Hey...

J'étais sur YouTube, j'ai vu sa tête sur une miniature, j'ai pensée à le sortir de là...


Lovable.

Il était impossible de lui demander d'arrêter. Impossible de lui demander de se taire. D'arrêter de hurler malgré la douleur qui lui arrachait les entrailles d'un feu ardent. Il ne savait plus depuis quand il rugissait. Depuis combien de temps il mourrait. Il était un peu près sure de sentir son cœur exploser. Son esprit courir le long de son corps dans l'espoir rampant de s'échapper. Les poings serrés (Avait-il encore des poings ?) et la mâchoire en miette, des larmes aux yeux, il attendait, désespéré, un répit, une quiétude. Un repos.

Rien ne vint jamais, qu'importe la douleur qui remontait, qu'importe l'horreur qui le brûlait. Il hurlait comme on hurle une fois dans sa vie. Comme il hurlait depuis sa mort. Comme il hurlait en espérant qu'on vienne un jour le chercher là.

C'était un lieu froid, terne, et sans un bruit en dépit de l'idée qu'on s'en faisait. Parfois, le nuage noir qui l'entourait grondait, grésillait, hurlait. Mais toujours en accords avec son humeur. Un endroit qui mouvait, bougeait, s'insinuait. Comme un parasite, une entité autours de soit. Une empreinte qui s'inscrit sur la peau et une gueule aux dents acérées qui déchirait les chaires. C'était un monstre qui voulait vous torturer, mais jamais vous tuer.

Alors il hurlait, il hurlait, parce que même s'il était partit, même s'il n'était plus là pour tenir les lames, pour faire couler le sang et arracher les tripes, l'autre était là, lui. Parce que lorsqu'il y avait crut, il avait à nouveau chuter, à nouveau tonitruer. Et qu'il n'avait jamais le moindre répit.

Il avait crut que ce serait ainsi, jusqu'à la fin. Que le temps ne serait que ça. Qu'un hurlement sans fin. Qu'un cri, une peur, une douleur. Éternité.

Mais il vint. Il vint.

Une main tendue à travers les barreaux. Deux yeux si semblables aux siens. Qui demandaient pardon. Qui hurlaient silencieusement ce que lui n'arrivait plus à ressentir. Qui ne furent que le reflet des siens. Une douleur plus grande que le monde. Plus profonde que les marques que l'Apocalypse aurait du laisser.

Il l'attrapa comme il put, son corps déglingué, son esprit au bord de l'abîme, son âme en miette. Il se sentit tirer, étreint. Sentit les larmes couler sur son épaules alors que les siennes semblaient asséchées. Il sentit la chaleur d'un corps contre le sien. Le battement d'un cœur. Le souffle d'un soupir.

Et il rit. Il rit comme un arc-en-ciel qui éclate après l'orage. Sans but, simple réponse physique. Simple réflexe conditionné. Il rit brusquement, serrant plus profondément le blouson contre lui. Il rit à gorge déployée. Il rit avec peur. Avec douleur. Larmes inexistantes.

Comme on ne rit qu'une fois dans sa vie.

Qu'importe que Dean ne soit pas venu pour lui. Qu'importe qu'il ne soit que ramasser sur le bas-côté, comme un chien sous la pluie. Qu'importe. Parce que Dean le tenait contre lui. Parce que la Cage disparaissait. Parce qu'il n'avait plus à crier. Parce qu'il pouvait à nouveau vivre. Retrouver sa mère s'il le voulait. Être aimer, à nouveau. Encore.

Et c'était tout ce qu'Adam voulait.