Hello everybody ! Je passe sur FF en coup de vent en ce dimanche soir pour vous poster la suite (je crois que je ne l'ai jamais relu, sorry pour les fautes... Je corrigerai tout ça en début de semaine). J'espère que vous avez profité du week-end, et que vous apprécierez ces quelques minutes de lecture ;).
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Réponses aux reviews anonymes
Lily : merci pour ton avis, j'espère que cette suite te plaira ;)
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Chapitre 2
San Francisco
« BIP… BIP… BIP… BIP ! »
Hermione râla en entendant le son de son réveil, et fût tenter de le balancer à l'autre bout de sa chambre. Le scénario de l'explosion de cet objet de malheur se déroula dans sa tête, et elle faillit céder à la tentation… Mais au lieu de rendre réel ce fantasme, elle appuya violemment sur le réveil, et enfouit sa tête sous son oreiller.
Elle s'étala de tout son long, les jambes et les bras en étoile. Elle aurait aimé prendre des vacances, mais ce n'était vraiment pas le bon jour pour poser un congé. Aujourd'hui, elle allait parler avec le Président et le Premier Ministre anglais. Elle en frissonna des pieds à la tête.
Requinquée par ses projets plus qu'emballants de la journée, Hermione finit par lever son corps endormi. Elle se dirigea comme un automate vers la salle de bain, et fila sous la douche italienne. Elle tourna la pompe à fond, et l'eau brulante réveilla doucement ses muscles.
Elle appuya son front contre la paroi carrelée, et ferma les yeux. Elle se serait presque rendormie sur place… mais le devoir l'appelait. La jeune femme attrapa une serviette en éponge moelleuse à souhait, et s'enroula dedans. Elle se sécha rapidement les cheveux, puis se planta devant sa glace.
Si un de ses amis d'enfance la croisait aujourd'hui dans la rue, Hermione était quasiment certaine qu'il ne la reconnaitra pas. Ses cheveux longs et frisés de l'époque avaient laissé place à une coupe au carré plutôt courte. La couleur chocolat qu'elle arborait fièrement avant tendait plus désormais vers le blond caramel.
Elle longea du doigt l'arrête de son nez, suivit le contour de ses lèvres, et finit par caller sa main dans son cou, pensive.
Hermione Granger avait laissé place à Hermione James, depuis plus de seize ans.
Seule la teinte caractéristique de ses iris était encore reconnaissable, ainsi que la forme en cœur de son visage. Mais peu de personne aurait fait le rapprochement. Trop d'années avaient passé, et le nom d'Hermione Granger était depuis longtemps gravé sur la pierre de l'Hommage aux sorciers morts pour la Grande Guerre.
Voilà ce qu'il restait de l'illustre Hermione Granger : une stèle en son nom, une médaille posthume, et son visage dans les livres d'Histoires des petits sorciers. Au moins, son souvenir était connu.
Hermione attrapa sa brosse, et essaya de donner forme à ses cheveux lisses. Ressasser le passé n'était jamais bon, mais elle avait une forte tendance à la nostalgie, malheureusement…
Après avoir enfilé une tenue chic pour l'occasion, elle se maquilla succinctement, et mit ses escarpins. Elle avait appris à vivre avec sa féminité, au fil des années, prenant confiance en elle, et en son charme. Elle était restée naturelle, certes, mais une touche de sensualité semblait avoir élu possession de son apparence. Pour ne pas lui déplaire.
Elle vérifia une dernière fois de quoi elle avait l'air dans la glace en pied de sa chambre, puis, satisfaite, descendit à la cuisine.
Hermione adorait son duplex. Il n'était pas grand, mais un esprit chaleureux en ressortait. Et c'était largement suffisant pour Aaron et elle. Lorsqu'elle arriva dans la cuisine, elle vit d'ailleurs ce dernier affalé sur la table, les yeux encore ensommeillés.
Elle sourit, attendrie. Aaron était beau, bien sûr. Toutes les mères trouvaient leur enfant beau. Mais d'une manière totalement objective, elle savait que son fils marquait les esprits…
Elle s'avança dans la cuisine, et s'assit sur la chaise près d'Aaron. Il releva la tête lorsqu'il entendit le raclement du bois sur le carrelage, puis esquissa un sourire en coin en la reconnaissant.
« T'es belle. » Marmonna-t-il, les mains crispées autour de sa tasse de chocolat chaud.
« Tu es un charmeur. » Répliqua-t-elle en souriant.
Leurs échanges lui avaient terriblement manqué, et Hermione était heureuse qu'Aaron soit enfin en vacances. Elle était heureuse qu'il s'épanouisse à Salem, bien sûr, mais avoir son enfant à la maison était réconfortant.
