Bonjour !

Ce chapitre arrive un peu en retard. La raison est simple: j'étais au Hobbitcon en Allemagne durant tout le week-end ! C'était tellement génial... Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est une convention annuelle qui a lieu à Pâques et qui dure trois jours durant lesquels les fans du Hobbit se rejoignent et partagent leur passion pour Sir Tolkien. Pas mal d'acteurs des films viennent également pour des séances d'autographes, de photos et des panels où ils répondent à nos questions. Si vous voulez que je vous en raconte plus, demandez-moi, ça sera avec plaisir. ^^

Bref, voici la suite.

Résumé du chapitre : Bofur et Bilbo sont toujours sur le bord de la rivière, dans une situation très compromettante. Évidemment, il est trop tôt pour qu'il se passe quoi que ce soit entre eux. Il y aura également une petite discussion foireuse entre Thorin et Bilbo puis entre Dori et Balin. Vous allez d'ailleurs en apprendre un peu plus sur Nori.

Voilà ! Merci pour les reviews !

Cet univers ne m'appartient pas. J'ai juste les autographes de quelques acteurs ! :3


Chapitre 3

L'air était lourd, il faisait chaud autour d'eux. Bilbo était convaincu que le Nain pouvait entendre le boucan que faisait son cœur à force de tambouriner contre sa cage thoracique. La prise sur sa peau lui brûlait mais il ne pouvait la dégager, ce n'était pas comme s'il le voulait non plus. Il était prisonnier de ces yeux bronze, une envie folle de caresser ces mèches brunes le prit. Depuis qu'il l'avait rencontré elles le tentaient et maintenant qu'elles se trouvaient à quelques centimètres, à portée de main, il avait du mal à se retenir. Étaient-elles douces ou rêches ? Leur texture pouvait-elle être comparée à celle de la soie ou du velours ?

Bofur ne bougeait pas, il se contentait de fixer silencieusement Bilbo qui eut l'impression d'être une proie sans défense face à un prédateur affamé. Une partie de lui criait pour qu'il s'enfuit, que c'était dangereux de se retrouver seul alors que son ami avait les cheveux détachés. On l'avait prévenu pourtant, Bombur lui avait dit que son frère pouvait avoir un comportement déplacé dans ces cas-là. Pour être franc, le Hobbit n'avait pas cru à cette histoire, il s'était dit que ce genre de chose était impossible mais maintenant qu'il y était confronté, il devait avouer qu'il n'était plus aussi sûr. Était-ce vraiment son ami ? Cette lueur sauvage dans ses yeux ne prévoyait rien de bon. Malgré cela, Bilbo n'avait pas envie de s'échapper, c'était Bofur, il savait qu'il ne craignait rien avec lui, son compagnon ne lui ferait jamais de mal. On pouvait discerner une certaine tendresse dans ses prunelles presque vertes, elle enleva toute trace de doute dans l'esprit du semi-homme.

Sans s'en rendre compte, une de ses mains se posa sur la tête du Nain. Ses petits doigts glissèrent au travers des mèches et la sensation fut plus exquise que ce qu'il s'était imaginé. Le satin était moins doux que les cheveux de Bofur, ils étaient plus soyeux que les plus précieux brocarts que le Vieux Took ait jamais possédés. C'était un ravissement des sens de les sentir frôler sa peau. Bilbo écarta les mèches puis les enroula autour de son index avant de les libérer à nouveau pour recommencer, il ne s'en lassait pas, cette sensation était divine.

Apparemment, le fabriquant de jouets apprécia cette caresse car il pencha la tête dans la main du Hobbit et appuya, l'incitant à continuer. Bofur tourna son visage vers l'intérieur et embrassa la paume, sa moustache chatouilla Bilbo et créa une réaction étrange dans le corps de ce dernier. Il était fasciné par la chevelure de son ami et profitait de pouvoir la toucher. Il repoussa un peu la frange de l'autre homme, dégageant ainsi les yeux hypnotiques du Nain. Son souffle se coupa lorsqu'il les vit s'illuminer d'un feu brûlant prêt à le consumer. Visiblement, le mineur aperçut quelque chose qui lui plut dans son regard car il passa sa deuxième main autour de la taille du semi-homme et le pencha en arrière jusqu'à ce qu'il soit allongé sur l'herbe, son corps bloqué par le sien. Ils ne brisèrent pas le contact visuel, les cheveux de Bofur tombèrent autour de leurs visages qui n'étaient qu'à quelques centimètres.

