Rumi : Merci pour tes petits mots :3 Et voici un bout de la suite !

Saemoon : Oserais-je avouer mon fangirlism pour Connie? xD Mais le contenu de ce chapitre correspond un peu plus à ce que tu demandais ;3

Un petit chapitre qui a survécu au déménagement! Ce n'est pas tout à fait au point ici, j'ai perdu deux semaines d'écriture mais aussi de couture! Jusqu'au TGS SpringBreak, ne comptez pas trop sur ma rapidité ici...

Ceux qui ont des questions, réclamations, ou ont juste envie de papoter, ma boite MP est disponible ;)


Chapitre 78


Le noir n'était pas complet sous la couverture qui les couvrait partiellement, et Marco peinait à calmer sa respiration. S'il n'avait pas eu ses réflexes et sa rapidité d'action en rabattant la première couverture venue, ils auraient probablement été dans une bien mauvaise posture. C'était quand même le cas, mais toujours mieux que s'ils avaient été à l'air libre.

Dans la précipitation, ils avaient roulé sur le côté, et le bras de Jean le maintenait contre lui, lui évitant de se retrouver plus exposé.

La voix de Reiner les avait rassurés –au moins, ils savaient à quoi s'attendre avec lui. En revanche, Guido sur ses talons n'était pas tellement une bonne nouvelle, et ils se sentaient entrer en terrain inconnu.

Les pas se rapprochaient tranquillement. Marco leva les yeux, et aperçut le regard inquiet de Jean qui se concentrait sur ce qu'il entendait. Lentement pour ne pas attirer l'attention, le garçon essayait d'ôter sa main coincée entre eux dans le sous-vêtement de Marco. Le brun serra légèrement les dents au contact, essayant de se concentrer sur autre chose. La proximité des deux autres était dangereuse.

Puis, le surprenant, il remarqua un petit sourire fleurir sur le visage du blond. Ses doigts n'étaient pas allés bien loin –de toute façon dans leur position, impossible pour lui d'enlever son bras sans faire un grand remue-ménage.

-Ils dorment ?

Ils tressaillirent en entendant la voix de Guido près de leur lit ; l'autre corps, à la démarche plus imposante, le rejoignit presque aussitôt. La voix basse de Reiner intima plus de discrétion au garçon.

-On dirait.

Il y eut un petit ricanement.

-Merde, ils ont l'air d'avoir une drôle de position !

Marco sentit que Jean retenait presque sa respiration. Oh, bon sang, Dieu seul savait ce qui pouvait se passer. Et brusquement, il referma sa propre main sur la chemise du garçon, contre son ventre, en sentant les doigts glisser sur son membre, et inspira un peu trop fort avant de se mordre la lèvre.

-Laisse-les, intervint Reiner. Y'en a un qui ne devait pas être dans son assiette.

Un soupir.

-C'est vrai que ça arrive, marmonna Guido. On reprend demain, c'est un peu normal.

Dans un coin de sa tête, Marco bénit Reiner pour son excuse. Le blond devait pertinemment savoir ce qui se déroulait là juste avant qu'ils ne franchissent la porte.

Contre son front, il sentit le menton de Jean se poser. Le garçon savait être discret et silencieux, il n'avait pas remarqué qu'il bougeait. Entre les bruits de voix et de pas, Marco entendit quelque chose.

Ca n'avait rien à voir avec les déplacements de leurs deux camarades.

Rien à voir non plus avec leur conversation.

Le murmure l'avait fait frémir, et il appréhendait la suite. Avec excitation autant qu'avec crainte. « C'est le jeu », avait susurré Jean.

S'ils se faisaient prendre, c'était fichu.

A ce moment-là, un poids se répandit sur eux sans prévenir, et il leur fallut quelques secondes pour comprendre qu'une deuxième couverture les avait recouverts, pour les camoufler complètement aux yeux des autres.

-Ils vont crever de froid s'ils ne font pas attention, entendirent-il de la grosse voix de Reiner.

Le blond se redressa, jetant un coup d'œil à Guido qui était déjà parti vers sa mezzanine, et dans son dos il entendit le bruit de la porte qui s'ouvrait déjà de nouveau sur de nouvelles silhouettes. Souriant en coin, il eut une pensée navrée pour ses deux camarades coincés sous leurs couvertures. Mais au moins, personne n'auraient l'idée d'aller les déranger là où ils étaient, la superposition volontaire de couvertures étant pour le moins dissuasive.

A un éclat de voix, il tourna la tête, un peu surpris, et aperçut avec un certain soulagement Connie qui entrait avec d'autres. Une serviette autour de la taille, il n'était pas difficile de savoir d'où il venait et semblait aux prises avec Thomas qui le taquinait –pour changer de ses habitudes. Quelques silhouettes plus loin, Eren suivait, plutôt…Serein. L'instant d'après, il oubliait le brun, une ombre plus grande glissant dans l'encadrement de la porte, et il retint un petit sourire en reconnaissant Bertold. Legrand garçon lui lança un tout petit coup d'œil qui ne lui échappa pas, et détourna les yeux presque aussitôt, l'air de rien. Ah, il recommençait son manège.

Ce n'était pas plus mal, quand il se comportait de cette façon-là. Lui arracher les vers du nez était plutôt agréable. Un moment privilégié, où Bertold n'était qu'à lui. Il ne put cependant pas d'empêcher de retenir un grognement perplexe en voyant la main de son camarade tapoter une épaule, beaucoup plus bas, et dut attendre que quelqu'un se déplace pour reconnaître Armin qui se faufilait au plus vite et disparaissait plus loin. Une question un peu vague en tête, Reiner tourna les talons pour revenir au lit où les deux garçons essayaient de rester discrets.

