Chapitre 14 : Les sortilèges impardonnables.
Les deux jours suivants se passèrent sans incidents notables, à part le fait que Neville fit fondre son sixième chaudron pendant le cours de potion. Le professeur Rogue, dont la hargne semblait avoir atteint de nouveaux sommets au cours de l'été, lui donna une retenue. Neville revint de ses punitions au bord de la crise de nerfs : il avait dû éviscérer tout un tonneau plein de crapauds cornus. Car a Alucard il n'avait pas fait plus de vague que quelque plaisanterie quand malefoy tentais de parler il imitait des cris d'une fouine derrière son dos.
'' Tu sais pourquoi Rogue est d'une humeur aussi massacrante ? dit Ron à Harry en regardant Hermione apprendre à Neville un sortilège de Récurage pour enlever les morceaux d'intestin de crapaud qui s'étaient glissées sous ses ongles.
'' Oui, répondit Harry. C'est à cause de Maugrey. Sa étonne que Alucard a pas essayer de prendre sa place. Il l'a bien fait quand rogue a remplacée Lupin pourquoi il ne prend pas le contrôle de sa classe.
'' A causé c'est le sauveur de hinata dit Hermione,
Mais alucard était très étrange comme si il cherchait a trouvé une preuve que Maugrey était pas celui qui croyais être.
Il était de notoriété publique que Rogue convoitait depuis longtemps le poste de professeur du poste maudit d'Elmira et, pour la quatrième année consécutive, il n'était toujours pas parvenu à l'obtenir. Et il semblait plutôt amical cette année avec Alucard a causé qui partageais le même but renvoyé à la retraite ce prof chasseur de vampire. Rogue avait éprouvé la plus vive antipathie pour les anciens professeurs en cette matière et ne s'était pas privé de le montrer mais, étrangement, il s'efforçait de ne pas manifester son animosité envers Maugrey Fol Œil, contrairement à Alucard qui grognais chaque fois qui le croisais. Chaque fois que Harry les voyait ensemble lui ou Alucard — pendant les repas ou en les croisant dans un couloir —, il avait la très nette impression que Rogue évitait le regard de Maugrey, celui de son œil magique comme celui de son œil normal et que Alucard et étonnamment hinata aussi ne supportais pas sa présence et elle était méprisant autant que a la coupe du monde envers Mr Croupton.
– Je crois que Rogue a un peu peur de lui, dit Harry d'un air songeur.
– Imagine que Maugrey transforme Rogue en crapaud cornu, dit Ron, le regard rêveur, et qu'il le fasse rebondir devant toute la classe...
Le Jeudi, les Gryffondors de quatrième année attendaient leurs premier cours avec Maugrey avec tant d'impatience qu'ils arrivèrent en avance, juste après le déjeuner, et se mirent en rang devant la salle de classe avant même que la cloche eût retenti. Du coté des serpentard les seul qui était de mauvaise humeur était benoît et hinata évidement. Mais il gardait silence préférant ne pas parler chantonnant son air inachevé d'opéra qui n'a pas encore de parole.
Le jeudi, les Gryffondor de quatrième année attendaient leur premier cours avec Maugrey avec tant d'impatience qu'ils arrivèrent en avance, juste après le déjeuner, et se mirent en rang devant la salle de classe avant même que la cloche eût retenti.
La seule personne absente était Hermione qui arriva juste à temps pour le début du cours.
– J'étais à...
– ... la bibliothèque, acheva Harry à sa place. Dépêche-toi, si tu veux qu'on ait de bonnes places.
Ils se précipitèrent sur les trois tables qui faisaient face au bureau professoral, sortirent leurs exemplaires de Forces obscures : comment s'en protéger et attendirent dans un silence inhabituel. Bientôt, ils entendirent le son caractéristique du pas de Maugrey. Le claquement de sa jambe de bois sur le sol résonna en écho dans le couloir et il entra dans la classe, la physionomie aussi étrange et effrayante qu'à l'ordinaire. Dépassant sous sa robe de sorcier, on apercevait son pied en bois, doté de griffes.
'' Les livres, vous pouvez les ranger, grogna-t-il, en allant s'installer à son bureau. Vous n'en aurez pas besoin.
Ils remirent aussitôt leurs manuels dans leurs sacs. Ron avait l'air enthousiasmé.
Maugrey sortit un registre, secoua sa longue crinière de cheveux gris pour dégager son visage tordu et couturé, puis commença à faire l'appel, son œil normal suivant la liste des noms tandis que l'œil magique tournait dans son orbite, se fixant sur chaque élève qui répondait «présent ».
-Bien, dit-il, lorsqu'il eut terminé. J'ai reçu une lettre du professeur Lupin au sujet de cette classe. Il semble que vous ayez acquis de bonnes bases en ce qui concerne la protection contre les créatures maléfiques. Vous avez vu notamment les Épouvantards, les Pitiponks, les Strangulot, les goules et les vampires c'est sûrement que vous avez pris le contrôle ou plus tard vous laissais quasiment enseigner a sa place, Mr Phénix, les loups garous, et quelques autres, c'est bien cela ?