Pourquoi ne se débattait-il pas ? Bilbo n'arrêtait pas de se poser cette question mais aucune réponse ne lui parvenait. Il était dans une situation embarrassante et plus que compromettante et il n'était pas naïf au point d'ignorer où cela mènerait. Il était très attiré par Thorin et l'appréciait plus que comme un simple ami. Bofur était infiniment gentil, prenait soin de lui et veillait à ce qu'il soit le plus confortable possible, il était séduisant, sans aucun doute, mais ce n'était pas pareil. Le cambrioleur n'avait jamais imaginé pouvoir éprouver des sentiments pour le mineur, c'était inattendu. Était-ce de l'affection pure qui pouvait se transformer en de l'amour ou un simple désir charnel ? Comment savoir ? La seule chose dont il avait conscience en cet instant était qu'il se sentait bien auprès du fabriquant de jouets et qu'il ne souhaitait pas s'en aller mais une pointe de culpabilité s'empara de lui lorsqu'il pensa au roi. Son tourment dut se lire dans ses yeux car le Nain reprit la parole.

-Vous pouvez faire plus qu'simplement r'garder. Y a qu'nous, personne le saura. Laissez-vous aller, j'vous promets de bien m'occuper d'vous, susurra Bofur d'une voix enivrante en mordillant le lobe du Hobbit.

Un léger couinement échappa à Bilbo, il ne savait plus s'il voulait poursuivre leurs activités ou y mettre un terme. Bofur lui procurait beaucoup de plaisir, sa langue lui léchait l'oreille, son souffle chaud contre sa peau moite envoyait des vagues de frisson dans chacune de ses cellules, ses mains se baladaient le long de ses flancs, tantôt taquines, tantôt insistantes. Le semi-homme ne pouvait nier qu'il était affecté par ces caresses, son corps en demandait plus et il dut faire un effort de concentration extrême pour réfléchir à la situation. Cette voix de velours avait beau l'inciter à s'abandonner à l'extase, il ne pouvait s'y résoudre facilement. Il était prêt à faire ce qu'elle disait mais sa conscience le taraudait, peu importait ce que Bofur disait, Bilbo avait l'impression de trahir Thorin. Si le roi apprenait ce qu'ils étaient en train de faire, il le prendrait sûrement mal. L'idée de se faire surprendre ainsi par le chef de la Compagnie effraya le Hobbit, il lui en voudrait profondément et Bilbo perdrait à nouveau toute son estime. Peut-être serait-il jaloux ? Cette pensée excita davantage le cambrioleur mais il tenta de reprendre le contrôle de sa personne. Ce que lui promettait le mineur n'était rien d'autre qu'un bon moment, il serait passionné mais éphémère. Bilbo ne couchait pas avec n'importe qui, ce n'était pas son genre et même si la tentation était très forte, il ne pouvait y céder. Une main appuya sur son entrejambe, lui arrachant un gémissement de surprise.

-Vous étiez parti ailleurs. Si vous d'vez perdre toute connexion avec la réalité, ce s'ra uniquement grâce à moi. J'veux voir vos yeux s'embrumer de désir et d'venir incapables de s'concentrer sur quoi qu'ce soit.

Les mots du fabriquant de jouets envoyèrent une nouvelle décharge électrique qui courut le long de la colonne vertébrale de Bilbo. Sa voix était chargée en sensualité, le désir était pratiquement palpable. Le semi-homme allait prendre la parole pour lui expliquer qu'il valait mieux s'arrêter là mais une bouche apparut contre la sienne, l'empêchant de dire le moindre mot. Bofur était en train de l'embrasser, ce n'était pas une illusion. Il ne s'y était pas attendu. Ce contact rendit la situation réelle, il eut l'effet d'une étincelle qui s'embrasa d'un seul coup. Sa moustache le chatouilla, la sensation inconnue et déstabilisante mais pas totalement repoussante. Bilbo en voulut plus, il se rendit rapidement compte que sentir le corps du Nain contre le sien était addictif, ses mains s'accrochèrent dans son dos, s'agrippant à lui et marquant sa peau de longues traces rouges. L'odeur de bois, de tabac et de sueur émanant de Bofur était enivrante, les narines du Hobbit s'en remplirent et la tête lui tourna. Lorsqu'il fermait les yeux, ses sens se décuplaient, son esprit s'évadait, lui permettant de se concentrer pleinement sur le bien-être que lui procurait les caresses fiévreuses du Nain. Son sang bouillait, le désir déferlait dans ses veines, l'adrénaline fit accélérer son rythme cardiaque.

Un instinct bestial dont il ignorait l'existence s'éveilla en lui, une envie primitive et violente s'empara de son cerveau. Il ne se reconnaissait pas, ce n'était pas digne d'un Baggins, aucun Hobbit respectable ne se laisserait aller à un tel comportement. Cela lui aurait posé problème s'il avait été dans son état normal mais il en était bien loin, tout ce qu'il savait c'était qu'il lui en fallait plus et vite. C'était devenu un besoin vital, si Bofur s'était éloigné de lui en cet instant, Bilbo aurait probablement pleuré de frustration. Le Nain avait commencé, c'était lui qui avait séduit le cambrioleur en premier et lui avait promis monts et merveilles, il avait réveillé l'animal en lui. Heureusement, Bofur ne semblait pas enclin à mettre un terme à leurs actions, il avait entrepris de mordiller la peau tendre du cou de Bilbo, faisant couiner ce dernier.

