Hey !

Rien à dire pour celui-ci.

Akane : Merci pour toutes tes reviews, avec beaucoup de bonheur que mes petits trucs t'es plut. (Surtout celui sur Kévin visiblement.) Effectivement on ne voit pas assez de fic sur Crowley, ce qui est vraiment dommage. Je ne ship pas particulièrement le Megstiel non plus, mais je ne peux pas non plus ignorer les sentiments qu'ils ont eu - et il est toujours plus crédible que certaines relations qu'on nous a vendues.

Merci pour toutes les reviews, vous êtes des amours.


Le mur de souvenirs.

La bouteille était froide, la buée glissait sous ses doigts alors que silencieux, il observait le mur qui courrait sous l'entrée du bunker. La structure de métal qui entourait la parois semblait comme un abri, un cocon que personne ne pouvait venir déranger. Tout était calme. Muet. Presque comme un secret que tous connaîtrait mais qu'on n'oserait prononcé. Une chape de douceur.

Avalant une gorgé, les yeux rivés sur le mur, il tendit l'oreille, un geignement lui parvenant difficilement – mais le mystère s'épaissit à nouveau sous les lueurs tamisées des lampes de la bibliothèque. Un son feutré, une présence rassurante, et il le sentait s'appuyer contre le mur, à côté de lui, bière à la main.

Aucun regard, aucun mot. Juste eux deux. Silhouettes nimbées qui observaient les milliers de souvenirs étalés sous leurs yeux. Les milliers de bouts de papiers, de mots doux, d'objets, de rires. Des photos qui n'étaient que des morceaux de mémoires mis en lumière. D'autres qui venait de l'appareil que Charlie avait dégoté en croisade à travers les couches du Paradis. Parfois, des feuilles arrachées d'un carnet, sur lesquelles se dessinaient les glyphes d'une citation, d'une phrase d'accroche, d'une tendresse.

Et alors qu'on loin, dans les entrailles du bunker, Sam pouvait entendre sa famille se réveillée, les disputes joviales qui arrivaient et les baisers au son des rires. Décrochant son dos du mur sur lequel il était appuyé, un dernier regard pour la photo qui trônait fièrement au milieu de l'amoncellement, il s'éloigna, Dean sur ses talons.

Et sous la lumière faible des lampes, le papier glacé d'une pellicule agacée, la photo de Dean empoignant Sam à son retour brillait faiblement, souvenir précieux.