Chapitre 38

Le téléphone portable du maire ne cessait de sonner sur la table de nuit de celle-ci. Si bien, qu'elle finit par allumer la lumière. Elle regarda son réveil, les yeux encore endormis et les cheveux en bataille. Huit heures du matin. Regina grogna. Qui la dérangeait à une heure si matinale ? Elle prit le petit engin et y vit " " d'inscrit.

- J'espère que tu as une bonne raison de me réveiller ou je te promet de te réduire en poussière. Aboya la brune agacée.

- J'ai pas le temps de plaisanter, ma boutique est sans dessus-dessous ! Le pirate m'a trouvé ! Grogna le vieillard.

- En quoi ça me concerne ? Cria t-elle en passant une main dans ses cheveux.

- Ce n'était pas toi qui voulait qu'on le retrouve, Majesté ? Fit-il avec ironie.

- Grr j'arrive !

Regina raccrocha au nez du Ténébreux et fit valser ses couvertures à contre cœur. Elle s'habilla en un tourbillon de magie et se téléporta à la boutique de son chère ennemi, les nerfs en boule.

Lorsqu'elle apparut sur le terrain, Gold se tenait devant la boutique appuyé sur sa canne. La vitrine était brisée et la porte d'entrée, vandalisée.

- Vous êtes entré ? Marmonna t-elle en désignant la boutique en sale état.
- Non. Après vous, ma chère. Répondit l'homme en montrant la porte d'entrée de l'index.

La Reine leva les yeux au ciel et fit valser davantage la porte d'entrée d'un simple geste magique de la main. A l'intérieur, tout était sombre, fracassé. Tous les objets autrefois sur les étagères étaient à terre. Regina se retourna pour regarder Gold. En un regard ils se comprirent. Ils avancèrent lentement et avec vigilence vers l'arrière-boutique, convaincus de ne pas être les seuls en ce lieu.

- Bonjour, Crocodile. Fit une voix plongée dans le noir. Oh ! Mais je vois que tu n'es pas venu seul, mes hommages Majesté.

Crochet sortit de l'ombre, un sourire narquois sur les lèvres. Il caressait son crochet qui tintait aux premières lueurs du soleil, selon son inclinaison.

- Vous n'avez rien à faire ici, stupide Pirate. Ronchonna Regina en croisant les bras.

- C'est une vieille affaire qui ne concerne que le Crocodile et moi. Rétorqua le pirate.

Alors qu'une atmosphère lourde et pesante régnait sur la boutique de l'antiquaire, Emma, elle, se réveilla lentement et paisiblement. Elle s'habilla rapidement, puis après un passage à la salle de bain, elle alla frapper à la porte de son fils.

- Debout Henry, viens prendre ton petit déjeuner.

Sans attendre de réponse la blonde, comme d'habitude, descendit rejoindre ses parents à table qui avaient déjà préparé leurs deux chocolats à la cannelle. Elle s'assied et découpa un bagel.

Après un quart d'heure, Emma trouva étrange que son fils ne soit pas descendu. Elle l'appela une nouvelle fois. Sans réponse. Elle regarda ses parents d'un air interrogateur. Puis, la blonde se leva et monta les escaliers. Elle ouvrit la porte et son visage se décomposa. Le lit était vide et défait. La fenêtre était grande ouverte et claquait. Emma se jeta à celle-ci et instinctivement regarda en bas. Personne. Bon sang où était-il ?

- Henry ? Henry ? C'est pas drôle comme blague ? Henry ? Tu vas être en retard ! Hurlait-elle.

Ses parents accoururent à leurs tour. Emma paniquait. Elle sortit de la chambre et ouvrit chacunes des portes que contenaient le loft. Mais aucunes pièces ne disposaient de la présence d'un petit garçon. Les larmes aux bord des yeux, elle prit son téléphone et composa le numéro de la seconde mère de l'enfant dans l'espoir que celui-ci soit au manoir.

Le téléphone de Regina brisa l'ambiance glaciale de l'arrière-boutique. Elle pesta contre cette maudite technologie qui ne cessait de sonner et de lui casser les pieds. Elle vit "Emma Swan" apparaître sur l'écran. Elle soupira longuement. Pas maintenant, Mademoiselle Swan, pensait-elle en déclinant l'appel entrant. Alors qu'elle rangea le petit engin, celui-ci sonna à nouveau. Au risque que les deux hommes à côté d'elle s'entre-tuent, elle accepta l'appel.

- Excusez-moi. Leur dit-elle en quittant la pièce. Que voulez-vous, Swan ? Le moment est particulièrement mal choisi.

- Henry a disparu, il n'est pas dans sa chambre, j'ai cherché ici, il est nul part. Je me suis dite qu'il était peut être avec vous. Expliqua la blonde paniquée.

