Hello les chats !

J'espère que vous allez bien :). Pour ma part j'ai passé un super week-end, malgré la pluie! Dommage que le lundi arrive si vite hihi... Petit chapitre qui va vous surprendre, je l'espère !

Bonne lecture, on se retrouve en bas de la page... ;)

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Réponses aux reviews anonymes

Lily : merci beaucoup pour ton post, j'espère que cette suite te plaira autant :)

Perrine : Hello! Merci pour tes compliments, toujours un bonheur de lire ces petites attentions ;). Toujours pas de cramions... Mais autre chose pour cette semaine hehe... Bonne lecture!

Lillie : Hello, merci pour ta review! Quelques réponses à ces questions dans ce chapitre... A bientôt :)

Anonyme : merci bcp, j'espère que ce chapitre te plaira également! :)


Chapitre 5

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Londres

La température le surprit, tout d'abord. Un air frais, humide, à l'opposé de celui de San Francisco. On était toujours en juillet. Mais l'ambiance était différente… Plus froide. Le ciel gris ne l'éblouissait pas, c'était au moins un avantage.

L'homme boutonna sa veste, puis se mit en route vers le quartier sorcier huppé de Londres.

Allées soignées, architecte victorienne, parterre verdoyant : il était bon de vivre ici, songea-t-il.

L'adresse de sa cliente était inscrite comme au fer blanc dans son cerveau. Une de ses règles fondamentales était de ne jamais laisser de trace de ses recherches. Tout devait rester dans un endroit sûr, c'est-à-dire dans sa tête.

Il lui arrivait de laisser des traces matérielles lorsqu'il voyageait. Il se débrouillait alors pour que tout disparaisse. La discrétion était le maître mot.

56 Bellevue Road.

On y était.

L'homme avança calmement dans l'allée de l'hôtel londonien, monta les quelques marches qui le séparait de la portée d'entrée, puis tapa trois fois sur le bois rouge et lisse.

Il se gratta la gorge, récitant intérieurement son discours… Sa cliente allait être ravie.

Il entendit des pas se rapprocher de l'entrée, puis la longue chevelure auburn de sa cliente apparut dans l'encadrement. Elle parut d'abord surprise, mais se ressaisit rapidement.

« Monsieur, bonjour ! Je ne vous attendais pas si tôt mais… Entrez, je vous en prie ».

Elle s'écarta de la porte afin de le laisser passer.

« Merci, Madame. » Répliqua-t-il, affable tout en pénétrant dans la chaleureuse entrée décorée avec goût. De magnifiques lys reposaient fièrement dans un vase, et embaumaient l'air d'une odeur exquise.

« Votre demeure est splendide, Madame. »

Sa cliente parut charmée par ses paroles, et il se félicita intérieurement. Il fallait toujours savoir manier les flatteries, en toutes circonstances.

« Vous arrivez pile pour le thé… Vous vivez certes aux Etats-Unis, mais vous avez bien du garder vos habitudes anglaises, non ? »

« Oh, bien sûr, que ferions-nous sans une bonne tasse de thé ? » Plaisanta-t-il.

Sa cliente lui désigna son canapé chocolat.

« Je vous en prie, installez-vous… Puis nous discuterons. »

Cela signifiait que les choses sérieuses allaient commencer… Enfin. Il voyait enfin le bout de cette mission qui le hantait depuis des années.

Quelques minutes plus tard, les tasses de thé remplis et les formalités d'usage réalisées, les deux sorciers se fixèrent quelques secondes. L'homme reposa délicatement sa tasse, et sa cliente en fit autant. Puis il reprit la parole, calme et ferme.

« Je l'ai retrouvé. » Assena-t-il.

« Vous l'avez retrouvé ? »

« Oui. Je sais où se trouve Hermione Granger. »

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San Francisco

Hermione avait les yeux qui brulaient de fatigue, à force de fixer sans relâche l'écran de son ordinateur depuis déjà quelques heures. C'était la veille de la sortie du journal, et elle devait relire l'ensemble de la version finale sur laquelle elle avait travaillée toute la semaine avec son équipe.

Elle aurait bien imprimé cette fameuse version, mais le journal s'était engagé dans une politique de promotion d'économies de ressources naturelles… à commencer par le papier.

