Bienvenue dans le chapitre 9 !

Résumé : aujourd'hui démarre la troisième et dernière partie de la fic : Lake-Town. Le récit reprend directement lorsque la Compagnie échoue près de la ville après s'être échappée de Mirkwood. C'est un chapitre entièrement consacré à Fíli et Kíli. Leur histoire prend un tournant décisif. La conversation entre Thorin et Fíli ne sera pas exploitée, seulement les conséquences qu'elle entraîne. Kíli va enfin prendre sur lui et intervenir, ce qui va bien évidemment tout compliquer. Lemon en fin de chapitre, un vrai cette fois. :3

Cet univers n'est pas mien. Personne ne peut rivaliser avec Sir Tolkien.

Merci beaucoup pour les reviews. Je vous fais tout plein de bisous ! ^^


Chapitre 9

Kíli s'inquiétait, Fíli lui avait à peine adressé la parole ces derniers jours. Certes, entre leur promenade dans la forêt de Mirkwood, leur capture par les Elfes et leur évasion, ils n'avaient pas eu le temps de parler mais il y avait autre chose, le jeune Nain le sentait. Après sa discussion avec Thorin, son frère lui était revenu pâle, tremblant et les yeux remplis de peur. Il avait refusé de lui raconter ce qui s'était passé mais le brun n'était pas dupe. Pour que Fíli soit dans cet état, leur oncle avait dû lui dire quelque chose de grave mais plus il insistait, plus son amant se renfermait sur lui-même, si bien que l'archer avait cessé de lui poser des questions.

Une autre différence troublante était qu'ils ne faisaient plus l'amour. Fíli ne l'embrassait plus et dès que Kíli tentait de le prendre dans ses bras, le blond s'éloignait. Un sentiment d'effroi s'était emparé du cœur du plus jeune, quelque chose n'allait pas. Ce n'était pas dans les habitudes de son frère de l'éviter de la sorte et de ne plus lui parler. Est-ce que Thorin avait découvert leur secret ? Qu'allait-il faire ? Les bannir ? Ou pire, les séparer ? Cette éventualité le pétrifia. Il ne pouvait pas perdre Fíli, son grand frère était la seule chose qui lui permettait d'aller de l'avant. Ils étaient ensemble depuis sa naissance et personne ne s'y était jamais opposé. Ce qu'ils faisaient dans leur intimité ne concernait qu'eux. Alors pourquoi Thorin chercherait à mettre fin à ce qu'ils étaient, à leur essence même ? Il n'avait pas le droit. Certes, il était le roi et le chef de famille mais cela ne lui donnait pas l'autorisation d'intervenir dans leurs vies privées, n'est-ce pas ?

Kíli ne savait plus quoi croire, il était perdu. Si seulement Fíli acceptait de lui parler, ils trouveraient une solution à deux. Il semblait que cette fois, l'archer devrait agir seul et cela lui faisait peur mais le risque de perdre son amant le terrifiait bien plus. Il prendrait sur lui, il était temps qu'il arrête de compter sur son frère et qu'il assume sa part de responsabilités dans leur couple.

Une quinte de toux interrompit son flot de pensées. Fíli était plié en deux, une main devant la bouche, l'autre sur la poitrine, et donnait l'impression que ses poumons tentaient de forcer le passage par sa gorge. L'épéiste n'avait pas bonne mine, son teint pâle, ses cernes, ses cheveux ternes et ses yeux rougis inquiétèrent davantage Kíli qui se précipita vers lui pour l'assister. Il passa un de ses bras autour de ses épaules et positionna un des siens autour de sa taille puis l'emmena s'asseoir sur un rocher. Son frère n'avait vraiment pas l'air bien, il était déjà exténué à la base et leur baignade dans l'eau glacée n'avait pas dû arranger son état. Il leur fallait trouver de l'aide et vite, l'archer pouvait sentir les grelottements croissants du blond. Essayant de le réchauffer, Kíli le prit dans ses bras et lui essora les cheveux. Sa main s'égara sur son visage, s'assurant qu'il n'était pas blessé et vérifiant sa température, l'effleurant et le caressant tendrement. Son regard, bien que toujours inquiet, se fit plus doux alors qu'il massait le crâne de son amant.

Fíli resta docile, il s'autorisa un moment de faiblesse et s'appuya contre son petit frère, rendant les armes. Pour une fois, il se permit de ne pas paraître fort et se reposa. Le plus jeune continua de prendre soin de lui, sans jamais le quitter des yeux. Une bulle de sérénité se forma autour d'eux, bien vite percée par la voix sèche de Thorin.

-Fíli ! aboya-t-il.

Le concerné se redressa prestement, l'ordre évident à ses oreilles. Il était l'aîné, il n'avait pas le droit de se laisser aller. C'était lui l'héritier au trône, s'il arrivait quelque chose à Thorin, il deviendrait roi. De plus, un Durin ne se montrait jamais vulnérable. Cela en tête, il tenta de se relever mais un vertige le prit. Sa tête lui tourna tant qu'il ne repéra plus où se trouvait Kíli. Une nouvelle quinte de toux lui brûla la gorge, rendant sa respiration laborieuse.

L'archer agit rapidement et l'aida à rester droit pour que le plus d'air possible entre dans ses poumons.

