Aeshma-nya : ravie que ca t'aie plu x3 Pataper sur celui-ci, honnêtement je me devais de l'arrêter sur cette superbe phrase 8'D
Chapitre 84
Les mains qui s'agrippaient à ses épaules, les ongles s'enfonçant dans sa peau sans ménagement, étaient peut-être la seule chose qui lui permettait de garder la tête froide. Sous ses doigts, la peau brûlante frémissait. Contre ses clavicules humides de sueur, les dents mordaient, abandonnant toute idée de douceur.
Il avait juste enlevé son genou, le corps de Bertold l'entraînant sur le sol en glissant le long du mur une fois son support disparu. Les longs bras ne l'avaient pas lâché, glissés autour de ses épaules. Les fesses au sol, ses grandes jambes pliées contre lui et coincées par la ceinture de son pantalon qui lui emprisonnait les cuisses, Bertold haletait presque. La dernière fois que Reiner l'avait vu dans un état similaire, le brun était en partie sous l'emprise de la fièvre. Cette fois, il n'avait pas une once d'excuse. C'était lui qui s'était jeté le premier dans la mêlée.
Bertold était acculé, dos au mur. Reiner pouvait voir ses yeux sombres observer ses gestes fiévreusement sous les paupières mi-closes. Laissant un petit sourire s'installer sur ses propres lèvres, le grand blond se pencha, sa main reprenant d'assaut la fesse de plus tôt alors que son autre main lâchait le membre pour tirer sur le pantalon, le descendant plus loin. Ses cuisses. Ses genoux. Ses mollets. Ses chevilles. Le découvrir lentement était grisant. A cette distance, il pouvait entendre sa respiration, lourde et rapide.
-Eh, t'as les fesses froides, gloussa Reiner.
La peau était plutôt fraîche, et il prit avec une grande joie -ne pas le montrer était plus difficile que ce qu'il pensait- le grognement du garçon, lequel apparut plus gêné qu'agacé. Sous ses doigts, il sentait la peau frémir. Glissant lentement dessus, il prit un certain plaisir à faire le contour de la fesse du bout des doigts.
-Joue pas avec, idiot..., marmonna Bertold en se tortillant légèrement. Eh...!
Sans prévenir, Reiner avait empoigné le bassin du brun, le tirant vers lui. Glissant un peu contre le mur, Bertold grogna son désarroi, avant de pincer les lèvres fermement en sentant les doigts s'avancer plus dangereusement sur l'espace qu'il avait récupéré. Ainsi positionné, il n'avait pas d'échappatoire ; il était complètement exposé au regard du blond, et celui-ci en profitait allègrement. Il n'y avait qu'à voir le sourire satisfait qui ourlait ses lèvres.
Le coeur battant -il avait un mal fou à se contenir-, Reiner se glissa entre les jambes du garçon, les laissant s'écarter naturellement de part et d'autres de son corps, et maintint les genoux surélevés en les gardant à hauteur de sa taille.
-La vue est superbe, t'es au courant? souffla-t-il avec un petit ricanement de contentement.
-Va te faire f...
Bertold n'alla pas plus loin cependant, les mots restant en suspens au bord de ses lèvres. Il l'avait senti. Là. Le doigt avait glissé de sa fesse, plus vers le centre surexposé. Le bout du doigt caressait l'intimité offerte, son pouce titillant les testicules brûlants qui frôlaient sa main. Il eut un sursaut incontrôlable, ne s'attendant pas vraiment à ce genre de chose. Sous le doigt qui le caressait, il se sentit frémir, se contractant malgré lui. Brusquement, la petite pression disparut, le laissant soulagé pendant une -très- courte durée, quand il comprit où la main se trouvait. Ses propres doigts glissés dans sa bouche, sa langue apparaissant d'une façon assez perturbante, le blond ne le lâchait pas des yeux.
Reiner plaqua son autre main contre le bas-ventre à portée de main, avant de sortir ses doigts et les ramener à leur point de départ. Bertold déglutit. Humides, brûlants, indécents. Et l'idée de ce qu'il allait en faire le fit frissonner tout autant ; l'instant qui suivait, il retenait à peine un petit bruit étrange en les sentant tourner autour de leur cible. Avant de glisser à l'intérieur.
-Ici aussi..., murmura le blond.
C'était un endroit qui n'avait rien à voir avec le reste de son corps. La peau était beaucoup plus tendre là et Reiner sentait son coeur s'affoler. Et son entrejambe par la même occasion. Bon sang, ce n'était pourtant pas la première fois et il se sentait comme une pauvre vierge qui touchait un homme pour la première fois. Son sa main, il sentait les muscles du ventre de Bertold tressaillir à l'intrusion, et autour de son doigt qui glissait, les chairs chaudes se resserraient presque aussitôt qu'il passait. Il se pencha un peu plus, tentant de dissimuler son trouble en enfouissant son visage contre l'épaule du brun.
