Bonjour, bienvenue. Cela fait un petit moment depuis la dernière mise à jour, n'est-ce pas ? Je parle comme un ordinateur... « La base de données Avast a été mise à jour. » Traumatisme... Bref ! Je ne vous ai pas oubliés, rassurez-vous. Voici donc le chapitre suivant.
Où en étions-nous ? *fouille dans ses notes* Ah oui ! Thorin a perdu le contrôle. Bien.
Résumé du chapitre : L'action se déroule en même temps que les deux précédents. Cette fois-ci nous sommes du côté d'Ori qui tient tête à Dori, ce dernier s'étant mis d'accord avec Nori sur la gravité de la situation concernant leur petit frère. Nori se met donc en tête de venger l'honneur de leur famille en attaquant Dwalin. S'en suit un duel entre les deux Nains, interrompu par Balin qui porte de mauvaises nouvelles à propos de Thorin. Voilà en gros.
Je vous conseille de bien vous accrocher car ceci est l'avant-dernier chapitre. Oui, vous avez bien lu. Le prochain aura lieu après la BoFA et servira d'épilogue.
Tout ce petit monde ne porte pas ma marque. Sir Tolkien les a bien mieux façonnés que si c'est moi qui m'en étais chargée.
Bonne lecture !
Chapitre 11
Dori était le premier à l'admettre, il n'appréciait pas son frère cadet. Son mode de vie n'avait rien d'honorable et lui causait plus de tort que de bien. Toute la famille en souffrait, Ori en particulier, mais Nori était bien trop égoïste pour s'en soucier. Cependant il y avait un domaine dans lequel l'aîné pouvait lui faire confiance : la sécurité de leur protégé. Bien que les méthodes du voleur étaient peu recommandables, du moment qu'elles garantissaient la sûreté d'Ori, Dori ne s'en plaignait pas. C'est pour cette raison qu'il avait fait semblant d'ignorer les attaques sur certains Nains dont la morale laissait à désirer, même si la cruauté dont l'auteur avait fait preuve le surprenait toujours. Nori ne le montrait pas mais sa famille comptait énormément pour lui. Ils avaient leurs différends mais les liens du sang surpassaient leur aversion pour l'autre et si Dori était en danger, il savait que son frère viendrait l'aider.
Leur désaccord principal concernait l'éducation de leur benjamin. Chacun reprochait à l'autre de s'y prendre de travers alors qu'ils souhaitaient tous deux le préserver du monde extérieur. Dori avait fait ce qu'il avait pu. Il avait dû compenser l'absence de parents et d'un deuxième frère pour l'élever et bien qu'officiellement, le scribe n'était que leur demi-frère, Dori le considérait comme sa responsabilité. Malheureusement aujourd'hui il devait mettre de côté son animosité pour le voleur car ils ne seraient pas trop de deux pour affronter la menace qui pesait sur Ori.
Dori était en pleine discussion avec Nori, écoutant les arguments de ce dernier pour éliminer Dwalin et mettre fin à la pseudo-romance que leur frère s'était imaginé. Il surveillait le concerné du coin de l'œil, celui-ci lisait près de la cheminée, un petit sourire rêveur sur les lèvres. Balin le rejoignit et ils se lancèrent dans une conversation dont Dori ne put entendre le sujet, se tenant trop loin.
Il jeta un coup d'œil dans la pièce et vit le Hobbit se diriger vers la cuisine, le pas pressé. Thorin fixait la fenêtre, rien ne semblait pouvoir le détourner de sa contemplation. La plupart des membres de la Compagnie étaient disséminés à travers l'auberge. Leur groupe était brisé suite aux derniers événements. Dori ne pouvait imaginer la honte que leur roi devait ressentir. Ses propres neveux… Il secoua la tête. Un autre sujet plus urgent que la copulation interdite des deux héritiers le concernait.
Donnant son accord au plan de Nori, l'aîné le laissa s'en aller puis s'approcha de son benjamin.
-Ori, nous avons à parler, commença-t-il d'un ton plus sévère que d'habitude.
Il vit l'appréhension apparaître dans ses yeux et s'en voulut mais il n'avait pas le choix. Cette fois, il serait stricte. C'était le seul moyen de lui faire entendre raison.
Balin se leva et s'éloigna, se doutant du sujet que voulait aborder Dori. Le jeune scribe se sentit piégé mais il savait qu'il ne pouvait pas s'enfuir alors il attendit, la crainte montant en lui.
-Nori et moi avons longuement discuté et nous nous sommes mis d'accord. Il est hors de question que tu fréquentes Dwalin. Nous sommes tous deux contre et nous avons fermement l'intention d'empêcher toute relation entre vous. À partir d'aujourd'hui, tu ne devras plus l'approcher ni lui adresser la parole. Est-ce clair ?
Le visage d'Ori se décomposa. Tous ses rêves s'effondrèrent, l'avenir qu'il s'était imaginé aux côtés de Dwalin tel un tableau romantique peint par les Elfes se déforma, les couleurs se diluant et se mélangeant les unes aux autres dans l'eau des larmes qu'il retenait à grande peine. En quelques mots, son frère avait anéanti le peu d'espoir qu'il avait de connaître des jours heureux à Erebor. Il aurait aimé montrer à Dori que ses à priori sur Dwalin n'étaient rien de plus, qu'il était digne de confiance et extrêmement loyal, seulement il n'en avait pas le courage.