Il y eut un murmure d'approbation.
– Mais vous êtes en retard — très en retard — en matière de défense contre les mauvais sorts, poursuivit Maugrey. Donc, je suis là pour vous remettre au niveau en vous enseignant les sortilèges dont se servent les sorciers entre eux. J'ai un an pour vous montré comment vous y prendre avec les maléfices qui...
-Quoi, vous ne serez plus là l'année prochaine ? l'interrompit Ron.
L'œil magique de Maugrey pivota pour se poser sur Ron. Celui-ci parut d'abord un peu mal à l'aise mais, au bout d'un moment, Maugrey eut un sourire. C'était la première fois qu'Harry le voyait sourire. Son visage barré de cicatrices parut plus tordu que jamais il était rassurant de le voir manifester un signe de bienveillance, même s'il ne s'agissait que d'un simple sourire. Ron sembla profondément soulagé, mais pas alucard vu qui décelais que était un faux sourire.
-tu es le fis d'Arthur Weasley, c'est ça ? dit Maugrey. Ton père m'a tiré d'un très mauvais pas, il y a quelques jours… Oui, je ne vais rester qu'un an, ensuite je retournerai à la quiétude de ma retraite, pour ne pas que Mr Phénix envoie des goules sur mon dos pour tenter de me tuer pour leur goûtée.
Il éclata d'un rire rocailleux puis joignit ses mains noueuses.
– Alors, allons-y. Les mauvais sorts. Ils peuvent prendre les formes les plus diverses et leur puissance varie considérablement, selon les cas. Si l'on s'en tient aux recommandations du ministère de la Magie, j'ai pour mission de vous apprendre quelques sortilèges de défense, rien de plus. Je ne suis pas censé vous montrer comment les maléfices interdits se manifestent tant que vous n'aurez pas atteint la sixième année. En attendant, on vous estime trop jeunes pour les connaître en détail. Mais le professeur Dumbledore se fait une plus haute idée de votre caractère surtout celui du maître vampire qui voudrais me voir mort en ce moment même, et pense que vous êtes capables d'en apprendre davantage. J'ajoute que, plus vite vous saurez ce qui vous attend, mieux ça vaudra. Comment pourriez-vous vous défendre contre quelque chose que vous n'auriez jamais vu ? Si un sorcier s'apprête à vous jeter un sort interdit, il ne va pas vous avertir de ses intentions. Il ne fera pas ça gentiment et poliment. Il faut que vous soyez préparés à réagir. Vous devrez être attentifs, toujours sur vos gardes. Miss Phénix, vous n'avez pas besoin de regarder ça pendant que je parle.
Hinata se pétrifiais et blanchie. Elle était en train de montrer à Alucard sous son pupitre l'horoscope qu'elle avait achevé pour lui. Apparemment, l'œil magique de Maugrey arrivait à voir à travers le bois aussi bien que derrière sa tête.
– Alors... Quelqu'un peut-il me dire quels sont les maléfices que les lois de la sorcellerie répriment avec le plus de sévérité ?
Plusieurs mains se levèrent timidement, y compris celles de Ron et d'Alucard et aussi Hermione. Maugrey montra Ron du doigt, bien que son œil magiques fût toujours fixé sur Lavande.
-Heu… dit Ron, d'une voix mal assurée, mon père m'a parlé d'un maléfice… Ça s'appelle le sortilège de l'Imperium, ou quelque chose comme ça…
'' Ah oui, dit Maugrey, d'un air appréciateur, c'est sûr que ton père le connaît mais aussi également Alucard vu que sa sœur jumelle a une version vampire encore plus puissante que le sortilège impardonnable des humain. L'hypnose imperiums, celui-là. A une certaine époque, il a donné beaucoup de fil à retordre aux gens du ministère, l'Imperium ou pour les vampires l'hypnose imperiums.
Hermione se souvenais que Alucard en avais légèrement parlé en 2 e année après que Moka aille agressée dans les WC.
Maugrey se leva avec lenteur, ouvrit le tiroir de son bureau et en sortit un bocal en verre. A l'intérieur, trois grosses araignées s'agitaient en tous sens pour essayer de sortir. Harry sentit Ron se tasser légèrement sur sa chaise, à côté de lui — Ron détestait les araignées.
Maugrey plongea une main dans le bocal, attrapa une des araignées et la posa au creux de sa main pour que tout le monde puisse la voir.
Puis il pointa sa baguette magique sur elle et murmura :
– Impero !
L'araignée sauta alors de sa main, se laissa descendre le long d'un imperceptible fil de soie et commença à se balancer comme si elle exécutait un numéro de trapèze. Puis elle tendit les pattes et fit un saut périlleux en arrière, rompant le fil et tombant sur le bureau où elle se mit à faire la roue en décrivant des cercles. Maugrey agita sa baguette magique et l'araignée se dressa sur ses pattes de derrière en sautillant comme un danseur de claquettes.
Tout le monde se mit à rire. Tout le monde, sauf Alucard, Hinata et Maugrey.