La vue qu'il avait eu de Bertold était terriblement érotique et il n'était pas certain de pouvoir se contenir très longtemps. Surtout en entendant la respiration qui devenait chaotique contre son oreille, les petits râles qui s'échappaient des lèvres de nouveau entrouvertes, et contre sa main le membre qui attendait, dans une érection désespérée, l'extrémité perlant déjà sans honte.
Sa langue s'autorisa une sortie, lapant la peau claire et chaude. Il avait un goût salé. Son odeur emplissait ses narines. Ses gémissements résonnaient à son oreille au rythme de ses doigts à l'intérieur de son corps.
Merde.
Grondant contre la peau, il enroula ses doigts autour du membre qui attendait impatiemment qu'on s'occupât de lui et mordit brusquement dans l'épaule. Un petit cri lui répondit, rauque. Au milieu des mouvements de sa main, il glissa son autre doigt, rapprochant son propre bassin de Bertold.
Les doigts du brun étaient revenus sur le torse au-dessus de lui, effleurant chaque muscle, redessinant chaque courbe lentement, avant de s'agripper à lui, à ses épaules, les serrant étroitement entre ses bras.
-Qu'est-ce que t'as? marmonna Reiner
-Rien, tu...Ah...!
Reiner le sentit s'agiter un peu malgré lui; son bassin tremblait légèrement sous ses mains, l'une glissant le long de sa verge, l'autre pénétrant entre ses fesses dans de longs mouvements, ses phalanges s'écartant légèrement dans un petit mouvement. Qui lui arrachait de nouveaux gémissements.
Un geste de plus et son entrejambe s'appuyait contre la cuisse de Bertold, son érection mise à rude épreuve, négligée et frémissante d'envie.
-Merde, Rein...Reiner...!
Ses dents avaient laissé de petites marques sur la peau, qu'il lécha d'un coup rapide, la pointe de sa langue traçant les petits sillons qui prenaient la forme de ses incisives. A ce moment-là, un petit bruit attira son attention, et il jeta un coup d'oeil autour d'eux, déstabilisé, sous les grognements de Bertold. Mais la pièce était vide, outre l'énorme sac de sable qui pendait du plafond. Il n'y avait qu'eux. Son regard passa rapidement au niveau de la fenêtre; il n'y eut que l'obscurité pour lui répondre. Rien.
-Qu'est-ce que tu fous? marmonna Bertold, la respiration saccadée.
Reiner esquissa un petit sourire avant de se pencher à nouveau, jusqu'à atteindre l'oreille de Bertold. Le visage du brun était rouge, jusqu'à colorer le cartilage contre lequel il frotta le bout de son nez avec un long soupir.
-Je me disais juste, souffla-t-il d'une voix brûlante, que si tu trouvais mon cul génial...
Bertold émit un petit gémissement en sentant nouveau le pouce s'aventurer sur ses parties, celui de l'autre main caressant l'extrémité du gland humide.
-...C'est tout de même moi qui prendrais le tien..., acheva-t-il dans un murmure.
Le brun émit de nouveau un petit bruit rauque, avec un mouvement de hanches incontrôlé. Les doigts avaient frôlé un point terriblement sensible à l'intérieur de son corps, l'électrisant. Puis les mots de Reiner avaient fait leur chemin.
Brûlants. Comme le membre qui s'appuyait contre lui, coincé sous le tissu du pantalon.
Comme le souffle dans son oreille.
Il sentait le sang pulser contre ses tempes. Son visage avait rarement été aussi chaud.
Et brusquement, Reiner sentit le monde tomber à la renverse, la secousse lui vrillant les idées sans douceur. Tout ce qu'il savait, c'était que ses mains n'étaient plus contre la peau chaude, ni ses doigts dans le corps palpitant. Son dos avait heurté une surface un peu violemment, et le temps qu'il reprenne ses esprits, un poids s'appuyait déjà sur son ventre, le poussant à rouvrir les yeux.
Il était presque sûr de le regretter.
Rectification, il regrettait déjà.
-B-Bert'?
-Sérieusement, Reiner...
La voix sortant dans un grognement, Bertold appuyait d'une main sur le torse nu qu'il avait presque jeté au sol, oubliant toute retenue. D'un coup de pied, il s'était débarrassé du pantalon qui pendait à ses chevilles et le gênait, pour se hisser à quatre pattes entre les jambes de Reiner. Il avait le souffle court, rapide, et d'un coup d'oeil le blond nota le changement radical de la situation.
L'excitation n'était plus la même, et dans son pantalon il sentait le sang nourrir son sexe sous l'anticipation.
Merde-merde-merde.
Il déglutit.
Bertold se pencha légèrement, susurrant alors que ses doigts se frayaient un chemin sous sa ceinture lâche. Il frémissait déjà, pinçant les lèvres. Bertold était indubitablement un dominant. Et de loin.
-...Tu pensais vraiment que t'allais mettre ta grosse queue dans mon cul...?