La sorcière se massa la nuque, tentant vainement de détendre ses muscles crispés. Elle avait clairement besoin d'une pause.

Décidée, elle attrapa son téléphone portable, son porte-monnaie et ses lunettes de soleil, afin d'aller chercher un jus de fruit frais au café d'en face. Cela allait la requinquer. Elle se pressa dans le couloir menant à l'ascenseur principal.

Hermione songeait aux saveurs qu'elle allait prendre – pomme et framboise, ou bien banane et fraise – quand son assistance de direction l'interpella, la tirant de ses réflexions complexes.

« Hermione ! Votre rendez-vous de cette après-midi s'est confirmé à l'instant et… »

« Attendez, quelle réunion ? » Coupa Hermione en s'arrêtant devant le bureau de sa secrétaire, Katherine. Elle était surprise. Elle n'avait aucun souvenir d'avoir pris ce rendez-vous.

« Oui, il est dans 15 minutes, une certaine Madame Andrews, elle travaille à l'ambassade anglaise, vous vous souvenez ? » S'inquiéta Katherine.

Hermione soupira.

« Oui, oui… J'ai déjà rencontré cette Madame Andrews, c'est une vraie plaie. » Râla-t-elle, tandis que Katherine contenait difficilement un sourire malicieux. « Et bien, je suppose que ma pause va être rapide, juste le temps de descendre et de remonter. » Reprit-elle, un peu déconfite…

Mais le boulot l'appelait. Hermione salua sa secrétaire, et se pressa encore plus pour aller chercher son jus de fruit. Il allait falloir qu'elle le boive dans l'ascenseur en remontant… C'était d'une tristesse sans nom !

L'approche qu'avaient les américains du travail était disproportionnée, mais Hermione soupçonnait le reste du monde d'avoir succombé également. Ce n'était pas pour lui déplaire, tant elle était une acharnée du travail – et ce depuis ces jeunes années à Poudlard – mais il fallait aussi savoir s'arrêter…

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Dix minutes plus tard, son coup de fatigue évaporée et des vitamines en plus dans son organisme, Hermione retrouva son bureau.

« Hermione, votre rendez-vous est arrivé, j'ai pris l'initiative de l'installer dans la salle de conférence le temps que vous remontiez. » L'interpella Katherine.

« Très bien, c'est parfait. »

La sorcière se pressa dans son bureau, attrapa le dossier volumineux concernant la visite conjointe des chefs d'Etats moldus à San Francisco, et s'observa trente secondes dans sa glace pour vérifier que son apparence demeurait professionnelle.

Satisfaite, elle se dirigea directement vers l'accès privé qu'elle avait depuis son bureau vers la salle de réunion de l'étage. Elle placarda un sourire amical sur son visage, prête à affronter la tornade qu'était Madame Andrews…

« Bonjour Madame Andrews, comment allez… »

Sa voie se stoppa nette, tant elle fut choquée de découvrir la personne qui lui faisait face. Sa main, toujours agrippée à la poignée de la porte qu'elle venait de franchir, devint subitement moite.

Elle était sur le point de défaillir… Elle connaissait les signes : fourmillement, moiteur, vision trouble.

En titubant légèrement, elle s'avança dans la pièce, testant son équilibre. Son corps semblait suivre, mais ses pensées tournaient à cent-à-l'heure. Elle était incapable d'être cohérente.

« Mais… Que… » Balbutia-t-elle. Elle était sur le point de pleurer. Il fallait qu'elle se ressaisisse, enfin !

« Bonjour Granger. »

La sorcière écarquilla les yeux, éberluée. Où était la caméra cachée ?!

« Tu sembles aller bien… depuis toutes ces années. »

Hermione avança encore, incapable de réagir.

« Je sais que tu dois être surprise de ma présence ici… Tu devais sûrement penser que l'on ne te retrouverait jamais. Ou tout du moins, que je serai bien la dernière personne à m'intéresser à ta petite personne. » Plaisanta son interlocutrice.

Hermione déglutit.

« Mi… Millicent Bulstrode… » Murmura-t-elle, abasourdie.

Son ancienne camarade d'école avait bien changé en seize ans – tout comme elle. Ses longs cheveux auburn étaient relevés un chignon parfaitement serré.