Les sens du Hobbit s'embrasèrent, ses jambes s'enroulèrent d'elles-mêmes autour des hanches solides du Nain à la pioche. Une telle réaction l'aurait horrifié en d'autres circonstances mais il était trop occupé pour s'en soucier. Tout ce qui comptait était le désir ardent qu'il ressentait et qui faisait tambouriner son cœur contre sa cage thoracique, gonflant son membre. Il avait besoin de se libérer, de s'abandonner au plaisir que lui procurait son ami.

Si quelqu'un les avait vus se comporter en véritables animaux en rûte, il en aurait été choqué. Une telle conduite était inattendue de la part du gentil et timide Hobbit. Cela le rendait plus accessible, il n'était pas si différent des autres êtres vivants en fin de compte, mais le changement était surprenant. Bilbo ne s'en remettrait pas une fois calmé, l'euphorie laisserait la place à l'humiliation.

Par chance, ses oreilles repérèrent un bruit de pas qui se rapprochaient. Son cerveau n'était pas suffisamment embrumé pour ne pas relever la probabilité de se faire surprendre. Bien que cela lui coûtait, il devait couper court à leurs ébats. Repousser Bofur, dont la bouche était véritablement douée pour autre chose que raconter des histoires, était la dernière chose qu'il souhaitait faire, son corps protesta à cette idée. Bilbo aurait tant voulu le plaquer contre lui et poursuivre jusqu'à ce qu'ils atteignent le bonheur absolu ensemble mais c'était impossible, le temps leur était compté. Rassemblant toutes ses forces, il posa ses mains sur le torse toujours dévêtu du Nain et tenta de le pousser. L'autre homme résista, ne semblant pas vouloir s'arrêter et embrassa à nouveau son petit compagnon qui le lui accorda joyeusement, se perdant brièvement dans ce dernier contact avant de renouveler ses efforts.

Finalement Bofur se releva, non sans grogner de mécontentement, et fixa ses yeux chamarrés sur le Hobbit qui put voir ses pupilles dilatées par le plaisir, deux océans prêts à l'avaler lui faisaient face. La gorge de Bilbo s'assécha, son souffle erratique et ses joues brûlantes gonflèrent de fierté le Nain. Le semi-homme se mordit la lèvre de façon aguichante, laissant ses mains s'égarer sur le torse musclé de son ami. Il était à deux doigts de le ramener à lui, ignorant totalement l'effet que sa pose avait sur l'aîné qui tentait tant bien que mal de se contenir pour ne pas prendre sauvagement le petit cambrioleur sous lui.

Bofur ne s'était jamais douté à quel point Bilbo pouvait être désirable, étant mignon et attirant en temps normal mais de manière passive, à présent il était conscient de ses mouvements et il s'avérait que le Hobbit était encore plus chaud que la braise. Il était tel l'agneau sans défense sur le point de se faire dévorer mais n'avait rien d'innocent. En tant que loup, Bofur était certainement affamé.

-Bilbo ! résonna au loin la voix de Kíli.

Cet appel brisa l'ambiance érotique autour d'eux, interrompant le repas du prédateur. Le prince cherchait leur jeune compagnon depuis dix minutes, craignant pour sa sécurité. Ce qu'il ignorait, c'était que la vie du semi-homme était loin d'être en danger, sa vertu en revanche, c'était une autre histoire. Thorin l'avait envoyé après Bilbo afin de le ramener au camp, trouvant qu'il avait été absent suffisamment longtemps et se doutant que Bofur ne devait pas avoir fini de prendre son bain, ce qui créait un risque sérieux pour le cambrioleur. Fíli se reposait, il s'était endormi contre son frère et ce dernier n'avait pas eu le cœur de le réveiller pour lui demander de l'accompagner. Maintenant Kíli se rapprochait de la rivière et s'apprêtait à tomber sur ses deux comparses qui ne s'étaient toujours pas séparés.

Bilbo parvint à retrouver ses esprits et s'assit, obligeant son ami à en faire autant. Celui-ci allait repartir à l'attaque de sa proie, n'ayant pas envie de s'arrêter malgré la présence de quelqu'un d'autre, mais le semi-homme le repoussa et lui fit comprendre qu'il était trop tard. Au comble de la frustration, Bofur maugréa en Khuzdul, ses mots injurieux bien qu'incompréhensibles aux oreilles du petit cambrioleur. Ce dernier se pressa de se relever et de mettre le plus de distance possible entre eux, tentant au mieux de paraître naturel malgré son cœur qui battait la chamade et ses joues cramoisies. Par chance, ses vêtements n'étaient pas trop défaits, il n'était pas complètement débraillé et son allure ne trahissait pas instantanément ce qui venait de se passer. Il prit une profonde inspiration et colla un sourire sur son visage quand Kíli apparut de derrière un arbre. Le jeune prince parut étonné, il regarda les deux individus un à un, se doutant que quelque chose venait de se produire, l'air décontracté de Bilbo peu crédible. Bofur était agenouillé devant la rivière et se tenait de dos. Il était en train de s'habiller et ignora complètement les deux autres. L'archer ne sut quoi penser de tout cela mais fit comme si de rien n'était, se gardant de poser la moindre question bien qu'il avait de sérieux soupçons.