-Ori, as-tu compris ? redemanda Dori, n'appréciant pas le silence du dessinateur. Ori ?
Le concerné se recroquevilla sur lui-même. Il visualisait parfaitement sa belle romance partir en fumée dans son esprit, les cendres pleuvant autour de lui. L'image de Dwalin se tenant face à lui, son air sérieux sur le visage, se brouilla, l'écharpe qu'Ori lui avait offerte tombant au sol. Il ne voulait pas de cela. Il était adulte et pouvait faire ses propres choix.
-Non, répondit-il en relevant la tête pour affronter le regard sévère de son frère. Je ne veux pas renoncer à M. Dwalin. Malgré ce que tu lui reproches, c'est un Nain admirable, toujours prêt à défendre quelqu'un. Il m'a protégé au péril de sa vie plus d'une fois. Si tu lui laissais juste une chance-
-Cesse de parler de la sorte ! Je t'ai dit notre décision, inutile de revenir dessus, déclara l'aîné en se levant.
-M. Dwalin est issu d'une famille noble ! s'écria Ori en faisant de même, s'accrochant désespérément au bras de son frère. M. Balin et lui sont les fils de Fundin, ils descendent tout droit du grand Durin. Leur lignée est plus importante que la nôtre. Que lui reproches-tu dont ?
La pièce s'était vidée durant leur conversation. Óin et Glóin, sentant l'orage approcher, avaient rejoint leurs compagnons à la cuisine. Nul n'avait remarqué le Hobbit suivre Thorin à l'extérieur.
-Quelle est la raison pour laquelle tu le détestes tant ?
La persistance du scribe perturba Dori. Il n'avait jamais osé se rebeller, c'était un garçon docile qui prenait des décisions visant à n'offenser personne. Pourtant aujourd'hui il se permettait de désobéir à son frère. Ses sentiments amoureux lui avaient retourné l'esprit. Il était grand temps qu'ils agissent.
-Je ne t'ai pas autorisé à nous accompagner pour que tu tombes amoureux. Tu es trop jeune. Tu es ici en tant que scribe officiel pour retranscrire la quête de Thorin Oakenshield. C'est un honneur que t'a fait le roi, le réprimanda Dori. Tu auras le temps de t'intéresser à ce genre de choses plus tard.
-Mais M. Dwalin est mon Autre, je le sais, contra Ori dont le courage s'amenuisait. Nous avons échangé nos présents et je souhaite me marier avec lui, admit-il la voix tremblante, les poings serrés.
Dori ferma les yeux. C'était ce qu'il avait redouté. Il ne s'agissait pas que d'une simple amourette de passage qu'Ori oublierait une fois rentré. Le scribe s'était persuadé d'avoir découvert son Autre et d'après sa façon d'agir avec Dwalin, il devait avoir raison. Cette pensée ne rassura pas ce dernier. Le chauve avait eu plusieurs conquêtes, toutes se soldant sur un échec, comme s'il était incapable de trouver sa moitié mais qu'il persistait à la chercher. L'aîné des 'Ri ne voulait pas que son petit frère devienne un trophée de plus à ajouter au tableau de chasse du garde. Il empêcherait cela à tout prix, peu importait ce que Balin pensait.
-Tu n'épouseras pas ce rustre. Ma décision est définitive, trancha Dori d'un ton dur qu'il n'utilisait généralement pas avec son benjamin.
Le dessinateur se sentit trahi. Il avait cru pouvoir convaincre son frère et le rallier à sa cause. Balin était de leur côté mais il lui fallait le soutien de ses deux aînés pour que l'union ait lieu. Il se mordit la lèvre inférieure, ses larmes menaçant de couler.
-Je ne t'ai jamais rien demandé. Tout ce que je souhaite c'est vivre avec M. Dwalin parce que c'est celui que j'ai choisi. Je me fiche d'Erebor ! Smaug peut bien le détruire, ça m'est égal ! sanglota-t-il avant de s'enfuir en courant.
Dori se retourna, choqué, mais ne le retint pas. Il ne doutait pas que son benjamin avait parlé sous le coup de la colère. Il ne pensait pas ses paroles. Le chef de famille s'en voulut de causer tant de peine à son innocent petit frère mais c'était mieux ainsi.
L'aîné ne savait que trop bien ce qu'il ressentait. L'impression d'être incompris, que vos proches se retournent contre vous et vous empêchent d'être heureux par pur égoïsme, que la vie se teinte de gris et que plus rien n'importe si on vous arrache la seule chose que vous désirez. Le désarroi profond qu'il avait ressenti lorsque ses propres parents lui avaient ôté tout espoir d'un avenir heureux, exactement comme il venait de le faire, était la pire souffrance qu'il avait connue à ce jour. Il leur en avait voulu pendant longtemps, ne comprenant pas leur décision, la trouvant injuste. Lui aussi avait le droit de partager sa vie avec son Autre. Malheureusement, il avait appris à ses dépends que certains choix ne vous appartenaient pas. Maintenant c'était au tour d'Ori de s'en rendre compte. Le pauvre scribe était si innocent, il ne connaissait rien à la vie et à peine il découvrait ce que signifiait aimer quelqu'un qu'on lui arrachait son bonheur.