« Je suis ravie que tu m'es reconnue. Tu es un peu blafarde… Tu devrais t'asseoir. »

Hermione s'exécuta sans broncher, sur le qui-vive. Comme une idiote, elle avait laissé sa baguette dans son bureau. Elle était sans défense face à cette ancienne Serpentard qui resurgissait de son passé tel un Rafale. Elle avait des milliers de questions, mais elle ne savait pas par où commencer.

« Que fais-tu là ? » Finit-elle par articuler difficilement. Elle avait besoin d'un verre d'eau…

Millicent sourit, tout en nouant ses doigts fins sur la table en verre.

« Tu sais très bien pourquoi je suis là. »

Hermione fronça les sourcils. Elle ne comprenait rien à ce que cette femme lui racontait.

« Ne prends pas cet air innocent, Hermione. » Reprit-elle, sur un ton moins amical, ce qui piqua son égo. De quel droit lui parlait-elle sur ce ton ?!

« Si tu répondais clairement à ma question, je n'aurais aucun air particulier, à part celui de la compréhension, Bulstrode. » Répliqua-t-elle, sur un ton glacial.

Millicent sourit de plus belle, révélant sa dentition parfaite.

« Au moins, tu n'as pas perdu de ta vergue… »

« Comment m'as-tu retrouvé ? » Demanda-t-elle, ignorant son précédent commentaire.

« Oh, c'est une longue histoire… Je te cherche depuis des années pour dire vrai. Disons que par un merveilleux concours de circonstances, je t'ai retrouvé très rapidement, cette fois-ci. »

« Qui ? »

Millicent s'enfonça un peu plus dans son fauteuil, haussant un sourcil.

« J'ai l'impression de subir un interrogatoire, alors que c'est toi qui devrait rendre des comptes… Après tout, tu te fais passer pour morte outre-Atlantique depuis plus de quinze ans. Il doit y avoir une bonne histoire derrière tous ces mensonges pour le justifier. »

« Je ne te dois rien, Millicent. » Tonna Hermione, de plus en plus angoissée. Elle réalisait peu à peu l'ampleur qu'allait avoir cette visite sur sa petite vie tranquille, et ce n'était guère exaltant.

« Je n'en serai pas si sûre, Hermione. Sans moi, tu serais probablement morte à l'heure qui l'est. »

« Qu… Quoi ? »

« J'ai aidé Pansy à te faire sortir du Manoir Malefoy, Hermione. »

La brune se pétrifia. Ses mains se remirent à trembler, ce qui ne passa pas inaperçu auprès de la Serpentarde. Elle refusait de repenser à cette période trouble de sa vie… Elle refusait tout simplement de faire face à son ancienne vie !

« Je… Je ne savais pas… »

« Tu le saurai si tu étais revenue après la fin de la guerre ! » S'énerva-t-elle, surprenant Hermione.

« Pourquoi tu t'en soucies, de toute manière ? Nous n'étions même pas amies à l'époque ! »

« Je m'en soucies Hermione, parce que figures toi que je fréquente tes amis depuis des années ! Je n'en peux plus de les voir se lamenter sur ton sort… J'ai presque l'impression de vraiment te connaître à force de les avoir écouté me parler de toi… »

« Je… Je… » Hermione ne pouvait plus aligner deux mots tant elle se sentait dépassée… piégée.

« Et qu'est-ce que j'aimerai t'engueuler et de secouer là, tout de suite… Mais je ne peux pas, parce que je sais également ce qu'il s'est passé au Manoir, il y a seize ans… Ce qui explique pas mal de choses sur le pourquoi de ta disparition. »

Cette révélation finit d'achever Hermione. Elle était sonnée, et avait l'impression d'avoir été percutée par un train à grande vitesse.

« Tu sais tout… tout ce qu'il s'est passé ? » Murmura-t-elle, le cœur au bord des lèvres.

« Tout, Hermione. Tu dois donc un peu mieux comprendre ma présence ici. »

Hermione frissonna de la tête aux pieds, mais pas de froid… Des souvenirs bien enfouis remontaient peu à peu à la surface de son esprit pourtant bien barricadé depuis des années…

« Qui… Qui est au courant pour… pour le Manoir ? » Déglutit Hermione.