-Bilbo, Thorin vous fait appeler. Il souhaite que vous rentriez tout de suite. Apparemment il est en manque de Hobbit, ricana le brun d'un sourire moqueur en croisant les bras.

Le concerné rougit encore plus à l'implication des mots du jeune Nain, un sentiment de gêne s'empara de lui. Ses précédentes actions avec Bofur étaient encore trop fraîches, entendre parler du roi juste après le mit mal à l'aise. Il avait l'impression d'avoir commis une faute. Thorin ne devait jamais apprendre ce qui avait eu lieu sur la berge, la grande rivière Anduin en resterait le seul témoin. Il se tourna vers le prince qui l'attendait silencieusement, ses grands yeux bruns semblant chercher des réponses et fouiller au plus profond de son âme pour découvrir la vérité. Bilbo détourna la tête, Kíli était malin, il n'aurait aucune difficulté à comprendre. Jetant un ultime regard en arrière vers le mineur, le cambrioleur retourna vers le camp en ignorant le sourcil interrogateur qui s'était arqué sur le visage de l'archer. Il ne pouvait qu'espérer que celui-ci ne lui poserait pas de question, le semi-homme n'était pas prêt à lui répondre.

Fort heureusement, le chemin du retour se fit en silence, ce qui permit au petit cambrioleur de réfléchir aux conséquences de ses actions. Que lui avait-il pris ? Pourquoi avait-il répondu aux avances du Nain à la pioche ? Bofur était probablement son meilleur ami, c'était quelqu'un d'adorable et de très gentil, le premier de la Compagnie à l'avoir accepté et à le considérer comme l'un des leurs. Il passait son temps à lui raconter des histoires ou des blagues pour lui remonter le moral quand la Comté lui manquait trop. Le Nain ne se plaignait jamais de rien, il lui arrivait même de partager son repas avec le semi-homme alors que leurs rations étaient déjà maigres. Il n'était pas le plus robuste ni le plus courageux du lot et le savait mais cela ne l'empêchait pas d'utiliser toutes ses forces en combat pour protéger ses amis. Il n'était pas très intelligent et comptait plus sur son éternel optimisme que sur ses compétences physiques ou intellectuelles. En réalité, Bofur était l'opposé même du genre de personnes qu'appréciait Bilbo, ils n'avaient pas beaucoup de points communs et le Nain n'était certainement pas quelqu'un de raffiné. Malgré cela, une véritable amitié s'était forgée entre eux, bien plus solide que toutes celles que le cambrioleur avait créées dans la Comté. Il n'y avait aucune explication logique et rationnelle qui pouvait le justifier mais ce n'était pas important, le Hobbit était heureux d'avoir trouvé un compagnon si précieux durant ce voyage. Malheureusement après ce qui venait de se passer, cela avait de grandes chances de disparaître.

Comment avait-il pu se laisser aller de cette manière ? C'était indigne d'un Baggins, son père serait outré s'il était encore en vie. Sa mère serait heureuse qu'il ait trouvé un compagnon et aurait probablement déjà envoyé les cartons d'invitation pour le mariage. Ce qui soulevait un autre problème, quelle était la nature de ses sentiments envers Bofur ? Jusqu'à présent il ne l'avait vu qu'en ami, quelqu'un de très proche comme un confident mais cela restait dans le domaine du platonique. Pourtant il avait vite accepté les embrassades du Nain et y avait répondu de bon cœur, absolument pas gêné d'un tel changement. Cela devait bien signifier quelque chose mais Bilbo avait peur de découvrir la réponse. Ce qui le dérangeait le plus était son indécision. Son cœur balançait entre le roi sous la montagne et Bofur. Les deux Nains ne se ressemblaient pas et malgré cela, ils intriguaient le Hobbit. Ils étaient tous deux très séduisants et leurs qualités avaient beau différer, ils n'en restaient pas moins de valeureux camarades et de dignes prétendants pour des Nains.

Bilbo ne pouvait nier qu'il avait été attiré par l'imposant souverain dès leur rencontre, même si celui-ci n'avait pas été des plus aimables à son égard à l'époque, il irradiait de confiance en lui et de majesté. Lorsqu'il était près de lui, le Hobbit se sentait protégé, il lui faisait pleinement confiance et savait que le roi ne laisserait rien lui arriver. C'était étrange comme impression, il n'avait jamais connu un tel sentiment de sécurité auparavant. Thorin ressemblait à un ours réveillé en pleine hibernation de l'extérieur mais sous cet aspect bourru se trouvait un être brisé qui avait besoin d'affection. Malheureusement, en tant que roi il faisait passer son peuple avant sa personne et ne s'autorisait jamais de pause. Peut-être que Bilbo arriverait à panser ses cicatrices et à lui redonner envie de s'ouvrir aux autres. Encore faudrait-il que le guerrier accepte ses avances, ce qui n'était pas gagné.