-Respire, Fí'. Respire. Calme-toi. Je suis là.

La voix du benjamin de la famille tremblait autant que ses doigts tant l'anxiété le gagnait. Son frère avait rarement été malade et leur mère n'étant pas là, c'était à lui que revenait la tâche de le soigner. Faisant fi de leur oncle, il massa le dos de son amant jusqu'à ce que sa toux diminue, attendant avec crainte qu'un peu de couleur retourne à ses joues. Une fois son frère apaisé, Kíli se détendit, ses nerfs moins à vif. Il avait eu très peur pour lui, Fíli n'était pas en état de se battre ni d'obéir à Thorin, ce serait miraculeux s'il arrivait à marcher jusqu'à la prochaine ville.

-Ça va mieux ? Comment tu te sens ? demanda le brun, le ton tendre mais angoissé.

-Ça va, répondit l'aîné d'une voix rauque, sa gorge lui brûlant à chaque mot. Je vais bien, t'en fais pas.

Fíli tenta à nouveau de se lever, maintenant que sa tête ne tournait plus, mais son frère l'arrêta.

-Ne bouge pas ! T'es pas en état ! Laisse-moi m'occuper de toi.

Le blond jeta un coup d'œil à Thorin et comprit à ses sourcils froncés qu'il n'aimait pas ce qu'il voyait. Déglutissant au souvenir de la conversation houleuse qu'ils avaient eue à ce sujet, Fíli redoubla d'effort mais se vit encore confronté à l'intervention de son amant.

-Kíli, lâche-moi. Je vais bien, insista l'héritier d'une voix peu convaincante.

Il ne pouvait pas supporter le regard noir qui le jugeait et l'accusait, lui faisant plus de reproches ainsi que la bouche de Thorin l'avait fait. Fíli vivait très mal d'avoir déçu son oncle, il avait tout fait pour être à la hauteur de ses attentes et le rendre fier. Malheureusement, il avait échoué à cause de son unique faiblesse : l'amour qu'il portait à son petit frère. C'était la seule chose qu'il s'autorisait, l'unique domaine dans lequel il se permettait d'être égoïste. Aujourd'hui, cela risquait de causer sa perte. Il ne voulait pas renoncer à Kíli mais c'était son devoir. Pour le protéger.

-Hors de question ! Tu tiens à peine debout !

-Kíli, laisse ton frère. Il peut se débrouiller seul, résonna la voix autoritaire de Thorin.

-Fíli a besoin d'aide ! Il lui faut un médecin !

-Nous n'avons pas le temps. Le jour de Durin approche, nous devons nous rendre à Erebor le plus rapidement possible. Fíli le sait. Il est capable de prendre sur lui. En tant que prince héritier, il ne se laissera pas submerger par la moindre blessure. C'est son devoir.

-J'en ai rien à faire ! s'écria Kíli. Il a besoin de se reposer. Ma priorité est de s'assurer qu'il va bien.

-C'est là que tu te trompes, gronda le souverain en s'approchant dangereusement. Tu es un prince, un des héritiers au trône d'Erebor. Ton but est de tout faire pour reconquérir notre montagne, notre maison. Ne le perds jamais de vue.

L'archer se renfrogna, son avis divergeant entièrement de celui de son oncle et il aurait bien aimé le lui faire savoir mais une main sur son poignet l'en empêcha. Fíli lui fit non de la tête, l'incitant à se taire car il en avait déjà bien trop dit. S'il continuait, ils ne pourraient plus revenir en arrière et le blond craignait la colère du souverain.

-Non, Thorin. C'est ta quête, pas la nôtre. Nous sommes venus pour t'aider et c'est vrai que c'est important pour nous aussi mais je ne ferai rien passer avant mon frère.

L'aplomb avec lequel le brun répondit en surprit plus d'un, il semblait prêt à se battre s'il le fallait, ses yeux déterminés et fixés sur ceux de Thorin. Il ne se rendit pas compte qu'il venait d'offrir l'occasion que ce dernier attendait. Son aîné se releva mais le mal était fait.

-Tu lui portes trop d'attention, justement. (Fíli grimaça au ton cinglant qu'il venait d'employer.) Tu n'as pas à le protéger de la sorte, un Durin ne montre jamais de faiblesse. En tant que ses descendants directs, notre devoir est d'agir pour notre peuple avant tout. Aucun sentiment personnel ne doit entraver cela. De plus, Fíli est ton frère. (Il cracha le mot comme si c'était du poison.) Vous partagez le même sang. Votre relation est anormalement forte. Vous ne vous comportez pas comme des princes, encore moins comme des membres d'une même famille.

Kíli se mordit la lèvre inférieure. Leur oncle savait donc la vérité et tel que Fíli l'avait toujours dit, il n'appréciait pas du tout. Le moment des reproches était arrivé et aucun des deux ne se sentait prêt à l'affronter. Pourtant le plus jeune campa sur ses positions et ne se laissa pas impressionner par la déception clairement inscrite dans les pupilles bleu glacé.

-Notre comportement ne porte atteinte à personne. Ce que nous faisons dans le privé ne regarde que nous. Tu n'as pas le droit de nous juger pour cela !

