Hey !

Cet OS est pour barjy02 qui voulait plus de Cas, en voilà un du point de vus de notre ange préféré.

P.S. : Ce n'est pas du Destiel malheureusement...


L'envie d'y croire.

Lorsqu'il l'avait revue, la seule chose qui avait traversée sa grâce fut un "Impossible" murmurer dans le souffle d'un espoir douloureux. Il avait presque planté Dean sur place, s'échappant au bout du couloir pour y tourner, ne trouvant qu'une succession vide de portes, l'opacité blanche du Paradis l'entourant d'un halo de détresse.

Il l'avait revue, plusieurs fois, comme une hallucination qui hanterait ses jours pour mettre en pièce les moments de joies qu'il arrivait à vivre, lorsque enfin lui et Dean mettait la main sur l'un d'entre eux. Sur l'âme d'un autre ami, d'un parents, d'un frère.

Mais il la voyait, là, tourner au coin de la cuisine de Bobby. Dans une glace d'un motel rongé de moisissures. Derrière une rangée d'arbre. Au milieu de cette foule. Au coin de son œil ou parfois, lorsqu'il se sentait fatigué, juste devant lui, le souffle amusé de son rire contre son nez.

Il n'était plus vraiment sure de combien de temps ce jeu dura. Combien de temps il côtoya son image volatile. Tout ce qu'il sut jamais c'est qu'il voulait y croire.

Ils avaient réussit à en trouver tant. À ramener tant des leurs. Ils avaient retrouvés des anges, retrouvés des monstres, retrouvés des personnes qu'ils imaginaient perdus à jamais. Pourtant, elle lui échappait toujours. Comme un mensonge. Juste au bout de ses doigts sans qu'il ne puisse jamais enserrer leurs mains.

Pourtant. Pourtant.

Alors qu'ils pénétraient dans l'un des milliards de paradis personnel. Alors qu'ils se glissaient dans cet endroit aux sonorités bruyantes, les corps les autres contre les autres mouvants en rythmes, les regards perdus dans la contemplation des autres ; il la vit, entre deux ombres dansantes. Il la vit, les mains au dessus de sa tête, ses hanches se balançant dans le vide. Elle se tourna, ses cheveux ondulés volant dans son dos. Ses yeux plongèrent dans les siens alors qu'un sourire illuminait son visage.

Était-elle une simple image de son esprit ? Était-elle un désir si profond qu'il l'avait créé ? Ou était-elle réelle ? Les mains qui caressèrent les siennes, les lèvres qui déposèrent un baiser sur les siennes, le corps qui se pressa contre le sien ; étaient-ils réels ?

Il n'en savait rien. Seulement qu'un sourire fondit sur son visage tandis qu'elle roucoulait, ses mains sur sa nuque :

- Salut Clarence...

Et son esprit fondit, son corps s'empara du monde. Un mouvement de bras, et la voilà contre lui. La voilà de retour, hallucination persistante.