Le semi-homme n'était pas plus avancé. Il se retrouvait coincé entre le solennel roi des Nains pour lequel il avait plus qu'un petit faible et celui qui faisait office de meilleur ami et confident et avec qui il avait pratiquement couché. Les joues de Bilbo s'empourprèrent à nouveau. Affronter Thorin après ce qui venait de se passer serait difficile, mais qu'en serait-il avec Bofur ? Comment allait-il le regarder en face ? Ils devraient faire comme si rien n'avait eu lieu s'ils ne voulaient pas que le reste de la Compagnie le sache mais dorénavant il y aurait une nette tension entre eux deux, c'était inévitable. Cette conclusion attrista le cambrioleur, il ne souhaitait pas perdre son compagnon.

Ils arrivèrent au camp peu de temps après et le cœur de Bilbo était toujours aussi lourd. Il n'osa affronter le regard de personne même si aucun n'avait idée de ses précédentes actions. Il resta planté à l'extrémité de leur cercle, ne sachant quoi faire. Kíli le poussa légèrement en avant dans la direction de Thorin qui se tenait dos à eux, en pleine conversation avec Gandalf. D'abord hésitant, le Hobbit se dirigea lentement vers le roi sous la montagne, se demandant pour quelle raison il l'avait fait appeler. Ce dernier se tourna quand le mage lui fit remarquer la présence du cambrioleur.

Le visage de Thorin était rarement chaleureux, il oscillait généralement entre la condescendance et l'animosité, mais en cet instant, le souverain arborait une expression étrange que Bilbo n'avait encore jamais vu chez lui : de l'incertitude. Depuis quand le fier roi des Nains doutait-il ? Cette vision inquiéta le semi-homme, ce n'était pas normal. Qu'est-ce qui pouvait alarmer ce redoutable guerrier ? Avait-il appris son escapade au bord de la rivière en compagnie de Bofur ? Non, c'était impossible, personne ne les avait surpris.

Les nerfs de Bilbo étaient tendus, il faisait tout pour se rassurer mais n'y parvenait pas. Son esprit ne cessait d'inventer des scénarios irréels et humiliants à son égard. Si jamais Thorin était au courant, il ne pourrait nier les faits. Le semi-homme était incapable de mentir au roi, ses profonds yeux bleu glacé discernaient la moindre trace de tromperie et vous tenaient prisonnier jusqu'à ce que vous ayez tout avoué. Le cambrioleur leur avait fait face plus d'une fois et il s'était toujours retrouvé dans le même état, rien ne servait de lutter, les pupilles royales voyaient absolument tout. Pourvu que son batifolage avec le mineur lui soit inconnu, Bilbo ne se remettrait pas de la déception que ressentirait Thorin envers lui. Il ne souhaitait pas perdre le début d'amitié qu'ils venaient de construire, il y tenait trop.

-M. Baggins, vous voilà, commença la voix grave du roi. Où étiez-vous passé ?

Le Hobbit hésita à répondre, il ignorait ce que savait Thorin et ne voulait rien lui révéler de compromettant. Son visage était de nouveau couvert de son masque impassible, ses yeux ne trahissaient rien, pas la moindre émotion. Bilbo était en position de faiblesse, il devrait user de ruse pour s'en sortir.

-Je me baladais dans les bois. Cet endroit est magnifique, ce serait dommage de ne pas en profiter. Mes pas m'ont mené jusqu'à la rivière que j'ai longée jusqu'à ce que je tombe sur Bofur qui avait fini de prendre son bain, expliqua le semi-homme en essayant de masquer le plus possible la vérité.

Il crut voir un éclair de contrariété passer dans les yeux du roi à la mention du fabriquant de jouets. La conversation partait mal, le mineur était un sujet épineux que Bilbo aurait préféré éviter mais malheureusement c'était aussi la raison principale de leur situation actuelle. Il avait visé juste en pensant que Thorin voulait lui parler de Bofur.

-Vraiment ? Et que s'est-il passé ? insista le souverain en faisant son maximum pour ne pas laisser apparaître sa jalousie.

-Rien ! s'empressa de répondre le cambrioleur un peu trop précipitamment pour être nonchalant. Nous avons simplement discuté, je ne suis pas resté longtemps. A la vérité, je n'ai pas voulu le déranger parce qu'il n'était pas complètement habillé et c'était indécent de l'observer dans cet état de semi-nudité.