'' Vous trouvez ça drôle, hein ? grogna-t-il. Ça vous plairait que je vous oblige à faire la même chose ? Ou que Moka Black vous violent sous le même sortilège. Pardonné moi Mr Phénix de prendre votre jumelle en exemple.
Les rires s'évanouirent presque instantanément, le seul qui n'a pas rire du tout était Alucard ni Hinata.
'' Contrôle total, dit Maugrey à voix basse tandis que l'araignée se recroquevillait et roulait sur elle-même d'un bout à l'autre du bureau. Je pourrais lui ordonner de se jeter par la fenêtre, de se noyer, ou de sauter dans la gorge du vampire qui menace de prendre mon poste pour me virée.
Alucard souriais d'un air de défis.
'' Essayer pour voir chasseur, murmurais Alucard en Transylvanien.
Ron fut parcouru d'un frisson.
'' Peut-être que Mr Alucard voudrais faire un petit exposée sur l'effet des vampires si il le veut bien.
'' Hypnose impérium permet effectivement de contrôler le corps de la personne mais contrairement à l'impérium aucun humain ne peut y résisté surtout quand c'est ma sœur Banni qui le lance, seul les vampires pure ou demi-humain peuvent lui résisté même si c'est très dure a faire, c'est la plus puissante de ses don vampirique vu que a un seul toucher elle peut rendre brisée la résistance de tout personne qui couche avec elle ou qui viole comme elle a tenté de faire subir à ma favorite 2 ans. Dit Alucard d'un ton glacial. Ou plus anciennement Erika quand elle était au côté de son amant il y a 50 ans, mais beaucoup moins puissante que ma sœur jumelle bannis.
Harry savait qu'il parlait du temps ou Voldemort et Erika avait été toute-puissante.
'' 10 point pour serpentard pour un très beau exposée sur l'effet des vampires hypnotiseur. Les gens du ministère ont eu bien du travail pour déterminer qui avait été forcé d'agir sous la contrainte et qui avait agi de sa propre volonté. L'Imperium peut être combattu, comme la si bien dit Alucard, contrairement à L'hypnose vampirique qui serait trop risqué et interdit surtout d'en faire la démonstration ici, mais pour l'imperium, il faut une vraie force de caractère pour s'opposer et tout le monde n'en est pas capable. Il vaut mieux éviter d'en être la victime si c'est possible. VIGILANCE CONSTANTE ! Aboya-t-il, et tout le monde sursauta.
Maugrey prit l'araignée sauteuse et la remit dans le bocal.
La main d'Hermione se tendit à nouveau, mais également, à la surprise d'Harry et d'alucard, celle de Neville. En général, le seul cours où Neville proposait des réponses aux questions du professeur était celui de botanique, de très loin sa matière préférée. Neville parut surpris de sa propre audace.
– Oui ? dit Maugrey, son œil magique se tournant vers lui.
– Il y en a un... Le sortilège Doloris, dit Neville d'une petite voix que l'on entendit quand même distinctement.
Maugrey regarda fixement Neville, avec ses deux yeux, cette fois.
– Tu t'appelles Londubat ? dit-il, son œil magique se posant à nouveau sur le registre des noms.
Neville, mal à l'aise, approuva d'un signe de tête, mais Maugrey ne lui posa aucune autre question. Se tournant vers la classe tout entière, il plongea une nouvelle fois la main dans le bocal et prit une autre araignée qu'il posa sur le bureau où elle resta immobile, apparemment trop terrifiée pour bouger.
– Le sortilège Doloris, dit Maugrey. Il va falloir l'agrandir un peu pour que vous compreniez mieux le principe.
Il pointa sa baguette sur l'araignée.
– Amplification ! marmonna-t-il.
L'araignée enfla aussitôt. Elle était à présent plus grosse qu'une tarentule. Renonçant à dissimuler sa répulsion, Ron recula sa chaise aussi loin que possible du bureau de Maugrey.
Celui-ci leva à nouveau sa baguette, la pointa sur l'araignée et murmura :
– Endoloris !
Les pattes de l'araignée cédèrent alors sous son corps. Elle roula sur elle-même, agitée d'horribles convulsions, se balançant de tous côtés. Elle n'avait aucune possibilité d'émettre le moindre son mais Harry était sûr que, si elle avait eu une voix, elle aurait poussé des hurlements déchirants. Maugrey tint sa baguette immobile et l'araignée fut parcourue de spasmes et de tremblements de plus en plus violents.
'' Arrêtez ! s'écria Hinata et Hermione d'une voix perçante.
Harry se tourna vers elle. Ce n'était pas l'araignée qu'elle regardait, mais Neville, dont les mains étaient crispées sur le bord de sa table, ses jointures livides, ses yeux écarquillés de terreur. Tout étrangement comme hinata subissait les mêmes symptômes. Alucard était surpris jamais Hinata avais défendu quelqu'un d'humain auparavant
Maugrey leva sa baguette. Les pattes de l'araignée se détendirent, mais elle continua de se convulser.
– Reducto, murmura Maugrey.
L'araignée retrouva instantanément sa taille normale et Maugrey la remit dans le bocal.