Dori compatissait, son cœur saignait à la fois pour l'opportunité qu'il avait manquée toutes ces années auparavant et aussi pour celle que son frère ne connaîtrait pas. Il se détestait de lui faire subir une telle épreuve, lui qui cherchait à lui épargner tout malheur. La douleur se dissiperait avec le temps mais il garderait en lui une cicatrice qui ne guérirait jamais pleinement.
Après avoir quitté son frère, Nori s'était mis en tête de retrouver celui qu'il avait déclaré comme son ennemi mortel. Pour une fois du même avis, les aînés Ri avaient décidé de tout entreprendre afin de séparer les deux amants. Le voleur l'aurait fait de toute manière mais savoir qu'il avait l'accord de Dori lui plut.
Il ne mit pas longtemps à trouver sa cible. Elle se tenait sur un ponton, s'entraînant intensivement avec ses haches, dos tourné. Nori sourit, cela l'arrangeait, il pourrait la prendre par surprise. Il se rapprocha lentement, à pas feutrés, étant un expert en la matière. Dague en main, il fit disparaître la distance entre eux jusqu'à se tenir un mètre derrière l'autre Nain qui n'avait toujours pas remarqué sa présence. Retenant son souffle, Nori plia les jambes puis se jeta sur sa proie, prêt à lui planter sa lame dans l'épaule mais c'était sans compter les réflexes de Dwalin qui se retourna et bloqua sa dague avec Grasper puis le repoussa.
Le chauve savait que sa vie était menacée. Ce n'était qu'une question de temps avant que Nori s'en prenne à lui et le voleur ne montrerait aucune pitié. Constamment sur ses gardes, le guerrier se doutait que son rival attendrait qu'il se retrouve seul pour s'en pendre à lui. Il maîtrisait les coups fourrés comme personne et justement, c'est ce qu'il se passa. Dwalin l'avait entendu arriver quelques minutes plus tôt et il ne comptait pas lui faire le plaisir de se laisser surprendre.
Les deux Nains se firent face, leurs yeux se lançant des éclairs, et se jetèrent l'un sur l'autre. Les combattants ne prirent pas la peine de s'expliquer, la tension entre eux évidente et chacun savait les raisons d'un tel affrontement. Tous deux s'exprimaient mieux au travers de leurs armes qu'avec des mots. Ce combat devait avoir lieu, pour l'honneur d'Ori, et il servit également de règlement de comptes.
On aurait pu croire que Nori était désavantagé, n'ayant pour seules armes que ses dagues, son fidèle bâton de combat se trouvant dans sa chambre, or il était bien plus rapide et agile que son adversaire. Bien qu'il soit un champion du maniement de la hache, Dwalin en utilisait deux et sa carrure ajoutée à leur poids le ralentissait grandement. Lorsqu'il para une attaque visant sa jugulaire, il n'eut pas le temps d'éviter celle sur son torse et se retrouva avec une entaille le long du buste. Par chance, il put reculer un peu, la coupure ne fut donc pas profonde. En représailles, Dwalin tourna Grasper dans sa main et en envoya le manche dans le visage de son adversaire, le frappant en pleine mâchoire. Profitant du fait qu'il était désorienté, le chauve lui asséna un coup de poing dans l'estomac suivi d'un dans le nez mais il reçut une nouvelle entaille dans le bras.
Cette fois-ci la lame transperça son avant-bras. Il grogna de douleur et s'arrêta momentanément, suffisamment pour que le voleur retire sa dague, ce qui libéra un flot de sang de la blessure. Le garde appuya dessus mais la plaie était trop profonde. N'y prêtant pas attention, Dwalin resserra sa prise sur ses armes et repartit à l'assaut du voleur. Ce dernier eut juste le temps de cracher du sang à terre avant de devoir parer l'arrivée des lames jumelles vers son cou.
Le combat aurait pu durer longtemps, les deux Nains avaient plusieurs raisons de se détester, mais Balin accourut vers eux, le visage alarmé, ce qui inquiéta instantanément son frère. Peu de choses parvenaient à faire perdre son calme au conseiller. Alors que Dwalin était obstiné et avait le sang-chaud, Balin savait faire preuve de tolérance et de patience. Sa grande sagesse lui avait valu d'être le conseiller le plus favorisé par le roi ainsi que son mentor.
Dwalin, Balin et Thorin se connaissaient depuis toujours et un lien fort les unissait, une véritable fraternité. De ce fait, à voir son frère aîné dans cet état, le chauve comprit qu'il se passait quelque chose de grave. Le vieux Nain s'arrêta au niveau des deux adversaires, essoufflé, mais ne prit pas le temps de reprendre sa respiration.
-C'est Thorin… haleta-t-il.
Balin n'eut pas besoin d'en dire plus. Ces deux mots suffirent à expliquer la situation. Dwalin envoya ses précieuses haches à son frère et partit immédiatement en direction de l'auberge sans jeter le moindre regard vers son adversaire. Ce dernier le laissa s'en aller, conscient qu'il valait mieux remettre leur querelle à plus tard. Tous savaient que personne ne devait se mettre en travers du chemin du garde lorsque Thorin était concerné. Cette règle implicite n'avait jamais été formulée à voix haute et pourtant chaque Nain d'Ered Luin la connaissait. Nul n'ignorait que le roi et le guerrier avaient une relation particulière.
