Chapitre 26 : La deuxième tâche vaseuse
'' Tu m'avais dit que tu avais déjà résolu l'énigme de cet œuf ! s'exclama Hermione d'un ton indigné.
'' Ne crie pas comme ça ! répondit Harry avec colère. J'ai simplement besoin… d'affiner les choses, d'accord ?
Ron, Hermione et lui et a côté d'eux Hinata et Benoit qui s'amusais bien à se faire un bataille de polochon en s'envoyant des sort d'expulsion au visage- c'est-à-dire le contraire du sortilège d'Attraction. Afin d'éviter tout risque d'accident, le professeur Flitwick leur avait donner une pile de coussins qu'ils pouvaient faire voler à travers la salle sans blesser personne. En cas d'erreur de trajectoire. Neville visait si mal, cependant, qu'il envoyait par erreur d'autres projectiles beaucoup plus lourds à l'autre bout de la classe — le professeur Flitwick, par exemple, mais benoit le rattrapais aussitôt avec un chant d'attraction pour pas le blessée.
'' Merci mr Phénix… jolie chant en passant.
– Oublie un peu cet oeuf de temps en temps, tu veux bien ? murmura Harry tandis que le professeur Flitwick, apparemment ravis que Alucard l'ai aider a ne pas passer de long en large de la classe. J'essaye de te parler de Rogue et de Maugrey...
C'était le cours idéal pour avoir une conversation privée : les autres s'amusaient tellement qu'ils ne leur prêtaient aucune attention. Harry avait passé la demi-heure précédente à relater en plusieurs épisodes, entrecoupés de lancers de coussins, les événements de la nuit passée.
'' D'après Rogue, Maugrey aussi a fouillé son bureau ? Mais il n'a pas accès à la crypte de Benoit pour raison qui ne mérite pas de la fouiller a cause qu'il ne s'aime pas. Chuchota Ron, une lueur de curiosité dans l'œil, tout en projetant un coussin d'un coup de baguette magique (le coussin vola un peu trop bas et fit tomber le chapeau de Parvati) Alors quoi ? Tu crois que Maugrey serait ici pour surveiller Rogue autant que Alucard ou Karkaroff ?
'' Je ne sais pas si Dumbledore le lui a demandé mais, en tout cas, c'est ce qu'il fait, répondit Harry.
Il agita machinalement sa baguette magique, envoyant son coussin atterrir mollement sur une table.
'' Maugrey prétend que Dumbledore garde Rogue parce qu'il veut lui donner une deuxième chance ou quelque chose dans ce genre-là…
– Quoi ? dit Ron, les yeux écarquillés.
Le coussin qu'il venait de projeter dans les airs d'un coup de baguette magique rebondit sur le lustre et tomba lourdement sur le bureau de Flitwick.
– Harry... Maugrey croit peut-être que c'est Rogue qui a mis ton nom dans la Coupe de Feu !
– Allons, Ron, dit Hermione en hochant la tête d'un air sceptique. A un moment, on a cru que Rogue voulait tuer Harry et, en fait, il lui a sauvé la vie tu te souviens ?
Elle jeta un sortilège d'Expulsion qui envoya un coussin à l'autre bout de la classe où il atterrit impeccablement dans la boîte prévue à cet effet. Harry regarda Hermione et réfléchit à ce qu'elle venait de dire... Il était vrai que Rogue lui avait sauvé la vie, un jour, ce qui paraissait étrange, car Rogue le détestait cordialement, tout comme il avait détesté le père de Harry lorsqu'ils étaient à l'école ensemble. Il aimait par-dessus tout ôter des points à Harry et n'avait jamais laissé passer une occasion de lui infliger une punition, ou même de suggérer son renvoi de Poudlard, mais apparemment il avait un lien aussi que son père était le frère de Erika Phénix et c'est pour ça qui ne punissais rarement son fis a elle-même si il l'humilie souvent en le forçant à donner des point a sa favorite.
– Je m'en fiche de ce que dit Maugrey, poursuivit Hermione. Dumbledore n'est pas idiot. Il a eu raison de faire confiance à Hagrid et au professeur Lupin, alors que beaucoup d'autres ne leur auraient jamais confié le moindre travail. Alors pourquoi n'aurait-il pas aussi raison en ce qui concerne Rogue, même si Rogue est un peu...
-… Malfaisant, dit aussitôt Ron. Réfléchis un peu, Hermione, pourquoi tous ces chasseur de vampire irais fouiller dans son bureau ?
'' Et pourquoi Mr Croupton a-t-il fait semblant d'être malade ? reprit Hermione sans prêter attention à ce qu'avait dit Ron. C'est quand même un peu bizarre qu'il ne puisse pas assister au bal de Noël mais qu'il soit capable de venir ici au milieu de la nuit… et avec en plus Moka Angel.
'' Tu n'aimes pas Croupton a causé Alucard le déteste pour avoir tentée de tuer sa sœur hinata.
'' Et toi tu tiens absolument à ce que Rogue mijote quelque chose de louche, répliqua Hermione qui réussit une fois de plus à faire atterrir son coussin dans la boîte.
– J'aimerais simplement savoir ce qu'a fait Rogue quand on lui a donné sa première chance, puisque maintenant, c'est sa deuxième, dit Harry d'un ton sinistre.
'' Je crois que la seul qui pourrais nous dire, ne peut plus rien dire vu qu'elle a disparu dit Hermione.
'' Qui ça ?
'' Bien Erika Phénix, mais elle est introuvable et bien cachée.
A sa grande surpris, le coussin de Harry vola à travers la salle et alla se poser exactement sur celui d'Hermione.
Obéissant au vœu de Sirius qui voulait être tenu au courant de tout ce qui se passait d'inhabituel à Poudlard, Harry lui envoya ce soir-là une lettre par Scouthibou — un hibou de l'école qui était toujours prêt — pour lui raconter que Mr Croupton s'était introduit dans le bureau de Rogue et lui rapporter en détail la conversation entre Rogue, Alucard et Maugrey. Harry se concentra ensuite très sérieusement sur le problème le plus urgent auquel il devait faire face : comment survivre en restant une heure sous l'eau le 24 février ?
Ron était partisan d'utiliser à nouveau le sortilège d'Attraction. Harry lui avait en effet parlé des équipements de plongée sous-marine dont se servaient les Moldus et Ron ne voyait pas ce qui l'empêchait d'en faire venir un de la ville moldue la plus proche grâce à un sortilège d'Attraction. Mais Hermione balaya l'idée en faisant observer que, même si Harry apprenait à faire fonctionner des bouteilles à oxygène dans le temps qui lui était imparti, il était sûr d'être disqualifié pour avoir violé le Code international du secret magique : impossible en effet de faire voler un équipement de plongée sous-marine sur des kilomètres sans qu'aucun Moldu ne le remarque.
'' Bien sûr, la solution idéale, c'est de demander a Hinata de te transformée en vampire nouveau-née, ou en sous-marin. De tout manière elle est encore plus calée en métamorphose que le professeur McGonagall même si elle fait semblant de être à notre niveaux. Mais pour nous on ne l'aborde qu'en sixième année et ça peut tourner contrairement au vampire très mal quand on ne sait pas bien s'y prendre je m'y connais en métamorphose ratée dit-t-elle en riant.