« On ne se refait pas… »
Hermione soupira de manière tragique, ce qui agrandit encore plus le sourire d'Aaron.
« Qu'ais-je fait pour avoir un fils tel que toi ? » Se lamenta-t-elle.
« T'avais qu'à mieux choisir le père… »
Hermione se crispa légèrement, mais Aaron continuait de sourire, plus malicieux que triste. La jeune femme se leva pour attraper une tasse dans le placard, puis revint s'asseoir, tout en se penchant vers son fils. Elle posa sa main sur sa joue.
« Tu es parfait Aaron. Ton père sera fier de toi, sois en sûr. »
« Tu vas rencontrer le Président, alors ? » Changea subtilement Aaron de sujet.
« Et oui… Ta mère est peut être vieille, mais elle a encore des relations en ce bas monde ! »
Aaron pouffa, tout en enfournant un bout de pancake dans sa bouche.
« Je te regarderai depuis la télé, promis. » Railla-t-il.
Hermione leva les yeux au ciel.
« Et bien tu pourras chercher longtemps ! C'est un papier que je vais devoir faire. »
« Misère ! » Cria-t-il, fataliste. « Je vais devoir supporter ma mère en mode furie tout le temps de l'écriture de ce putain d'article. »
« Aaron, langage ! » Gronda-t-elle, tout en déposant sa tasse vide de café dans l'évier.
« Pardon. » S'empressa-t-il de rétorquer pour éviter toutes représailles.
« Je préfère ça jeune homme… D'ailleurs, est-ce que Thomas va venir une semaine pendant les vacances ? Ou alors peut-être que ce sera cette fameuse fille… » Continua Hermione, en relevant un de ses sourcils, amusée de voir son fils gigoter sur son siège.
« Et bien oui… Tom va venir comme d'habitude, sûrement fin juillet. Et… et je peux demander à Sarah… Enfin, seulement si tu… »
« Sarah, hein ? » Poursuivit Hermione, en essayant de retenir son sourire face aux explications foireuses d'Aaron.
« Oui… Elle est anglaise. Enfin, c'est une nouvelle quoi. Elle est arrivée cette année. »
Hermione tiqua, ce que remarqua immédiatement le jeune homme.
« Je sais que tu n'aimes pas trop les anglais, mais elle est vraiment particulière. »
Le cerveau d'Hermione se mit en marche afin qu'elle puisse sortir une excuse potable.
« Je n'ai rien contre les anglais mon cœur… C'est juste… »
Hermione pensa à tous les mauvais souvenirs qu'elle avait de l'Angleterre et de ses habitants.
« C'est juste qu'ils ont une culture… différente. » Répliqua-t-elle pitoyablement. « Et… C'est Sarah comment ? » Demanda-t-elle, priant pour que cette fille ne soit pas celle d'un de ses amis d'avant.
« Sarah Archer… Tu connais sa famille ? »
Hermione fouilla dans ses souvenirs, mais le nom de Archer ne lui disait rien. Le soulagement arriva enfin.
« Pas du tout, mais je me ferai un plaisir de rencontrer cette jeune fille qui a su ravir le cœur de mon insaisissable Aaron… »
« Maman ! » Râla-t-il.
Elle rit, avant d'attraper son sac en cuir caramel.
« Allez, je file. A ce soir chéri. Ne détruit pas l'appartement, et range ta valise ! »
Sur ces paroles, elle fila dans le couloir. Cette journée commençait sur les chapeaux de roue.
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Le soleil était resplendissant, la chaleur insoutenable, et la foule de curieux et de fans vibrait comme un seul homme.
Hermione observait cette belle agitation depuis le haut d'une tour en verre, un sirop à la pêche dans la main, calepin de journaliste dans l'autre.
Elle jeta un coup d'œil à sa montre, de moins en moins patiente. Elle savait que les deux Présidents seraient évidemment en retard… Mais déjà une heure qu'elle attendait ici, et si cela continuait, son taux de glucide allait grimper rapidement tellement elle avalait de sodas, barres chocolatés et joyeusetés pour s'occuper.
Elle grimaça en passant à sa ligne… Elle n'était pas parfaite, n'avait jamais accordé un intérêt particulier à ses formes… Jusqu'à ce qu'on lui fasse comprendre qu'une rédactrice en chef devait représenter « l'image » du journal au sein de la profession. Hermione grinça des dents, ses idées féministes refaisant surface.
