Kyoko : Mais non, entre fans, on se comprend ! xD Conniiiiiiie Connie Connie Connie ! *3*
Rumi : TU M'AS MANQUEEEEEE ! (Wait, no, pas mieux écrit, je me souviens pas de la moitié de ce que je dois traiter et un chapitre tous les deux mois c'est dur de s'y remettre à chaque fois xD *patauge* )
C'est pas pratique pour vous répondre vous deux, les gens qui ont un compte je les mp mgnmgnmgn x'D *frustrée*
Sinon, oui, déjà un nouveau chapitre ça faisait longtemps que je n'avais pas été productive, profitons de quelques jours de congé! o Joyeux Noël !
Chapitre 103
-Encore perdu…
-T'es pas concentré, vieux.
Jean soupira en posant son jeu et lança une œillade vers Thomas. C'était assez vrai, et le tourbillon de pensées qui assaillait son cerveau était assez distrayant, il devait bien l'avouer. Entre son inquiétude pour Connie, son agacement envers Eren, sa rancune contre Marco, son inquiétude pour Marco, sa frustration à cause de Marco –et basiquement tout à propos de Marco-, il ne savait plus vraiment où donner de la tête.
-Ouais, marmonna-t-il. On en refait une ?
-Tu vas perdre ton slip, à force.
-Quoi, on refait un strip ?
Quelques-uns autour de la table émirent un petit ricanement à son ton peu enclin à cette façon de jouer, et Thomas haussa les épaules avec un sourire narquois.
-C'est vrai que t'es mauvais, c'est risqué !
-Dis dooonc…
-D'ailleurs c'est pas très bon pour ta santé, d'enlever et remettre tes fringues dégueulasses, si ? J'sais pas, mais tu vas choper une merde si tu te changes pas très vite…
A la remarque, Jean fit une petite moue. Après le départ d'Eren, il n'avait pas pris la peine de se laver ou changer, et avait même préféré s'oublier sur un jeu stupide pour penser à autre chose autant que possible. La journée avait été longue et désagréable. Et la seule occupation des types qu'il avait rejoints était la suivante : un superbe strip poker.
Bravo, Jean ! Particulièrement nul à ce jeu, il avait failli devoir enlever le bas plus d'une fois, avant d'être miraculeusement sauvé par quelqu'un d'encore moins talentueux que lui.
Il haussa les épaules en tirant un peu sur le tissu humide et lourd de sa chemise, essayant au passage de défaire quelques boutons de plus.
-J'y pense, marmonna-t-il.
A ses côtés, un petit coup de coude se fit sentir dans ses côtes et Jean glissa un coup d'œil à son voisin. Samuel, les sourcils froncés, lui indiqua la porte d'un mouvement de menton. « Ne tarde pas trop, il fait froid.
-Tu t'y mets, toi aussi ? soupira Jean.
Le brun esquissa un petit sourire, et quelque part dans le geste, un petit détail attira l'attention de Jean. Il ne savait pas quoi exactement 'quelque chose' dans le sourire de Samuel était un peu…Etrange ? Comme si quelque chose d'invisible le retenait.
Alors qu'il se levait, Jean en profita pour se pencher légèrement vers son camarade, curieux.
-Un soucis ? souffla-t-il.
Un sourcil se haussa avec surprise, et Samuel secoua discrètement la tête négativement, et Jean haussa les épaules en terminant de se lever. Il avait dû rêver. Avec la fatigue de l'entraînement, il arrivait souvent qu'ils voient des choses qui n'existaient pas et se méprennent sur ce qui les entourait.
Samuel avait raison. Le froid du couloir avait encore empiré, et il redoutait le moment où ce serait réellement insupportable de sortir de chaque pièce. L'air glacé était accentué par ses vêtements encore mouillés et boueux, et d'une certaine manière il aurait donné tout ce qu'il avait pour pouvoir les enlever au plus vite et se glisser sous l'eau brûlante de la douche.