'' Oui, je n'ai pas envie de me promener avec un périscope sur la tête, ni être un vampire illégal par hinata ou être un homme-chat. Peut-être que si j'attaque Hinata en présence de Alucard elle me transformerait pour moi…
Je ne pense pas qu'il te laissera choisir en quoi tu veux être transformé, dit Hermione d'un ton très sérieux. Non, je crois que ta seule chance c'est d'utiliser un sortilège.
Ainsi, Harry, qui pensait avoir déjà passé suffisamment de temps à la bibliothèque pour le reste de ses jours, se plongea à nouveau dans des piles de volumes poussiéreux, en quête d'un sortilège qui puisse donner à un être humain la faculté de se passer d'oxygène. Ron, Hermione et lui eurent beau consacrer leurs heures de déjeuner, leurs soirées et des weekend entiers à chercher, ils ne trouvèrent rien qui permette à Harry de rester une heure sous l'eau et d'en sortir vivant — même dans la Réserve de la bibliothèque à laquelle ils avaient accès grâce à un mot du professeur McGonagall, et même après avoir demandé conseil à Madame Pince, l'irritable bibliothécaire à tête de vautour.
Par moments, Harry se sentait pris d'une telle panique qu'il avait du mal à se concentrer pendant les cours. Le lac, qui avait toujours été pour lui un simple élément du paysage, attirait à présent son regard chaque fois qu'il était assis près d'une fenêtre. Sa vaste étendue grise et froide, aux profondeurs sombres et glacées, lui semblait désormais aussi inaccessible que la lune.
De la même manière qu'avant l'épreuve du dragon, le temps filait à toute vitesse comme si on avait ensorcelé montres et pendules pour qu'elles tournent plus vite. Il restait une semaine avant le 24 février (il avait encore du temps)... puis il ne resta plus que cinq jours (il fallait très vite trouver quelque chose)... plus que trois jours (oh, s'il vous plaît, faites que je trouve quelque chose... s'il vous plaît...).
Deux jours avant, Harry fut à nouveau incapable de manger. La seule bonne nouvelle, pendant le petit déjeuner du lundi, fut le retour du hibou qu'il avait envoyé à Sirius. Il détacha le parchemin, le déroula et lut le mot le plus court que Sirius lui eût jamais écrit :
Fais-moi savoir la date du prochain weekend à Pré-au-Lard par retour de hibou.
Harry retourna le parchemin mais rien d'autre n'était écrit au verso.
– C'est le weekend après celui qui vient, murmura Hermione, qui avait lu par-dessus son épaule. Tiens, prends ma plume et renvoie-lui immédiatement ce hibou.
Harry griffonna la date au dos du parchemin. Il l'attacha à nouveau à la patte du hibou et le regarda s'envoler. A quoi s'était-il attendu ? A un conseil pour lui indiquer comment respirer sous l'eau ? Il s'était tellement appliqué à raconter à Sirius tout ce qui s'était passé entre Rogue et Maugrey qu'il avait complètement oublié de lui parler de l'oeuf d'or.
– Pourquoi est-ce qu'il veut connaître la date du prochain week-end à Pré-au-Lard ? s'étonna Ron.
– Sais pas, répondit Harry, l'air abattu.
Le moment de bonheur qu'il avait ressenti en voyant arriver le hibou s'était évanoui.
– Venez, dit-il, on a un cours de soins aux créatures magiques.
Hagrid voulait-il se faire pardonner la dernière séance avec les Scroutts à pétard — qui, d'ailleurs, n'étaient plus que deux — ou bien essayait-il de prouver qu'il pouvait faire aussi bien que le professeur Gobe-Planche, Harry n'en savait rien mais, en tout cas, depuis qu'il avait recommencé à travailler, il avait poursuivi le cours sur les licornes. Hinata était quand même toujours autant Allergique a leur présence, mais elle était contente de voir Hagrid de retour, la preuve il était cacher derrière lui contre la licorne. Il apparut très vite que Hagrid en savait autant à leur sujet que sur les monstres, même s'il semblait regretter qu'elles soient dépourvues de crochets venimeux tout comme Alucard.
Ce jour-là, il avait réussi à capturer deux poulains de licorne. A la différence des licornes adultes, ils avaient une couleur d'or pur. Parvati et Lavande éprouvèrent un véritable ravissement en les voyant et même Pansy Parkinson dut faire de sérieux efforts pour ne pas montrer à quel point elle les trouvait adorables, sauf pour les deux vampire qui se fessais repoussée par leur magie puretés.
– Les petits sont plus faciles à repérer que les adultes, expliqua Hagrid. Les licornes prennent une couleur argentée vers l'âge de deux ans et il leur pousse une corne vers quatre ans. Elles ne deviennent complètement blanches qu'à l'âge adulte, c'est-à-dire aux environs de sept ans. Elles sont un peu plus confiantes quand elles sont toutes petites-mais elles n'aiment pas beaucoup les garçons... Venez, approchez-vous, vous pouvez les caresser si vous voulez... Donnez-leur ces morceaux de sucre...
– Tu sais, Harry, reprit-il, je me suis fait du souci pour toi avant que tu affrontes le dragon, mais maintenant, je sais que tu es capable de réussir tout ce que tu veux. Je ne suis absolument plus inquiet. Ça se passera très bien. Tu as résolu l'énigme, pas vrai ?
Harry approuva d'un signe de tête, mais il ressentit en même temps un besoin irrépressible d'avouer qu'il n'avait pas la moindre idée de la façon dont on devait s'y prendre pour arriver à passer une heure au fond de l'eau. Il leva les yeux vers Hagrid — peut-être était-il parfois obligé de descendre dans le lac pour s'occuper des créatures qui y vivaient ? Après tout, c'était lui qui prenait soin de tout ce qu'il y avait dans le parc...
– Tu vas gagner, grogna Hagrid, en le gratifiant d'une nouvelle tape sur l'épaule qui donna à Harry l'impression de s'enfoncer de cinq centimètres dans le sol boueux. Je le sais, je le sens. Tu vas gagner, Harry et ron.
Le sourire qui éclairait le visage de Hagrid était si heureux, si confiant, que Harry ne put se résoudre à dire quoi que ce soit, de peur de le voir s'effacer. Il se força à sourire également puis, faisant mine de s'intéresser aux jeunes licornes, il s'en approcha à son tour pour les caresser en même temps que les autres et même alucard tentais de le caressée mais fut aussitôt éloignée trop dégoûtée par la licorne qui avais tenté de l'encornée, mais hinata réussi la caresser timidement mais fut aussi repoussée comme son frère.
La veille de la deuxième tâche, Harry eut l'impression d'être prisonnier d'un cauchemar. Il avait parfaitement conscience que, même si par un quelconque miracle il arrivait à trouver un sortilège adéquat, il lui serait très difficile d'apprendre à le maîtriser en une nuit. Comment avait-il pu se mettre dans une telle situation ? Pourquoi n'avait-il pas cherché à résoudre l'énigme de l'œuf plus tôt ? Pourquoi avait-il si souvent négligé d'écouter ce que les professeurs disaient en classe ? Peut-être que l'un d'eux avait un jour parlé d'un moyen de respirer sous l'eau ?