Une pointe d'angoisse lui mangeait quelque peu le ventre, mais là encore… Elle n'était plus adolescente, et avec l'expérience, elle avait appris à gérer son excès de stress et de perfectionnisme. C'était un travail de tous les jours, et il lui arrivait même de pratiquer des exercices respiratoires.
Soudain, des voies se firent entendre dans le couloir menant au salon où elle était installée. Son cœur s'emballa légèrement. Elle se força à inspirer profondément et à reprendre ses esprits.
Ce n'était pas le moment de foirer… C'était LE meeting de sa carrière, l'apogée de son travail acharné de l'étude de la géopolitique moldue… Une passion secrète qu'elle entretenait depuis l'enfance.
Elle entendit les gonds de la porte tourner. Elle afficha un sourire professionnel, prête à accueillir dignement les chefs d'Etats.
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« … et nous vous remercions vivement Madame James pour votre professionnalisme et votre accueil. » Termina poliment le Premier Ministre britannique, avec un sourire poli.
« C'est moi qui vous remercie pour votre temps et pour avoir partagé ce moment avec moi » Répondit Hermione, satisfaite, et surtout, soulagée.
La journaliste avait pris des centaines de notes, et tout l'entretien était enregistré sur son dictaphone. Elle était prête à s'enfermer dans son bureau chez elle, et pondre un article digne de ce nom sur cette rencontre au sommet.
L'ensemble des personnes présentes dans le salon se leva comme un seul homme. Hermione rassembla ses affaires, avant de les glisser dans sa sacoche professionnelle. Elle était souriante et heureuse. Cette interview avait été fabuleuse… magique. Les investisseurs du journal seraient ravis, elle en était certaine.
« Je vous raccompagne, Messieurs » Proposa-t-elle, enthousiaste.
« Volontiers, Madame James. »
Tous se dirigèrent vers la sortie. Deux majordomes leur ouvrirent solennellement les portes en chêne massif de l'hôtel. Les assistants de chacun des chefs d'Etats passèrent en premier, puis vinrent les gardes du corps.
« Avez-vous prévu de visiter les endroits magnifiques qu'offrent notre ville, Monsieur le Premier Ministre ? » Demanda Hermione, toujours polie.
« Oh… Et bien, malheureusement, notre emploi du temps est extrêmement serré. Je ne pense pas que j'aurais cette occasion. Mais je noterai volontiers les bonnes adresses que vous me conseilleriez ! » Plaisanta-t-il.
« Bien sûr, je vous le faxerai ! Je connais un restaurant délicieux, avec une vue superbe sur la baie… »
« Cela semble merveilleux, effectivement, Madame. »
« Leurs poissons et crustacés sont un délice pour les papilles et… »
Hermione continuait à badiner, tandis qu'ils entraient dans l'ascenseur qui avait été privatisé pour l'occasion par l'hôtel de luxe. San Francisco était encore baignée par milles rayons de soleil, et Hermione pensa avec envie à son maillot de bain et sa crème solaire qui l'attendait. Bientôt, elle serait en vacances elle aussi…
L'ascenseur indiqua enfin le rez-de-chaussée de l'immeuble, et un brouhaha se faisait déjà entendre. Autres journalistes, équipes ministériels ou simples badauds leur fit un accueil chaleureux et curieux.
Hermione fit rapidement un tour d'horizon, et son corps se figea.
Ses pupilles se fixèrent sur une silhouette qu'elle connaissait bien. Ses mains se mirent à trembler dangereusement, et elle serra de plus belle ses affaires contre sa poitrine. Son cœur s'emballa. Elle était dans le mal.
Seamus Finnigan se trouvait devant elle, sûrement en tant que garde du corps du Premier Ministre britannique.
Hermione aurait du se douter qu'un de ses anciens amis finirait par travailler au Ministère en tant qu'Aurors… Après tout, elle ne pouvait ignorer qu'Harry Potter soit Ministre de la Magie. Elle vivait certes aux Etats-Unis, mais elle n'était pas coupée du monde magique…
Le plus urgent était que Seamus ne le reconnaisse pas. Cela aurait été la fin de sa tranquillité, et le début des ennuis pour elle.
Elle se glissa discrètement derrière les deux chefs d'Etats, afin de se cacher. Elle se demanda intérieurement depuis quand elle réagissait comme une Serpentarde, plutôt que comme une Griffondor courageuse…
Seamus ne semblait pas l'avoir remarquée, et son cœur se calma peu à peu, au fur et à mesure que l'ensemble du corps ministériel avançait vers la sortie de l'hôtel luxueux. Hermione n'avait pas besoin de les accompagner vers la sortie, les aurevoirs d'usages avaient déjà été échangés en sortant de l'ascenseur.
