Hey !

Petit OS qui vient de nombreuses heures passées sur Wikipédia - je pense que coupée ma co serait pas mal parfois.

Sinon, dîtes-moi juste si vous trouvez de qui il s'agit ! ;)

Réponse à Akane : Je ne sais pas pourquoi non plus tu trouves ça chantant, mais si ça t'as plut, tant mieux ! Et oui, je voulais faire traîner la chose au début, mais je n'y arrivais pas vraiment. Heureux qu'au moins cette fois, mon incapacité à faire ce que je veux ait put créer quelque chose. Et oui, c'est un peu la seule chose qui pour moi ne changera jamais dans le show, Dean viendra chercher Sammy, peut importe où - à moins qu'il ne lui ait expressément dit qu'il ne devait pas venir comme pour Stanford ou la Cage. Et tout cas merci pour tous tes compliments et tes reviews.


Les Parques.

Elles s'étaient assissent toutes les trois sur les canapés que Charlie et Jo avaient ramenés dans le bunker – pour ne pas dire : « Fait apparaître magiquement parce qu'être mort et au Paradis avait ses avantages. » Une bière par personne, les visages tournés vers l'effervescence qui s'engrangeait, elles ne disaient rien, se contentant d'observer la situation. D'observer ce petit monde qui courait à droite à gauche. Qui tirait les chaises, mettait les couverts, drapait les tables, riait, se bousculait.

Elles étaient assissent, comme les trois tisseuses de Destin, elles se contentaient d'attendre, de regarder. De se nourrir des souvenirs, des regards qui se lançaient devant elles, au milieu du tourbillon de joie, d'amour et de partage.

Ash entra brusquement, sautant par dessus la balustrade, atterrissant sur la table, Jo lui hurlant dessus alors que Kévin braillait sur les traces de pas qu'il y avait sur la nappe. Bobby riait à gorge déployée, sa Karen lui claquant la nuque. Le monde s'embrouillait, et trop de gens tournaient. Trop de valse. Trop de visages. Un peu d'amants, beaucoup d'amis, quelques frères et sœurs. Et quelques part, on entendait Gabriel et Charlie faire un karaoké.

Alors elles burent d'un mouvement commun, leurs bières montant à leurs lèvres, glissant dans leurs gorges, les faisant pouffer silencieusement, se lançant un regard amusé.

Elles ne bougeaient pas, ne participaient pas aux préparatifs de la grande fête face à elles. Ne participaient pas au bordel qui se dessinait. Aux danses amicales qui avaient comme musique des bruits de couverts et des cris d'amour.

La première avait été leur mère, leur maison.

La seconde avait été leur mentor, leur refuge.

La troisième avait été leur soutien, leur reviens-y.

Comme les Parques, elles avaient tissés les liens du Destin autours d'eux. Elles avaient glissés les mains tendues, avaient ouverts leur porte, leurs bras. Elles s'étaient données un but, une réalité. S'étaient trouvées plus fortes. Elles avaient été celles qui les avaient dompter, montré la voix. Et si, quelque part, elles savaient les avoir menés à leur perte, elles n'en restaient pas moins là, à les attendre. Leurs portes ouvertes. Leurs bras écartés. Leurs cœurs emplis d'eux.

Et lorsqu'ils passèrent enfin la porte, que Charlie et Ash se précipitaient sur le battant pour le fermer, elles se levèrent enfin toutes les trois. Elles se levèrent, les enlacèrent. Ces deux enfants qui avaient trop vite grandis. Ces deux gamins aux yeux qui brillaient de bonheur. Qui se lançaient des regards brillants, heureux de s'être retrouvés.

Et si elles enlacèrent Sam avec plus de force, l'accueillant, si elles enlacèrent Dean avec tendresse, elles n'en restèrent pas moins toutes trois dans leurs ombres. Les trois Parques du Destin. Les trois femmes qui leurs avaient offerts une maison, un refuge, un reviens-y.

Juste deux bras ouverts et un sourire aux lèvres.