Sauf qu'à l'idée de devoir revenir avec pour seul choix nu comme un ver ou reportant lesdits vêtements mouillés, Jean grimaçait d'avance et s'autorisa un détour par les dortoirs pour prendre des vêtements de rechange, plus confortables et…Secs.
Par les fenêtres sales qu'il croisait, il pouvait voir les quelques arbres de la cour s'agiter lentement. Le vent était léger il faisait juste un froid incroyable, et Jean frissonna en imaginant s'il devait mettre le nez dehors maintenant. Pas moyen, et il se rua presque sur la porte du dortoir quand elle se trouva enfin à portée. Mais jamais il n'avouerait qu'il avait presque couru pour s'y rendre.
Quand il ouvrit la porte, la chaleur de la pièce le submergea. Depuis leur retour, il n'avait eu que la tiédeur de la salle principale et le froid du couloir. Parfois, il s'était surpris à greloter, s'en inquiétant une fraction de seconde avant de s'agiter un peu sur place pour se réchauffer discrètement.
Les torches accrochées aux structures des mezzanines étaient allumées la lumière habituelle, jaunâtre, se diffusait mal dans la grande pièce, et transformait le moindre mouvement. Aussi une grande ombre attira-t-elle son attention quand il se fut avancé, et il sentit son cœur s'accélérer légèrement. Légèrement, juste. Pas plus, d'accord ?
A moitié allongé dans leur lit, Marco avait décroisé et recroisé ses longues jambes dans l'autre sens pour éviter de les ankyloser, un petit livre entre les mains. Au bruit des pas qui s'étaient brusquement arrêtés, et à plus forte raison à proximité de leur lit, le brun leva les yeux sur Jean. Celui-ci détourna le regard, gêné sans vouloir se l'admettre, et continua finalement son chemin vers les étagères en espérant avoir quelque chose d'assez chaud qui compenserait pour toute l'énergie qu'il avait déployé à se réchauffer inutilement toute la fin de journée.
-Jean ?
L'interpelé pinça légèrement les lèvres. Il savait d'avance que Marco allait dire ou faire quelque chose qui le mettrait mal à l'aise, quel que soit le sujet, ne serait-ce qu'à cause de l'altercation du matin. Dont lui-même était le seul responsable, il en était suffisamment conscient. Il n'avait pas besoin qu'on le lui rappelle, et Marco ne s'était pas gêné pour le faire malgré tout.
Il grogna donc tout naturellement en guise de réponse. Et ce qui suivit n'était pas du tout ce qu'il avait imaginé il n'entendit pas le matelas quand Marco bougea il n'entendit pas les lattes de bois grincer sous le poids du brun quand celui-ci foula le sol. Même pieds nus, le bruit aurait dû attirer son attention.
Focalisé autant que possible sur sa recherche pour –très justement- oublier la présence de Marco, il n'avait rien entendu. Aussi sursauta-t-il quand une main apparut dans son champ de vision, se plaquant contre le mur à côté de son étagère. La main gauche de Marco, s'il y prenait garde. Et il ne voulait définitivement pas y prendre garde.
A gauche de sa tete.
Le bras, qui continuait le poignet, passait par-dessus son épaule.
Et dans son dos, il sentait la présence de Marco qui le surplombait de toute sa hauteur. Non pas que Marco soit si grand que ca –d'accord, il l'était, mais il n'allait pas tarder à le rattraper !-, mais la façon qu'il avait de toiser les autres si l'envie lui prenait, était plutôt…Intimidante.
-M…Marco… ? murmura-t-il.
-Qu'est-ce que t'as fichu ?
La voix de Marco avait résonné dans son oreille. Rauque, un peu dure. Il sentit une main sur son autre épaule, les doigts agrippant le tissu de sa chemise.
-Comment t'as pu rester comme ça… ?
Jean déglutit lentement, et avant qu'il ait pu dire 'ouf', la main sur son épaule avait glissé à sa taille, extirpant d'un geste ferme le tissu hors du pantalon.
