Chapitre 42
/!\ Scène charnelle non-explicite.
Emma n'arrivait pas à dormir, la disparition de son fils la tourmentait et une unique nuit avec Regina l'obsédait. Elle se leva alors d'un bon et s'éloigna du camp, marcher un peu.
Swan avait repéré le bruit des mouettes dans la journée. Ce qui signifiait que la mer n'était pas très loin et que Crochet les menait tous en bateau. Elle se promit de lui régler son compte le lendemain. C'était lui qui sabotait toute l'expédition et qui la rendait interminable.
Emma arriva donc au bord de la plage et s'assied sur un rocher. Elle contempla longuement le reflet de la lune et des étoiles sur les vagues. Lorsqu'elle leva le nez dans les airs, elle vit les feuilles soulevées par le vent danser devant ses yeux dans une multitude de couleurs magiques. Elle se serait presque cru dans le Disney Pocahontas dans la scène avec Grand-mère feuillage. C'était son second dessin animé préféré.
Une chanson parlant de Peter Pan lui revint alors en mémoire. C'était une chanson chantée par une jeune américaine répondant au nom de Ruth B. Emma entama alors l'introduction de la chanson sans se préoccuper de si on l'écoutait ou non.
« Il fut un temps où j'étais seul
nulle part où aller et aucun endroit pour appeler à la maison
Mon seul ami était l'homme dans la lune
et même parfois , il partirait aussi. »
Regina peina à retrouver la trace de la blonde mais enfin elle la vit assise sur un rocher en admiration devant la mer. Elle arrêta alors sa marche quand elle comprit que la blonde chantait. Elle l'écouta paisiblement, l'âme transportée.
«Je suis un garçon perdu de Neverland
Habituellement traîner avec Peter Pan
Et quand nous nous ennuyons nous jouons dans les bois
toujours sur la course de Captain Hook
Run Run garçon perdu, ils me disent
Loin de toute la réalité
Neverland abrite garçons perdus comme moi
et a perdu les garçons comme moi sont libres."
En écoutant Swan chanter, Regina lui trouvait un air de la légende allemande de la Lorelei. Une jeune femme blonde morte en tombant du haut d'un rocher en regardant son amant partir en mer. Cette jeune femme s'était ensuite incarnée en sirène et s'était installée sur le rocher sur lequel elle était tombée
Elle peignait sa longue chevelure en chantant des chants magnifiques qui faisaient dévier les bateaux contre les rochers.
Doucement, Regina se rapprocha de la seconde maman de son fils et se posa à côté d'elle, attendant patiemment la fin de la chanson. Elle se sentait comme ces marins dans la légende, transportée et hypnotisée par la voix d'Emma Swan.
Emma se tue et continua sa contemplation de la mer dans le calme le plus serein. Regina la regardait en travers, la chevelure de la blonde flottait dans le vent, Emma était délicieuse et magnifique. Les drôles de couleurs des feuillages s'apaisèrent doucement sur le sol. La Reine comprit qu'à présent la nature lui donnait le droit de parole.
- Il est probable que vous soyez déjà venue ici, Mademoiselle Swan, lors de votre enfance. Vous ne vous en souvenez pas, mais c'est certain que Shadow est venue vous chercher un soir, lorsque seule dans votre lit, vous vous demandiez pourquoi vous n'aviez pas de parents comme les autres enfants, pourquoi vous avaient-ils abandonné. Il vous a emporté sur cette île uniquement réservée aux enfants perdus dans l'espoir de vous convaincre l'espace d'une nuit que la vie était bien mieux sans parents et sans grandir. Murmura doucement mais difficilement Regina pour ne pas brusquer le calme et l'harmonie des vagues qui s'échouaient lentement. Vous ne seriez jamais venue ici, si je n'avais pas lancé cette Malédiction pour punir vos parents, surtout votre mère. Je suis désolée Swan d'avoir brisé votre vie ainsi. Tout est de ma faute et mes paroles l'autre jour sur le bateau n'auraient jamais dû être sorties aussi vite sans y avoir réfléchi.
Emma écoutait le récit - les excuses - de la brune, le regard toujours fixé sur l'horizon. Elle se souvenait brièvement de son enfance et de ce rêve étrange du Pays Imaginaire. Tout devenait si limpide d'un coup. Ses yeux s'embrumèrent soudainement et des larmes perlaient silencieusement sur son visage angélique. Si en effet Regina était la cause de son malheur, ce soir Swan ne lui en voulait plus vraiment. C'était trop tard, de toutes manières.