Il y eut un tout petit gémissement. Ou un soupir. Un mélange des deux, il n'était pas très sûr de son oreille. Il se retint de lancer une pique, conscient que personne d'autre n'avait pu entendre en faisant autant de bruit autour d'eux. Aussi se contenta-t-il de pincer les lèvres et il grimpa les échelons quatre à quatre en grommelant.

-T'exagères…

Jean avait souri. Si Marco essayait d'avoir l'air récalcitrant, sa voix le trahissait, et il l'entendait, le ton tremblant, le souffle brûlant. L'agitation qui régnait un peu plus tôt les avait bien camouflés, surtout quand le brun s'était oublié sous sa main. Le dortoir était devenu plus calme. Il y avait encore quelques discussions, les voix de plus en plus basses s'estompant progressivement. La lumière avait disparu ; Jean ne parvenait plus à distinguer les traits de son camarade, et se fiait uniquement aux frissons qui le parcouraient, à ses soupirs incontrôlés, à ses mains qui s'agrippaient à sa chemise.

Comprenant que plus personne ne pouvait les voir s'il bougeait, il glissa de nouveau sa main sur la hanche de Marco, pour attraper le tissu de son sous-vêtement et l'abaisser lentement. Anticipant ce qui allait suivre, il sentit qu'il se jetait presque sur les lèvres tremblantes de Marco alors que sa main accentuait ses mouvements. Il avait bien fait : les gémissements soudains se perdaient dans sa bouche, les mains de Marco s'agitaient, tiraient sur le tissu de sa chemise jusqu'à réussir à se faufiler dessous. Le bout des doigts étaient froids, le faisant sursauter, et ils glissèrent en escaladant ses côtes.

Marco haleta légèrement entre deux baisers et releva un genou coincé entre les cuisses de Jean. Il sentit le soupir contre sa bouche ; sous ses doigts, un téton apparut. Un frisson parcourut le garçon contre lui.

Son cœur accéléra brusquement quand il entendit des bruits de pas près de leur lit ; sûrement un camarade qui se déplaçait pour une quelconque raison dans le noir. La possibilité d'être découvert était importante. C'était dangereux. Mais les mains de Jean, et sa peau sous les siennes, étaient grisants.

Il avait terriblement chaud. Les parties de son corps mises à nu ou presque, étaient plus supportables ainsi, et il aurait presque préféré que Jean aille plus loin dans son déshabillage.

Ah, non. Il perdait la tête. C'était idiot, comment pouvait-il espérer cacher quoi que ce soit si les choses s'étaient passées ainsi ?

Les doigts avaient un peu accéléré, lui faisant tourner la tête. Il sentait le sang battre à ses tempes, et sans vraiment y penser, un petit mouvement de bassin lui échappa, le faisant glisser dans la main de Jean. Les doigts étaient humides, sans aucun doute à cause de lui. Lorsque Jean revenait sur le gland, il entendait un très léger bruit, un brin obscène, dû au suintement probablement. Par moment, il avait un peu peur que ça fasse fuir le blond. L'instant d'après, il oubliait cette idée en sentant la main s'activer consciencieusement, pour finalement enfoncer ses propres doigts dans un muscle –il ne savait pas trop définir lequel, d'ailleurs où donc était passées ses mains ?- quand il se libéra.

Le souffle court, il retint le visage de Jean quand celui-ci commença à peine à s'éloigner, mordillant la lèvre à portée de main.

-T'abuse…, souffla-t-il en essayant de calmer sa respiration.

Jean retint un petit rire et essuya le bout de ses doigts un peu maculés, sur le haut de la hanche de Marco, qui grogna légèrement.

-Eh, oh…

Il sentit le bras de Jean passer sous sa tête, sa main le rapprochant au mieux.

-On nettoiera ca demain, marmonna le blond. Et on verra…

Marco déglutit légèrement. Le nez dans l'épaule de Jean, il inspira lentement et profondément.

-On verra… ?

Un petit haussement d'épaule lui répondit.

-…Ce qu'on fait…, murmura Jean. Enfin…Tout ca. Tu vois…Ca

-C'est le jeu, non ?

Il y eut un petit blanc, pendant lequel Jean analysait la phrase le temps de se souvenir qu'elle était de lui. Oh bon sang, maintenant qu'il y pensait, il avait dit des choses plutôt gênantes. Et fait, aussi.

-Ce…C'est…

-Réfléchis pas…

Ses mains étaient au chaud sous la chemise de Jean, et la peau brûlante le rassurait, l'empêchant de trop penser. Malgré tout, ils étaient chanceux. Que personne n'ai remarqué –ou n'ait fait de remarque. Et que les choses se soient passées ainsi.

Que quelque chose puisse se passer, d'ailleurs.

Même si l'avenir était incertain et effroyablement flou pour chacun d'entre eux. La voie calme que Jean souhaitait suivre était plutôt rassurante, avec cette vie en ville qu'il voulait obtenir. Il serait en sécurité.

C'était tout ce qui importait.

-C'est quand même dégoûtant, marmonna-t-il en soupirant, retenant un sourire alors qu'il se serrait contre le blond.

-Tu te venges en en foutant partout ? Et si t'es pas content, je te jette sous une douche froide, entendit-il grogner au-dessus de son crâne.

Marco gloussa légèrement.

-Non merci. Je survivrais à cette épreuve, au péril de ma vie…

-Maniaque.