Voilà on aurait dû s'en douter j'ai du retard ! Mais bon j'ai une bonne excuse j'avais mes oraux de bac ! Bon en tout cas voilà la suite, qui marque la fin d'une forme de « prologue », de présentation même. Le chapitre suivant, on part enfin sur du Drarry les girls ! Et surtout sur mon méchant Harry:3 aller j'arrête de vous faire saliver et je vous laisse lire !
Reviews :
Chloe : Ahah merci pour ta review ! Oui c'est sur que Ron ne pourra malheureusement rien faire ! Je te laisse apprécier la suite et j'espère qu'elle te plaira !
Chapitre 3
Never again...
- La ferme Malfoy, fut la réponse clair et concise que reçut l'enfant, le laissant abasourdi. Harry tu ne peux pas aller à Serpentard tu comprends ? Ne devient pas ami avec cette enfoiré, reste loin de lui tu comprends ce que je dis ? Tu… TU NE PEUX PAS FAIRE ÇA ! »
Des murmures s'élevèrent dans la salle, ce qui força le directeur à intervenir. Un « Stupefix » traversa l'immense pièce et vint frapper le roux de plein fouet. Son corps tomba raide mort sur le sol et Harry fut enfin libéré de l'emprise de son agresseur. Il se frotta l'épaule et la douleur disparut aussitôt. Il se tourna vers Dumbledore, lui fit un signe de tête en guise de remerciement et il sentit une main se poser sur la sienne.
« - Ça va Potter tu n'as rien ? Lui demanda Draco, mais tout ce que pouvait voir Harry à l'heure actuelle c'était la mine affreuse de son ami. Cet homme sortit de nul part venait d'insulter Draco Malfoy devant toute une assemblée et de surcroît, venait de le mettre en garde. Cet homme semblait savoir quelque chose mais cela ne lui importait guère, il ne comptait pas lâcher le blond alors qu'il n'avait pas encore eu la chance d'apprendre à le connaître. Il était hors de question qu'Harry obéisse aux ordres d'un inconnu.
- Je vais bien Draco ne t'en fais pas. Toi ça va ? Osa demander le garçon.
- Mon père aura vent de cela, il peut en être sûr ! Il ne s'en sortira pas de si tôt, insulté un Malfoy de la sorte, du jamais vu ! s'exclama hargneusement l'héritier. Ils ne virent pas Dumbledore arriver et furent surpris en entendant les ordres du vieil homme derrière eux.
- Severus veuillez emmener cet importun dans mon bureau, je vais m'entretenir avec lui. Monsieur Potter et Monsieur Malfoy nous parlerons de cet incident plus tard. Allez donc voir Madame Pomfresh notre infirmière, ajouta Dumbledore, inquiet.
- Ne vous en faîtes pas Monsieur je n'ai rien, je ne suis pas si faible, lui répondit Harry avec une pointe de défi qui n'échappa au directeur.
-Et bien, que le banquet commence ! »
Des tonnes de plats et de la nourriture en abondance apparurent comme par magie sur les tables et les élèves purent commencer à dîner, affamé. Harry et Draco discutèrent tout le long du repas, apprenant à se connaître l'un l'autre. Le jeune garçon apprit énormément de chose sur son nouvel ami : d'abord, Draco lui expliqua qu'il faisait partie des « Sang-Pur », des familles uniquement constituées de sorciers. Harry avait alors demander comment étaient appelées les autres types de sorciers et fût stupéfait d'entendre qu'il existait des sorciers nés de parents Moldus Draco fut d'ailleurs obligé de lui expliquer ce qu'était un Moldu, puisqu'il était tout nouveau dans le monde des sorciers. Fier d'en savoir un peu plus sur le monde dans lequel il vivait désormais, Harry se jura de retenir ce que venait de lui enseigner son ami : les sorciers descendants de sorciers étaient des Sang-Pur, mais ceux qui avaient du sang de Moldu étaient des Sang-Mêlés et ceux nés simplement de Moldus étaient des Sang-de-bourbe. Cela lui paru extrêmement dégradant et en lui faisait part de son ressenti, Draco lui avoua que c'était plus une insulte que leur véritable filiation, mais qu'ils méritaient d'être qualifiés ainsi. Et de ce qu'il avait compris, Draco ne tenait en estime que les Sang-Pur, mais il avait décidé de faire une exception pour Harry, sûrement parce qu'il était le Survivant. Le dit Survivant avait d'ailleurs boudé pendant un moment, le blondinet ne tarissant point d'éloges sur les familles de Sang-Pur, dont le brun n'en faisait aucunement partie. Il avait peur qu'un fossé se creuse entre eux, mais Draco l'avait immédiatement rassuré avec cette petite phrase qui réchauffait le cœur du garçon à chaque fois qu'il se la remémorait « Un ami comme Harry Potter ça ne se remplace ni ne s'oublie aussi facilement ! ». Le blond avait aussi avoué timidement, comme s'il essayait de se l'avouer à lui-même, qu'Harry était très certainement plus puissant que lui. C'est grâce à cette remarque qu'il termina son repas avec un immense sourire peint sur son visage qui ne le quitta plus.