Le chauve avança d'un pas brusque, chacun de ses muscles tendus à cause de l'appréhension. Dwalin se laissait atteindre par peu de choses. Il avait survécu à de nombreuses épreuves et en était ressorti plus fort et plus courageux. Durant la terrible bataille d'Azanulbizar, ses haches s'étaient mises au service de Thorin afin de se battre avec rage au nom de leurs ancêtres. Il l'avait soutenu lors de la mort de Frerin, ainsi que lorsque le trône lui était revenu à la disparition de son père. Pendant leur long exile à Ered Luin, il avait supporté chaque décision du forgeron, lui nettoyant le passage en se débarrassant de ses opposants (de manière radicale ou pas, cela dépendait d'eux) et lorsqu'il avait parlé de reconquérir Erebor, Dwalin avait été le premier à le rejoindre. Ce n'avait pas été une question de choix pour lui mais de loyauté. Le garde n'avait rien dit, le regard assuré de son roi ayant suffi à le convaincre de sa détermination. Si Thorin voulait récupérer leur royaume, Dwalin le suivrait jusqu'au bout.
Le chauve avait fait le serment de protéger Thorin contre tout danger et pour l'instant, il n'avait failli qu'une seule fois à sa tâche, lors du combat face à Azog. Si le Hobbit n'avait pas fait preuve de plus de courage qu'il n'avait montré depuis leur rencontre à Bag End, Thorin serait devenu le repas d'un Warg. Y repenser mettait Dwalin hors de lui. Bien qu'il soit reconnaissant envers le semi-homme, il ne pouvait s'empêcher de s'en vouloir. À cause de son incompétence, le forgeron avait frôlé la mort de trop près. Il devait être plus vigilant. De plus, protéger Thorin était son devoir, il était le seul à qui revenait cet honneur. Il ne faisait confiance à personne d'autre pour s'en charger.
Dwalin connaissait le souverain mieux que quiconque. Il ne possédait pas la sagesse de son frère mais Thorin lui demandait souvent conseil, il le mettait dans la confidence concernant ses plans et avisait avec lui du meilleur stratagème. Leur amitié était solide et basée sur la confiance mutuelle. Tout ce qu'ils avaient vécu côte à côte les liait, tellement qu'ils n'avaient plus besoin de mots pour se comprendre. Chacun pouvait deviner ce que l'autre pensait, ils se consultaient d'un simple regard.
Thorin lui avait confié ses secrets, ses doutes sur la réussite de leur quête, ses peurs d'échouer et de décevoir son peuple. Plus récemment il avait avoué craindre de ne pas être à la hauteur de son grand-père si Erebor leur revenait. Cela faisait plusieurs décennies qu'il régnait sur Ered Luin mais la situation était différente. À Erebor il deviendrait le roi de tout un royaume qu'il devrait entièrement reconstruire. L'ampleur de sa tâche l'effrayait, bien qu'il n'en montrait rien. Seul Dwalin le savait. Ce dernier lui avait dit qu'il vivait pour voir Thorin sur son trône, celui d'Erebor qui n'appartenait à personne d'autre, et qu'il l'aiderait à y accéder ainsi qu'à le garder.
Malheureusement le chauve avait conscience des inconvénients que cela entraînait. Le sang de Durin était maudit, la fièvre de l'or s'avérait être une véritable maladie de l'esprit chez ses descendants. Pire encore depuis la découverte de l'Arkenstone. Dwalin avait vu les ravages que cette pierre pouvait faire. Un par un, les rois avaient succombé à son ensorcellement. Le tour de Thorin approchait, le guerrier le sentait et cela l'angoissait.
Si au début de leur quête, la détermination du forgeron provenait de sa soif de vengeance, plus ils se rapprochaient de leur but et plus une lueur frénétique illuminait ses yeux. Son obsession ne concernait plus la montagne elle-même mais le trésor qu'elle renfermait. Celui que Smaug lui avait volé cent-soixante-et-onze ans plus tôt et qu'il comptait récupérer au péril de sa vie. Dwalin n'avait pas abordé le sujet avec le concerné mais il ne pouvait ignorer les changements récents dans le comportement de son ami. Thorin n'était plus le même, il devenait de plus en plus irascible, il ignorait les avis de ses proches et ne parlait que pour évoquer Erebor. Chaque jour il fixait la montagne pendant des heures, complètement immobile et aveugle au reste du monde. Son état s'était dégradé en arrivant à Lake-Town, Dwalin avait vu la tension affaisser encore plus ses épaules et le feu dans ses yeux brûler de manière sinistre. Leur emprisonnement chez Thranduil et la trahison de Fíli et Kíli avaient renforcé les ondes négatives autour de lui.
Le voir se transformer ainsi, abandonner le Nain honorable qui faisait la fierté de son peuple pour devenir un être rongé par l'envie, sans pouvoir faire quoi que ce soit pour l'en empêcher, dévastait Dwalin. Le chauve se sentait terriblement impuissant. Pour la première fois de sa vie, il était incapable d'aider son ami. S'il avait pu, il aurait pris sur lui la malédiction de Durin afin d'en épargner Thorin. Il devait exister un remède, Gandalf connaissait sûrement un sort ou peut-être, et cela lui coûtait d'y songer, les Elfes possédaient une plante magique. Thorin ne pouvait rester ainsi. Son esprit devait rester lucide pour affronter Smaug.