« Seulement deux ou trois personnes… Tu dois te douter de leur identité, évidemment… »

Le cœur d'Hermione s'apaisa légèrement… Avant de reprendre de plus belle. Que cherchait réellement Millicent ?

« Qu'attends-tu de moi, précisément ? Parce que j'ai ma vie ici… »

« Oh, bien sur, tu as refais ta vie… En niant totalement ton passé certes, mais je ne vais pas te demander de tout quitter pour rentrer définitivement en Angleterre… Seulement de rentrer quelques jours et renouer avec ton autre vie. »

« C'est hors de question ! » S'écria Hermione, sans pouvoir se contrôler.

« Hermione… »

« Tu… Tu n'as aucun droit sur moi ! Tu ne te rends pas compte de ce que tu me demandes de faire… Le monde entier pense qu'Hermione Granger est morte et enterré, et j'ai finis par le penser aussi. »

Millicent soupira, et Hermione put lire de la pitié dans ses yeux, ce qui l'insupporta au plus au point. Elle savait que sa détresse était réelle, et Millicent semblait l'avoir compris aussi.

« Je ne te demande pas de faire ton coming back au monde entier, mais tu as des affaires à régler à Londres. Tu ne seras jamais sereine tant que tu n'auras pas affronté ton passé. »

« Tu ne peux m'y obliger, Millicent. »

« Non, mais je pourrais parler à la presse. »

Hermione écarquilla les yeux. Elle déglutit difficilement. Une bile amère remontait dans son œsophage.

« Tu… Tu n'oserais pas… »

« Je suis une Serpentarde, Hermione. Tu vivais certes en recluse ici, mais je suis certaine que tu sais qui j'ai épousé… Je te le laisse imaginer l'étendue de quoi je suis capable. »

Hermione paniquait. Elle était coincée, elle le savait. Elle ferma les paupières, et après plusieurs minutes à retenir ses larmes, ces dernières glissèrent finalement sur ses jours pâles. Elle s'essuya rageusement les joues. Elle savait qu'elle devait abdiquer.

« Tu sais ce qui m'est arrivée Millicent… Tu sais que je suis détruite, mais ce que tu me demandes… »

« La Hermione Granger que je connais est assez forte pour survivre. D'ailleurs, elle a survécu. »

« Je suis morte, Millicent. Morte ! Je vis depuis des années ainsi car je sais que je ne peux pas faire mieux ! Tu crois que cela m'amuse ?! Je vis dans la peur, parce que je ne peux pas faire autrement ! »

« Depuis quand es-tu devenue si égoïste, Hermione ? Tu n'as pas le monopole de la douleur ! Et tu sais de qui je parle ! Harry, Ron, Ginny, est-ce que tu penses à eux ? Et à tes parents, hein ?! »

« Mes… Mes parents ? » Murmura-t-elle, choquée.

« Oui ! Oui ! » Cria Millicent, désormais énervée. « J'essaye de garder mon calme, mais tu rends cela bien difficile… De toute manière, je ne repartirai pas en Angleterre sans toi, alors je te conseille de prendre rapidement tes dispositions… »

« Mais… Mais… Mes parents sont morts… »

Millicent soupira, et sembla se calmer face à la déchéance d'Hermione.

« Non… Ils ont été retrouvés Hermione… Ils… Ils vivent toujours en banlieue londonienne… »

Le cœur d'Hermione se déchira un peu plus… Elle n'aurait jamais cru souffrir encore un jour, mais le sort semblait encore et toujours s'acharner contre elle.

Des sanglots soulevaient tout son corps, bien qu'elle essayait de les contrôler – en vain. Soudain, elle sentit une main réconfortante se glissait dans la sienne. Jamais elle n'avait partagé son fardeau avec qui que soit – et surtout pas avec Aaron qui ignorait tout de son passé.

« Ca va aller, Hermione… Tu n'es pas seule… »

Oh si, pensa-t-elle a contrario… On est toujours seul face à soi-même.