- Qu...? Je pensais qu'il était avec vous puise-que c'est vous qui êtes allée le chercher ? Le cœur de la brune s'accélèra, sentant l'angoisse envahir son être. J-je vous rejoins tout de suite !

Sur ce, Regina raccrocha au nez de la blonde et se précipita à l'arrière-boutique.

- Henry a disparu ! Je dois y aller. Mais avant, vous, vous allez aller faire un petit tour en cellule, au moins je saurais où vous êtes. Et vous, Gold, occupez-vous de ranger votre taudis, et n'aller par voir le pirate sans ma compagnie.

A ces mots, la brune claqua des doigts et le Capitaine Crochet se retrouva derrière les barreaux, au poste de police.

Regina disparu dans un nuage de poussière violet et réapparu au loft. Elle vit Emma assise, la tête dans les mains, complètement paniquée. Le cœur lourd, elle s'avança sans bruit et posa une main réconfortante sur l'épaule de celle-ci. Swan sursauta, se leva et fit face à la brune. Instinctivement, elles se serrèrent dans leurs bras, à en sentir leur cœur battre contre leur deux poitrines.

- Où sont Blanche Neige et son Prince ? Observa Madame Mills, qui constatait l'absence du couple princier.

- Ils sont partis en ville chercher Henry. Expliqua Emma d'une voix étranglée.

- Avez-vous trouvé quelque chose qui nous indiquerait où il a bien pu partir ? Un indice ?

- Hum non, à part la fenêtre ouverte de sa chambre, non rien. Fit Emma en baissant la tête face au regard appeuré de celle qui l'attirait.

Regina ouvrit grands les yeux. Elle avait peut être compris où était parti son fils... enfin cela ne pouvait pas être possible... Elle prit la main d'Emma et la tira de force dans la chambre de leur fils.

- Madame Mills que faites-vous ? Il n'y rien de plus. Je vous l'ai dis ! Râla la blonde sur les nerfs d'avoir à nouveau perdu Henry.

Le maire ne l'écouta pas et jeta un œil à la chambre. Les vêtements d'Henry étaient tous là. Ses chaussures aussi, ainsi que son sac et son livre. Henry ne partait jamais sans son ouvrage.

- Écoutez Shérif, attendez le retour de vos parents. Je vais aller cuisiner Crochet, nous l'avons eu ce matin. Je-je crois savoir où se trouve Henry. Je vous tiens au courant.

Regina allait partir quand Emma lui attrapa le bras. La blonde avait le visage grave et inquiet. Sa tête était remplie de tourments et son cœur palpitait à la pensée de la disparition de son fils. Peut-être que Crochet avait enlevé Henry. Mais comment ? Elle l'aurait entendu cette nuit... raah cette théorie ne tenait pas, Swan le savait. Elle allait demander à sa Reine de l'accompagner, quand celle-ci enticipa la question.

- Restez-ici, Mademoiselle Swan. Sourit Regina. Je reviendrai.

La belle brune disparu dans un élan de fumée, sous les yeux écarquillés de la blonde.

Regina réapparu au bureau du Shérif, le pirate était assis sur un matelas. Quand celui-ci vit apparaître la Souveraine de la Forêt Enchantée, il se leva aussitôt et s'avança contre les barreaux.

- Je vous manquais déjà ? Ma beauté céleste n'épargne personne. Dit-il avec sarcasme.

- Je ne suis pas venue vous divertir, Crochet. Le fils du Shérif Swan, euh... mon fils, Henry, a disparu.

- Swan... attendez, la belle nana aux cheveux blonds ? C'est elle Emma Swan ? Elle a un fils ? Asséna Crochet, se remémorant la veille, la jolie blonde qui descendait de sa voiture. Elle est plutôt mignonne.

Regina était d'accord avec le pirate pour une fois. Emme était tellement jolie et mignonne. Mais, étonnement, elle se sentait jalouse et en concurrence. Elle commençait seulement quelque chose avec Swan, Crochet ne devait pas tout détruire... Regina revint à la réalité quand celui-ci toussa.

- Oui, oui. Passons. Il a disparu dans la nuit. Blanche Neige et Charmant ont retrouvé des traces d'enfants dans la cale de ton navire, Crochet. Serais-tu si des enfants faisaient partis de ton voyage ? Demanda Regina déterminée à savoir comment son fils avait disparu.

- Je ne transporte pas de vermine. Attendez une seconde, la belle blonde a un moucheron ? Fit encore le pirate décidément étonné.

- Ce... moucheron comme tu dis c'est aussi mon fils. Aboya Regina. Cesses de parler de Swan, c'est de la disparition de mon fils qu'il s'agit ! Dit Regina, jalouse. Connais-tu les projets de Peter Pan par hasard ?

- Non pas vraiment, je sais juste qu'il se meurt et cherche quelqu'un pour prendre la relève de l'île lors de son décès. Répondis Crochet.