Le regard de Thorin se fit plus sombre, voire mauvais. Le jeune prince venait d'admettre l'horrible réalité.

-En tant que roi, je décide de ce qui est acceptable ou pas. Tout comme j'ai le droit de vie et de mort sur mes sujets. Absolument tous mes sujets, conclut-il, le sous-entendu évident.

En cet instant-là, Thorin Oakenshield n'était pas leur oncle mais bien leur souverain. Leurs vies se trouvaient entre ses mains et le moindre faux-pas entraînerait sa colère. Malheureusement, Kíli possédait le même caractère bien trempé et se mesurerait à lui sans lâcher prise.

-Sauf que pour le moment, tu n'es pas vraiment roi. Ce titre n'a rien d'officiel, même s'il te revient de droit, enchaîna le brun pleinement conscient du risque qu'il prenait.

Le monarque grinça des dents. Comment son propre neveu osait le défier de la sorte et remettre son statut en question devant témoins ? Cherchait-il à être banni ? Son insolence ne resterait pas impunie.

-Surveille ton langage, rien ne m'empêche de t'exclure de la Compagnie. Si tu tiens un minimum à ton honneur, tu vas immédiatement cesser de te montrer aussi irrespectueux, menaça Thorin d'une voix calme mais débordante de furie, la rendant bien plus dangereuse que s'il avait crié. Éloigne-toi tout de suite de ton frère. (L'archer ne bougea pas, continuant de fixer les yeux de son oncle.) Kíli, c'est un ordre ! rugit le forgeron.

Au lieu d'obéir, l'esprit provocateur du jeune Nain le fit aller à l'encontre des paroles de son aîné. Il se rapprocha de Fíli et le prit dans ses bras, l'enlaçant délicatement.

-Je resterai avec Fíli car il est mon Autre, déclara-t-il d'un ton ferme.

Tous autour reçurent un choc à l'entente de ses mots. Sa réponse encensa le monarque qui détestait être désobéi. Le contrôle qu'il exerçait sur ses neveux menaçait de disparaître. Cette relation répugnante avait suffisamment duré, il devait y mettre un terme. Tant pis si pour cela il perdait un de ses héritiers.

-Kíli, je t'ordonne de lâcher Fíli dans la seconde. La faute que vous avez commise est irréparable et je ne tolérerai pas que l'on souille notre famille d'une telle honte. En tant qu'aîné, c'est Fíli le responsable et il sera sévèrement puni car il avait conscience de ses actes, ce qui-

Thorin se tut, le silence se fit dans la clairière. Tous regardaient le plus jeune membre de la Compagnie les yeux écarquillés. Même son frère ne revenait pas de ce qu'il voyait. Kíli avait saisi une des lames du blond et s'en était servi pour se couper les cheveux. Ses longues mèches brunes gisaient à présent à ses pieds, immobiles.

L'archer ne prononça pas un mot, sa main tenant fermement la dague, les yeux brillants de fierté, les épaules maintenant dégagées, sa chevelure se terminant quelques centimètres au-dessus.

L'air devint tendu, personne n'osant parler. Le souverain vibrait de colère, son regard furibond ne pouvant se décrocher de la nouvelle apparence de son sujet. Il venait de commettre l'acte de rébellion ultime : se couper les cheveux, ou la barbe, en plus du déshonneur que cela apportait, signifiait rejeter son clan. Kíli venait de défier Thorin de manière irréparable : il avait choisi de se débarrasser de ses liens. Dorénavant, il ne ferait plus partie de leur famille ni de la lignée royale, il n'était plus son neveu.

Pire que tout, il le rejetait en tant que roi, ce qui représentait l'insulte suprême à son égard, passable de la peine de mort. Les cheveux de l'archer repousseraient mais il ne serait jamais plus prince ni héritier. En coupant les tresses révélant son statut qu'il aurait dû faire s'il l'avait accepté, comme son frère, il les avait définitivement reniées.

Le sang du forgeron se mit à bouillir. Plus d'une fois il avait été trahi mais il ne s'était pas attendu à ce que cela vienne de sa propre famille. Il n'avait officiellement plus aucune emprise sur Kíli, il ne représentait plus rien à ses yeux. Désormais ce serait un Nain errant, banni et déshonoré.

-Kíli… murmura Fíli, totalement choqué par ce qu'il voyait.

Il se leva péniblement et approcha sa main de son amant, osant à peine toucher ses mèches courtes. Pourquoi avait-il fait cela ? Ce geste symbolique allait causer sa perte. Maintenant ils n'étaient plus frères, bien que le blond ne cesserait jamais de le considérer ainsi. Son cœur se serra en pensant aux conséquences que cela entraînerait.

-Pourquoi ? parvint-il à demander, ses yeux croisant le regard serein de son Autre.

-J'ai pas besoin de deux rois. Tu es l'héritier, un jour tu monteras sur le trône et je me prosternerai à tes pieds, mon unique souverain, expliqua calmement le banni, la voix parfaitement posée malgré ce qu'il venait de révéler.

Choisir un autre roi que celui déjà en place était fortement déconseillé, voire interdit. Cela tenait de la trahison. Fíli n'était que prince, même si son avenir était tracé, il n'avait aucune légitimité tant que Thorin régnait.