Dwalin repéra le forgeron sur la terrasse et comprit à son langage corporel que quelque chose n'allait pas. Il avança et remarqua la présence du Hobbit. Ce dernier semblait terrifié, son visage pâle et ses grands yeux verts écarquillés le faisaient ressembler à un lièvre face à un oiseau de proie, sentant son heure approcher. De là où il se tenait, le garde n'entendait pas les paroles de Thorin mais il se doutait qu'il n'était pas dans son état normal. Sa façon de tenir le semi-homme, les poings serrés sur ses épaules à en devenir blancs, parlait d'elle-même.
Sans perdre plus de temps, Dwalin accourut vers eux et planta son coude au centre du dos de Thorin d'un geste assuré puis, profitant de sa surprise, lui saisit les bras en arrière. Il cria au Hobbit de s'enfuir mais ce dernier paraissait figé sur place, visiblement trop choqué pour bouger. Ce qui n'était pas le cas du forgeron qui se débattait tel un animal enragé. Heureusement que le chauve le dépassait en taille et masse musculaire mais même lui ne pourrait le retenir longtemps. Alors qu'il allait ordonner à Bilbo de déguerpir une seconde fois, celui-ci le fit de lui-même et détala plus rapidement que Dwalin l'avait jamais vu faire.
Se reconcentrant sur Thorin, ce dernier usa de la fourberie pour se dégager, comme bien souvent dans leurs entraînements. Les mouvements du souverain étaient plus fluides et plus rapides que ceux de Dwalin et plus d'une fois le chauve avait perdu face à lui à cause de son esprit vif. Cette fois encore, il ne vit pas l'erreur de son plan. Thorin se pencha le plus en avant qu'il put malgré le bras placé en travers de son torse et balança la tête en arrière le plus fort possible. Son crâne entra en collision avec le nez de Dwalin, un craquement retentissant au même instant. Du sang s'écoula des narines endommagées et un grognement s'échappa de la gorge du plus grand. Seulement cela ne suffisait pas à le faire lâcher prise et l'aîné le savait parfaitement. Il remarqua la blessure au bras du garde et y planta ses dents, serrant de toutes ses forces. Là, Dwalin cria de douleur et desserra momentanément sa poigne. C'était l'occasion que Thorin attendait, il en profita donc pour se dégager en tordant ses bras et finit par se libérer. Il se retourna prestement et envoya son poing dans la mâchoire du géant qui ne put esquiver le coup.
Pendant une fraction de seconde, leurs regards se croisèrent et Dwalin vit ce qu'il craignait : les pupilles du souverain étaient dilatées, des veines apparaissaient sous ses paupières lui donnant une allure de fou. Pire que ça était l'étincelle menaçante qui luisait dans ses yeux. Ce n'était pas Thorin Oakenshield qui se tenait face à lui mais une bête féroce guidée par l'avidité. Dwalin savait ce qu'il avait à faire, ils en avaient parlé une fois avant leur départ d'Ered Luin.
Flashback
Ayant fini sa ronde, Dwalin se dirigeait vers ses quartiers. Aucun problème n'encombrait les couloirs d'Ered Luin, il pouvait se détendre. Il avait pris l'habitude de rejoindre Thorin dans ses appartements privés en fin de journée pour boire un verre et planifier leur quête à venir. Cela arrivait une à deux fois par semaine, selon leurs emplois du temps. C'était le moment où les statuts officiels tombaient et seuls deux amis se retrouvaient pour discuter. Le roi laissait la place au forgeron et le chef des gardes posait ses armes pendant quelques brèves heures de répit.
Le projet de reprendre Erebor avait été annoncé et tous les Nains désireux d'y participer y avaient été encouragés. Peu avaient répondu. La plupart se plaisaient à Ered Luin et ne voyaient pas l'utilité de se lancer dans un tel péril, d'autres ne souhaitaient pas venir mais profiteraient allégrement de la richesse du royaume retrouvé pour lequel ils n'auraient pas levé le petit doigt. Tous pensaient Thorin fou pour envisager une telle mission. Leur loyauté laissait à désirer.
Dwalin connaissait les raisons de son ami. Pour lui, Ered Luin n'était qu'un refuge temporaire. Jamais ces montagnes ne deviendraient sa maison. Il avait besoin de plus. Ici, il se sentait à l'étroit, son autorité était restreinte car beaucoup d'habitants étaient déjà présents ici avant l'arrivée du cortège d'Erebor, donc ils ne le reconnaissaient pas comme leur souverain. Personne n'osait se rebeller, Dwalin les en dissuadait facilement, mais un esprit de mécontentement planait. Il était temps pour eux de partir.
Le garde entra dans les appartements de Thorin et y retrouva l'ambiance décontractée dont il avait besoin. Le feu crépitait dans l'imposante cheminée, apportant une chaleur agréable et une douce lumière orangée. Deux robustes sièges sculptés se tenaient devant. Une table, encadrée de deux bibliothèques remplies de divers ouvrages, servant de bureau à Thorin, était poussée au fond de la pièce. De nombreux parchemins y étaient éparpillés, illuminés par une lanterne. Sur la droite, dans le coin, un meuble de rangement en bois, comme le reste du mobilier, dans lequel se trouvaient quelques bouteilles d'alcool, des verres ainsi que le journal de Thrain. Les armes de Thorin étaient rangées dans un coffre massif dans la chambre adjacente, à laquelle on accédait en passant par la porte à droite du meuble.