Alors que le Président des Etats-Unis et le Premier Ministre britannique montaient dans leur voiture respective, Hermione se précipita dans les premières toilettes qu'elle put trouver.
Elle s'appuya contre le rebord des lavabos, et se fixa dans le miroir gigantesque. La panique pouvait se lire sur son visage. Elle ferma les yeux plusieurs fois d'affilés, et se força à inspirer et expirer calmement.
Après tout, elle n'était plus vraiment reconnaissable. Elle n'était plus Hermione Granger. Elle ne se sentait plus Hermione Granger.
Il n'y avait donc aucun risque que son ancienne vie ne vienne se télescoper avec sa nouvelle, n'est-ce pas ? Hermione essaya d'ignorer la petite voie qui lui disait que le retour de bâton serait pour bientôt…
En vain.
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Londres
Drago Malefoy observa le feu de cheminée qui brulait constamment dans le salon du Manoir, hiver comme été. Un verre de whisky-pur-feu à la main, cigarette moldue dans l'autre, le sorcier était songeur.
Il inspira une taffe de sa cigarette – mauvaise habitude qu'il avait prise depuis la fin de la guerre. Il savait qu'il devrait arrêter un jour… Ne serait-ce que pour montrer le bon exemple à sa fille de 10 ans. Il écrasa l'objet de malheur dans le cendrier posé sur la table basse, avant de faire disparaître de sa baguette toutes les traces de son méfait.
La minute suivante, la cheminée s'embrasa, et laissa apparaître Millicent Bulstrode dans toute sa splendeur. Elle retroussa son nez puis releva un de ses sourcils d'un air de dire Je-ne-suis-pas-dupe-Drago ». D'ailleurs…
« Tu as encore fumer. » Assena-t-elle, sûre d'elle et de ses affirmations.
« Abby n'est pas là. »
« Ce n'est pas une raison, Drago. Ta fille n'est pas dupe. »
« C'est aussi ta fille… »
« Raison de plus pour dire qu'elle sera aussi futée que moi ».
Drago soupira. Son ex-femme pouvait être une vraie teigne quand elle le voulait… C'est ce qui l'avait séduit au début de leur idylle, mais le temps avait eu raison de leur passion. Heureusement, leur entente était cordiale pour le bien être de leur fille, Abigail Malefoy, surnommée « Abby » depuis son enfance.
« Je t'ai promis d'arrêter… un jour. »
« Ce jour arrive à grand pas. L'année prochaine, Abby entre à Poudlard et tu vas lui donner le bon exemple en arrêtant d'acheter ces horreurs. En plus, cela rend les dents jaunes ! Tu es déjà blond… Pas besoin d'en rajouter. »
« Que des compliments dans une si belle bouche. » Répliqua Drago avec un rictus dédaigneux.
« Ne commence pas Malefoy ! »
Drago leva ses paumes devant lui en signe de résilience, et Millicent sembla se calmer. Elle prit place dans le fauteuil en face de lui, et croisa dignement ses longues jambes. Elle était toujours belle, malgré les années et malgré les tracas de la vie.
« Alors… » Reprit-elle, plus calme. « J'ai déposé Abby chez mes parents et elle y restera la semaine. Tu iras la chercher samedi prochain, j'ai prévenu ma mère. »
Drago grogna. Il détestait se rendre chez ses ex-beaux-parents… Autant dire que ces derniers ne le portaient pas dans cœur depuis qu'il avait demandé le divorce, cinq ans plus tôt.
« Si c'est nécessaire… »
« Drago ! Fais un effort ! »
« Bien, bien ! J'irai la chercher, arrête de te tracasser pour ça. »
« Parfait, dans ce cas. De plus, j'espère que tu n'as pas oublié le repas en fin de semaine chez Pansy et Ron. C'est leur anniversaire de mariage, elle ne te pardonnerait pas si tu oubliais ! »
Drago se maudit intérieurement, car il avait effectivement oublié cette petite sauterie. Pourquoi diable son amie d'enfance était-elle tombée amoureuse d'un Weasley ? Qui plus est de la belette ? Que Salazard le bénisse pour avoir supporté le roux et leur bande de Griffondors depuis tant d'années.
« Bien sur que je serai présent, pour qui me prends-tu ! » Répliqua-t-il, faussement outré.
Drago fit apparaitre du thé devant son ex-femme, histoire de calmer ses ardeurs mortelles à son encontre. Il avait l'art de faire ressortir le pire chez elle… Et elle le meilleur de lui. Millicent le remercia d'un sourire, avant de verser du sucre dans la petite tasse en porcelaine, décorée aux armoiries des Malefoy.