Tandis que le soleil se couchait, Harry, Ron et Hermione, assis dans la bibliothèque, cachés par les immenses piles de livres qui les entouraient, feuilletaient fébrilement des pages et des pages remplies de sortilèges les plus divers. Harry sentait son cœur bondir dans sa poitrine chaque fois qu'il voyait apparaître le mot « eau » mais, la plupart du temps, il s'agissait tout simplement de « mélanger deux pintes d'eau, une demi-livre de feuilles de mandragore hachées et une salamandre... ».
– Je pense que c'est tout simplement dit soudain Ron à l'autre bout de la table. Il n'y a rien. Rien. Ce qui s'en rapprochait le plus, c'était ce truc pour assécher les flaques et les mares, le sortilège de Sécheresse, mais ce n'est pas assez puissant pour vider un lac.
– Il doit sûrement exister quelque chose, marmonna Hermione en approchant une chandelle pour mieux voir.
Elle avait les yeux si fatigués qu'elle était obligée de coller le nez sur les minuscules caractères de Sorts et enchantements anciens et oubliés pour arriver à les lire.
– Ils n'auraient jamais imposé une tâche impossible à accomplir, fit-elle remarquer.
– C'est pourtant ce qu'ils ont fait, dit Ron. Harry, demain, tu n'as plus qu'à descendre au bord du lac, plonger la tête dans l'eau, crier aux sirènes de te rendre ce qu'elles t'ont volé et voir si elles acceptent de te le renvoyer. C'est la meilleure chose que tu puisses faire, mon vieux.
– Il y a un moyen d'y arriver ! dit Hermione avec colère. Il y en a forcément un !
Elle semblait considérer le manque d'information de la bibliothèque sur ce sujet comme une insulte personnelle. Jamais, jusqu'à présent, la bibliothèque ne l'avait trahie.
– Je sais ce que j'aurais dû faire, dit Harry, en s'attardant, la tête penchée, sur Roueries et fourberies pour sorciers hardis. J'aurais dû apprendre à être Animagus, comme Sirius, Alucard et Hinata.
– Oui, tu aurais pu te transformer en poisson rouge quand tu l'aurais voulu ! dit Ron.
– Ou en grenouille, ajouta Harry en bâillant. Il était épuisé.
– Il faut des années pour devenir un Animagus et, en plus, on est obligé de se déclarer, dit vaguement Hermione qui consultait l'index de Dilemmes de la sorcellerie insolite et leurs solutions. Le professeur McGonagall nous l'a dit, vous vous souvenez... Il faut se faire enregistrer comme tel par le Service des usages abusifs de la magie... Préciser en quel animal on se transforme, indiquer ses signes particuliers, pour qu'on ne puisse pas s'en servir à des fins malhonnêtes...
'' Oui mais ton amant vampire ni sa sœur ne l'est c'est seulement avec les sorcier humain que cet illégal mais pas pour les vampire. Dit ron.
'' Hermione, je plaisantais, dit Harry d'un ton las. Je sais bien que je n'ai aucune chance d'apprendre à me transformer en grenouille d'ici à demain matin a moins être un vampire.
– Ce livre ne sert à rien, dit Hermione en refermant d'un coup sec les Dilemmes de la sorcellerie insolite. Qui donc aurait envie de faire des frisettes à ses poils de nez ?
– Moi, ça me plairait assez, dit la voix de Alucard. C'est un bon moyen de faire parler de soi, ou de forcée sa favorite a faire un strip-tesse devant tout l'école en hypnose impérium aussi dommage que sa sois illégal. dit-t-il d'un ton amusée.
Harry, Ron et Hermione levèrent la tête en même temps. Alucard avaient surgi derrière un rayon de livres.
'' Qu'est-ce que tu faites là ? demanda Ron.
'' Je m'ennuie et je cherchais a harcelez sexuellement ma favorite, mais aussi Mineva veut te voir et toi aussi, tout comme ma sœur également.
– Pourquoi ? s'étonna Hermione.
– Sais pas... mais elle avait l'air assez sinistre, dit Alucard. Mais bon elle l'est toujours sinistre quand elle s'adresse a moi. Je suis chargé de vous emmener dans son bureau, dit Alucard.
Ron et Hermione regardèrent Harry qui sentit son estomac se retourner. Le professeur McGonagall avait-elle quelque chose à leur reprocher ? Elle avait peut-être remarqué qu'ils passaient beaucoup de temps à l'aider alors qu'il était censé réfléchir tout seul aux moyens d'accomplir sa tâche...
– On se retrouve dans la salle commune, dit Hermione qui se leva en même temps que Ron — tous deux avaient l'air très inquiet. Apporte autant de livres que tu pourras, d'accord ?
– D'accord, répondit Harry, mal à l'aise.
Vers huit heures, Madame Pince avait éteint toutes les lampes et elle chassa Harry de la bibliothèque. Titubant sous le poids des livres qu'il avait emportés — le plus grand nombre possible —, Harry retourna dans la tour de Gryffondor, tira une table dans un coin, à l'écart des autres, et continua à chercher. Il n'y avait rien dans Magie maboule pour sorciers sonnés, rien dans le Guide de la sorcellerie médiévale... pas la moindre allusion à des exploits sous-marins dans Anthologie des enchantements au XVIIIe siècle, ni dans Créatures abominables des profondeurs, pas davantage dans Les Pouvoirs que vous avez toujours eus sans le savoir et comment les utiliser maintenant que vous êtes un peu plus sage.
Pattenrond vint se pelotonner sur les genoux de Harry et se mit à ronronner avec force. La salle commune se vidait peu à peu. Avant de monter dans leurs dortoirs, ses camarades lui souhaitaient bonne chance d'un ton allègre et confiant, comme Hagrid. Apparemment, tout le monde était convaincu qu'il allait réaliser un nouvel exploit éblouissant, comme le jour de la première tâche. Incapable de prononcer un mot, Harry se contentait de répondre d'un signe de tête. Il avait l'impression d'avoir une balle de golf coincée dans la gorge. A minuit moins dix, il demeura seul dans la salle avec Pattenrond. Il avait cherché dans tous les livres qui restaient et Ron et Hermione n'étaient toujours pas revenus.
« C'est fini, se dit-il. Impossible d'y arriver. Il faudra descendre au bord du lac, demain matin, et déclarer forfait devant les juges... »
Il s'imagina en train d'expliquer qu'il était incapable d'accomplir la tâche. Il se représenta le visage aux yeux ronds de surprise de Verpey, le sourire satisfait de Karkaroff découvrant ses dents jaunes. Il avait l'impression d'entendre Temari Phénix dire : « Enfin, c'est insensé, je le savais bien, il est trop jeune, c'est un petit garçon, comparée a mon frère et ma sœur, Quelle organisation, vraiment ! » Il voyait déjà Malefoy arborer son badge A BAS POTTER ET WEASLEY LES VOLEURS au premier rang de la foule, il voyait le visage incrédule, déconfit, de Hagrid...