Le blond ne put rien répondre, il était comme tétanisé. Sa seule réaction fut de prendre son petit frère dans les bras et de le serrer fort contre lui. Il aurait voulu le traiter de tous les noms, lui crier dessus mais son sacrifice était tellement grand qu'il n'en eut pas le cœur. Une partie de lui était même honorée de son choix.

-Tu n'avais pas à faire ça. Ton dévouement envers moi était déjà immense.

-Comme ça, Thorin n'aura pas à choisir un de ses neveux ou à supporter l'humiliation qu'il nous reproche, répondit Kíli en se tournant vers celui qu'il avait autrefois appelé «mon oncle ».

Personne n'osa faire de commentaire, tous trop choqués par les révélations qu'ils venaient d'entendre. Le dégoût gagna la majorité des membres de la Compagnie et certains trouvèrent leur chef trop clément. L'idée que les deux princes entretiennent une relation incestueuse les écœura, il était inconcevable que les descendants de Durin, les propres neveux du roi, commettent un tel crime.

Dwalin ne se gêna pas pour cracher aux pieds du jeune archer, son dégoût et sa furie trop profonds pour les dissimuler. Le garçon qu'il avait entraîné n'aurait jamais souillé sa famille de telle sorte. Kíli avait perdu toute son estime, il ne représentait plus rien pour lui. C'est uniquement par respect envers son sang qu'il ne fit pas la même chose avec Fíli.

Balin secoua la tête, déçu, mais n'intervint pas en leur faveur. Il avait aimé ces petits, il les considérait comme ses petits-enfants mais certaines limites ne devaient pas être franchies. Il était trop tard pour revenir en arrière.

Les autres ne firent rien mais les jugèrent silencieusement. Ori avait conscience de la gravité des événements mais il avait de la peine pour ses cousins. Il pouvait comprendre les actions de Kíli, même s'il n'approuvait pas.

Le cœur de Bilbo se serra à la vue des deux jeunes Nains ainsi rejetés par les leurs. Sa main agrippa celle de Bofur par réflexe, la poigne chaude du fabriquant de jouets le rassurant. Étant un Hobbit, ses lois différaient de celles de la Compagnie. Les familles étaient tellement larges en Comté qu'il était impossible de ne pas avoir d'inceste. Beaucoup de couples étaient en réalité des cousins. Des frères ou des sœurs s'unissant était plus rare mais pas interdit. Il tenta de déchiffrer l'expression du mineur mais le visage de ce dernier ne reflétait que de la surprise. Il lui demanderait son avis sur le sujet plus tard.

Thorin ignora le jeune couple, se mettant en marche en suivant la rivière. Il devait y avoir une ville dans les parages. Tous lui emboîtèrent le pas en silence.

Fíli prit la main de son frère et la serra. Rien ne serait plus pareil dorénavant. Il toussa un peu et grelotta, le froid l'atteignant. Décidant qu'ils n'avaient pas le choix, ils partirent dans la direction du groupe. Ils n'avaient pas fait deux pas que le roi leur bloqua le passage, le visage fermé.

-Tu n'as rien à faire ici. Ta place n'est plus parmi nous, lâcha-t-il le ton sec en s'adressant à Kíli.

-Je suivrai Fíli peu importe où il ira, répliqua-t-il.

-Thorin, laisse le venir. Je me charge de lui, supplia le blond en se plaçant devant son amant.

Le monarque ne répondit rien, il lança un ultime regard noir envers l'archer et reprit sa marche. L'épéiste souffla de soulagement. Ils devraient s'habituer à ce genre de réactions, personne ne leur ferait de fleur. Ils étaient seuls à présent.

Quelques jours plus tard, toute la Compagnie était confortablement installée à Lake-Town. La tension qui pesait s'alourdissait de plus en plus, si bien que l'esprit de groupe s'était entièrement envolé. Des petits clans s'étaient formés et ne se mêlaient que rarement. Thorin était pleinement obsédé par son but, ses yeux fixant sans cesse la montagne qui se trouvait maintenant à portée de main. Il avait refusé de penser à Fíli et Kíli. Il ne leur avait pas adressé la parole depuis ce qui s'était passé. En ce qui le concernait, il n'éprouvait aucun remord, son voyage avait débuté avec deux neveux, aujourd'hui il ne lui en restait qu'un, son héritier. La situation de ce dernier n'était pas réglée, il s'en occuperait une fois Erebor récupéré. C'était sa priorité, le reste importait peu.

En réalité, personne n'avait approché les deux amants. Ils avaient été accueillis en même temps que les autres mais Thorin avait bien fait comprendre qu'il ne voulait pas être associé à eux, sauf que les habitants de Lake-Town n'avaient pas écouté et les avaient tous vus comme des sauveurs, sans exception.

Fíli était toujours malade, Kíli s'était débrouillé pour obtenir un coin tranquille, de la nourriture et de quoi le soigner. Avec beaucoup de patience et d'attention, l'épéiste commençait à se remettre grâce aux efforts de son amant. Ils n'avaient pas abordé le sujet brûlant de leur situation actuelle, ne sachant comment s'y prendre. Fíli redoutait ce moment, s'ils en parlaient cela aurait pour effet de tout officialiser et il n'était pas encore prêt à l'accepter.