- Mais pourquoi Henry ? Se questionna la brune a elle-même.

Peter Pan avait sûrement fait enlevé Henry par ses dévoués sujets, les enfants perdus. Regina devait retourner voir Emma et lui dire. Elle regarda sa montre, quatorze heures. Elle passerait d'abord par chez Granny, puis irait voir Swan. Elle commença à détourné les talons quand le pirate se mit à hurler.

- Dites à Emma Swan que si elle souhaite de la compagnie, je suis son homme ! Cria t-il avant de mettre à ricaner.

Agacée, Regina claqua des doigts et une langue apparut dans la paume de sa main. Elle sourit. Personne ne touchait à Mademoiselle Swan.

Emma faisait les cents pas dans l'appartement de ses parents. Il était quinze heures quand ses parents rentrèrent sans l'ombre d'un garçonnet à leurs côtés.

- On est désolé Emma, on a tout fouillé.. justifia Mary Margaret.

Emma s'arrêta net. Ses yeux se voilèrent à nouveau. Son vente se serrait si fortement. Elle était persuadée de ne pas être une bonne mère. C'était vrai, jamais elle n'avait eu l'habitude de s'occuper d'un enfant. C'était pour cela qu'elle l'avait abandonné... elle savait qu'elle n'en aurait jamais eu la capacité. Les larmes montaient. La blonde courut à sa chambre et s'y enferma. Elle se jeta sur son lit et pleura tout ce que jamais jusque là, elle n'avait osé laissé sortir.

En bas, Mary Margaret inquiète pour sa fille allait monter rejoindre celle-ci quand son mari la retint alors...

Il faisait sombre quand Emma ouvrit les yeux à nouveau. Elle s'était endormie à bout de force. La nuit était tombée. Elle entendu soudainement quelqu'un à la porte d'entrée.

- Entrez, Regina ! Fit chaleureusement la mère de la blonde.

Regina entra et s'empressa de faire part de ses informations au couple. Emma n'entendit pas tout malgré son oreille collée à la porte.

A la fin de son récit, la brune fut étonnée de ne pas voir Swan aux alentours.

- Où est donc Mademoiselle Swan ?

- En haut, elle ne veut voir personne... répondit tristessement Blanche.

La Reine se leva alors et monta les escaliers. Hors de question de laisser le Shérif dans cet état. Emma allait retourner à son lit quand le parquet grinça sous son poids. Elle pesta silencieusement. Regina frappa une fois, sans réponse. Elle frappa une seconde fois.

- Mademoiselle Swan, c'est Regina. C'est moi. Je sais que vous êtes derrière cette porte. Ouvrez moi. Murmura lentement la brune.

Un cliquetis se fit entendre et la portre s'ouvrit lentement. Emma s'assied au bout de son lit. Il faisait toujours aussi sombre. La pièce éclairée seulement par le rayonnement des étoiles. Regina hésita à entrer.

- Fermez la porte. Je vous prie. Fit faiblement Emma, voulant ne pas briser le silence.

Le maire entra alors et s'exécuta. Elle s'avança ensuite vers le lit et s'assied à côté de la blonde. Elle vit avec peine, dans les faibles lueurs de lumière, que les yeux océans d'Emma étaient gonflés. Son ventre se noua. Elle se savait que dire pour rassurer le chagrin que partageait aveca jeune femme.

- Je suis vraiment une mauvaise mère. Mon fils a disparu, Regina. Sanglota à nouveau la blonde.

- Ne dites pas cela ! Vous n'y êtes pour rien, Emma. Peter Pan l'a fait enlevé... c'est lui le coupable. Je suis sûre que c'est lui. Chuchota Regina en passant une main sur la joue d'Emma.

La brune releva le menton du bel agneau qui se trouvait devant elle et capta son regard. Elle la trouvait si belle, si douce, à cet instant. Elle sécha d'un revers du pouce les larmes de la jolie blonde. Leurs regards se firent alors si intense. Qui aurait cru que la tristesse pouvait générer un désir si puissant ? Regina ne put s'empêcher de capturer les lèvres d'Emma avec fougue. Emma répondit alors fortement à ce baiser, et pour la première fois, la barrière de leurs lèvres fut franchie. Elles s'embrassèrent avec tellement de fougue que dans leur deux ventres, le désir ne se laissait plus dompter aussi facilement. Regina plongea ses mains dans la chevelure bouclée de sa fonctionnaire et la blonde ne put s'empêcher que de laisser ses mains flotter sur le buste de la Reine.

Les deux jeunes femmes allèrent se laisser tenter par le plaisir de la chair quand doucement, Emma brisa le baiser intense. Front contre front, elle lui avoua doucement que ce n'était pas convenable de faire cela maintenant alors que leur fils était en danger. Regina approuva et elles se décollèrent.

- Je veux partir pour le Pays Imaginaire ce soir. Fit Emma déterminée.