Eyh ! :)
Un petit OS qui vient du cœur et d'un documentaire sur l'Univers. Et puis, parce que j'aimais bien Amara mine de rien.
Big Crush.
Le temps était dans son esprit un imbroglio sans logique qu'elle avait depuis longtemps cessé de comprendre. Le passé, le futur, le présent était des notions dérisoire lorsque l'immortalité – la vraie, celle qui vous faisait vivre du début des temps à leur toute fin – vous avait touchée et refusait de vous laisser partir. La vie, la mort, les époques et les révolutions n'avaient dans son esprit été qu'une fraction de seconde, qu'un simple instantané dans son existence.
Pourtant, lorsque l'Univers s'effondra. Lorsque chaque particule hurla d'un feu ardent. Que le vide se rétracta comme un animal effrayé. Que les planètes s'entrechoquèrent et que les étoiles moururent dans de longs geignements étouffés. Lorsque tout se tut, les atomes une mélasse insaisissable et la vie un souffle éteint. Elle ressentit brutalement la morsure qui lui brûla les lèvres et le cœur – comme l'âme d'un pitoyable humain.
Elle regarda chaque chose disparaître dans un silence effroyable, dans une indifférence improbable et une longue nuit de décade. Elle observa les mots et les vies s'effacer, elle observa les espèces mourir, les civilisations devenir monceaux de poussières. Elle observa la fin, comme on lit les dernière pages d'un livre.
En espérant une suite, en priant pour tous.
Le cœur serré d'abandonné ceux qui nous avait donné tant de tendresse.
Et alors qu'elle serrait la main de son frère, alors qu'elle observait dans une explosion enveloppé d'un silence lent l'univers mourir. Alors que dans un souffle, il redevint cette bille noire que son frère avait laissée s'échapper de son être, une éternité auparavant. Alors qu'elle observait la fin de l'histoire, elle laissa un sourire franchir ses lèvres.
Les particules s'écartèrent violemment. Les atomes tournèrent, volèrent, se brusquèrent. Le vide se délecta de nouveau de l'espace. Etoiles, planètes, comètes, trou-noirs. L'Univers s'étendait de nouveau, comme un éternel recommencement. Comme une mauvaise blague d'un chasseur qu'elle avait jadis aimé.
Et elle aima ce monde à nouveau, comme il lui avait fait aimé l'ancien.
Comme elle aimerait chaque particule pour le reste de l'éternité.