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Hermione et Millicent se séparèrent pour quelques heures, et décidèrent de se retrouver en fin de journée dans un lieu neutre et caché… Il ne manquerait plus que des sorciers fassent le lien entre la présence de la célèbre, noble et riche Millicent Bulstrode aux Etats-Unis, avec une femme ressemblant étrangement à la défunte Hermione Granger…

Elles avaient encore tant à faire pour organiser leur départ… Enfin, surtout Hermione.

En premier lieu… Aaron. Elle n'avait rien dit à Millicent sur son existence, et cela allait continuer ainsi jusqu'à ce qu'elle en décide autrement. Elle éluderait à Aaron les raisons de son départ précipité en Angleterre, et advienne que pourra. Elle devait protéger son fils avant tout.

Son cœur s'emballa à nouveau d'angoisse. Tous les signes d'une crise de panique étaient réunis, mais avec le temps, elle avait appris à les gérer.

Hermione attrapa le verre d'alcool qu'elle venait de se servir… même s'il n'était que 17h. Elle avait besoin d'un remontant. Elle ne s'était jamais sentie si seule depuis longtemps, avec personne à qui pour se confier réellement.

Elle observa les vagues de l'océan s'abattre sur les côtes américaines depuis la baie vitrée du salon, et sirota une gorgée de son rhum.

Millicent la pensait forte, mais en réalité, Hermione savait qu'elle n'était pas surhumaine.

Qu'allait-il se passer lorsqu'elle rentrerait en Angleterre – certes en incognito ? Son cœur allait-il encore être piétiné ? Ses amis d'enfance allaient-ils l'accueillir à bras ouvert… ou lui cracher au visage toute leur rancœur ? Allaient-ils comprendre ? Et surtout… Comment allaient-ils comprendre si elle ne leur révélait qu'une partie de son sombre passé ?

Les scenari se bousculaient dans son esprit, tous plus horribles les uns que les autres. Elle ne pouvait penser à autre chose.

Lorsqu'Hermione regarda à nouveau sa montre, elle réalisa que les heures avaient défilées… Elle devait déjà repartir à la rencontre de Millicent afin de régler les derniers détails logistiques.

Elle transplana sans se poser plus de questions.

Hermione arriva au point de rendez-vous avec un quart d'heure d'avance, la boule au ventre. Tout son avenir était incertain, elle avait l'impression de subir sa vie, sans en contrôler la moindre parcelle.

La sorcière scanna les clients déjà assis en terrasse… et réalisa que Millicent était déjà sur place. Evidemment. Il ne fallait pas en attendre moins d'une ancienne Serpentarde.

Elle inspira un grand bol d'air, puis se dirigea d'un pas ferme vers la petite table en bois où attendait son interlocutrice… Tout du moins, elle essayait autant que possible de paraître sûre d'elle – difficile dans la mesure où elle s'était effondrée en larmes devant Millicent à peine quelques heures plus tôt…

Millicent la repéra lorsqu'elle se trouva à mi-chemin, et lui adressa un sourire crispé. Elle priait pour que son ancienne ennemie ne soit pas trop exigeante dans ses conditions de retour… Cela s'annonçait être une négociation des plus épiques.

« Hermione ! J'ai déjà pris l'initiative de me commander un thé. Je ne connais pas tes habitudes alors… »

« Ce sera plutôt un café, pour ma part. Avec une pointe de lait, s'il vous plaît. » Répliqua-t-elle en s'asseyant, et en donnant sa commande au serveur.

Millicent haussa un de ses sourcils.

« Un café en fin de journée, et bien… C'est… original. »

« J'ai un travail très prenant et… Peu importe. » Termina-t-elle brusquement avant de trop en révéler sur sa vie personnelle. Elle était sur le point de révéler l'existence de son fils, ce qu'elle préférait éviter à tout prix. Ce n'était sûrement pas une information qu'elle souhaitait partager en premier lieu avec Millicent Busltrode, ex-Malefoy…

« Bien… Alors je repars à Londres dans deux jours, ce qui te laisse le temps de t'organiser, je suppose ? »

Hermione la fixa interloquée.

« Deux jours ?! Mais enfin, Millicent, je ne peux pas quitter mon boulot, ma vie du jour en lendemain sans explication ! »

« Oh, ne t'inquiètes pas de cela, j'ai tout organisé. » Minauda Millicent, avec un air d'ingénue.