Tous deux se reposaient dans la chambre qui leur avait été attribuée. Kíli était exténué à force de veiller sa moitié, lui aussi avait besoin de dormir. Allongé à côté de lui, le blond l'observait, partagé entre le soulagement et la culpabilité. De le voir ainsi, jamais il ne pourrait cesser de le considérer comme son frère, il en était incapable. Kíli était son Autre mais son petit frère avant tout. Maintenant que tout le monde était au courant, il s'inquiétait encore plus pour lui. Thorin n'entreprendrait probablement rien à son égard mais il ne lui rendrait pas la vie facile pour autant. Quant à son propre cas, il n'était pas plus en sécurité. Il ne devait son salut qu'à la proximité d'Erebor mais une fois Smaug vaincu et le royaume entre leurs mains, le roi procéderait à son jugement et oncle ou pas, il ne lui ferait pas de cadeaux.

Quelqu'un frappa à la porte, le sortant de ses pensées. Fíli se leva pour ouvrir, curieux, et tomba sur le Hobbit, seul, qui lui envoya un faible sourire. Le Nain l'autorisa à entrer mais lui fit signe de ne pas parler trop fort, désignant Kíli. Il s'assit sur le lit et attendit que Bilbo lui explique la raison de sa présence. Ce dernier préféra rester debout, il hésita par où commencer.

-Comment vas-tu ? Tu as l'air d'aller mieux, murmura le semi-homme.

-En effet. Kíli s'est bien occupé de moi. Il a quelques talents cachés, visiblement, répondit Fíli sur le même ton, faisant sourire Bilbo.

-Ce garçon est vraiment extraordinaire.

Son regard s'égara sur les cheveux courts du concerné. Une grimace passant sur son visage lorsqu'il se remémora le moment où il les avait coupés. Bofur lui avait expliqué la signification ainsi que les conséquences du geste de Kíli. Le Hobbit en avait été bouleversé, l'avenir ne s'annonçait pas prometteur pour les deux frères. Il avait un peu peur pour eux. C'était de solides gaillards mais personne ne devrait être rejeté par sa famille, surtout si jeune. Personnellement, il ne leur reprochait rien et n'avait pas changé d'avis les concernant. D'après ce qu'il avait réussi à obtenir de Bofur, ce dernier était avant tout confus. Lui aussi appréciait beaucoup les neveux de Thorin et en attendait bien moins d'eux que celui-ci. Malgré cela, la politique des Nains était claire : l'inceste était interdit. De ce fait, le mineur ne savait plus quoi penser mais une partie de lui ne pouvait se résoudre à les renier.

Bilbo ne pouvait imaginer ce que c'était de se retrouver isolé au milieu de tout un groupe. Il était parvenu à arranger sa relation avec le fabriquant de jouets et en était bien content. Il se souvenait encore de la terreur qu'il avait ressentie lorsqu'il s'était rendu compte que tous ses compagnons avaient été enlevés à Mirkwood. C'était la première fois qu'il s'était senti aussi seul et la peur que cela soit définitif l'avait profondément retourné. Son soulagement de retrouver Bofur, et les autres, dans les cellules des Elfes lui avait fait prendre conscience à quel point il tenait à lui. Quand le mineur était sorti de sa prison, Bilbo n'avait pas pu se retenir de le prendre dans ses bras, rassuré de le voir vivant. Son ami avait fait de même, semblant tout aussi joyeux.

Depuis, ils n'avaient pas vraiment parlé de l'incident chez Beorn, préférant le mettre de côté et ne plus y penser. Leur amitié était pratiquement intacte, ils se comportaient même un peu plus intimement, discutant de tout et de rien, s'enfermant dans leur bulle. Bofur était devenu encore plus attentionné et gentil à son égard, plus tactile aussi.

La fin de leurs aventures approchait, le plus dur restait à venir et Bilbo était heureux d'avoir quelqu'un vers qui se tourner si l'inquiétude devenait trop forte. C'est pour cette raison qu'il avait décidé de rendre visite à Fíli et Kíli, eux aussi avaient besoin d'être soutenus.

-Il lui a fallu beaucoup de courage pour agir ainsi, reprit le Hobbit.

-Je sais. Je crains seulement qu'il le regrette. Kíli est impulsif, il ne réfléchit jamais. Il risque de se rendre compte des conséquences de ses actes et de souhaiter revenir en arrière, mais c'est impossible, se lamenta l'épéiste en lançant le regard le plus doux à son frère que Bilbo ait vu.

-Je pense qu'il comprend très bien ce qu'il a fait et qu'il n'aurait pas pris de telles mesures s'il n'avait pas été sûr de lui. Kíli n'est plus un enfant et tu ne peux pas le protéger contre tout. Même si tu es son frère aîné. Il est capable de prendre des décisions et de faire des erreurs, tenta de l'apaiser le Hobbit.