« J'ai vu Pansy hier soir… Elle n'était pas dans son assiette. Disons que… Ce n'est pas la meilleure période de l'année pour elle… Pour nous. »
Drago ne répondit pas, et se força à conserver un visage le plus neutre possible.
« Potter doit lui en faire voir de toutes les couleurs. Sans compter Weasmoche… »
« Arrêtes ton cirque, Drago. Je sais très bien que tu les apprécies. Tout le monde le sait. Je te parle de… »
« Je sais très bien à quoi tu fais référence Millicent. Cependant, je n'ai pas envie d'en parler. Je ne veux pas que l'on se remémore tous les ans les horreurs de la guerre. Vivre avec est déjà suffisant… »
Et pour lui plus particulièrement… La guerre s'était prolongée quelques années après leur septième année à Poudlard, mais les souvenirs étaient encore vifs dans son esprit. Il avait été un espion pour l'Ordre du Phénix, à l'instar de Millicent, Pansy et Blaise, et cela avait quelque peu soulagé sa conscience. Cependant, rien ni personne ne pourrait effacer toutes les atrocités qu'il avait commis… Il en faisait encore des cauchemars.
« Faire la sourde oreille ne résoudra pas tes problèmes ! Je sais que tu penses encore à ce que tu as fait… »
« Tais-toi ! » Siffla-t-il, furieux, alors que ses mais commençaient à trembler. De rage, de peur ? Lui-même ne le savait pas.
Millicent le regarda avec pitié, et cela l'énerva de plus belle. Il n'avait pas besoin de la pitié des autres… Ou tout du moins, de la pitié de ceux qui connaissaient tous les crimes qu'il avait commis au nom de Voldemort. Ces personnes pouvaient se compter sur les doigts d'une seule main, mais c'était déjà trop pour lui.
« C'était il y a plus de quinze ans, Millicent. Arrête maintenant. »
La Serpentarde le fixa, indécise, et finit par battre en retraite. Elle reprit sa tasse de thé, et changea brusquement de sujet de conversation, pour son plus grand plaisir.
« Quand vas-tu emmener Abby à un de tes entrainements ? Elle en crève d'envie. Et cela fait longtemps que tu n'a pas passé une journée entière rien qu'avec elle ».
Drago devina la désapprobation cachée de son ex-femme. Il aimait sa fille de ton cœur, évidemment… C'était sa fille par Salazard ! Mais il avait parfois quelques difficultés à lui montrer…
« J'ai été très occupé dernièrement… Mais je l'amènerai bientôt. De toute manière, vous aurez des places en première loge pour le prochain match. C'est dans un mois, contre Les Canons de Chudley. »
Drago se pinça les lèvres pour se retenir de rire lorsqu'il vit le regard malicieux de Millicent.
« Vous allez les écraser ! »
« C'est pour cela qu'Abby assistera à ce match, afin de voir à quel point son père est fabuleux… ».
Millicent leva les yeux au ciel, encore une fois, exaspérée par l'orgueil des Malefoy. Et dire qu'Abigail en avait hérité, à son grand damne !
« Drago, tu es attrapeur professionnel pour les Faucons de Falmouth depuis 10 ans, et tu as toujours été sélectionné dans l'équipe national d'Angleterre ! Je pense qu'Abby n'a pas besoin que tu lui exposes tes capacités sur un balai… Juste que tu passes un peu plus de temps avec elle. Ce n'est encore qu'une petite fille même si elle veut jouer à la grande. »
Drago hocha la tête, conscient que son métier en tant que joueur professionnel de Quidditch empiétait souvent sur sa vie de famille. Les entrainements, les déplacements, les fans, les matchs, les interviews pour la presse… C'était un job à plein temps, tout au long de l'année.
Mais cela avait toujours été son rêve. Il avait pu le réaliser, en partie grâce à Millicent.
En contrepartie, il lui avait donner le plus précieux des cadeaux : Abigail Malefoy. Rien que pour cela, Millicent aimerait toujours Drago, malgré ses nombreux défauts.
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Enfin le retour de notre chouchou Drago ! Et de l'action du côté de San Francisco, avec une petite frayeur pour notre Hermione adorée… Petites questions :
1- Que pensez-vous d'Aaron ?
2- Pourquoi Hermione a-t-elle si peur de renouer avec son passé selon vous ?
3- Drago ex-mari de Millicent… Attrapeur (huhuhu)… Papa (roooh)… Votre ressenti ?
Une review, et Drago vous invitera également dans son salon à prendre le thé héhéhé…
Merci pour votre soutien!
A dimanche prochain,
Little-Library.