– La douleur, dit-il à voix basse. On n'a besoin d'aucune arme pour faire mal à quelqu'un quand on est capable de jeter le sortilège Doloris... Celui-là aussi a été très utilisé à une certaine époque. Quelqu'un peut-il me citer d'autres sortilèges interdits ?
Harry regarda autour de lui. A en juger par l'expression qu'il voyait sur les visages de ses camarades, tout le monde se demandait ce qui allait bien pouvoir arriver à la dernière arrivée. La main d'Hermione tremblait légèrement lorsqu'elle la leva pour la troisième fois.
– Oui ? dit Maugrey en la regardant.
– Avada Kedavra, murmura Hermione.
Plusieurs élèves, dont Ron, la regardèrent d'un air anxieux, alucard était pétrifié aussi.
'' Ah, dit Maugrey en esquissant un nouveau sourire qui tordit sa bouche asymétrique. Oui, le dernier et le pire, vu qui est la préférée du père biologique d'Alucard. Avada Kedavra… le sortilège de la mort, que seul les vampires peuvent naturellement contrée du à leur peau de mort vivant.
Il glissa la main dans le bocal, et, comme si elle devinait le sort qui l'attendait, la troisième araignée se mit à courir frénétiquement au fond du récipient pour essayer de lui échapper. Mais Maugrey l'attrapa et la posa à son tour sur le bureau ou elle recommença à courir, en proie à une véritable panique.
Maugrey leva sa baguette et Harry fut parcouru d'un frisson comme s'il éprouvait soudain un mauvais pressentiment.
– Avada Kedavra ! Rugit Maugrey.
Il y eut un éclair aveuglant de lumière verte et un bruit semblable à une rafale de vent, comme si quelque chose d'invisible et d'énorme avait brusquement pris son vol. Aussitôt, l'araignée roula sur le dos. Elle était apparemment intacte mais il n'y avait aucun doute : elle était morte sur le coup. Dans la classe, plusieurs filles étouffèrent un cri. Ron se rejeta en arrière et faillit tomber avec sa chaise lorsque l'araignée morte glissa vers lui.
D'un geste de la main, Maugrey balaya le bureau, jetant par terre le cadavre de l'araignée.
– Pas très agréable, dit-il d'une voix calme. Pas amusant du tout. Et il n'existe aucun moyen de conjurer ce sortilège sauf si on est un vampire, impossible de le neutraliser pour un humain. On ne connaît qu'une seule personne humaine qui n'ait jamais réussi à y survivre et cette personne est assise devant moi.
Harry se sentit rougir lorsque les deux yeux de Maugrey fixèrent les siens. Il devinait les autres regards également tournés vers lui. Harry contempla le tableau noir entièrement vierge, comme s'il lui trouvait soudain un intérêt fascinant, mais sans le voir vraiment...
C'était donc ainsi que ses parents étaient morts... exactement de la même façon que cette araignée. Toute blessure leur avait-elle également été épargnée ? Avaient-ils simplement vu l'éclair de lumière verte, entendu la mort arriver comme une bourrasque, avant que la vie s'échappe de leurs corps ?
Harry avait souvent essayé de se représenter la mort de ses parents, depuis le jour où, trois ans plus tôt, il avait appris qu'ils avaient été assassinés, et depuis le soir de l'année précédente où il avait su ce qui s'était passé cette nuit-là : comment Queudver avait révélé au père d'alucard, Voldemort où étaient ses parents; comment celui-ci s'était introduit dans leur maison; comment il avait tué d'abord le père de Harry; comment James Potter avait essayé de le retenir en criant à sa femme de prendre Harry et de s'enfuir... Comment Voldemort s'était avancé vers Lily Potter, et lui avait ordonné de s'écarter pour qu'il puisse tuer Harry... Comment elle l'avait supplié de la tuer elle, à la place de son fils, comment elle avait continué jusqu'au bout à le protéger... et comment Voldemort l'avait tuée, elle aussi, avant de tourner sa baguette magique vers Harry...
Harry connaissait tous ces détails pour avoir entendu la voix de ses parents lorsque, l'année précédente, il avait dû affronter les Détraqueurs, ces créatures aveugles qui avaient le terrible pouvoir de forcer leurs victimes à revivre les plus mauvais souvenirs de leur vie en les plongeant, impuissantes, dans leur propre désespoir...
Harry entendit à nouveau la voix de Maugrey, mais elle lui paraissait très lointaine. Il fit un effort considérable pour revenir au moment présent et écouter ce qu'il disait.
-Avada Kedavra est un maléfice qui exige une grande puissance magique. Seul Alucard pourrait probablement me tuer avec ce sort qui exercer au plus haut point. Il préfère si il serait carnivore a dévorée ses proies. Mais peu importe, je ne suis pas là pour vous apprendre à jeter ce sort. Alors, me direz-vous, s'il n'existe aucun moyen de s'en protéger, pourquoi nous le montrer ? Parce qu'il faut que vous sachiez. Vous devez mesurer ce que signifie le pire. Et ne pas vous mettre dans une situation où vous auriez à le subir. VIGILANCE CONSTANTE ! Rugit-il et toute la classe sursauta à nouveau. Sachez maintenant que ces trois sorts — Avada Kedavra, Imperium et hypnose imperium et Doloris — sont appelés les Sortilèges Impardonnables. Utiliser l'un d'eux contre un autre être humain est passible d'une condamnation à vie à la prison d'Azkaban. Voilà les forces maléfiques que vous devrez affronter, celles que je dois vous apprendre à combattre. Vous aurez besoin pour cela de préparation. Vous aurez besoin d'acquérir les armes nécessaires. Mais surtout, vous devrez faire preuve d'une vigilance constante. Prenez vos plumes et écrivez...