Fíli se repassa les mots de son compagnon et dut admettre qu'il avait raison. Il était temps pour lui d'accepter que Kíli n'avait pas toujours besoin de lui et qu'il était un véritable adulte. Toute sa vie il l'avait surprotégé, refusant de le laisser affronter quoi que ce soit seul mais aujourd'hui, le brun lui avait prouvé qu'il pouvait se débrouiller et même prendre soin de son aîné. Son frère était parfaitement capable de faire face à ses responsabilités. Dorénavant, Fíli ne le traiterait plus comme un enfant. Cela ne signifiait pas qu'il ne le protégerait plus, ça jamais, mais il l'autoriserait à s'éloigner de lui jusqu'à dix mètres au lieu de cinq.

-Merci, Bilbo.

Le semi-homme hocha la tête, satisfait d'avoir pu les aider, et se retira aussi silencieusement qu'il était venu.

Fíli s'adossa au mur et réfléchit aux événements des derniers jours, il avait besoin de faire le point. Erebor n'était plus qu'à quelques kilomètres et il ignorait si Thorin accepterait sa présence à ses côtés pour franchir les portes de leur ancienne demeure. Depuis tout petit il rêvait de la voir de ses propres yeux, toute son enfance avait été bercée par les histoires des anciens, décrivant la montagne comme le royaume Nain le plus puissant de toute la Terre du Milieu. Kíli et lui attendaient ce jour avec impatience mais aujourd'hui, le blond n'était pas sûr de mériter d'y aller.

-Il a raison, déclara Kíli qui ne dormait visiblement pas. Je savais très bien ce que je faisais et je le regrette pas. C'était la seule échappatoire. Thorin m'aurait probablement tué si les liens du sang n'avaient pas été coupés. (Il se redressa et se tourna vers son amant, attrapant sa main.) Je ne supportais pas l'idée qu'il s'en prenne à toi par ma faute. Si je ne suis plus ton frère, il n'a plus rien à te reprocher.

-Ce n'est pas aussi simple. Il peut toujours t'attaquer. Sa colère ne sera apaisée que lorsqu'il nous aura punis. On a simplement un peu de répit parce qu'il est trop occupé par sa quête. Il ne faut surtout pas que tu l'approches, tu risques la peine de mort pour l'avoir trahi. Ne sors pas seul, tu m'entends ?

L'urgence dans la voix de Fíli troubla l'archer. Son frère ne se laissait que rarement submerger par ses émotions. Ses yeux clairs reflétaient sa terreur, bien qu'il faisait son possible pour se contrôler. Kíli n'avait pas l'habitude d'être celui des deux qui rassurait l'autre, cependant il pouvait voir que son amant avait besoin de lui.

-Ne t'inquiète pas. Je ferai attention. Thorin ne peut pas m'atteindre pour le moment.

-Rien n'est moins sûr. On ne sait pas de quoi il est capable. Quand il sera officiellement roi, la loi sera de son côté. Il me punira, c'est certain, mais si jamais il menace de s'en prendre à toi, tu devras t'enfuir loin. D'accord ?

-Hors de question ! s'opposa violemment Kíli. Je ne te laisserai pas l'affronter seul.

-Je préfère encore qu'il s'épuise à me torturer plutôt qu'il se tourne vers toi. Promets-moi que tu partiras.

-Non. Tu sais bien que je ne tiendrais pas parole. On pourrait s'enfuir tous les deux. Rien que toi et moi, proposa le plus jeune en prenant l'autre main de son frère.

-Pour aller où ? Ered Luin est bien trop loin et tout le monde nous y connaît. Aucun royaume Nain ne nous acceptera.

-Bilbo pourrait nous aider à nous installer en Comté. On serait tranquilles là-bas.

Fíli réfléchit à l'idée de son frère, elle était tentante. Les Hobbits ne leur reprocheraient rien, l'anonymat était assuré. Pourquoi pas ? Le semi-homme semblait les apprécier malgré ce qu'il savait d'eux. Kíli et lui étaient manuels, ils trouveraient des emplois sur place. Ce ne pouvait pas être si simple, quelqu'un leur bloquerait la route. Pour le moment, Fíli choisit d'y croire. Ils accompagneraient Bilbo chez lui une fois la quête terminée.

-C'est d'accord. On en parlera à notre cambrioleur, accepta l'aîné, causant un sourire rayonnant de naître sur le visage du brun.

-Pourquoi ne pas partir maintenant ?

-Parce que même si Thorin ne veut plus de nous, on lui a juré de l'aider. Et je veux voir à quoi ressemble Erebor, au moins une fois. Ça sera probablement notre unique occasion d'y aller. Ne t'en fais pas, après, on partira.

Fíli posa sa main sur la joue de son amant et l'embrassa. Ils avaient une nouvelle chance de s'en sortir. Emballé par cette perspective, l'aîné se pencha un peu plus vers Kíli et le renversa sur le lit. Le brun se laissa faire, docile. Cela faisait longtemps qu'ils n'avaient pas été aussi intimes, pas depuis leur arrêt chez Beorn. C'est donc avec un immense plaisir qu'il retourna les avances de son frère, heureux de l'avoir retrouvé.

Kíli passa une de ses mains sous la tunique de son Autre afin de caresser son dos, tandis que la seconde se noya dans la crinière blonde si distinctive, celle qui lui avait valu d'être le surnommé le Lion des Montagnes Bleues.