-Eh…Eeeeh, attends un p…
-Dépêche-toi d'enlever tout ca… !
Les mots avaient presque glissé, pour le caresser le long de l'échine dans un long frisson. C'était quoi, ça ? Les boutons de sa chemise avaient presque sauté, défaits en un tour de main, avant même qu'il eut compris ce qui se passait.
Jean sentit son poul s'accélérer significativement quand la chemise glissa le long de ses bras. La main contre le mur avait disparu, rejoignant sa jumelle dans sa tâche. Ses bras glissant hors des manches furent bloqués un court instant, brusquement délivrés quand le vêtement tomba au sol, adroitement sorti des lanières de son harnais. Le cuir était froid et lui arracha un frisson désagréable, le temps que les doigts agiles fassent sauter les boucles qui bloquaient le harnais sur son torse. Les lanières dégringolèrent, la ceinture sauta à son tour, et quand les mains s'attaquèrent sans un arrêt, à son pantalon, Jean tourna enfin le visage, les joues brulantes malgré lui.
-Att…Tu…
-Tu es resté trempé tout ce temps, t'es malade ma parole ! Cesse de perdre du temps !
Marco avait une voix rauque. En effet. C'était indéniable. Mais ce n'était pas une situation comme les autres fois, et ça n'avait rien à voir avec ce qui avait résonné à son oreille. C'était son imagination qui lui jouait un mauvais tour, et Dieu savait que le visage qu'il voyait, là à l'instant, ne voulait pas séduire ni quoi que ce soit. Ce qu'il montrait, c'était cette inquiétude, mêlée à cette colère et à cette incompréhension face au comportement de Jean.
Il se sentait brusquement stupide, et l'élan d'envie qui l'avait submergé fut instantanément refroidi.
Il frissonnait –de froid cette fois. Et il tourna les yeux de nouveau vers l'étagère, reniflant légèrement pour cacher son trouble alors qu'il mettait la main sur des vêtements et une serviette le plus vite possible pour s'enfuir. Tout aussi vite.
Du revers d'une main, il chassa les doigts de Marco.
-C'est bon, je peux me débrouiller… ! marmonna-t-il avant de tourner les talons pour se diriger vers la porte.
Cette dernière claqua légèrement derrière lui, laissant le dortoir vide et silencieux comme avant son arrivée. Soupirant, Marco ramassa la chemise qui trainait à présent sur le sol, pour l'accrocher au barreau du lit le plus proche.
Un petit mouvement, un bruit de draps, attira son attention et il leva les yeux alors qu'il revenait vers sa mezzanine. A l'étage, Reiner le guettait entre deux barreaux, un petit rictus aux lèvres.
-Tiens, t'es là-haut toi ? marmonna Marco.
-Ouais…Pas mal, ton petit manège.
-Oh, la ferme.
Marco se laissa tomber sur le matelas. D'ici au moins, Reiner ne pourrait pas le voir. C'était plus facile de se recentrer si le jeune homme ne le regardait pas.
-Il doit se poser des questions, non ?
Réprimant l'envie de s'étouffer lui-même avec son oreiller, Marco inspira longuement. L'expression blessée –déçue, même- de Jean flottait encore devant ses yeux et il ignorait s'il devait s'en trouver profondément attristé ou heureux de provoquer cet effet chez le garçon. Dans les deux cas, ses gestes avaient eu leur importance pour Jean.
-Sûrement…, murmura-t-il finalement. Eh Reiner ?
-Mh ?
-Tu fais souvent ce genre de choses à Bertholdt ?
Un rire étouffé lui parvint d'en haut.
-Ouais. J'aime bien le faire tourner en bourrique.
Marco soupira profondément, avant de se redresser légèrement et s'adosser à la tête du lit comme il le faisait avant que Jean n'entre. Son livre de nouveau entre les mains, il se racla légèrement la gorge.
-T'es vraiment maso, répliqua-t-il enfin.
Ce jeu n'avait rien de bien agréable.