Sur les murs, quatre torches étaient suspendues, permettant d'éclairer la salle ainsi que des cartes. Aucun tableau ne venait décorer la pièce. La seule touche personnelle était les multiples documents accumulés au fil des années de son règne.
Thorin se trouvait dos à l'entrée, fixant une carte d'Erebor transmise par son père. Dès son arrivée, Dwalin aperçut la manière dont il se tenait et comprit que quelque chose n'allait pas. Ses épaules tendues trahissaient un conflit intérieur. Le garde pénétra dans la pièce, déposa ses armes sur la commode et sortit une carafe d'un spiritueux fabriqué par les Hobbits. Ces derniers, connaissant tous les secrets de l'agriculture, avaient découvert la magie de la distillation et en avaient créé divers alcools. Forts de leur succès, la plupart étaient exportés hors de la Comté, notamment jusqu'à Ered Luin.
Dwalin servit deux verres et en posa un sur le bureau. Son ami regardait toujours aussi intensément la carte. Qui sait ce qu'il y voyait ? Peut-être se projetait-il à l'intérieur, une fois Smaug vaincu, le royaume enfin entre ses mains.
Ne souhaitant pas l'interrompre, le plus grand orienta son attention sur les documents posés en vrac sur la table. Leur parcours était tout tracé, la date de départ fixée et l'équipe prête. Une lettre attira son regard. Elle provenait de Dís. Pourquoi avait-elle choisi d'adresser une missive à son frère plutôt que de lui parler en face à face ? Curieux, Dwalin s'en saisit et en parcourut les lignes. Son contenu n'avait rien de secret mais il était d'ordre privé, à savoir Fíli et Kíli, plus précisément leur participation à la quête.
-Dís souhaite que ses fils restent loin du danger. Elle les pense trop jeunes pour s'engager dans une telle aventure. Elle n'a pas tort. Ce sont deux Nains insouciants à peine adultes qui ne sont jamais sortis d'Ered Luin, marmonna Thorin d'une voix rauque, révélant le débat interne qui le déchirait.
-Mais ce sont les neveux de Thorin Oakenshield et les descendants de Durin. La guerre est dans leurs veines. Erebor est leur royaume, contra Dwalin.
-Ils n'ont jamais participé à la moindre bataille. Ils ignorent à quoi ressemble le monde extérieur.
-Le goût du risque coule dans leur sang. Souviens-toi d'leur père, un Nain extrêm'ment vaillant qui est parvenu à faire succomber Dís et que tu respectais.
La mémoire de Thorin fit ressurgir des souvenirs concernant son défunt beau-frère. Son courage et sa loyauté envers la famille royale avaient rappelé ceux de Dwalin. Il possédait une grande joie de vivre qu'il avait transmise à ses enfants. Dís l'avait profondément aimé et leur union leur avait offert deux descendants. Le plus jeune n'avait malheureusement jamais connu son père. Ce dernier était mort peu après sa naissance, emporté par une blessure de guerre qui n'avait pas cicatrisé malgré tous les efforts des soigneurs, laissant derrière lui sa veuve au cœur brisé qui porterait le deuil de son Autre jusqu'à la fin de son existence, et deux petits garçons cherchant une figure paternelle à laquelle s'accrocher. Thorin les avait pris sous son aile, les aimant autant que leur père et les guidant dans leurs rôles d'héritiers.
-Ma sœur a énormément sacrifié. D'abord notre grand-père, puis notre père, ensuite Frerin et son mari. Je ne peux aller à l'encontre de sa décision si elle refuse d'autoriser ses enfants à venir.
-C'est pas ce qu'elle te dit. (Dwalin relut la lettre, permettant ainsi à Thorin de remettre de l'ordre dans ses pensées.) Elle te demande d'les surveiller car elle sait que personne peut les empêcher d't'accompagner. Elle souhaite qu'tu les protèges.
Un imperceptible tremblement parcourut les épaules du forgeron mais il n'échappa pas au regard entraîné du garde.
-C'est toi qui hésites. Tu crains de pas être à la hauteur.
-Je n'en ai pas la force, finit par avouer l'aîné d'une voix morte. Notre route est semée d'embûches, nous n'aurons aucun répit. Cette quête est périlleuse et nous serons constamment en danger. Je ne peux pas assurer leur protection.
-T'en es capable, affirma Dwalin en posant une main sur l'épaule de son ami. Tu l'fais depuis leur naissance et t'es pas l'seul. À nous tous, on parviendra à garder Fíli et Kíli sains et saufs. Tu laiss'ras rien arriver à tes n'veux.
La confiance de Dwalin en les capacités de son souverain transparaissait dans ses mots mais elle ne suffit pas à en convaincre le concerné.
-Ce n'est pas certain, répondit Thorin en se retournant. La malédiction de Durin pèse sur moi. Je sens l'appel de l'or grandir en moi un peu plus chaque jour. Mon esprit se tourne instinctivement vers l'Arkenstone. Il faut que je la retrouve. Ce n'est pas un souhait, c'est un besoin. Tu sais ce que cela signifie. (Thorin serra le poing, tentant de reprendre le contrôle sur ses émotions.) Bientôt, je ne pourrai plus lutter. Je sombrerai, comme mes pères. Si cela arrive, tu devras intervenir. (Il regarda le garde droit dans les yeux, lui demandant ce qu'il ne parvenait pas à formuler.) Tu sauras quoi faire.