Hermione soupira, vaincue. Elle s'attendait au pire.

« Qu'est-ce que tu as manigancé ? »

« J'ai lancé un sortilège à tes salariés au journal, très simplement. »

« Tu as QUOI ? » S'exclama Hermione, sans pouvoir se contrôler, et attirant ainsi l'attention sur elle. Plusieurs clients du salon de thé se retournèrent, à la fois curieux et agacés.

« Pas la peine de monter sur tes hippogriffes ! Je leur ai lancé un sortilège de confusion. Ils croient tous que tu t'en vas pour dix jours à Londres faire des recherches pour un futur article sur les différences entre les anglais et les américains. »

« C'est… d'un cliché. »

« Je ne suis pas une connaisseuse de ton métier et des habitudes d'écriture, Granger. Alors tu t'en contenteras pour le moment. Toutes tes affaires étant en ordre, tu peux donc partir avec moi en toute tranquillité. »

Presque toutes en ordre, songea Hermione en imaginant son fils seul pendant dix jours à San Francisco. Bonjour les dégâts… Il fallait qu'elle trouve une solution, et vite.

« Très bien… De toute manière, tu ne me laisses pas le choix… » Marmonna Hermione, amère.

« Exactement. »

« Et que va-t-il se passer lorsque je serai de retour à Londres ? Tu ne penses tout de même pas que je vais débarquer comme une fleur, n'est-ce-pas ?! »

Millicent roula des yeux, visiblement exaspéré. Tant mieux… Bien fait pour elle.

« Tu logeras chez moi, de manière temporaire évidemment. Tu pourrais d'abord revoir Harry et Ron… Et nous aviserons. Qu'en penses-tu ? »

« Enfin tu me demandes mon avis dans toute cette sordide histoire ! »

« Arrêtes de faire l'enfant, Granger. Moi aussi j'ai une vie, des obligations, un job. Et pourtant je fais l'effort de m'occuper de tes fesses de trouillarde. » Siffla Millicent, visiblement piquée à vif.

« Je ne t'ai rien demandé, Bulstrode. » S'offusqua Hermione face à tant d'aplomb. « Tu n'as qu'à repartir dans ta cage dorée si cela te chante, je m'en porterai bien mieux. »

« Toi peut être… Pas les autres ! Tu es devenue d'un égoïsme en vieillissant ! »

Hermione avait atteint son point de non-retour. Comment ses anciens amis avaient pu finir par s'entendre avec ces racailles de Serpentard ?! Furieuse, Hermione commença à rassembler ses affaires afin de quitter illico-presto ce maudit café.

« Je peux savoir ce que tu fais ? » Lui demanda Millicent, les lèvres pincées.

Hermione ricana intérieurement. Cette bourgeoise ne devait pas avoir l'habitude d'être contrariée.

« Je m'en vais. Je ne suis pas obligée de rester avec toi, à ce que je sache. Je te dis à dans deux jours à mon bureau. D'ici là, fais toi oublier ! »

Millicent devint blanche, puis ses joues rougirent en un temps record. Hermione lui adressa un sourire hypocrite, puis tourna les talons, le dos droit.

Il était grand temps qu'elle se reprenne.

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Et voilàààààà, Hermione est découverte ! L'étau se resserre autour de notre jolie sorcière…

Et c'est Millicent qui était à sa recherche (hehehe). J'avoue que j'ai hésité sur le choix de la personne qui retrouverait Hermione, notamment entre Millicent et Pansy (mais j'ai trouvé que c'était un peu « facile » de choisir Pansy compte tenu du prologue… D'ailleurs vous pensieztous que ce serait elle hihi).

Sinon sinon… On ne sait toujours pas qui est le détective (enfin, moi, je sais). A vos paris ?

Dans le prochain chapitre… Direction LONDRES pour Hermione ! (enfin)

! Ensuite un petit message à tous ceux qui suivent cette histoire et qui jouent aux fantômes ;)… C'est toujours très agréable de voir que vous me mettez en alerte (vous êtes prêts de 70), mais laissez un petit mot de temps en temps c'est mieux !

Merci pour votre lecture,

Bon dimanche, et à la semaine prochaine !

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