Coucou ! :D
Alors je vous dit méa culpa pour ce chapitre qui arrive! Je sais que j'ai coupé durant la soirée, mais il ne s'y passe pas non plus grand chose, et surtout avec ce qui arrive dans ce chapitre, je sais que vous allez mourir d'envie de me donner des coups de batons, ou me jeter en plein dans le brouillard toxique xD
Bonne lecture 3
CHAPITRE 10
Bellamy sortait du camion, suivit de près par Lincoln. Ils étaient sur la même mission pour une fois et les deux hommes semblaient heureux. Ils savaient qu'ils faisaient une bonne équipe et qu'ils avaient la même façon de travailler. Ce soir là, ils devaient faire la sécurité à l'aéroport pour l'arrivée d'un ministre. Celui ci avait réquisitionné l'armée pour être sûr que tout soit bien encadré. Récemment, il avait reçu des menaces et il s'assurait désormais d'avoir une équipe au point. Alors qu'ils tapèrent leurs poings ensemble, Bellamy fit un geste à son coéquipier pour lui faire comprendre qu'il passait devant. En soit, il n'y avait rien de compliqué dans ce qu'ils avaient à faire, mais ils devaient rester sur leurs gardes. Après tout, il y avait pas mal de monde dans le bâtiment.
Alors que l'homme qu'ils devaient protéger arriva, une horde de journaliste se précipita vers lui, et les garçons cherchèrent à les retenir. Bellamy faisait abstraction des flashs, et du bruit énorme qui résonnait dans ses oreilles. Car comme à chaque fois qu'il se retrouvait à son travail, il se donnait à fond, parce que c'était ce qu'il aimait. Il repoussa chaque main qui se rapprochait trop du ministre et tenta tant bien que mal de lui frayer un chemin jusqu'à l'extérieur. Une fois arrivés devant la voiture de l'homme politique, Lincoln se plaça d'un côté de la porte et Bellamy de l'autre. Les autres membres de leur équipe vinrent faire un cercle de protection et au moment où l'homme commença à pénétrer dans la voiture, des coups de feu retentirent. Tout se passa tellement vite, mais Bellamy ne réfléchit pas. Il poussa l'homme dans la voiture avant de fermer la porte et ordonna au chauffeur de démarrer. La voiture s'éloigna alors que les militaires ouvrèrent le feu vers la source des tirs. Très vite, le tireur fut abattu et les quelques gens qui se trouvaient dans les alentours, et qui s'étaient couchés au sol par peur, furent relevés. L'armée avait été d'une grande aide dans cette affaire et ils comptaient bien s'assurer qu'il n'y avait aucun autre tireur prêt à semer la panique. Bellamy regarda partout autour de lui, et malheureusement, avec la nuit qui battait son plein, ne pouvait plus voir grand chose. Lorsque l'adrénaline était redescendue, il commença à avoir chaud, et la sueur prit place sur son front. Très vite, c'est la douleur qui l'assaillit, et qui le fit jurer. Lincoln s'en apperçu et se précipita vers lui.
Oh merde mec!
Bellamy baissa le regard sur son torse, et apperçu une partie de son uniforme qui changeait de couleur. Il avait été touché, et ça, Octavia ne lui pardonnerait jamais. Lincoln lui ordonna de s'assoir et d'attendre l'ambulance qui avait été appelée un peu plus tôt au cas où des blessés soient à déplorer. Bellamy acquiesça, sentant ses jambes lâcher légèrement. Ce n'était pas la première fois qu'il prenait une balle, mais la douleur était toujours aussi insupportable.
Clarke finissait de changer la perfusion de sa patiente quand elle sortit de la chambre. Elle jeta un coup d'oeil à sa montre et soupira. Il n'était que onze heures et elle n'était pas prête de finir sa nuit. Elle avait eu du mal à récupérer de la soirée au bar alors que ça faisait deux jours. En même temps, elle n'avait plus l'habitude de sortir. Elle le ressentait aujourd'hui. Elle allait attraper une énième poche d'eau sucrée pour aller dans la chambre du patient suivant lorsqu'elle vit son chef de service qui l'appela.