Ils passèrent le reste du cours à prendre des notes sur chacun des trois Sortilèges Impardonnables et personne ne songea à dire le moindre mot jusqu'à ce que la cloche retentisse. Mais lorsqu'ils eurent quitté la classe, tout le monde se mit à parler en même temps. La plupart commentaient ce qui s'était passé d'une voix qui trahissait un mélange d'effroi et d'admiration :
Tu as vu cette araignée se tordre de douleur ?
Et quand il a tué l'autre ? Comme ça, sans la toucher !
Ils parlaient du cours comme s'il s'était agi d'une sorte de spectacle, pensa Harry, mais lui n'y avait rien vu d'amusant. Hermione non plus, semblait-il.
– Dépêchez-vous, dit-elle à Harry et à Ron d'un air tendu.
– Tu ne vas pas nous refaire le coup de la bibliothèque ? dit Ron.
– Non, répliqua sèchement Hermione en montrant un couloir latéral. Regardez Neville.
Seul au milieu du couloir, Neville regardait fixement le mur qui lui faisait face avec la même expression horrifiée que lorsque Maugrey leur avait montré les effets du sortilège Doloris.
– Neville ? dit Hermione avec douceur.
Il se tourna vers eux.
– Ah, c'est vous, dit-il, la voix beaucoup plus aiguë que d'habitude. Intéressant comme cours, non ? Je me demande ce qu'il y a au dîner, ce soir, je... je meurs de faim, pas vous ?
– Neville, ça va ? S'inquiéta Hermione.
– Oh, oui, oui, tout va bien, répondit-il précipitamment de cette même voix étrangement aiguë. Très intéressant, ce dîner... je veux dire, ce cours... Qu'est-ce qu'on mange ?
Ron jeta à Harry un regard surpris.
– Neville, qu'est-ce que... ?
Un claquement sec et régulier retentit dans leur dos et ils virent arriver le professeur Maugrey qui s'avançait vers eux de sa démarche claudicante. Tous les quatre se turent en l'observant avec inquiétude mais, lorsqu'il leur parla, ce fut d'une voix beaucoup plus douce qu'à l'ordinaire :
– Ne t'inquiète pas, fils, dit-il à Neville. Si tu veux, tu peux passer dans mon bureau, d'accord ? Allez, viens, on prendra une tasse de thé...
Neville parut encore plus apeuré à la perspective de boire une tasse de thé avec Maugrey. Il n'osa ni bouger, ni parler.
Maugrey tourna vers Harry son œil magique.
Ça va, Potter ?
– Bien sûr, répondit Harry, presque avec défi.
L'œil bleu de Maugrey tressaillit légèrement en observant Harry.
– Il faut que tu saches, dit alors Maugrey. C'est peut-être un peu brutal, mais tu dois savoir. Ça ne sert à rien de faire semblant... Allez, viens, Londubat. J'ai quelques livres qui pourraient t'intéresser.
Neville lança à ses amis un regard implorant, mais comme aucun des trois n'ouvrait la bouche, il se résolut à suivre Maugrey qui l'entraînait déjà, une main noueuse posée sur son épaule.
– De quoi parlait-il ? dit Ron en les regardant disparaître tous deux à l'angle du couloir.
– Je ne sais pas, répondit Hermione, l'air songeur.
– En tout cas, ça, c'était un cours, non ? dit Ron à Harry, tandis qu'ils se dirigeaient vers la Grande Salle. Fred et George avaient raison. Il sait de quoi il parle, Maugrey. Quand il a lancé l'Avada Kedavra, vous avez vu un peu comment cette araignée est morte ? Liquidée en un ins...
Mais Ron s'interrompit soudain en voyant l'expression d'Harry et ne prononça plus un mot jusqu'à ce qu'ils soient arrivés dans la Grande Salle.
– On ferait bien de commencer le devoir pour le professeur Trelawney dès ce soir, dit alors Ron. Ça va nous prendre des heures pour arriver au bout...
Au cours du dîner, Hermione ne se mêla pas à la conversation. Elle se contenta d'engloutir son repas à une vitesse ahurissante puis se leva pour retourner à la bibliothèque. Harry et Ron prirent la direction de la tour de Gryffondor et Harry, qui n'avait pensé à rien d'autre pendant tout le dîner, ramena lui-même la conversation sur le sujet des Sortilèges Impardonnables. Curieusement Alucard l'accompagnais apparemment. Il s'ennuyait et il était curieux pourquoi sa favorite se cachait dans la bibliothèque.