C'est alors que vint la fin du repas, chacune des maisons fut prise en charge par un préfet, ou plutôt une puisque le préfet de Serpentard était une fille, Gemma Farley, qui les conduisit à leur salle commune. A première vue, l'endroit ne semblait pas très accueillant, mais Harry ne savait pourquoi, il s'y sentait à l'aise, comme si l'endroit avait été conçu pour lui. La lumière verte traversant les vitres donnait un aspect caché, sombre, comme s'il se trouvait sous l'eau. Et c'était le cas ! Gemma leur expliqua que leur salle commune se trouvait en dessous du lac de Poudlard et qu'elle ne leur serait accessible qu'avec le mot de passe, changeant tous les quinze jours. Lorsqu'elle évoqua les dortoirs, les deux Serpentards décidèrent d'un commun accord de se mettre dans la même chambre. Elle les laissa donc partir et les deux amis se précipitèrent choisir leur chambre. Ils se chamaillèrent longuement pour savoir lequel d'entre eux aurait le lit près de la fenêtre. Finalement se fut Harry qui céda l'objet de leur dispute, décrétant qu'il était assez grand pour ne pas se disputer pour une chose aussi triviale qu'un lit. Bien entendu il mentait, il essayait seulement de se voiler la face et de paraître cool aux yeux de son ami, ce qui eut l'effet contraire ! Draco avait compris le stratagème et accepta volontiers la défaite du brun, arrachant un soufflement de désespoir au perdant. Ils se regardèrent pendant quelques secondes dans les yeux avant d'exploser de rire. Harry n'avait jamais eu ce genre de dispute simplette, sans réelle prise de tête, qui finissait en pleurant de joie : c'était la première fois qu'il expérimentait une telle chose ! Le brun s'installa sur le lit du blond et lui prit la main.
« - Je dois t'avouer que je suis bien content que tu sois venu à moi, j'avais peur de me retrouver seul et finalement tu es là, avoua-t-il. J'espère qu'on deviendra de très bons amis ! »
Draco lui répondit par un sourire et n'eut pas le temps de répondre puisque la porte de leur chambre s'ouvrit doucement, et ainsi deux personnes vinrent s'ajouter au duo, Theodore Nott et Blaise Zabini. Harry sentait qu'il allait beaucoup s'amuser avec ses trois garçons, il pouvait prédire qu'ils seraient inséparables. Et pour la première fois depuis longtemps, Harry était heureux, une pure et réelle joie embaumait ses poumons. Jamais il n'avait été aussi bien. Il se jura de faire tout son possible pour que cela reste ainsi.
Depuis dix minutes le silence régnait dans le bureau de Dumbledore. Ron faisait face au directeur, assis sur un fauteuil plutôt confortable, mais sa nervosité le trahissait alors qu'il tentait vainement de paraître serein. Le vieil homme ne disait mot et ce fut l'un des entretiens les plus lourds qu'il n'ai eu. Ron ne savait pas comment lui dire, mais il le devait, il était le seul qui pouvait l'aider. Il sourit et feignit de rire : mais qu'est-ce qu'il racontait ? C'était déjà trop tard. Draco avait champs libre pour manipuler Harry, consciemment ou non, et Ron était à l'origine de cela. Et il ne pouvait démentir le fait qu'Harry était déjà ami avec cette fouine, et qui plus est il devait déjà prendre exemple sur lui. Ron se mit à imaginer ce que pouvait faire son ancien ami : il était sûrement entrain de partager de bons moments dans son dortoir de Serpentard avec Malfoy, et tout ça à cause de qui ? Oui cet imbécile de Ron Weasley ! Tout ça parce qu'il avait eu l'audace de toucher aux affaires d'Hermione alors qu'il savait ! Il savait qu'elle le tuerait si elle l'avait su, mais puisque Monsieur possédait un cerveau de la taille d'un Vif d'or, il n'avait pas réfléchi. Ron qui réfléchit ? La bonne blague. Et maintenant tout ce qui lui restait, c'était les souvenirs d'un futur disparu, un futur qu'il ne pourrait plus jamais voir : il sourit tristement. Ron ne deviendra pas le meilleur ami d'Harry, il ne sera pas avec Hermione et surtout, son adorable fille n'existera pas. Il venait de la tuer… Les larmes montèrent si rapidement à cette pensée morbide qu'il ne put les retenir, surprenant Dumbledore, l'incitant à débuter la discussion.