Griffin, on a besoin de renfort aux urgences, alors tu laisse ça et y vas tout de suite.
Bien monsieur.
Son chef lui fit un sourire et Clarke se précipita à l'ascenseur. Elle lui avait fait par de son désir d'intégrer le service des urgences et elle savait que s'il l'avait appelée elle, c'était pour ça. Elle ressentait une telle adrénaline quand elle était là bas, elle se donnait à fond pour les patients, pour les aider du mieux qu'elle pouvait. C'était beaucoup plus vivifiant que seulement changer des perfusions. Lorsqu'elle poussa la porte, le calme de l'étage précédent laissa place au bruit et au chaos. Des cris fusaient de toute part, au vue des admissions qui affluaient par la porte d'entrée. Elle se présenta au chef de service qui lui donna ce qu'elle devait faire. Malheureusement pour elle, elle n'avait pas hérité du meilleur des postes, et c'était même celui qu'elle détestait. Elle devait appeler les familles, pour prévenir de l'admission des patients. Elle détestait entendre l'angoisse dans le téléphone et elle détestait apprendre des mauvaises nouvelles. Ce soir là, elle avait du appeler trois familles pour les prévenir que leurs enfants avaient eu un accident de voiture, et une pour prévenir qu'une personne âgée était tombée. En soit rien de très grave et ça lui allait. Quand elle prit le dossier suivant, son coeur s'arrêta.
« BELLAMY BLAKE »
Elle cru d'abord rêver, mais elle aperçut au loin Lincoln, elle savait que ce n'était pas une blague. Celui ci était avec des policiers, et semblait leur expliquer ce qu'il s'était passé. Clarke ne perdit pas une seconde, et se précipita vers lui.
Mademoiselle, nous sommes entrain d'interroger ce monsieur.
Je sais oui, je n'en ai pas pour longtemps.
Clarke, je n'ai pas eu le temps d'appeler O'. Tout est allé si vite...
Je vais le faire! Ne t'inquiète pas.
Il lui expliqua rapidement ce qu'il s'était passé avant que les policiers ne demande à Clarke de les laisser. Celle ci acquiesça et retourna au bureau où elle attrapa le téléphone. Elle lut rapidement les lignes concernant Bellamy, afin de savoir quoi dire à son amie. Elle prit une grande respiration, avant de composer le numéro qu'elle connaissait par coeur. Elle savait qu'Octavia ne devait pas dormir et qu'elle décrocherait, bien qu'elle ne soit pas sûre vu qu'elle ne connaissait pas le numéro. Au bout de quelques sonneries, elle entendit la petite voix de son amie, qui se demandait bien qui pouvait l'appeler à cette heure ci.
Salut O' c'est Clarke!
Oh Clarke, tu m'as fait peur! T'es pas censée bosser ce soir?
Justement... O'...
Qu'est ce qu'il y a? Clarke dis moi!
Bellamy a été amené... Il a pris une balle.
Quoi? Clarke dis moi qu'il va bien!
Il est en salle d'opération. Mais O', j'ai son dossier dans les mains, il va s'en sortir, ce n'est pas si grave.
Je peux venir?
Oui, Lincoln est là, avec la police. Il va très bien avant que tu t'inquiètes.
J'arrive.
Clarke raccrocha et laissa échapper un soupire. Elle avait une boule énorme au fond de la gorge, rien qu'en entendant la voie apeurée de son amie. Il lui fallut quelques minutes avant de se sentir de nouveau opérationnelle pour continuer son travail. Lorsqu'elle avait lu ce nom, elle n'avait pas compris pourquoi elle avait eu si peur. Mais maintenant, elle le savait. Octavia était beaucoup trop importante pour elle, et elle ne supportait pas que son amie puisse perdre le dernier membre de sa famille.
Elle attrapa le téléphone, il lui restait une dernière famille à appeler. Elle prit une grande inspiration et composa le numéro.