Bilbo décida de jouer la carte de l'innocence, ses joues se colorèrent et il baissa le regard, passant pour un timide jeune Hobbit et non pour un adulte expérimenté. Tant pis pour sa virilité, il devait tout faire pour éviter de recevoir les foudres du roi et créer un malentendu. Son plan fonctionna, Thorin ne lui cria pas dessus ni ne lui fit de reproches. En fait il n'émit pas un son, ce qui intrigua le semi-homme. Relevant la tête, Bilbo se trouva confronté à un spectacle étonnant, les yeux du Nain étaient écarquillés, son visage légèrement rouge avec un air ébahi. Il fixait son homologue de manière abasourdie, comme si c'était la première fois qu'il le voyait et ne savait comment réagir à sa présence. Ne comprenant pas la réaction du roi, le Hobbit pencha la tête sur le côté, innocemment et adorablement selon Thorin qui dut se retenir de ne pas se jeter sur lui. Bilbo était tellement désirable ainsi, sa naïveté le rendait mignon et réveillait l'instinct protecteur de tout mâle dominant y faisant face.

De toute sa vie, le guerrier n'avait jamais rien vu de plus désarmant. Il était un combattant endurci par le temps et la guerre, peu de choses l'émouvaient, son cœur de pierre ne tremblait plus tel celui d'un jeune Nain qui croisait le regard de la personne qu'il aimait. Pourtant, ce Hobbit, avec son air perdu et ses manières avait réussi à se frayer un chemin au plus profond de son âme et s'y était installé. Visiblement il n'avait pas l'intention d'en repartir. S'il devait être honnête, cela ne dérangeait pas Thorin, il avait l'impression d'avoir trouvé la partie de lui-même qui lui avait manqué toutes ces années, il se sentait enfin complet. Il ferait tout pour protéger le semi-homme et le garder près de lui. Une fois qu'Erebor serait de nouveau à lui, il prendrait son temps pour faire la cour à ce petit bonhomme et gagner son cœur de manière officielle. En attendant, il corrigerait ses erreurs et ferait amende honorable.

Plus tard, quand Kíli lui dirait que Bofur avait eu les cheveux détachés et que Bilbo avait semblé essoufflé et terriblement gêné, il regretterait sa décision d'attendre bien qu'il n'avait pas d'autre choix. Le mineur poserait un obstacle et ferait un dangereux concurrent si on en croyait leur amitié déjà bien solide. Il avait un avantage certain sur le roi, il était déjà proche du semi-homme et n'avait jamais douté de lui, il était normal que ce dernier l'apprécie. Pourvu qu'ils ne soient pas déjà intimes, Thorin ne supporterait pas l'idée de perdre Bilbo.

-Vous ne devriez pas vous éloigner du camp seul. Qui sait ce qui peut se cacher dans ces bois. Le périmètre n'est pas entièrement sécurisé et nous ne pouvons déléguer un Nain pour vous accompagner lors de vos escapades, gronda le roi d'un ton ferme.

Le Hobbit se vexa d'être réprimandé tel un enfant, il pouvait se débrouiller seul, il n'avait pas besoin de garde du corps. Si Thorin avait voulu lui parler uniquement pour cette raison, il aurait pu s'abstenir. Déçu, Bilbo se retint d'émettre son opinion sur le peu de confiance que le souverain avait en ses habiletés mais le regarda de travers pour lui faire comprendre qu'il n'appréciait absolument pas son commentaire. Il venait de lui prouver une fois encore qu'un gouffre se tenait toujours entre eux et ce dernier semblait infranchissable. Il était conscient qu'il ne serait jamais aussi adroit au combat que la Compagnie, même Ori savait mieux se battre que lui, mais il avait espéré que Thorin reconnaîtrait ses progrès et cesserait de le considérer comme un fardeau. Si lui sauver la vie n'avait pas suffi à le convaincre de son utilité, alors rien ne le pourrait. Jamais le roi ne le prendrait au sérieux. Cette pensée anéantit le moral du semi-homme, le mépris du Nain à son égard le froissa, apparemment il n'était pas digne de son respect.

Bilbo se redressa, essayant de paraître le plus imposant possible, malgré sa petite taille, et de ne pas montrer à quel point ces paroles l'avaient affecté. Il s'en alla sans dire un mot, ignorant complètement Thorin qui le regarda faire sans comprendre.

Le souverain fut surpris par l'attitude du cambrioleur, ce dernier semblait vexé, même s'il faisait tout pour le cacher. Son visage s'était renfermé, toute trace de sourire disparue, et ses yeux s'étaient instantanément assombris. Pourquoi une telle réaction ? Il donnait l'impression d'en vouloir au Nain mais pour quelle raison ? Celui-ci réfléchit mais ne trouva pas de réponse satisfaisante qui aurait pu justifier cette froideur soudaine. Il n'avait rien dit de désagréable, il s'était simplement inquiété pour le semi-homme, on ne pouvait lui reprocher cela. Les Hobbits étaient vraiment des créatures étranges s'ils s'offusquaient lorsque l'on leur témoignait de l'intérêt. Cela découragea Thorin, il eut le sentiment que Bilbo et lui n'arriveraient jamais à communiquer normalement, peu importait tous les efforts du roi. Peut-être qu'il devrait demander de l'aide à Balin, le conseiller savait toujours comment arranger une situation, aussi désespérée fut elle.