Oubliant que Pattenrond était sur ses genoux, Harry se leva brusquement. Le chat tomba par terre en crachant avec fureur puis il jeta un regard dégoûté à Harry et s'éloigna la queue dressée. Mais Harry montait déjà quatre à quatre l'escalier du dortoir... Il voulait prendre sa cape d'invisibilité et retourner à la bibliothèque. Il y resterait toute la nuit, s'il le fallait...
– Lumos, murmura Harry un quart d'heure plus tard en ouvrant la porte de la bibliothèque.
L'extrémité de sa baguette magique allumée, il se glissa le long des rayonnages, pour prendre d'autres livres — des livres sur les maléfices, les enchantements, les sortilèges, des livres sur les sirènes et les monstres aquatiques, des livres sur les sorcières et les sorciers célèbres, sur les inventions magiques, sur tout ce qui pouvait avoir un rapport quelconque avec la survie sous l'eau. Il emporta la pile de volumes sur une table puis se mit au travail, éclairant les pages avec le mince faisceau lumineux de sa baguette magique, jetant de temps à autre un coup d'oeil à sa montre...
Une heure du matin... deux heures du matin... La seule façon de se tenir éveillé, c'était de se répéter inlassablement : « Dans le prochain livre... il y aura quelque chose dans le prochain livre... le prochain livre... » Dans la salle de bains des préfets, la sirène du tableau riait aux éclats. Harry était ballotté comme un bouchon à la surface d'une eau pleine de mousse, juste à côté du rocher sur lequel elle était allongée. D'une main, elle agitait l'Éclair de feu au-dessus de sa tête.
– Allez, attrape-le, disait-elle avec un rire narquois. Vas-y, saute !
– Je ne peux pas, répondait Harry d'un ton haletant. Il essayait vainement d'attraper l'Eclair de feu en s'efforçant de ne pas couler.
– Rends-le-moi !
Mais elle se contentait de lui donner de petits coups dans les côtes avec le manche du balai et riait de plus belle.
– Ça fait mal... Arrête... Aïe...
– Harry Potter doit se réveiller, monsieur !
– Arrête de me donner des coups...
– Dobby doit donner des coups à Harry Potter, monsieur, il faut qu'il se réveille !
Harry ouvrit les yeux. Il était toujours dans la bibliothèque. La cape d'invisibilité avait glissé quand il s'était endormi et sa tête reposait sur les pages de Tant qu'il y a de la magie, il y a de l'espoir. Il se redressa, rajusta ses lunettes et cligna des yeux à la lumière du jour.
– Harry Potter doit se dépêcher ! couina Dobby. La deuxième tâche commence dans dix minutes et Harry Potter...
– Dix minutes ? croassa Harry. Dix... Dix minutes ?
Il regarda sa montre. Dobby disait vrai. Il était neuf heures vingt. Harry eut l'impression qu'un grand poids lui tombait sur l'estomac.
– Dépêchez-vous, Harry Potter ! s'écria Dobby en tirant Harry par la manche. Il faut descendre au bord du lac avec les autres champions, monsieur !
– Il est trop tard, Dobby, dit Harry d'une voix désespérée. Je n'accomplirai pas cette tâche, j'en suis incapable...
– Harry Potter accomplira la tâche ! couina l'elfe. Dobby sait que Harry Potter n'a pas trouvé le bon livre, alors Dobby a trouvé pour lui !
– Quoi ? s'exclama Harry. Mais tu ne sais pas en quoi consiste la deuxième tâche...
– Dobby sait, monsieur ! Harry Potter doit plonger dans le lac et trouver son Partenaire Whisky...
– Trouver mon quoi ?
– Il doit reprendre son Partenaire Whisky au peuple des sirènes !
– Un Whisky ? Qu'est-ce que tu racontes ?
– Votre Whisky, monsieur, le Monsieur Whisky qui a donné à Dobby son pull-over !
Dobby tira sur le pull violet et rétréci qu'il portait maintenant par-dessus son short.
– Quoi ? s'écria Harry. Tu veux dire Weasley ? Ron Weasley ? Ils ont capturé Ron, mon partenaire de compétition ?
– Ce qui est le plus cher à Harry Potter, monsieur ! dit Dobby. Et après l'heure écoulée...
– Renonce à tout espoir, récita Harry, frappé d'horreur. Tes efforts seront vains car il sera trop tard... Dobby... Qu'est-ce que je dois faire ?
– Il faut manger ceci, monsieur, couina l'elfe.
Il sortit de la poche de son short une boule qui semblait constituée d'un enchevêtrement de queues de rats grises et gluantes.
– Juste avant de plonger dans l'eau, monsieur. Ce sont des Branchiflores !
– Et qu'est-ce que ça fait ? demanda Harry en regardant la boule.
– La Branchiflore permettra à Harry Potter de respirer sous l'eau, monsieur !
– Dobby, dit Harry d'un ton frénétique, tu es sûr de ça ?
Il n'était pas près d'oublier le jour où Dobby avait essayé de « l'aider », et où tous ses os du bras droit avaient disparu.
– Dobby en est absolument sûr, monsieur, répondit l'elfe d'un air très sérieux. Dobby entend des choses, monsieur, c'est un elfe de maison, il va partout dans le château pour allumer les feux et laver par terre. Dobby a entendu le professeur McGonagall et le professeur Maugrey, ils parlaient de la prochaine tâche, dans la salle des professeurs... Et Dobby ne laissera pas Harry Potter perdre son Whisky !
Les derniers doutes de Harry s'évanouirent. Il se leva d'un bond, fourra sa cape d'invisibilité dans son sac, glissa la Branchiflore dans sa poche puis sortit en trombe de la bibliothèque, Dobby sur ses talons.
– Dobby doit très vite retourner aux cuisines, monsieur ! cria l'elfe. On a besoin de Dobby là-bas. Bonne chance, Harry Potter, bonne chance, monsieur !
– A plus tard, Dobby ! lui lança Harry.
Il courut le long du couloir et descendit les marches quatre à quatre.
Dans le hall d'entrée, quelques retardataires sortaient encore de la Grande Salle, où ils venaient de prendre leur petit déjeuner, et se dirigeaient vers le parc pour assister à la deuxième tâche. Ils regardèrent Harry traverser le hall au pas de course et projeter Colin et Dennis Crivey dans les airs tandis qu'il sautait au bas des marches de pierre et se précipitait vers le lac.
Il vit au loin que les tribunes installées autour de l'enclos aux dragons au mois de novembre se dressaient à présent sur la rive opposée du lac.
Elles étaient bondées de spectateurs et la rumeur des conversations enthousiastes résonnait étrangement à la surface de l'eau.
Harry courut à perdre haleine en direction des juges, assis à une autre table drapée d'or, au bord du lac, mais c'est a présent que il remarquais que l'eau était plus du tout de l'eau de lac mais un immense Marais et vu l'odeur était pas un sortilège mais une transformation fait par Alucard avec des herbe qui a du commandée en grand quantité pour le lac de poudlard au complet. Benoit, Temari, Elizabeth se trouvaient déjà à côté de la table et regardaient Harry se ruer vers eux.