Regina observait Emma dans l'espoir d'obtenir ne serait-ce qu'une réponse, mais elle n'obtint que des larmes de douleur et de tristesse. Elle s'en voulait tellement d'avoir brisé la vie d'autant de gens. Ne sachant que faire, elle hésita quelques instants avant de poser sa main sur celle de Swan. La blonde tourna alors son visage difficilement en direction de Regina.
Elles étaient tout aussi bouleversées par la disparition d'Henry que par leur situation "amicale". L'un dans l'autre, leurs cerveaux se transformaient en un cocktail Molotov mortel et vital. Le réconfort et le désespoir étaient réellement les deux ingrédients prodiges d'une aventure d'une nuit.
Leurs cœurs battaient si vite et leurs regards se firent plus ardents et sensuels que jamais. Elles étaient à l'apogée du désir charnel et aux portes de luxure. Les vagues se déchaînèrent plus rapidement et le vent se leva davantage. Elles ne pouvaient plus rompre leurs regards. Leurs lèvres s'entre-baillaient, suffocantes.
Sans plus tarder, Emma posa une main sur la joue de Regina et l'embrassa fougueusement. La Reine ne se fit pas prier et répondit au baiser appuyé de la blonde. Leurs lèvres laissèrent place à un ballet endiablé de leurs langues et leurs mains se mirent à courir chacune sur leurs corps. Il était hors de question d'attendre davantage. Hors de question de laisser quelque chose s'interposer. Hors de question de les déranger. Ce soir, elles défieraient les lois de la vertus.
- Emmenez-moi quelque part Majesté. Là où nous ne serons pas dérangées, je vous prie. Implora Emma entre deux baisers ardents.
Regina lui tira alors la main et ensemble elles s'enfoncèrent rapidement dans la verdure sauvage. La brune les menèrent jusqu'à une grotte, celle qu'elle avait repéré plus tôt dans la journée. Elle lâcha doucement la main de la blonde et fit apparaître par magie, quelques bougies odorantes qui éclairèrent la petite grotte et qui l'embaumèrent. Elle fit aussi apparaître un matelas en feuillage confortable et doux. Elle invita Swan a entré et après cela, une porte en bois les enferma dans cette antre-cosy, afin de ne pas être épiées.
Elles se regardaient, debout l'une en face de l'autre. La lumière faible des bougies les éclairait et faisait briller leurs prunelles respectives. Emma se mordait les lèvres nerveusement, jamais elle n'avait couché avec une femme, qui plus est, une Reine. Pourtant, son anxiété se dissipait lorsque son regard était capté par les lèvres sang de Regina. Elle s'approcha à nouveau et l'embrassa tendrement puis plus fougueusement.
Ses mains diaphanes se posèrent sur les joues du maire puis sur son cou. Elles descendirent sur sa poitrine avant de lui enlever doucement son blazer bleu. Regina portait en dessous un chemisier en velours bordeaux négligemment ouvert laissant déborder la soie de son sous-vêtement noir. Ce fut de trop pour Emma. La blonde déposa alors quelques baisers sur le cou de sa proie avant de l'inviter à aller se coucher sur le matelas magique à même le sol.
Les deux jeunes femmes continuèrent de s'embrasser puis Emma brisa ce baiser pour descendre ses lèvres lentement sur les clavicules de la brune puis sur la naissance de sa poitrine, arrachant quelques gémissements à sa victime. Elle enleva ensuite son chemisier qui donnait la vue sur ce que jamais elle n'aurait cru voir un jour, les sous-vêtements féminins et sexy de la Reine Regina Mills. Elle avait sous elle et en face d'elle sûrement la plus jolie femme que le monde connaissait. Voir ainsi la souveraine d'un royaume en soutien-gorge et pantalon noir, à sa merci, ne faisait qu'accroître son envie charnelle.
Regina retira le débardeur kaki de la blonde avant de totalement s'abandonner à elle et ses gestes délicats et intentionnés. Elle n'avait pas peur de ressentir ce plaisir pour une femme, le monde évoluait après tout.
Toute la nuit, les deux jeunes femmes firent l'amour découvrant la joie et les voluptés du sexe au féminin. Elles ne perdirent pas pour autant l'objectif de ne rien ressentir si ce n'était que du plaisir.
Alors que l'aube ne tarderait pas à se lever, Regina se détacha peu à peu de l'emprise d'Emma. Il fallait rentrer au camp avant que les autres ne s'inquiète. Elle commença alors à se rhabiller avant qu'Emma ne pose sa main sur son bras d'un air interrogateur. Regina se leva, rangeant les pants de son chemisier dans son pantalon puis ajustant son blazer.
- Règle numéro une, ne jamais passer la nuit complète ensemble. Expliqua Regina avant d'ouvrir la porte et disparaître sous le regard étonné et déçu de la blonde.
