. D'abord son équipe, suivit de par ses « groupies », pour finir par des professeurs et élèves qui passaient par là. Mateo ne prit même pas la peine de voir l'état de son ami, il se précipita vers les vestiaires, bousculant une dizaine de personnes. Sa course effrénée aurait pu être comique si la situation n'était pas celle d'un élève qui suffoquait.
Arrivé, il passa la main sur les casiers et s'arrêta sur l'un d'entre eux. Il l'ouvrit et fouilla dans le sac de Kudo.
- Rah, mais pourquoi t'as autant de papier dans ton sac de sport ?! ralla le blond
Il jeta tous les papiers par terre trouvant, enfin, ce qu'il cherchait. Il l'attrapa et se remit à courir vers le terrain, sans ramasser le bazar qu'il avait mis. Il se faufila dans la foule et planta l'aiguille dans le corps agonisant. Conan se cama et se détendit aussitôt. Il toussa reprenant peu à peu son souffle. Un rire échappa de sa gorge.
- La prochaine fois court un peu plus vite, railla le jeune japonais.
- La prochaine fois je te laisse étouffer !
Mateo tendit une main à Conan qui l'empoigna et se releva. Conan fut aussitôt assailli de questions sur son état, sur la cause de cette crise. Au final il répondait seulement par un « je vais bien » accompagné par un sourire.
- Je pense que l'entrainement est fini pour toi aujourd'hui, la prochaine fois n'oublie pas de prendre ton traitement, annonça son coach.
Kudo acquiesça, comprenant bien évidemment le point de vue de son entraineur. Même si après avoir pris son médicament, techniquement, il ne pouvait pas refaire une crise ; un professeur digne de ce nom n'aurait pas l'imprudence de faire rejouer un malade. Déjà que faire du sport dans son état n'était pas très conseillé.
La foule repartit petit à petit et l'entrainement reprit son cours. Mateo accompagna son camarade dans les vestiaires. Conan aperçu tous ces affaires par terre. Il leva les yeux au ciel et les fourra dans son sac avant de récupérer ses vêtements.
- Et ben… C'est pourquoi cette fois ? demanda le blond
- De ?
- Bah pourquoi t'as pas pris ton médoc, alors que t'es arrivé en retard spécialement pour lui.
- Euh…je…je sais plus, déclara Conan en se grattant l'arrière de la tête d'un air stupide.
Blanc…
- J'espère que ce n'est pas moi la cause, déclara ironiquement une voix venant de la porte.
- Ai ?! Ça va je te dérange pas ? Tu ne vois pas que je me change ? demanda le brun restant pour autant torse nu avec les mains sur les hanches
La rouquine émit un petit couinement, qui semblait être un rire.
- Ce n'est pas la première fois que je te vois en calson mon cher Kudo.
Le blond ouvrit grand les yeux et regarda Conan et Ai, puis Ai et Conan.
- NON ! Ce n'est pas du tout ce que tu crois ! On avait 7 ans ! voulu rattrapait.
- Ouais fin' c'est quand même arriver une fois, renchérit la rousse.
Les yeux du blond ressemblaient à deux balles rebondissantes prêtes à…rebondir… dans toute la salle.
- Alors tu ne contredis pas ?
- Qu'est-ce que tu veux que je contredise, évidemment que je t'ai déjà embrassé. J'étais amoureux de toi… expliqua calmement le brun finissant, enfin, de se rhabiller.
- Etait ? firent Mateo et Haibara simultanément.
Le brun roula des yeux et souffla.
- Evidemment ça fait trois ans qu'on s'est pas vus…
- A qui la faute, chuchota Ai dans sa barbe rousse inexistante.
- Ouais bah, vu comment tu l'as regardé, je ne pense pas qu'un autre ai l'occasion de l'approcher, et vu que t'as jamais laissé une fille t'approcher…moi je dis ça je dis rien… fit remarquer le blond.
- Ouais bah dit rien…
Les joues de Conan prirent une légèrement teinte rouge l'obligeant à se retourner et faire mine de rangée des affaires. Ai afficha son fameux sourire mit heureux, mit sadique.
Evidemment qu'il était amoureux d'elle. Pas un jour n'avait passé sans qu'il pense à elle, ou au Japon. Il avait essayé des milliards de technique pour contacter son pays natal. Il avait même pensé y retourner, mais son père le retrouverait facilement. Et puis…il y avait cette peur qui lui tordait les entrailles. Le Japon lui faisait peur. Dès qu'il pensait à y retourner quelque chose se nouait dans son estomac. Un stress s'emparait de lui, remontant vers son cœur et les ses poumons. Il s'était même surpris à trembler juste à cette pensé.