– J'arrive... dit-il d'une voix haletante.
Il s'arrêta en dérapant sur le sol boueux et éclaboussa malencontreusement la robe de Temari.
– Où étais-tu ? demanda une voix impérieuse et réprobatrice. L'épreuve est sur le point de commencer !
Harry se retourna et vit Percy Weasley assis à la table des juges. Mr Croupton s'était fait remplacer, une fois de plus.
– Allons, allons, Percy ! dit Ludo Verpey qui paraissait profondément soulagé de voir Harry. Laisse-lui le temps de reprendre son souffle !
Dumbledore adressa un sourire à Harry mais Karkaroff et Madame Maxime n'avaient pas du tout l'air contents de le voir apparaître... A en juger par l'expression de leur visage, ils avaient dû penser qu'il ne viendrait pas.
Harry se pencha en avant, les mains sur les genoux, pour reprendre sa respiration. Il avait un point de côté qui lui donnait l'impression d'avoir un couteau planté entre les côtes, mais il n'avait pas le temps d'attendre qu'il disparaisse. Ludo Verpey s'était avancé vers les champions et les disposait à présent le long de la rive à trois mètres de distance les uns des autres. Harry se retrouva à l'autre bout du rang, à côté de Balthory qui était en maillot de bain et tenait son fouet magique prête.
– Ça va, Harry ? demanda Verpey en le poussant un peu plus à l'écart de Balthory. Tu sais ce que tu vas faire ?
– Oui, dit Harry, le souffle court.
Il continuait de masser ses côtes douloureuses pour essayer de soulager son point de côté.
Verpey lui serra l'épaule d'un petit geste amical et retourna à la table des juges. Il dirigea alors sa baguette magique vers sa gorge et murmura :
– Sonorus !
Aussitôt, sa voix résonna de la surface du lac jusqu'aux tribunes dressées sur la rive opposée.
– Et voilà, dit-il, tous nos champions sont prêts à entreprendre la deuxième tâche qui commencera à mon coup de sifflet. Ils auront exactement une heure pour reprendre ce qui leur a été enlevé. Attention, à trois... Un... deux... trois !
Un coup de sifflet strident retentit dans l'air frais du matin. Des applaudissements et des cris explosèrent dans les tribunes. Sans regarder ce que faisaient les autres champions, Harry enleva ses chaussures et ses chaussettes, sortit la Branchiflore de sa poche, la fourra dans sa bouche et entra dans l'eau.
Le lac était si froid et gluante qu'il avait l'impression qu'on lui brûlait la peau des jambes. A mesure qu'il s'enfonçait, sa robe mouillée pesait de plus en plus lourd. L'eau marécageuse lui arrivait à présent au-dessus du genou et ses pieds engourdis glissaient sur des pierres plates, recouvertes de vase et de limon. Il mâchait la Branchiflore qui avait une consistance visqueuse, caoutchouteuse, comme des tentacules de pieuvre. Enfoncé jusqu'à la taille dans l'eau glacée, il s'arrêta, avala et attendit que quelque chose se passe.
Il entendait la foule rire et savait qu'il devait avoir l'air parfaitement stupide à marcher ainsi dans l'eau sans manifester le moindre pouvoir magique. A moitié immergé, une brise cruellement glacée ébouriffant ses cheveux, il tremblait de la tête aux pieds. Harry évita de regarder en direction des tribunes. Les rires étaient de plus en plus bruyants, les Serpentard le sifflaient et se moquaient de lui...
Puis, brusquement, il eut l'impression qu'on lui plaquait un oreiller invisible sur la bouche et sur le nez. Il essaya de reprendre sa respiration, mais ses efforts lui donnèrent le tournis. Ses poumons étaient vides et il éprouva soudain une douleur fulgurante de chaque côté du cou.
Harry porta ses mains à sa gorge et sentit sous ses oreilles deux larges fentes dont les bords palpitaient dans la brise froide... Il avait à présent des branchies. Sans prendre le temps de réfléchir, il se jeta dans le lac.
La première gorgée d'eau glacée lui sembla comme un souffle de vie. La tête cessa de lui tourner. Il avala à nouveau une longue gorgée d'eau qu'il sentit ressortir doucement par ses branchies en envoyant au passage de l'oxygène dans son cerveau. Lorsqu'il tendit les mains devant lui, il s'aperçut qu'elles avaient pris une teinte verdâtre, fantomatique, et que ses doigts étaient palmés. En tournant la tête, il vit que ses pieds s'étaient allongés et que ses orteils, eux aussi, étaient palmés. On aurait dit que des nageoires lui étaient poussées.
L'eau marécageuse avait cessé d'être glacée... Elle semblait au contraire agréablement fraîche et légère mais légèrement gluante.. Harry continua d'avancer, s'émerveillant de la vitesse à laquelle ses pieds en forme de nageoire le propulsaient dans l'eau. Il arrivait à voir clairement autour de lui sans avoir besoin de cligner des yeux. Bientôt, il eut nagé si loin qu'il ne distinguait plus le fond du lac. Il bascula alors verticalement et s'enfonça dans les profondeurs.
Le silence devenait de plus en plus épais tandis qu'il découvrait un étrange et sombre paysage nimbé de brume. A présent, sa visibilité était réduite et à mesure qu'il avançait, de nouveaux contours se dessinaient dans les ténèbres : de véritables forêts de plantes aquatiques ondulaient lentement, de larges étendues de boue étaient jonchées de pierres qui miroitaient faiblement dans la pénombre. Il descendit de plus en plus loin vers le coeur du lac, scrutant ses profondeurs grises et inquiétantes, essayant de percer le mystère de ses ombres, là où l'eau devenait opaque.
De petits poissons frétillaient autour de lui, comme des fléchettes d'argent. Par deux fois, il crut voir quelque chose de plus grand bouger un peu plus loin mais, lorsqu'il s'en approcha, il ne découvrit qu'un gros morceau de bois noirci et un enchevêtrement particulièrement dense de plantes aquatiques. Il n'y avait pas trace d'autres champions, ni de sirène, ni de Ron, ni — fort heureusement — de calmar géant.
Des herbes d'un vert pâle, d'une cinquantaine de centimètres de hauteur, s'étendaient devant lui, aussi loin que portait son regard, comme une prairie luxuriante. Les yeux grands ouverts, Harry essayait de distinguer des formes dans l'obscurité... mais soudain, il sentit quelque chose lui saisir la cheville.
Harry se retourna et vit un Strangulot, un démon des eaux doté de petites cornes, qui venait de surgir d'entre les herbes. Ses longs doigts étaient étroitement serrés autour de sa jambe, et il montrait ses dents pointues. Harry glissa sa main palmée dans sa poche, à la recherche de sa baguette magique. Lorsqu'il eut enfin réussi à la saisir, deux autres Strangulots avaient jailli des herbes et s'étaient accrochés à sa robe, essayant de l'attirer vers le fond.
– Lashlabask ! s'écria Harry, mais aucun son ne sortit de sa bouche.