Son instinct animal prenait le contrôle au combat. Face à ses ennemis, Fíli devenait dangereux, ses lames tranchant les corps aussi fluidement que des griffes, ses pieds glissant sur le sol. Il savait se déplacer quasi-silencieusement pour attaquer sa proie par surprise, ce qui était rare pour un Nain.

Il se transformait également en lion lorsqu'il revêtait le rôle de mâle alpha pour protéger son/ses bien(s), sa furie muette parfois bien plus effrayante que la colère de Thorin.

Son comportement bestial s'éveillait aussi dans l'intimité, Kíli pouvait en témoigner. Les multiples marques de morsures qu'il arborait dans le cou en était la preuve, et il adorait cela. C'est pourquoi il pencha la tête le plus en arrière possible pour que son amant marque son territoire sur sa peau. La vive douleur que ses dents lui infligèrent disparut rapidement pour être remplacée par une vague de chaleur déferlant en lui. La langue de Fíli lécha lentement la plaie puis remonta jusqu'à son oreille qui fut mordillée à son tour.

Le blond se releva un peu afin de croiser le regard de son amant dont les pupilles étaient dilatées, rendant ses yeux noirs et encore plus hypnotiques. Sa respiration haletante et ses joues rougies donnèrent faim au plus vieux qui se lécha les lèvres à cette vue. Les cheveux courts le dérangèrent sur le moment, ne s'y étant pas encore habitué. Une de ses mains attrapa une mèche brune et la contempla, un conflit interne naissant en lui.

Ne voulant pas perdre l'attention qui lui avait tant manquée ces dernières semaines, Kíli tourna son visage vers le sien.

-Mon roi, souffla-t-il le ton déterminé.

Ses mots eurent l'effet escompté : il vit les prunelles bleu clair s'enflammer à nouveau. La seconde suivante, il était embrassé violemment, une main empoignant ses cheveux pour le maintenir en place.

Kíli sentit qu'on essayait de lui enlever sa tunique mais un grognement frustré signifia que la tâche s'avérait plus compliquée que prévu. Il voulut se retenir de rire, sachant que cela résulterait en un Fíli à l'ego insulté, ce qui pouvait avoir des conséquences très positives, mais n'y parvint pas. Comme il s'y était attendu, son frère se crut défié. Il le relâcha, lui arracha son vêtement et le plaqua contre le lit, ses poignets emprisonnés de chaque côté de sa tête. L'aîné se pencha juste au-dessus de son amant, quelques centimètres trop loin, juste hors de sa portée, lui valant un couinement indigné très peu viril. Fíli lui envoya un sourire carnassier, s'amusant de la frustration du brun. Il en avait oublié son agilité naturelle et accueillit la cuisse frottant son entrejambe avec surprise.

-Kí'… lâcha-t-il laborieusement, le plaisir grandissant en lui. Si tu continues… tu vas le regretter…

-Mais je n'attends que ça, riposta le plus jeune sur un ton de défi.

Piqué à vif, l'épéiste reprit le contrôle et bloqua la jambe désobéissante. Il dut libérer les poignets pour caresser le torse de son amant, le griffant ça et là, se délectant des sons que sa torture provoqua. Sa deuxième main se dirigea vers la ceinture de l'archer et la défit prestement puis glissa sous son sous-vêtement une fois l'accès dégagé. Elle saisit le membre déjà bien dur au même moment où leurs bouches entrèrent à nouveau en collision. Kíli fut pris d'un violent frisson et gémit contre les lèvres du blond. Le toucher de son frère lui avait énormément manqué alors il était encore plus sensible que d'ordinaire. Il ne résisterait pas longtemps mais vu que Fíli n'était pas tout à fait rétabli, il ne serait pas le seul.

Prenant un rôle plus actif, il se débarrassa de la tunique du blond et put enfin caresser sa peau. Il colla leurs torses ensemble, savourant ce contact et la chaleur qui émanait de l'aîné. Fíli ne le laissa pas en profiter et retira leurs pantalons, ne perdant pas de temps avant de joindre leurs corps de part en part. Kíli ronronna presque des mille sensations que cela entraîna, il aurait pu rester ainsi pendant des heures mais une certaine partie de son anatomie voulait passer aux choses sérieuses et tout de suite. Il commença à se tortiller pour faire passer le message.

L'aîné cessa de l'embrasser et l'observa, constatant qu'il réclamait son attention et qui était-il pour la lui refuser ? Il écarta un peu plus les cuisses du brun afin de mieux s'y placer puis fit lentement remonter sa main sur son torse, s'arrêtant par moment pour le griffer un peu plus, pour arriver jusqu'à sa bouche. Kíli s'empara instantanément de ses doigts, les léchant sensuellement à tour de rôle, émettant quelques couinements provocateurs qui eurent pour effet de rendre l'épéiste fou. Lorsque celui-ci les daigna suffisamment humidifiés, s'il avait dû sentir la langue de son Autre aller de doigt en doigt plus longtemps il l'aurait pris sans préparation, Fíli récupéra sa main et la descendit à l'anus de son frère. Il ne fit que légèrement l'effleurer pour commencer, embêtant Kíli mais ce dernier baissa son bassin afin d'établir directement le contact.