Une sonnerie sortit Conan de ses pensées. Ce n'était pas la sonnerie de fin de cours mais d'une annonce.
.DUM…
Une voix féminine s'annonça.
- Kudo Conan est attendu dans le bureau de madame Tramier. Veuillez-vous presser, votre père vous attend.
Les yeux de Conan roulèrent une nouvelle fois. Il attrapa son sac et le jeta sur son épaule.
- Si mon père te voit, prépares-toi à courir, railla Conan en sortant de la salle.
Les deux garçons se dirigèrent vers le bureau de la directrice. Arriver dans le couloir, Conan rappela à Mateo de ne jamais parler d'Ai devant son père. Ce dernier acquiesça simplement.
Ils s'avancèrent.
- Ah ! Kudo ! Votre père vient vous chercher au vu des évènements survenus pendant votre entrainement, annonça une grande femme stricte.
- Hm…
Conan se dirigea avec Mateo vers la sortit, sachant que son père le suivrait. Il dit au revoir à son camarade et se dirigea vers la voiture de son père.
Ils montèrent et partirent. Un silence s'installa rapidement. Un silence que Yusaku n'hésita pas à rompre.
- Je ne veux plus que ça se reproduise, sinon…
- Sinon QUOI ?! Le coupa Conan. Tu me feras quoi ? Tu ne peux pas me faire pire que ce qu'on m'a déjà fait !
L'écrivain écarquilla les yeux et se tut. Il n'avait rien à redire. Oui son fils avait souffert pendant des années et il ne pouvait s'empêcher de se sentir coupable. Pendant tout ce temps il n'avait rien fait, il avait laissé faire. Alors oui, maintenant, il préférait avoir un fils qui le détestait et le méprisait, que de le voir encore une fois complètent perdu, effacé, blessé, torturé. Il avait été égoïste en laissant son fils de 15 ans seuls, irresponsable en le laissant affronter une organisation en entrant dans une autre.
Il avait surement détruit sa vie, mais son côté père avait repris le dessus. Maintenant, il le voyait rire aux blagues stupides d'un blondinet, il se voyait se donner du mal dans un sport au lieu de s'acharnait à vouloir tuer ces corbeaux.
Son fils le détestait, mais il était heureux de voir qu'il gardait tout de même sa mère près de lui. Cette fois il n'était pas seul. Yusaku prit la parole :
- Nous ne sommes pas là ce soir… J'ai une enquête importante et ta mère sort avec des amies. Je ne rentrerais que demain après-midi et ta mère tard ce soir. Alors… s'il te plaît…soit sage.
Conan jeta un regard surpris vers son père. Sa voix était éteinte et inquiète.
Il savait que son père ne faisait pas ça pour lui gâcher la vie, au contraire, c'était pour qu'il est le droit de vivre. Et il avait vécu pendant deux. Deux où il avait eu une vie normale. Non pas que ça ne lui plaise pas… mais de l'action… il manquait de l'action. Il manquait cette adrénaline, cette fierté. Il n'arrivait pas à lui pardonner la manière dont son père s'y était pris.
- Ça marche… répondit simplement Conan.
Enfin seul. Ses deux parents partis, il pouvait enfin passer une soirée tranquille devant un bon film policier. Il ne savait même pas depuis combien d'années il n'avait pas passé une soirée sans ses deux parents.
Il devait être vers 22h quand Conan entendit un bruit sourd venant de sa chambre. Il leva les yeux au ciel. Pourquoi le dérangeait-on pendant sa soirée ?
Il se leva vaguement du canapé et se dirigea vers sa chambre. De toute façon c'était soit le vent, soit encore un chat errant. Absolument rien d'intéressant ne se passait dans son quartier de bourg…
Il entra finalement. Rien… Surement le vent.
Il soupira une nouvelle fois avant de claquer la porte et de se diriger vers la fenêtre qu'il ferma.
Un soupir de soulagement se fit entendre au niveau de la porte. Conan se retourna en sursaut. Ses yeux s'agrandirent devenant deux ronds au milieu de son visage. Un petit rire amusé par la mâchoire de Conan qui trainait au sol raisonna dans la chambre.
- Fait attention, tu vas faire tomber ta mâchoire !
- A-Ai ? mais…mais que ? Mais t'es complètement malade ! Qu'est-ce que tu fout ici ! Imagine que ce soit mon père qui soit entré !
- Bah vu comment tu cries tes parents ne sont pas là…
- Et puis tu ne pourrais pas être un peu plus discrète ! T'as entendu le bruit que t'as fait ?
- Ce n'est pas moi c'est Mateo…
- Ma-Mateo ?!
Conan ouvrit la fenêtre qu'il venait de fermer et passa la tête dehors. Le blond apparut devant ses yeux. Il attendait patiemment contre un mur.