Seule une grosse bulle s'échappa d'entre ses lèvres et, au lieu de produire des étincelles, la baguette magique projeta sur les Strangulots quelque chose qui devait être un jet d'eau bouillante, car des taches rouges apparurent sur leur peau verte, comme des marques de fureur. Harry arracha sa cheville à l'étreinte de la créature et se mit à nager aussi vite qu'il le pouvait, envoyant régulièrement d'autres jets d'eau bouillante par-dessus son épaule, sans prendre la peine de viser. De temps à autre, il sentait un Strangulot lui attraper à nouveau la cheville et donnait de grands coups de pied pour s'en débarrasser. Finalement, il sentit son pied toucher une tête cornue ; il se retourna et vit un Strangulot étourdi dériver en zigzag, le regard brouillé, tandis que ses congénères menaçaient Harry du poing avant de disparaître à nouveau parmi les herbes.
Harry ralentit un peu l'allure, remit sa baguette dans sa poche et regarda autour de lui, l'oreille aux aguets, en décrivant un cercle complet dans l'eau. Un silence pesant oppressait ses tympans engourdis. Il savait qu'il devait se trouver à une profondeur encore plus grande mais rien ne bougeait, à part les herbes aquatiques qui ondulaient lentement.
– Alors, ça marche ?
Harry crut qu'il allait avoir une crise cardiaque. Il pivota brusquement et vit la silhouette floue de Mimi Geignarde qui flottait devant lui en le regardant à travers ses épaisses lunettes, brillantes comme des perles.
– Mimi ! essaya de s'exclamer Harry — mais, cette fois encore, seule une très grosse bulle sortit de sa bouche.
Mimi Geignarde, en revanche, parvint à pouffer de rire.
– Tu devrais essayer là-bas ! dit-elle en pointant le doigt. Je préfère ne pas venir avec toi, je ne les aime pas beaucoup. Ils me courent toujours après quand je m'approche...
Harry leva le pouce pour la remercier et suivit la direction indiquée en prenant soin de nager plus haut au-dessus des herbes afin d'éviter les Strangulots qui s'y cachaient.
Il nagea ainsi pendant une vingtaine de minutes. Il voyait défiler de vastes étendues noires d'où s'échappaient des tourbillons de boue dans les remous qu'il provoquait. Enfin, il entendit un morceau de l'obsédante chanson des sirènes :
Pendant une heure entière, il te faudra chercher Si tu veux retrouver ton partenaire ce qu'on t'a arraché.
Harry nagea plus vite et vit bientôt un grand rocher se dessiner dans l'eau boueuse. Des dessins de sirènes et de tritons y étaient gravés. Ils étaient armés de lances et poursuivaient ce qui paraissait être le calmar géant. Harry passa devant le rocher en suivant le son de la chanson qu'il continuait d'entendre :
La moitié de ton temps s'est enfuie, hâte-toi Sinon, ce que tu cherches en ces eaux pourrira...
Des bâtisses rudimentaires de pierre brute, aux murs parsemés d'algues, apparurent soudain de tous côtés dans la pénombre. Par endroits, derrière les fenêtres sombres, Harry apercevait des visages... des visages qui ne ressemblaient en rien au portrait de la sirène, dans la salle de bains des préfets... Ces êtres avaient la peau grise et de longs cheveux hirsutes d'une couleur vert sombre. Leurs yeux étaient jaunes, tout comme leurs dents cassées, et ils portaient autour du cou de grosses cordes fabriquées avec des cailloux. Ils lancèrent à Harry des regards mauvais en le voyant passer et un ou deux d'entre eux sortirent de leurs repaires pour l'observer de plus près, une lance à la main, leurs puissantes queues de poisson argentées battant l'eau avec force.
Harry nagea encore plus vite et, bientôt, les abris de pierre devinrent de plus en plus nombreux. Certains étaient entourés de jardins de plantes aquatiques et il vit même un Strangulot apprivoisé, attaché à un piquet devant une porte. Les êtres de l'eau sortaient de tous les côtés, à présent. Ils le regardaient avec avidité, montraient ses mains palmées et ses branchies, échangeaient des remarques sur son passage, la main devant la bouche. Harry accéléra l'allure et un très étrange spectacle s'offrit alors à ses yeux.
Une véritable foule était rassemblée devant les bâtisses qui délimitaient une sorte de place de village aquatique. Un chœur composé d'êtres de l'eau chantait au milieu de la place, invitant les champions à s'approcher. Derrière le chœur, grossièrement taillée dans un bloc de rocher, s'élevait une gigantesque statue qui représentait une de ces créatures. Quatre personnes étaient solidement attachées à la queue de poisson de la statue.
Ron était ligoté, entre Hinata, Hermione, et Cho Chang. Et il avais aussi Rosalie Havard la compagne de temari. En voyant ses long cheveux d'un blond argenté qui flottaient autour d'elle comme un nuage. Harry crut tout d'un coup a du mal a crois que cette fille semble humaine, elle respirais pas du tout et il compris que cette fille était une vampire qui se fessais passé pour une humaine. Leurs têtes ballottaient sur leurs épaules et de minces filets de bulles s'échappaient régulièrement d'entre leurs lèvres sauf pour Rosalie
Harry se précipita vers les prisonniers. Il s'attendait à voir les êtres de l'eau foncer sur lui en brandissant leurs lances, mais ils ne firent pas un geste. Les prisonniers étaient attachés avec de grosses cordes, solides et visqueuses, constituées d'herbes aquatiques entremêlées. Pendant une fraction de seconde, Harry pensa au couteau de poche que Sirius lui avait offert pour Noël — et qui était soigneusement rangé dans sa valise, dans le dortoir de Gryffondor.
Il regarda autour de lui. Pour la plupart, les êtres de l'eau qui l'entouraient étaient armés de lances. Il nagea rapidement vers une sorte de triton de plus de deux mètres de haut, portant une longue barbe verte et un étroit collier de dents de requin, et s'efforça de lui demander par gestes s'il voulait bien lui prêter sa lance. Mais le triton éclata de rire en hochant vigoureusement la tête.
– Non, nous n'aidons personne, dit-il d'une voix rauque et dure.
– Allez, VITE ! dit Harry d'un air féroce (mais seules des bulles lui sortaient de la bouche).
Il essaya de lui arracher la lance des mains, mais le triton dégagea son arme d'un coup sec, en continuant de rire et de hocher la tête.
Harry tourna sur lui-même, jetant des regards partout, à la recherche d'un objet tranchant, n'importe lequel...
Des pierres jonchaient le fond du lac. Il plongea, en ramassa une qui lui paraissait particulièrement acérée et retourna devant la statue. Il entreprit de trancher la corde qui attachait Ron et, après plusieurs minutes d'efforts acharnés, parvint enfin à la sectionner. Ron, inconscient, flotta dans l'eau à quelques centimètres au-dessus du fond, dérivant légèrement au gré des mouvements de l'eau.
Harry regarda dans toutes les directions, mais il n'y avait aucun signe des autres champions. Que fabriquaient-ils ? Qu'attendaient-ils pour se précipiter au secours des prisonniers ? Il se retourna vers Hermione, leva la pierre tranchante et s'attaqua également à ses liens.