La confiance que Thorin éprouvait envers Dwalin en cet instant perturba le dernier. Tous deux avaient conscience des risques encourus ainsi que des conséquences. Le garde hocha la tête, acceptant la tâche que venait de lui confier son roi. Il le protégerait.
-Dwalin, si mon existence devait cesser plus tôt que prévu, détruis-la. Personne d'autre ne doit succomber à son ensorcellement.
Il y veillerait.
Fin flashback
Thorin le lui avait demandé, c'était sa mission. Il devait le ramener à lui, endormir le monstre d'avidité qui avait pris possession de son esprit. Aucun remède n'existait à cette maladie, seule une solution efficace mais à court terme.
Balin accourut à ce moment-là, son regard d'ordinaire bienveillant complètement paniqué. Il n'avait jamais vu Thorin dans cet état, les yeux noirs de voracité, la folie émanant de tout son être. Pétrifié, il n'entendit pas l'appel de son frère. Si leur roi lâchait prise il ne leur resterait rien. Qu'adviendrait-il d'Erebor ? Leur but était à portée de main.
-Balin ! rugit Dwalin, brisant la transe de son aîné.
Ce dernier se réveilla et lui envoya une de ses haches puis il se recula. Le géant attrapa Keeper et la fit tourner afin d'ajuster sa prise. Il n'avait qu'une seule chance, il ne pouvait pas la rater. Thorin lui fonça dessus tel un animal sauvage menacé, l'instinct de survie dictant ses actions, la rage contrôlant entièrement son esprit, ce qui rendait ses mouvements prévisibles. Dwalin n'eut aucun mal à parer ses coups. Il lui envoya son poing dans la mâchoire, la violence du choc sonnant momentanément le souverain. Ce fut l'occasion qu'attendait le garde. Il tourna Keeper afin de placer le tranchant vers son propre buste et frappa la nuque de son ami de toutes ses forces avec le manche. Thorin s'effondra comme une masse, inerte, réceptionné par un bras tatoué avant de toucher le sol.
La seule et unique solution qu'il pouvait appliquer. Le démon qui résidait en Thorin était temporairement endormi. Il était impossible de déterminer s'il referait surface lorsque le forgeron reviendrait à lui mais ils aviseraient à ce moment-là.
Le danger passé, Balin se permit de souffler. Heureusement que son frère savait comment agir en de telles circonstances, il n'aurait pas pu intervenir à sa place. Soulagé, il récupéra Keeper pendant que Dwalin soulevait le roi inconscient. Le garde ne partageait pas le répit de son aîné. La condition de Thorin était bien plus sérieuse qu'il ne l'avait cru. Comment avait-il pu passer à côté ? Si l'Arkenstone l'atteignait autant alors qu'il se trouvait à Lake-Town, qu'en serait-il quand il la retrouverait ? Mettant ces sombres pensées de côté, il emporta Thorin à l'intérieur de l'auberge, taisant la moindre question d'un regard noir, et le déposa sur son lit, à l'abri des curieux. Il n'y avait rien d'autre à faire qu'attendre.
Voir Thorin immobile, les yeux clos et inconscient, donna un mauvais pressentiment à Dwalin. Son roi connu pour sa témérité et son ambition avait un air cadavérique allongé de la sorte. Cette vision leur porterait malheur dans les obstacles à venir. De quelle manière se terminerait leur quête ? Quel sang serait versé ? Quels corps seraient mis en terre ? Mal à l'aise, le garde préféra se retirer. Parier contre le sort n'apportait jamais rien de bon.
À l'extérieur l'attendait Ori, se triturant les doigts d'appréhension. Lorsqu'il entendit la porte s'ouvrir, il leva un regard inquiet et remplit d'espoir sur le géant, un petite sourire timide se formant sur son visage.
-Mon… Monsieur Dwalin… Monsieur Balin m'a expliqué la situation. Comment… comment va Thorin ? balbutia-t-il de sa voix aiguë si distincte des autres Nains.
-Il ira mieux à son réveil.
Du moins, le chauve l'espérait. Il n'avait pas envisagé de croiser Ori, sa présence le perturba. Suite aux derniers événements, l'attention de Dwalin serait entièrement dévouée à Thorin. Il ne pouvait se permettre aucun écart. C'est pour cette raison qu'il ôta l'écharpe et la rendit à son propriétaire. Ce dernier le regarda sans comprendre, puis il posa des yeux humides sur son homologue. La tristesse s'y lisait clairement, ce qui mit le plus grand mal à l'aise.
-Désolé pti, se contenta de répondre Dwalin d'un ton bourru.
Le scribe récupéra son cadeau, les mains tremblantes, le message de son compagnon limpide. Pourquoi un tel rejet ? N'avait-il pas accepté sa demande en mariage chez Beorn ? Avait-il changé d'avis à ce sujet ? Ori retint ses larmes à grande peine, suppliant silencieusement Dwalin de lui expliquer. Ce dernier affronta son regard anéanti mais ne dit rien. Le cœur brisé, le scribe s'enfuit en courant.