Le leader se dirigea vers son vieil ami qui se trouvait en pleine discussion avec Dori, ce dernier semblant agité et passablement énervé tandis que son homologue arborait un petit sourire. Thorin arriva au milieu de leur conversation mais en saisit rapidement le sujet.

-Je ne le laisserai pas souiller Ori ! Si jamais je le vois tenter la moindre chose à son égard, il aura de nouvelles cicatrices encore plus effrayantes que celles qu'il possède déjà ! Je te préviens, tiens ton frère éloigné du mien ! s'écria Dori, ce qui eut pour effet d'agrandir le sourire de Balin.

-Tu devrais te calmer avant de faire une crise cardiaque. Ori est un adulte. Je comprends ton désir de le protéger, c'est ton plus jeune frère, tu l'as élevé et te sens responsable de lui mais il est suffisamment grand pour prendre ses propres décisions. Tu ne peux pas le materner indéfiniment. Un jour il tombera amoureux et tu n'auras d'autre choix que de l'accepter. Laisse-le vivre, ce pauvre petit a le droit de profiter de son existence comme bon lui semble, essaya de l'apaiser le plus vieux.

-Il est trop jeune ! C'est à peine un adulte, il a le temps avant de se faire tromper et d'avoir le cœur brisé ! Je refuse de laisser Dwalin jouer avec son cœur ! Il ne sera pas une de ses multiples conquêtes !

-Qui te dit que ce n'est qu'une passade ? Je connais mon frère, sous ses airs de brute se cache une personne capable de reconnaître la beauté et la fragilité d'un autre. C'est quelqu'un d'aimant et de passionné, même s'il préférerait se couper lui-même un bras que de l'avouer. Il ne ferait jamais de mal à Ori, il le protégerait de tout danger plus efficacement qu'un oliphant. Notre espèce garde jalousement ses trésors, la furie de Smaug n'est rien comparée à un Nain amoureux, tu le sais. Laisse-lui une chance, tu verras. Pense au bonheur de ton frère.

-Ori est trop jeune pour savoir ce qu'il veut. La discussion est close, trancha Dori avant de s'éloigner.

Balin soupira, il avait accepté de donner un coup de main à son cadet pour gagner le cœur du jeune scribe en convaincant ses frères mais ce n'était pas un franc succès. Pourquoi cet imbécile s'était-il entiché d'Ori ? N'y avait-il pas assez de Nains ? L'instinct protecteur de Dori était comparable à celui d'une lionne défendant ses petits, rien ne le ferait flancher. Pourtant, ce ne serait pas le plus gros obstacle. Balin soupçonnait Nori d'être encore pire que son aîné lorsqu'Ori était concerné. Il ne le montrait pas mais le voleur tenait énormément à son petit frère et découperait en rondelles le premier qui essayerait de l'approcher, en prenant bien soin de faire disparaître son corps afin que personne ne puisse le retrouver. C'était justement son indifférence et sa nonchalance qui faisaient croire à Balin qu'il était prêt à tout pour protéger Ori. Dori avait plus de retenue, il menaçait ouvertement et faisait peur rien que par sa carrure mais on pouvait le raisonner. Nori était silencieux et manipulateur, personne ne savait ce qui se passait derrière ces pupilles malveillantes. Il observait, prenait note de son environnement et utilisait les faiblesses de ses ennemis à son avantage.

Des deux aînés, c'était lui qui avait le plus lutté pour que le scribe ne participe pas à cette quête. Dori avait tenté de convaincre Ori de ne pas venir tandis que Nori lui avait directement dit qu'il ne servirait à rien et qu'il se ferait tuer à peine sorti d'Ered Luin. Ses mots blessants avaient caché son véritable objectif : effrayer le plus jeune afin qu'il reste en sécurité mais cela n'avait pas marché. Ce n'avait fait que renforcer la volonté du petit Nain de prouver sa valeur à ses frères.

Ces deux-là s'inquiétaient énormément pour Ori mais ne le montraient pas de la même façon. Dori essayait d'atténuer les dangers afin de ne pas faire peur au benjamin. Il l'apaisait en le couvant constamment, l'étouffant sous ses tendances mère-poule. Nori était plus subtil mais encore plus dangereux. Il éliminait tout danger avant qu'il n'atteigne Ori et en faisait disparaître toute trace afin que son frère en ignore totalement l'existence. C'était sournois mais efficace. Peu de gens savaient le nombre incalculable de Nains qui avaient perdu un membre, la vue ou leur langue parce qu'ils avaient osé faire une remarque déplacée au sujet du jeune scribe. Dori lui-même l'ignorait, Nori n'avait pas pour habitude de se vanter de ses prouesses lors d'un dîner en famille.

Balin était au courant par son frère. Dwalin avait surpris le Nain à la coiffure étoilée une fois au début de sa vendetta, un couteau ensanglanté dans la main, un cadavre aux pieds et pas une once de remords sur le visage. A cette époque, le guerrier était le chef des gardes d'Ered Luin et connaissait bien Nori pour l'avoir arrêté plusieurs fois pour fraude et vol. Le meurtre et la mutilation ne faisaient pas partie de ses méthodes. Dwalin en avait été surpris et lui avait fait subir un interrogatoire musclé avant de l'embarquer. Il connaissait le voleur, il ne tuait pas pour le plaisir ni sans raison. Le nombre d'attaques de ce genre croissaient et nul ne savait qui en était responsable. Découvrir que Nori était derrière tout cela était un choc.