Mais aussitôt, des mains solides à la peau grise se saisirent de lui et le tirèrent en arrière. Une demi-douzaine d'êtres de l'eau l'éloignèrent ainsi d'Hermione, hochant leurs têtes aux cheveux verts et riant aux éclats.
'' tu prend ton propre prisonnier, dit l'un d'eux, et tu laisses les autres…
– Certainement pas ! répliqua Harry avec fureur — mais seules deux grosses bulles sortirent de sa bouche.
– Tu as pour mission de délivrer ton ami... Les autres, tu les laisses...
– Elle aussi, c'est mon amie ! s'écria Harry en faisant de grands gestes vers Hermione.
Une énorme bulle d'argent s'échappa d'entre ses lèvres.
– Et elle non plus, je ne veux pas qu'elle meure !
La tête de Cho reposait sur l'épaule d'Hermione. Quand a cette rosalie Hales, il s'en foutais totalement, mais pas de Cho. Harry se débattit pour essayer de se dégager mais les êtres de l'eau resserrèrent leur étreinte en riant plus fort que jamais. Harry jetait des regards frénétiques autour de lui. Mais où étaient donc les autres champions ? Aurait-il le temps de ramener Ron à la surface et de revenir délivrer Hermione et les autres ? Parviendrait-il à les retrouver ? Il regarda sa montre pour voir combien de temps il lui restait. Elle s'était arrêtée.
Soudain, les êtres de l'eau pointèrent le doigt au-dessus de lui l'air surexcité. Harry leva les yeux et vit Alucard qui nageait vers eux. Il semblais agile sous l'eau marécageuse, et il délivrais Hermione et suivit de Elizabeth qui elle aussi délivrais Hinata.
'' Désolé du retard cousin ! je devais aider la comtesse sanglante a trouvé sa hini.
Aucun son n'était sortit de sa bouche, mais Harry avait lu sur ses lèvre. Benoit était plutôt calme.
'' Temari et l'autre roumain arrivent !
Harry éprouva un immense soulagement. Il regarda Benoit utiliser sa force vampirique pour brisé les lien et tranchais la corde qui retenait sa favorite prisonnière, puis l'emmener et disparaître dans l'obscurité du lac a la vitesse d'une torpille, suivie de Elizabeth qui fit pareille pour Hinata.
Mais ou était temari et le roumain ? Il ne restait plus beaucoup de temps et, si l'on en croyait les paroles de la chanson, au bout d'une heure, les prisonniers seraient perdus...
Brusquement, les êtres de l'eau se mirent à pousser des cris perçants. Ceux qui tenaient Harry relâchèrent leur étreinte en regardant par-dessus leur épaule. Harry se retourna et vit une créature monstrueuse foncer droit sur eux : elle avait un corps humain vêtu d'un maillot de bain et une tête de requin... c'était le roumain. Apparemment, il avait essayé de se métamorphoser mais n'avait pas très bien réussi.
L'homme-requin nagea droit sur De Cho et commença à ronger la corde la corde qui l'attachait à la statue. Mais les nouvelles dents du roumain n'était pas très pratiques pour mordre quelque chose de plus petit qu'un dauphin et Harry se demanda s'il n'allait pas finir par couper Cho en deux. Se précipitant vers eux, il donna un grand coup sur l'épaule au roumain et lui tendit la pierre tranchante. Polaris la saisit et entreprit de sectionner la corde. Il y parvint en quelques secondes, attrapa Cho par la taille et, sans un regard en arrière, le remonta rapidement en direction de la surface.
Et maintenant ? pensa Harry désespérément. S'il avait été sûr que temari arrivait.. mais il n'y avait toujours aucun signe d'elle… mais un étrange impression me dit de ne pas approcher de rosalie Haward et il la laissais au fond de l'eau et emmenais Ron a la surface sentant que ses branchie allais disparaître.
'' temps pis pour temari se dit Harry en remontant a la surface avec Ron.
Un grand tumulte s'élevait des tribunes. Les spectateurs s'étaient levés, ils criaient, hurlaient, comme s'ils avaient peur que Ron et la fillette soient morts. Ils avaient tort : tous deux venaient d'ouvrir les yeux. La petite fille, apeurée, avait l'air de se demander ce qu'elle faisait là, mais Ron, lui, cracha un long jet d'eau, cligna les yeux et dit à Harry :
– Un peu humide, par ici...
Puis, temari, il ajouta :
'' tu as pas ramener la dernière s'étonnais Ron. Tu n'as pas pris la chanson au sérieux.
'' QUOI ? dit Harry.
'' Tes moins idiot que tu ne l'ai dit Ron en riant : tu as fait comme Alucard, tu n'a pas pris cette chanson au sérieux ? Dumbledore ne nous aurait pas laissés mourir au fond de l'eau.
Un instant plus tard dumbledore vie funseck plongée dans le lac et ramenant Rosalie Havard qui se réveillais confuse.
– Mais la chanson disait.
– C'était simplement pour vous obliger à revenir dans un délai d'une heure ! Mais tu as pas jouer au héros apparemment. Bravo.
Harry se sentit à la fois soulagée et coupable et agacé. Pour Ron, c'était facile, il était endormi. Il n'avait pas eu à explorer les profondeurs terrifiantes du lac, entouré d'êtres de l'eau armés de lances et visiblement décidés à s'en servir.
Rosalie rejoignait sa partenaire et la calmais en l'embrassant.
'' Ce n'est pas grave, sa arrive être piéger par des démon des eau. Dit rosalie avec un étrange accent transyvanien. Qui fit sursauté alucard mais il crut avoir rêvée.
Harry vit Madame Pomfresh s'affairer autour d'Hermione, Balth, Hinata Alucard et Cho, tous quatre enveloppés dans d'épaisses couvertures. Dumbledore et Ludo Verpey, debout côte à côte, souriaient à Harry et à Ron qui se rapprochaient de la rive, mais Percy, qui semblait très pâle et soudain plus juvénile qu'à l'ordinaire, se précipita à leur rencontre en pataugeant dans l'eau.
Pendant ce temps, Madame Maxime essayait de retenir Temari, prise d'une véritable crise de nerfs, qui perdit momentanément son apparence de démon en sortant a la fois les aille de succube et la queue de vélane qui se débattait comme une diablesse pour retourner secourir sa partenaire.
'' Mais lâcher moi humaine… Rosalie rosalie ! enfin c'est insensé, lâchez-moi sinon je vous tue !
'' Je vais bien ! Criais Rosalie, calme toi ou je vais te punir cette nuit.
elle avais très vite changée d'accent a la seconde ou Alucard avais réagie.
Percy attrapa Ron par les épaules et le traîna jusqu'à la rive (« Fiche-moi la paix, Percy, ça va très bien ! »), Dumbledore et Verpey aidèrent Harry à se relever et Fleur, qui avait réussi à se dégager de Madame Maxime, se précipita sur sa soeur pour la serrer dans ses bras.
– C'est à cause des Strangulots... Ces bestioles sont insensées... Elles m'ont attaquée... Oh… j'ai cru que… j'ai cru…
– Viens ici, toi, dit la voix de Madame Pomfresh.