« - Que vous arrive-t-il jeune homme ? Pourquoi pleurez-vous ainsi ? Le questionna l'homme. Ron s'essuya les yeux du revers de la main et sourit tristement une nouvelle fois.
- Ah… par où commencer pour que vous ne me preniez pas pour un fou ? Ron s'arrêta et croisa le regard de son mentor qu'il savait mourant, peut-être pas encore mais il le serait bientôt. Ce qu'il vit dans ses yeux le rassura, il semblait apte à entendre son histoire. Je ne sais pas comment ni pourquoi mais je suis retourné dans le passé, j'avais entendu des choses sur le sujet mais rien ne s'est passé comme je l'ai vécu moi ! Ron porta sa main à son front et fronça les sourcils, visionnant une fois de plus Harry et Draco assit à la table Serpentard.
- Vous parlez du jeune Potter n'est-ce pas ?
- Oui, Harry n'aurait jamais dû être aux côtés de Malfoy et être envoyé à Serpentard. Il devait être avec moi et Hermione à Gryffondor. Ron le vit froncer les sourcils. Vous trouvez cela bizarre qu'il ai été envoyé à Serpentard ? Ne le soyez pas, Harry est relié à Voldemort après tout, à cet instant il le vit affiché une expression plus qu'étonné. Et je suppose que vous n'avez pas l'habitude que quelqu'un l'appelle ainsi ? Dumbledore semblait perplexe. Le rouquin ajouta : Si vous ne me croyez pas vérifiez la liste des premières années, Ron Weasley c'est moi, et il ne s'est pas présenté car il est dans le coma, c'est à partir de ça que tout a changé, avoua-t-il.
Après quelques secondes de silence, le directeur prit la suite.
- Bien… est-ce vous pourriez me montrer le retourneur de temps que vous avez utilisé ? Nous pourrons peut-être déterminé le dysfonctionnement qu'il y a eu, demanda-t-il. Ron était sur le point de répondre quand il se ravisa soudainement, il se rappela alors.
- Il… s'est brisé lorsque je suis arrivé… avoua-t-il, regrettant amèrement de ne pas l'avoir gardé.
- Hum… bizarre. Avait-il quelque de particulier ? Une couleur étrange ? La poudre dans le sablier était-elle bien blanche ? l'interrogea-t-il, piqué à vif.
- Euh oui il me semble, rien d'anormal, un magnifique bijoux rien de plus.
- Et bien Monsieur Weasley j'ai bien peur de ne pas savoir comment vous aidez. Je ne suis pas familiarisé avec les retourneurs de temps et de plus si le votre s'est brisé et que vous êtes toujours là après que cinq heures ce soit écoulées alors il est trop tard. Et il me sera impossible de m'en procurer un seulement parce qu'un inconnu dit venir du futur pour qu'il le change. J'espère que vous comprendrez ma position, confessa le vieillard.
- Je comprend bien sur… je ne m'attendais pas à ce que vous m'aidiez… je vais assumer mes erreurs et tenter de faire tout mon possible pour que la conclusion soit la même, la mort de Voldemort, lâcha Ron comme si c'était tout à fait normal.
- Ne m'en dîtes pas plus, vous ne devez en aucun cas dire ce que vous savez ou avez vécu à qui que ce soit vous m'avez compris ? Son ton était froid, sans appel à la contradiction.
- Alors… vous me croyez ? Osa demander le roux.
- Que je vous crois ou non importe peu Weasley, l'important est que vous n'avez nul où aller n'est-ce pas ? Je vais demander à Rusard de vous préparer une chambre dans l'aile des Gryffondors, il serait préférable que vous ne soyez pas en contact avec Monsieur Potter et Monsieur Malfoy, à en juger par leur récent comportement, vous pourriez vous attirez des ennuis, ce qui était une bonne déduction pensa Ron.
- Vous avez raison, avoua-t-il, merci beaucoup Monsieur. Ron sourit au vieil homme en face de lui : la seule bonne chose de toute cette merde, c'était ça. Il pouvait revoir Dumbledore. Il se reprit brusquement, il ne devait pas montrer de tristesse, sinon il se douterait de quelque chose.