– Tu ne crois pas que Maugrey et Dumbledore auraient des ennuis avec le ministère si on apprenait que les trois sortilèges nous ont été montrés en classe ? dit-il alors qu'ils approchaient du portrait de la grosse dame.
– Si, sans doute, répondit Ron. Mais Dumbledore a toujours fait les choses à sa manière, non ? Et Maugrey n'arrête pas d'avoir des ennuis depuis quelques années. Il commence par attaquer et pose des questions ensuite. Souviens-toi du coup des poubelles. Fariboles, ajouta-t-il à l'adresse de la grosse dame.
Le portrait pivota, dégageant l'ouverture et ils pénétrèrent dans la salle commune, bondée et bruyante.
– Alors, on va chercher nos affaires pour le devoir de divination ? dit Harry.
– Il faut bien, grogna Ron.
Ils montèrent dans le dortoir pour prendre leurs livres et leurs cartes du ciel et y trouvèrent Neville, seul, qui lisait, assis sur son lit. Il paraissait beaucoup moins nerveux qu'à la fin du cours de Maugrey, mais pas encore dans son état normal. Harry et Ron remarquèrent qu'il avait les yeux rouges.
– Ça va, Neville ? lui demanda Harry.
– Oui, oui, répondit Neville, ça va très bien. Je lis un livre que le professeur Maugrey m'a prêté...
Il leur montra le volume : Propriétés des plantes aquatiques magiques du bassin méditerranéen.
– Apparemment, le professeur Chourave a dit au professeur Maugrey que j'étais vraiment bon en botanique, expliqua Neville avec une nuance de fierté que Harry n'avait encore jamais perçue chez lui. Alors, il a pensé que ce livre pourrait m'intéresser.
Répéter à Neville ce que le professeur Chourave avait dit de lui était une façon délicate de l'encourager, pensa Harry. Neville ne s'était jamais entendu dire qu'il était bon à quoi que ce soit. C'était le genre de chose que le professeur Lupin aurait faite, lui aussi.
Harry et Ron prirent leur manuel de divination intitulé Lever le voile du futur et l'emportèrent dans la salle commune où ils s'installèrent à une table libre pour essayer d'établir leur horoscope du mois suivant. Une heure plus tard, ils n'étaient pas beaucoup plus avancés, bien que leur table fût jonchée de morceaux de parchemin remplis d'additions et de symboles. Harry avait le cerveau aussi embrumé que s'il avait respiré à pleins poumons les fumées dégagées par la cheminée du professeur Trelawney.
– Je n'ai pas la moindre idée de ce que tout ça peut bien signifier, dit-il en contemplant une longue colonne de calculs.
– Tu sais, répondit Ron, les cheveux dressés sur sa tête à force d'y avoir passé la main dans des gestes d'exaspération, je crois qu'il vaut mieux revenir à la bonne vieille méthode de divination sans peine...
– Tu veux dire... Tout inventer ?
– Exactement.
Il balaya d'un geste les morceaux de parchemin griffonnés, trempa sa plume dans l'encre et se mit à écrire.
– Lundi prochain, dit-il tout en écrivant, il y a de fortes chances que j'attrape une mauvaise toux en raison de la conjonction défavorable de Mars et de Jupiter.
Il leva les yeux vers Harry.
– Tu la connais, avec elle, il suffit de raconter tout un tas de malheurs et elle gobe tout.
– Tu as raison, approuva Harry.
Il chiffonna son premier jet et en fit une boulette qu'il jeta dans le feu, par-dessus la tête d'un groupe d'élèves de première année qui bavardaient devant la cheminée.
– Bon, alors... dit-il, lundi, je vais probablement subir... heu... voyons... des brûlures.
– Ça, ça risque d'être vrai, dit Ron d'un air sombre. Lundi, on va retrouver les Scouts à pétard. Passons à mardi, maintenant... Je vais... heu...
– Perdre un objet auquel tu tiens, suggéra Harry qui feuilletait Lever le voile du futur en quête d'idées.
– Parfait, approuva Ron en écrivant. Ce sera à cause de... heu... Mercure. Tiens, et si tu étais trahi par quelqu'un que tu considérais comme un ami ?
– Ah oui, très bien..., dit Harry qui écrivit à son tour. Ce sera parce que... parce que Vénus se trouvera dans ma douzième maison.
– Ah, et mercredi, je crois que je vais me faire casser la figure dans une bagarre.
– Moi aussi, je voulais faire le coup de la bagarre. On va remplacer par un pari que j'aurai perdu.
– Oui, parce que tu auras parié que ce serait moi qui sortirais vainqueur de la bagarre...
Ils passèrent encore une heure à aligner des prédictions (de plus en plus tragiques) pendant que les autres élèves quittaient peu à peu la salle commune pour aller se coucher. Pattenrond s'approcha, sauta en souplesse sur une chaise vide et les observa d'un regard impénétrable, un peu comme aurait pu les regarder Hermione si elle avait su qu'ils bâclaient leurs devoirs.