Après avoir reçu de multiples coups stratégiquement placés pour ne pas l'achever, Nori avait soufflé une simple réponse : « Pour Ori ». A ces mots, Dwalin avait réalisé que le Nain n'était pas un tueur au sang-froid mais un grand-frère protecteur. Une fois que toute l'histoire fut sortie de la bouche du criminel, le garde avait compris que la situation était plus compliquée qu'il ne l'avait cru. Il appréciait la famille de Dori et connaissait le petit dernier, un petit bonhomme affreusement timide mais qui regardait Dwalin avec de l'admiration plutôt que de la peur. Cet être sans défense méritait qu'on le protège et lorsqu'il avait offert un sourire plein d'innocence à l'ancien guerrier, ce dernier s'était juré de le faire aussi ardemment que pour les jeunes princes Durin qui étaient à sa charge.

Il avait donc décidé d'aider Nori à faire payer les malotrus qui se moquaient d'Ori en leur arrachant les yeux ou la langue, tandis que ceux aux intentions peu nettes et qui osaient le toucher perdaient une main. Une fois, Dwalin et Nori s'étaient associés pour en éliminer un en bonne et due forme après qu'il ait frappé Ori car celui-ci avait repoussé ses avances. Le petit, encore très jeune à l'époque, était rentré en larmes et avait tout raconté à ses frères. Dori l'avait consolé alors que Nori s'était éclipsé sans un mot. Il n'était revenu que deux jours plus tard. Dwalin avait joyeusement accepté de l'aider et s'était chargé du corps qui ne ressemblait plus à rien après une longue séance de torture.

Dori ignorait l'étendue de la dévotion de son cadet envers le plus jeune, il ne savait pas qu'il avait tué pour venger l'honneur de leur frère mais il se doutait qu'il lui cachait beaucoup de choses. Les seuls au courant de toute cette affaire étaient Nori, Dwalin, Balin et Thorin. Le roi comprenait les raisons du voleur et ne l'avait jamais condamné, il agirait de la même manière pour ses neveux. Lorsqu'Erebor serait reconstruit, beaucoup de Nains viendraient et il serait difficile de faire respecter l'ordre. Nori se chargerait des malfrats selon ses propres méthodes, il agirait quand la garde ne le pourrait pas.

Ori, par chance, ne s'était jamais rendu compte de rien. Il pensait que son frère cadet ne s'intéressait pas à lui mais il valait mieux cela que la vérité. Il devait être préservé de la façade sombre et horrible du monde afin qu'il conserve son innocence le plus longtemps possible. De ce fait, voir Dwalin tourner autour de lui aujourd'hui encensa Nori. Il considérait cela comme une trahison et ne le laisserait pas faire. Il ne tolérerait pas que son allié tente de corrompre son précieux petit frère, pas après tout ce qu'ils avaient fait pour le protéger.

Le criminel fulminait, il cherchait un moyen de tuer Dwalin dans d'atroces souffrances et de faire disparaître son corps tout en aiguisant ses lames et en gardant un œil sur lui. Arriver jusqu'ici, dans une quête périlleuse où tous pouvaient succomber à chaque instant mais où ils étaient entourés de leurs amis et leur famille donc de gens qu'ils connaissaient et en qui ils avaient confiance, pour se faire poignarder dans le dos par celui à qui il avait confié la sécurité de son petit frère avait un goût amer. Si Dwalin croyait savoir de quoi était capable Nori, il n'avait encore rien vu.


little-ratgirl : C'est souvent ce qu'on souhaite voir arriver mais comme tu l'as vu, ce n'est pas Thorin qui les a séparés. Juste son neveu. ^^ Une bonne dose de frustration pour les deux compagnons, je confirme.

L'avantage des personnages moins exploités c'est que leur caractère est peu défini, on peut donc l'imaginer et leur donner vie à notre manière. J'aime bien Bifur parce qu'il est très différent du lot, il passe inaperçu et pourtant, sa présence est notable. Quant à Bofur, il est simplement adorable et touchant.

Sexy!Bofur ? Ah ! Je vois que quelqu'un d'autre a craqué sur cette nouvelle version de notre mineur international ! Très bien ! :D En même temps, c'était fait pour. :P

Merci beaucoup pour ton commentaire constructif.

Angelnaru : S'il y a bien quelqu'un qui peut se lier d'amitié avec n'importe qui, c'est Bilbo. Je suis sûre qu'il pourrait discuter avec un Orc s'il en avait l'occasion. XD Il est tellement altruiste notre Hobbit.

Décidément, ce Bofur a beaucoup de succès. ^^

Merci à toi !