- Vous pouvez y aller Monsieur Weasley, conclu le vieil homme.
- Appelez-moi Ron. »
Bon, qu'allait-il faire maintenant ? Il ne pouvait pas approcher Harry au risque d'être poursuivi par le père de Malfoy, il ne pouvait parler à personne, ne pouvait s'attacher à personne non plus. Il était livré à lui-même, seul. Ron souffla un bon coup, pris son courage à deux mains et se dirigea vers la salle commune de Gryffondor. Il entra et tous les regards se tournèrent vers lui. Il put sans aucun effort reconnaître Hermione parmi l'attroupement des premières années. Il s'approcha d'elle et ne pu s'empêcher de sourire. « Désolé Dumbledore je ne vais devoir désobéir »
« - Hermione Granger n'est-ce pas ? Il l'interpella doucement, son cœur se resserra lorsqu'elle se tourna vers lui.
- Oui c'est moi ! Oh, vous êtes l'homme de tout à l'heure ! Qu'est-ce que vous faîtes ici ? La brune n'avait l'air ni effrayé ni suspicieuse, elle souriait et semblait plus que sincère. « Hermione n'avait pas changé » pensa-t-il.
- Dumbledore m'a dit que je pouvais rester ici, j'ai une chambre un peu plus loin. Il lui sourit. Je suis désolé si j'ai pu t'effrayer toi et les autres tout à l'heure, je traverse une épreuve assez… difficile pour moi vois-tu…
- Oh mon dieu je suis désolée… vous avez perdu quelqu'un ? Demanda-t-elle, hésitante, sachant que cela ne la regardait pas.
- … Ron marqua une pause avant de répondre sincèrement : j'ai perdu ma femme et ma fille… par ma faute… dire cela devant la personne concerné était très dérangeant, et surtout bizarre. Comment allait-elle le ressentir ?
- C'est affreux… vous devez vous sentir si seul… si vous voulez nous pouvons devenir ami ? Je ne connais personne ici et vous semblez être la personne la moins ennuyante ici ! Elle lui sourit de toutes ses dents, attendrissant Ron. Qu'est-ce qu'il aimait quand elle souriait ainsi…
- Avec plaisir Hermione, appelle moi Ron, … ravie de faire ta connaissance. Il tendit sa main et elle y glissa ses doigts, permettant à Ron de refermer sa prise.
- D'accord Ron ! Ravie de te connaître ! »
Il la salua d'un bref signe de la tête et partit en direction de la chambre qui lui avait été gentiment
donné par Dumbledore. Lorsqu'il fut arrivé, il poussa la lourde porte en bois et découvrit l'endroit dans lequel il allait rester. La chambre avait été maigrement décoré par quelques cadres photos. Un grand lit à baldaquins se trouvait en face de la porte, entouré d'une petite bibliothèque où résidait quelques livres poussiéreux. Dans un coin à sa droite, une grande armoire noire, cachée dans l'obscurité de la pièce. Ron repéra une bougie posée sur une table de chevet et l'alluma à l'aide d'un « Incendio ». Maintenant que la pièce était baignée par la lueur de la bougie, Ron pu voir que la chambre portait les couleurs des Gryffondors : du rouge sur les murs et des touches de doré autour de la fenêtre et de la porte.
Ron finit son tour de chambre et se laissa tomber lourdement sur le matelas. Il était, à ce moment précis, l'homme le plus perdu du monde. Il aurait tellement aimé s'endormir immédiatement et ne plus penser à rien, et se réveiller le lendemain dans les bras d'Hermione, le rassurant que ce n'était qu'un cauchemars. Il se mit doucement à pleurer dans les draps, au bout. Supporter le regard froid de Harry était une chose, mais celui d'Hermione, sans amour et sans cette douceur qu'elle lui réservait, Ron perdait pied. Allait-il vraiment réussir à vivre dans cette version-ci ? De toute manière il n'avait pas le choix, il DEVAIT vivre dans ce monde, pour l'empêcher de tomber entre les mains de Voldemort, et pour sauver Harry et Hermione. Il était désireux de se rapprocher d'elle, il ne pouvait pas vivre sans elle. Un jour, il espérait pouvoir lui dire la vérité, et ainsi elle pourrait l'aider. Il aurait un allié. Mais l'aiderait-elle ? Seul le temps pourra nous le dire.
Ron ferma ainsi les yeux et se jura de faire son maximum. Car rien ne sera jamais comme avant. Plus jamais…
J'espère que ça vous a plus et que vous me laisserez vos impressions !