Regardant autour de lui en quête d'une calamité à laquelle il n'aurait pas encore pensé, Harry vit Fred et George assis côte à côte à l'autre bout de la salle, une plume à la main, la tête penchée sur le même morceau de parchemin. Il n'était guère courant de les voir à l'écart des autres, en train de travailler en silence. D'habitude, ils préféraient être au cœur des événements et attirer bruyamment l'attention sur eux. En les observant ainsi, entourés de secret, Harry se souvint de leur attitude mystérieuse dans le salon du Terrier, lorsque Mrs Weasley leur avait demandé ce qu'ils fabriquaient à écrire dans leur coin. A ce moment-là, il avait pensé qu'ils préparaient un nouveau bon de commande pour les Sorciers facétieux mais, ce soir, c'était différent : s'il s'était agi de cela, ils auraient invité Lee Jordan à se joindre à eux. Harry se demanda s'ils n'étaient pas plutôt occupés à trouver le moyen de se porter candidats au Tournoi des Trois Sorciers.
Harry vit George hocher la tête et barrer quelque chose d'un trait de plume. Puis il s'adressa à Fred en parlant tout bas mais, dans la salle quasiment déserte, Harry parvint quand même à entendre ce qu'il disait :
– Non... On aurait l'air de l'accuser. Il faut faire attention...
George leva alors les yeux et croisa le regard de Harry qui lui adressa un sourire et se hâta de retourner à ses prédictions; il ne voulait pas laisser George penser qu'il l'espionnait. Quelques instants plus tard, les jumeaux roulèrent leur parchemin, dirent bonsoir à Harry et à Ron puis montèrent se coucher.
Fred et George étaient partis depuis une dizaine de minutes lorsque le portrait de la grosse dame pivota pour laisser entrer Hermione. Elle avait une liasse de parchemins dans une main et dans l'autre une boîte remplie d'objets qu'on entendait remuer au rythme de ses pas. Pattenrond se leva et se mit à ronronner en le voyant approché.
– Salut ! dit-elle. Ça y est, j'ai fini !
– Moi, aussi ! Je répondis Ron d'un air triomphant en posant sa plume.
Hermione et son amant qui l'avais invitée au dortoir de gryffondor s'assit, posa dans un fauteuil vide ce qu'elle avait apporté et lut le parchemin sur lequel Ron avait écrit ses prédictions tout comme lui.
'' Tu ne vas pas passer un mois très agréable, on dirait…, comment a-t-il d'un ton amusée tandis que Pattenrond se pelotonnait sur les genoux de Alucard.
'' Au moins, je suis prévenu, dit Ron en baillant.
'' Apparemment, tu vas te noyez deux fois, fit remarquer Hermione.
'' Ah bon ? S'étonnais Ron.
Il jeta un coup d'œil à ses prédictions.
'' Tu as raison, il vaudrait mieux enlever une des noyades… pour que je me fasse lancée comme un javelot par hinata.
'' Sa peut s'arrange si tu veux je l'appelle et elle va te lancée directe dans le lac comme sa tu vas être lancée et tu vas te noyer en même temps dit en riant Alucard.
– Tu ne crois pas qu'on voit tout de suite que tout est inventé ? dit Hermione.
– Comment oses-tu ? s'exclama Ron, d'un air faussement outré. On a travaillé comme Goule vampire. Hermione haussa les sourcils et Alucard souriais.
– Enfin, c'est une façon de parler, ajouta précipitamment Ron.
Après avoir écrit sa dernière prédiction qui prévoyait sa propre mort par décapitation, Harry posa également sa plume.
– Qu'est-ce qu'il y a, dans cette boîte ? demanda-t-il.
'' La curiosité est un vilain défaut dit alucard d'un ton ennuyer.
– C'est drôle que tu me le demandes, répondit Hermione en jetant à Alucard un regard mauvais.
Elle ouvrit la boîte et leur montra son contenu. A l'intérieur, il y avait une cinquantaine de badges de différentes couleurs qui portaient tous les mêmes lettres : S.A.L.E.
Sale ? dit Harry en prenant un des badges pour l'examiner. Qu'est-ce que c'est que ça ?
– Pas sale, répliqua Hermione, d'un ton agacé. Il faut dire S-A-L-E. Ça signifie Société d'Aide à la Libération des Elfes.
– Jamais entendu parler, dit Ron.
– Bien sûr que non, répondit sèchement Hermione. C'est moi qui viens de la créer.
– Ah bon ? dit Ron, vaguement surpris. Et tu as combien de membres ?
– Si vous adhérez, ça fera cinq.
– Et tu crois qu'on va se promener avec des badges sur lesquels il est écrit « sale » ? dit Ron.
– S-A-L-E ! répéta Hermione avec ardeur. Au début, je voulais l'appeler : Arrêtons les Mauvais Traitements Scandaleusement Infligés à nos Amies les Créatures Magiques et Luttons pour un Changement de leur Statut, mais les badges étaient trop petits. J'ai donc fini par choisir ce nom-là et voici notre profession de foi.
Elle brandit sous leur nez la liasse de parchemins.
– J'ai fait des recherches poussées à la bibliothèque. L'esclavage des elfes a commencé il y a des siècles, je n'arrive pas à croire que personne n'ait jamais rien fait contre jusqu'à aujourd'hui.
