Hey !

Celui-ci est un peu particulier sur sa structure... En espérant qu'il vous plaise tout de même.


Il courrait.

Lorsque Dean avait pénétré avec violence son paradis personnel, Kévin avait presque soupiré de désespoirs – à croire que les Winchesters avaient prévus de bousiller ses études, sa vie, et maintenant sa mort. Puis il avait suivit son ami à travers le Paradis – il n'était toujours pas sure de pourquoi il l'avait fait, ça lui avait simplement semblé être la chose la plus logique à faire.

Lorsqu'il avait retrouvé Castiel, il avait laissé un sourire fleurir sur ses lèvres devant les excuses de l'ange – parce que personne ne pouvait résister à ce regard, et ce n'était pas Dean qui dirait le contraire. Puis il avait suivit l'ange jusque dans le bunker qui semblait avoir son double au Paradis – mais ça n'inquiétait même plus Kévin de se rendre compte qu'il acceptait presque naturellement de revenir sur toutes les bases de la physique qu'il connaissait.

Lorsqu'il avait rencontré les membres du RoadHouse, il avait adoré la façon avec laquelle tous avait accepté sa présence sans se poser de questions – et ça lui avait plut d'être ainsi intégré à l'équipe avec sympathie et familiarité. Puis ils avaient monté un plan pour retrouver Sam, l'ange raturant des numéros sur la carte qu'ils avaient – forcément, même mort, Dean Winchester ne pouvait s'empêcher de courir après son petit-frère.

Lorsqu'il avait serré sa mère pour la première fois dans ses bras depuis trop longtemps il éclata en sanglots – il comprit le besoin de Dean, comprit pourquoi il courrait autant après Sam. Puis il la vit avec amusement s'armer d'une lame céleste, la glissant à sa ceinture – s'il osait dire quoi que ce soit, il savait qu'un coup de taloche l'attendait sur sa nuque.

Lorsqu'il avait rencontré Charlie, le simple fait qu'elle l'appelle petit-frère dans la minute fit monter un feu étrange dans son cœur – une famille, voilà ce qui l'entourait. Puis il entendit ces mots plusieurs fois, trop de fois – il s'y fit comme on se fait à un surnom, en râlant et souriant.

Lorsqu'il retrouva Channing, il l'embrassa d'une façon qui n'avait rien de chaste – parce qu'elle lui avait manquée, parce qu'il l'aimait, parce qu'il l'avait trop attendue. Puis elle le claqua, lui hurlant dessus – mais elle l'avait embrassée derrière, le serrant contre elle en lui soupirant qu'il n'était qu'un idiot trop idiot.

Lorsqu'il avait rencontré Gabriel, il avait éclaté de rire alors que l'archange lui tendait un pistolet à eau – remplit de ce que le Trickster appela ce-truc-qui-crame-la-face-de-mes-frères. Puis il avait courut au milieu du Paradis, Charlie dans son dos, Loki qui riait quelque part et sa mère qui veillait sur eux comme seule une mère le fait – et il n'avouerait jamais qu'il aimait la savoir toujours là, quelque part à côté de lui.

Lorsqu'ils retrouvèrent Sam, Kévin venait de finir de nettoyer la nappe blanche qu'Ash avait salit – la grande carcasse déglinguée qui l'attrapa dans une étreinte fraternelle lui donna un sentiment de salut, de force qui l'assaillit. Puis il le vit s'éloigner, sans se départir d'un sourire touché – parce que c'était finit, parce qu'ils n'avaient plus à courir, parce qu'ils étaient enfin à la maison.

Lorsqu'il se posa sur le canapé, Channing dans ses bras, toute sa famille qui n'avait aucun sens autours de lui il soupira de soulagement – une famille qui l'acceptait, qui l'aimait, qui le tenait contre son cœur. Puis il se laissa tomber au fond du coussin, se promettant de ne plus bouger – et pourtant, Kévin courait toujours quelques heures plus tard.

Parce qu'il n'avait pas put devenir le premier Président asiatique des États-Unis ne voulait pas dire qu'il ne pouvait pas être le premier Président du Paradis. Et qu'il aimait bien se dire qu'après tout, les Winchesters avaient déjà assez rendue sa vie folle, un peu plus n'y changerait rien.