Même si sa décision l'attristait, Dwalin n'avait pas le choix. Thorin avait besoin de lui, plus que jamais. Il resterait sa priorité et tant pis si pour lui il devait sacrifier sa vie privée. Son roi passait avant tout.
Anelyoru : Sa folie ne vient pas de moi, je ne fais que reprendre les traits de caractère existants. Pour rappel, il a menacé la vie de Bilbo dans le livre et dans le film. Là il perd juste la raison mais à un niveau moins dangereux. Thorin a besoin de beaucoup de prières. Sors tous tes livres religieux ! Merci du commentaire. :)
Millyel : Oui ben là tu en as eu une bonne dose de romance secondaire. Le but n'étant pas d'émouvoir mais il ne faudrait pas oublier les autres personnages. Et Nori qui est prêt à tout pour venger/protéger son petit frère, je trouve ça touchant, surtout venant de lui.
Hum, à un moment il faut regarder la vérité en face : Bilbo a fait son choix. Il ne reviendra pas dessus. Lui et Thorin c'est avorté. Pour cette fic au moins. Là il désire Bofur et Bofur il aura, peut-être. :P
Merci du compliment, c'est gentil. ^^
Voui, j'avoue, plus qu'une passion, c'est un besoin. J'aime tordre ton petit cœur dans tous les sens ! :D *assume son rôle de dominatrix* XDD
Mourir ? Mais pourquoi faire ? Ça n'a aucun intérêt, j'ai besoin que tu sois vivante pour me servir de cobaye. ^^ Je vais tellement penser à toi à chaque fois que je vais torturer Bilbo et Thorin. :P Merci pour la review !
justelaura : Haha ! Il t'en faut peu. ^^ Ravie que cette décision te plaise. Mais c'est pas fini ! J'aime beaucoup écrire du Bofur/Bilbo, déjà parce que ce couple est trop peu exploité, et surtout parce qu'il a beaucoup de potentiel. Et puis à chaque fois que je regarde les films, je ne peux pas m'enlever de la tête que Bofur est très intéressé par le Hobbit. Il est tellement pas discret... J'en ai une autre en cours, qui sera bien plus longue, et dans un contexte moderne. J'adore l'idée du mâle alpha qui veut récupérer son bien mais soyons honnête, cette description ne correspond pas du tout à Bofur, malheureusement. Plus à Thorin. Du coup j'essaie de modifier un peu son caractère afin de le rendre moins détendu et amical. Ça avance petit à petit.
Oui, Thorin a oublié de prendre ses pilules. Bon, ça arrive. Il est un peu en manque. Et son remède miracle lui a échappé.
Tu vois vraiment Thorin dire qu'il ne voulait pas leur infliger cela mais qu'il n'a pas le choix ? Il est froid et stricte, pas entièrement sans cœur mais pas du tout émotif, alors non, il ne regrette pas. Il a agi en tant que roi, que chef de famille et en tant que lui-même.
Ce chapitre t'a-t-il réconcilié avec Dwalin ? Tu vois, lui aussi est un boulet. Mais ça n'a rien de surprenant. ^^
XD Ah ! Maman j'ai raté l'avion... Qui aurait pu croire que ce film aurait des tendances pédophiles ?
Merci pour le commentaire !
Yoon : Ça me donne envie de regarder le SdA tout ça... Ouh mais j'ai des jours de congé qui approchent. :D Non, je n'en suis pas au point de poser des jours pour regarder la trilogie, j'ai juste du temps de libre bientôt. ^^
Nan, ne t'en fais pas. La fin arrive très bientôt.
Ah oui mais là c'est mal parti. T'as pas choisi la bonne fic, ni le bon auteur parce que j'adore le Bofur/Bilbo et j'en case partout. ^^' Il faut que tu te fasses une raison, Thorin n'obtiendra pas Bilbo dans cette fic. C'est définitif. Mais reste quand même pour le dernier chapitre ! :P Il y a un passage qui devrait te plaire.
Merci beaucoup pour tes compliments et ton commentaire !
ClarenceSPN : T'as réussi à regarder le SdA au moins ? Parce que dedans aussi y a une grosse bestiole velue. J'ai trouvé celle-là mieux faite et plus effrayante que celles de la trilogie du Hobbit.
C'est très méchant pour Thorin ça ! ^^ Bon, Bofur a l'avantage donc je te pardonne mais quand même ! Il est un peu bourru, entêté et handicapé des sentiments notre roi mais il a la classe ! Non ? Pas du tout ? Bon tant pis.
Mon couple préféré est également le Fiki sauf que je préfère Fíli, pour les mêmes raisons que toi. C'est l'aîné, le plus responsable et respectueux, loyal envers son peuple et sa famille, surprotecteur de son petit frère (j'en n'ai pas malheureusement mais je serais comme lui si c'était le cas). Pourquoi ils peuvent pas être heureux ? Parce que les fics mièvres pleines de bons sentiments ne sont pas du tout mon genre. ^^ « Au vainqueur revient le butin » est limite mais ça passe parce qu'elle a 90% faite d'humour. Je préfère quand les perso souffrent et s'en prennent plein la poire, c'est plus facile à écrire et plus réaliste aussi. ^^
Haha ! Courage ! Va chercher une épée bleue !
Merci pour la review !