– Hermione, ouvre un peu tes oreilles, dit Ron d'une voix forte. Ils — aiment — ça. Ils aiment vivre en esclavage !
– Notre objectif à court terme, répliqua Hermione, d'une voix encore plus forte, en faisant mine de ne pas l'avoir entendu, consiste à obtenir que les elfes bénéficient de salaires et de conditions de travail convenables. Notre objectif à long terme sera la modification de la loi sur l'interdiction des baguettes magiques et la nomination d'un elfe au Département de contrôle et de régulation des créatures magiques, car leur sous-représentation est proprement scandaleuse.
– Et comment on fait tout ça ? demanda Harry.
– Nous commençons par recruter de nouveaux membres, répondit Hermione d'un ton joyeux. Une contribution de deux Mornilles par adhérent donnera droit à un badge et permettra de financer une campagne de tracts. Ron, tu seras trésorier. J'ai une boîte en fer, là-haut, pour récolter les fonds et toi, Harry, tu seras secrétaire. D'ailleurs, tu devrais peut-être prendre en note tout ce que je dis pour faire le compte rendu de notre première réunion.
Hermione s'interrompit, le visage rayonnant et Harry resta immobile, partagé entre l'exaspération qu'elle lui inspirait et son amusement devant l'expression de Ron. Il avait l'air tellement abasourdi qu'il n'arrivait plus à ouvrir la bouche. Ce ne fut donc pas lui qui rompit le silence, mais un léger « tape, tape » au carreau. Harry se tourna vers la fenêtre qui se trouvait de l'autre côté de la salle commune, à présent vide, et aperçut à la lueur du clair de lune une chouette blanche perchée sur le rebord.
– Hedwige ! s'écria-t-il.
Il bondit de sa chaise et courut ouvrir la fenêtre. Hedwige prit son vol et se posa sur la table, au beau milieu des prédictions d'Harry.
– Il était temps ! s'exclama Harry qui se dépêcha de la rejoindre.
– Elle rapporte une réponse ! dit Ron d'un air surexcité en montrant le morceau de parchemin chiffonné attaché à une patte de la chouette.
Harry s'empressa de le détacher et s'assit pour le lire. Hedwige se percha sur ses genoux en hululant doucement.
– Qu'est-ce qu'il dit ? demanda Hermione et Alucard d'un ton haletant.
La lettre était brève et semblait avoir été écrite dans la précipitation. Harry la lut à haute voix :
Harry,
Je cesse ma chasse au sud pour partir immédiatement vers le nord. Ce que tu me dit et Alucard aussi m'a dit sur ma fille et sur ta cicatrice n'est que le dernier élément en date d'une série d'étranges rumeurs qui me sont parvenues jusqu'ici, dit à Alucard de ne pas traquer Moka si tu rêves encore d'elle pendant qu'elle te fait à nouveau mal, va toute de suite voir Dumbledore. On me dit qu'il a sortit le chasseur Maugrey Fol Œil de sa retraite, ce qui signifie qu'il a su lire les signes dans les agissements de ma fille qui est son Némésis autant que Alucard, même s'il est le seul.
Je te contacterai bientôt. Mes amitiés à Alucard, Hinata, Ron et à Hermione. Et ouvre l'œil, Harry.
Sirius.
Harry échangea un regard avec Ron et Hermione.
'' Il s'envole vers le nord ? murmura Hermione. Il revient ici ?
'' Qu'est-ce qu'il a lu, comme signes, Dumbledore ? dit Ron, l'air perplexe. Harry… Qu'est-ce qui te prends ?
Harry venait de se frapper le front avec le poing, faisant perdre l'équilibre à Hedwige.
– Je n'aurais jamais dû le lui dire ! S'exclama-t-il avec fureur.
– De quoi tu parles ? S'étonna Ron.
– C'est pour ça qu'il a voulu revenir ! dit Harry en tapant du poing sur la table.
Hedwige sursauta et alla se poser sur le dossier de la chaise de Ron avec un hululement indigné.
– Il revient parce qu'il croit que j'ai des ennuis ! Alors que tout va bien pour moi ! Et je n'ai rien du tout à te donner, ajouta Harry d'un ton sec à l'adresse d'Hedwige qui faisait claquer son bec avec espoir. Si tu veux manger quelque chose, va à la volière.
Hedwige lui jeta un regard offensé et s'envola par la fenêtre en lui donnant au passage un coup d'aile sur la tête.
– Harry, dit Alucard d'un ton qui se voulait apaisant.
– Je vais me coucher, répliqua sèchement Harry. A demain.
Dans le dortoir, il mit son pyjama et se coucha dans son lit à baldaquin, mais il ne se sentait pas du tout fatigué.
Si Sirius revenait et se faisait prendre, ce serait à cause de lui. Pourquoi n'avait-il pu se taire ? Pourquoi il interdisait à Alucard de traquer sa sœur, sûrement pour éviter qui tombe entre les pattes de son père, effectivement. Quelques instants de douleur avaient suffi à le faire bavarder... Si seulement il avait eu assez de bon sens pour ne rien dire...