Fíli ne le prépara pas méticuleusement, les quelques fois où sa main toucha sa prostate déclenchèrent des vagues de frissons dans tout son corps, si bien qu'une fois fini, Kíli tremblait de plaisir.

Après une ultime caresse le long de sa cuisse, le blond se positionna et n'eut pas à attendre une seconde avant que leurs corps soient joints le plus intimement possible.

Kíli jeta sa tête en arrière et soupira d'aise dès qu'il sentit le pénis de son Autre en lui. Ses mains agrippèrent la crinière blonde et ses jambes s'enroulèrent autour de la taille solide de son amant. Il voulait plus de contact et démarra de lui-même leur échange passionné. Lorsque sa prostate fut touchée, il cria de plaisir, appuyant encore plus. Ses lèvres furent prises d'assaut et il se battit pour prendre le dessus de leur baiser sauvage mais ses sens étaient trop en ébullition pour réussir à se concentrer sur un seul point. Fíli augmenta la cadence, son coup de reins suivant lui arrachant un nouveau cri.

-Fíli…

Ce simple appel fut suffisant pour que l'aîné comprenne. Il saisit le membre de Kíli et s'en occupa au même rythme que son bassin. Ses yeux ne quittèrent pas le visage de son petit frère, se délectant de le voir dans un état de débauche totale, si près de la jouissance et ce grâce à lui. Cela lança une nouvelle vague de chaleur en lui, son cerveau ravivant son instinct primaire et possessif. Il accrocha le regard de Kíli et le maintint.

-Tu… m'a… ppar… tiens ! grogna-t-il, chaque morceau de phrase ponctué d'un coup de bassin plus fort encore.

Kíli cria encore, à deux doigts de se laisser submerger par l'extase. Il appuya vers le bas, enfonçant le sexe de son frère plus profond en lui et hurla de plaisir, se répandant entre eux. Fíli le suivit, déversant sa semence à l'intérieur de lui et s'affala sur son torse.

L'aîné attendit quelques minutes avant de se dégager. Il attrapa une serviette et essuya leurs corps avant de s'allonger. Haletant, Kíli se tourna vers lui et s'installa entre ses bras. Le blond lui embrassa le front et se détendit, refusant de songer à ce qui les attendait. Pour le moment, ils étaient en sécurité, la porte de leur chambre leur seule protection. Il caressa le dos trempé de son frère et sentit sa respiration se faire plus lente. Il le regarda dormir un instant puis le suivit dans le sommeil.


Smilinginlove : Bofur malheureux fait forcément son petit effet. On s'attend pas à le voir comme ça. :( Thorin est brave, courageux, fier, valeureux etc. C'est un roi alors il a tout pour lui mais ça ne signifie par qu'il peut tout avoir. ^^ Quant à Fíli, son cas ne s'améliore pas non plus... Je suis horrible ! ^^' Merci d'avoir commenté !

Angelyoru : Hum... Thorin a été dur avec Fíli, ce n'est pas une surprise. Et encore plus avec Kíli maintenant. Dwalin et Ori s'en sortent bien pour le moment mais rien n'est définitif. Bofur ira mieux quand Bilbo aura retrouvé le sourire, ce qui est plus ou moins fait. ^^ Merci pour la review !

Millyel : Calme-toi ! Respire un grand coup ! Tiens, prends une bouffée de Vieux Toby ! Je suis très contente que tu réagisses d'une telle manière, pas uniquement par pur sadisme. :P C'est le but de cette fic de compliquer la situation et de faire tanguer le lecteur, de lui faire ressentir de l'empathie pour les deux prétendants de Bilbo alors je suis ravie d'apprendre que ça fonctionne ! Mon plan se déroule à merveille ! Mwahaha ! XD

Si t'as tout lu d'une traite, tu as dû faire un sacré ascenseur émotionnel ! Ça va, tu n'as pas frôlé l'attaque cardiaque ? ^^ Merci beaucoup pour un tel retour en tout cas !

justelaura : héhé ! J'avoue que Kíli est bien positionné mais il est encore jeune et immature. Je l'aime beaucoup aussi mais je préfère Fíli, bien que séparer les deux n'a simplement aucun sens. ^^ Toute la famille Durin est sexy !

Et une de plus de convertie ! Je vais créer une armée ! Oui, Bofur aura autant de légitimité à obtenir Bilbo que Thorin. Yes !

Concernant Gandalf, on ne sait jamais bien ce qu'il a en tête mais on peut se douter que son but n'était pas de blesser le Hobbit. Il veut qu'Erebor soit libéré de Smaug donc pour cela, Thorin doit être concentré, c'est le roi. Les autres n'ont pas autant d'importance et n'iront nulle part si leur chef est inactif. Et ne t'en fais pas, faire du mal à Bilbo sera passible de la peine de mort dès que Thorin sera au pouvoir. :P

Étonnement, le couple Dwalin/Ori est celui qui avait le plus de mal à démarrer mais finalement, il avance plus que les autres.

Hmm... Thorin utilise bien sûr ce genre d'arguments, c'est normal, mais il a d'autres raisons en tête. Enfin probablement. ^^

Merci beaucoup pour cette immense review ! Tu as droit à un cookie !

Yvhiy : Bofur gagne en fans grâce à moi, je suis trop fière ! x) Merci à toi de laisser un retour !