Elle prit Harry par le bras et l'amena auprès d'Hermione et des autres. Elle l'enveloppa alors dans une couverture en serrant si fort qu'il eut l'impression de se retrouver dans une camisole de force, puis elle l'obligea à avaler une potion incroyablement pimentée qui lui fit sortir de la vapeur par les oreilles.
– Harry, bravo ! s'écria Hermione. Tu y es arrivé ! Tu as trouvé le moyen tout seul !
– Oh... dit Harry.
Il aurait voulu lui raconter ce qu'avait fait Dobby mais il venait de s'apercevoir que Karkaroff les observait. C'était le seul juge qui n'avait pas quitté la table. Le seul juge qui n'ait manifesté aucun signe de joie ou de soulagement en voyant que Harry, Ron et la compagne de temari étaient sortis du lac sains et saufs.
– Oui, c'est ça, j'ai fini par trouver, reprit Harry en élevant légèrement la voix pour que Karkaroff puisse l'entendre.
'' tu as un inscete dans les cheveux, Hini dit Elizabeth.
Harry eut l'impression qu'il voulait attirer l'attention mais hinata l'ignorais trop contente d'encouragée Alucard mais elle le prenait pas mal du tout en chasser le scarabée d'un geste impatient et hermione dit à Harry :
'' Temari, elle a dépassé la limite de temps… tu a eu tant de mal à nous trouver ?
– Non... Je vous ai trouvés assez facilement...
Harry se sentait soulagée que stupide. A présent qu'il était sorti de l'eau, il semblait parfaitement évident que Dumbledore avait pris toutes les précautions nécessaires pour s'assurer qu'aucun prisonnier ne risquait de se noyer, même si son champion ne parvenait pas à le dé était content de s'être contenté de ramener Ron ? Il aurait été le premier à revenir... Alucard et Elizabeth, eux, n'avaient pas perdu de temps à se soucier des autres. Ils n'avaient pas pris au sérieux la chanson des êtres de l'eau...
Dumbledore, accroupi sur le rivage, était en grande conversation avec ce qui paraissait être le chef des êtres de l'eau, une sirène à l'aspect particulièrement sauvage et féroce. Dumbledore émettait les mêmes cris perçants que les êtres de l'eau lorsqu'ils s'exprimaient à l'air libre. De toute évidence, il parlait les langues aquatiques. Enfin, il se releva, se tourna vers les autres juges et dit :
– Je demande une réunion du jury avant de donner les notes.
Les juges se rassemblèrent aussitôt, à l'écart des oreilles indiscrètes. Entre-temps, Madame Pomfresh avait arraché Ron aux mains de Percy. Elle le ramena auprès de Harry et des autres, lui donna une couverture et de la Pimentine, puis alla chercher Temari et sa partenaire. Temari avait de nombreuses écorchures au visage et aux bras, et sa robe était déchirée, mais elle ne semblait pas s'en soucier et refusa de laisser Madame Pomfresh lui administrer des soins.
'' Occupez-vous plutôt des autres, nous les hybride on n'a pas besoin de traitement pour humain.
Temari allais tenter de parler a cause qu'il avais laissée rosalie mourir au fond de l'eau Harry croyant qu'il allait l'embrassée Hinata sifflait le début du chant de guerre de elmira mais a la troisième et la pétrifiais de terreur et Rosalie la raccompagne a extérieur tout en lui remettant son shale bucale.
Au même moment, la voix magiquement amplifiée de Ludo Verpey résonna derrière eux et les fit sursauter. Dans les tribunes, la foule se tut aussitôt.
– Mesdames et messieurs, nous venons de prendre une décision. La sirène Murcus, chef des êtres de l'eau, nous a fait le compte rendu détaillé de ce qui s'est passé au fond du lac et, en conséquence, voici les notes, sur cinquante, que nous avons décidé d'accorder à chacun des champions : Miss Phénix, bien qu'elle ait fait un excellent usage du sortilège de Têtenbulle, a été attaquée par des Strangulots en approchant du but et n'a pas réussi à délivrer sa prisonnière. Nous lui accordons vingt-cinq points.
Des applaudissements s'élevèrent dans les tribunes.
– C'est insensé, je méritais zéro, dit Temari d'une voix rauque en hochant sa tête aux cheveux magnifiques.
'' Mr Alucard Phénix, qui a évidemment utiliser ses avantage vampirique a été le premier à revenir avec sa prisonnière, bien qu'il ait dépassé d'une minute le temps imparti.
Un tonnerre d'acclamations retentit dans les rangs des Serpentard et Harry vit Hermione lancer a son amant un regard brillant.
– Nous lui accordons par conséquent quarante-sept points.
Harry eut un pincement au cœur. Si benoit malgré sa vitesse de torpille avais dépassée de temps, c'était encore pire pour lui.
'' Elizabeth Balthory et son partenaire roumain, on été les premier et deuxième a ramener leur prisonnière. Nous lui accordons quarante points.
L'air très supérieur, Elizabeth applaudit de toutes ses forces.
– Mr Harry Potter a utilisé d'une manière très judicieuse les propriétés de la Branchiflore, poursuivit Verpey. Il est revenu le dernier et bien après la limite de temps. Toutefois, la sirène Murcus nous a informés que Mr Potter a été le premier à arriver auprès des prisonniers et que son retard est dû à la détermination qu'il a manifestée de ramener les prisonniers, pas seulement le sien sauf celle qui était la partenaire de temari phénix.
Ron et Hermione jetèrent à Harry un regard où se mêlaient l'exaspération et la commisération.
– La plupart des juges — et Ludo Verpey lança alors à Karkaroff un coup d'oeil féroce — pensent que cette attitude démontre une grande force morale et aurait mérité la note maximum. Il obtient cependant quarante-cinq points.
Harry sentit son coeur faire un bond — il était à présent premier ex aequo avec Benoit. Ron et Hermione, pris au dépourvu, se tournèrent vers Harry, puis éclatèrent de rire et se mirent à applaudir aussi fort que la foule des spectateurs, tout comme Benoit et hinata.
– Bravo, Harry ! cria Ron dans le tumulte général. Après tout, tu n'as pas été si idiot que ça — c'était de la force morale, de laisser tomber la copine de temari.
Temari boudeuse mais elle applaudissait un peu quand même, Elizabeth, en revanche n'avait pas l'air content du tout vu que hinata l'ignorais sa tentative de conversation, mais elle était trop occuper à acclamer Harry pour l'écouter son amante.
La troisième et dernière tâche se déroulera le 24 juin au coucher du soleil, reprit Verpey. Les champions seront informés de la nature de cette tâche un mois exactement avant sa date. Merci à tous du soutien que vous avez manifesté aux champions.
C'était terminé, pensa Harry, un peu étourdi, tandis que Madame Pomfresh rassemblait les champions et les prisonniers pour les ramener au château et leur donner des vêtements secs... C'était terminé, il avait passé l'épreuve... Il n'avait plus à se soucier de rien jusqu'au 24 juin...
En remontant les marches du château, il décida que, la prochaine fois qu'il irait à Pré-au-Lard, il achèterait à Dobby une paire de chaussettes pour chaque jour de l'année.