- C'est lui qui m'a montré la fenêtre de ta chambre, ajouta Haibara.
Conan soupira et passa sa main sur son visage. Il entendit finalement la voix de Mateo :
- Bon moi je dois rentrer, faite pas de bêtise !
Le japonais regarda son ami partir en courant, et soupira une énième fois. Il se tourna vers Ai.
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Faut qu'on parle.
Conan s'assit sur son lit, il détestait quand elle était aussi sérieuse. Ai le rejoignit et commença :
- Mateo m'a dit qu'il était au courant ?
Conan acquiesça.
- Je lui ai tout dit sauf le fait qu'on ait en réalité 27 ans, ça aurait fait un peu trop…
Conan continua de raconter ce qu'il avait fait durant ces trois ans. Rien de bien passionnant. Il avait simplement vécu au calme dans une ville des États-Unis, comme un lycéen lambda. Evidemment, il avait une grande maison dans un quartier parfait, il s'achetait ce qu'il voulait quand il voulait, grâce à l'argent de ses parents mais également de la sienne. Oui, c'était seulement un lycéen normal plein aux as.
Mais ce qui l'intéressait vraiment, c'était ce qu'elle était devenue. Apparemment elle était toujours au FBI. Il l'avait affecté au bureau des États-Unis le temps de retrouver Conan. Elle était devenue forte, surement plus que lui. Elle vivait toujours avec le prof, était dans la même classe que les gamins.
Conan la fixait maintenant depuis quelques minutes dans les yeux, acquiesçant seulement par moments. Il se rapprocha inconsciemment de sa camarade, gardant son regard au plus profond du sien.
- Je… je voudrais tester quelque chose, prononça doucement Conan, interrompant par la même occasion Haibara.
Après quelques secondes de silence, il finit par ajouter : « Ferme les yeux ».
Elle savait ce qu'il allait faire. Le « teste » n'était qu'une excuse. Mais elle s'exécuta et ferma ses paupières. Elle en rêvait elle aussi.
Conan se rapprochait de plus en plus, fixant avec une envie folle les lèvres de son amie. Il sella finalement leurs lèvres dans un doux baiser. Qu'il en avait rêvé de ses deux pétales rosés s'accrochant aux siens, de la valse que dansaient langoureusement leurs langues, de leurs dents s'entrechoquant dans un mouvement trop brusque.
La chaleur de leur baiser coula le long de leurs gorges, s'insinua dans chaque veine, chaque organe, chaque cellule de leur corps, gagnant petit à petit leur cœur. Une colonie d'insecte avait fait leur nid dans leur estomac, procurant aux deux adolescents une sensation étrange.
Ils étaient bien. Rien au monde n'auraient pu les déranger.
Ils se séparèrent finalement par manque d'aire. Leurs visages à quelque centimètre. Leurs yeux se dévorant l'un l'autre.
Conan était maintenant en califourchon sur Ai, qui était allongée sur le lit.
- C'est confirmé, je suis toujours fou de toi, murmura Conan.
Un tendre sourire apparu sur le visage d'Ai. Elle entoura le cou de Conan de ses bras et s'approcha de lui, lui volant ainsi un baiser.
Yukiko sortit difficilement de son lit. Elle passa la main sur son visage mal réveillé.
- Je ne rentrerais plus jamais à 4 heures… marmonna-t-elle.
Elle jeta un coup d'œil à son réveil : 7H
Il fallait qu'elle aille réveiller Conan. Elle mit sa robe de chambre, ses chaussons et se dirigea vers la chambre de son fils. Elle l'ouvrit, bailla et prononça d'une voix fatiguée :
- Co-chan, lèves-toi.
Aucune réaction au sein du lit. Elle se rapprocha et voulut secouer l'épaule de son fils, mais aperçut des petits cheveux roux dépasser de la couette.
Les yeux de Conan s'ouvrir finalement.
- Maman ?
Il bailla et voulu se retourner vers sa mère mais… il se rappela soudain la veille…
- MAMAN !
La petite tète rousse bougea quelque peu et se plaignit.
- Kudo ! Arrête de faire du bruit…
Elle se releva un peu, et aperçu Yukiko qui dévisageait son fils.
- Euh bonjours madame Kudo… vous êtes bien réveillé ? déclara-t-elle avec une petite touche ironique.
Conan se redressa, faisant dépasser son torse du lit et plongea son visage dans ses mains, marmonna un truc du genre « Je suis mort… ».
- Habillez-vous, je vous attends en bas pour le petit déjeuner…
Voila voila... maintenant je vais essayer de prendre moins de temps a sortir le prochain ( le contrat des deux semaines est plus trop respecter...)
Bon bah voila j'espère que ça vous a plu... hésitez pas a commenter
