Hello Hello !

J'espère que vous allez tous bien, que vous avez passé un bon WE, que vous résistez au froid où que vous soyez... Désolée pour ce petit retard d'un jour, je n'ai pas vraiment d'excuse, si ce n'est un dimanche sous la couette à lézarder et à regarder des films sans réfléchir hihi. Et vous avez tous été surpris que ce soit Millicent qui retrouve Hermione hehehe... Pour une fois que j'arrive à vous surprendre ;)

Bonne Lecture, on se retrouve en bas !

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Réponses aux reviews anonymes :

Perrine : merci pour ton petit mot sur le dernier chapitre... et désolée du retard hihi, ca peut m'arriver de poster le lundi plutôt que le dimanche selon ma motivation ;). J'espère que cette suite te plaira, à bientôt :)

Marie : je te remercie pour ton commentaire, j'espère que cette suite te plaira également :)

Snoopgol : merci beaucoup ! Voici la suite que tu attends, à bientôt :)

Lillie : merci pour ta review, en espérant que ce chapitre te plaise autant que les autres !

Lily : merci beaucoup !

Mimi896 : hello, merci bcp pour ton post, toujours top de rencontrer de nouveaux lecteurs :). J'espère que cette suite te plaira autant!

Anonyme : merci pour ton petit mot, à bientôt :)


Chapitre 6

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Londres

Pansy s'essuya le front, essoufflée. Elle venait de réaliser sa séance de sport, et autant dire qu'elle avait donné d'elle-même. Elle avait couru dix kilomètres en moins d'une heure, ce qui était plus que performant pour elle.

Elle avait des tensions et du stress à évacuer. Et surtout, cela lui changeait les idées.

Déjà quelques semaines qu'elle avait eu sa fausse-couche, mais ce souvenir horrible était encore marqué au fer rouge dans son esprit… A l'instar de ces précédentes, d'ailleurs.

Pansy observa le ciel brillant, qui pour une fois offrait un magnifique bleu aux Londoniens.

Elle se demandait souvent si le destin la punissait pour ses pêchés passés en refusant qu'elle ait un enfant. Cela aurait été si injuste envers Ron, qui n'était que bonté et sollicitude avec elle. Le roux désirait depuis toujours une grande famille, et elle lui empêchait de réaliser son rêve.

Pansy attrapa sa gourde et but une longue gorgée d'eau, puis se remit en chemin, direction leur appartement en centre-ville.

La température était agréable malgré l'heure matinale, et la sorcière songea avec malice que Ron devait encore dormir… C'était une vraie marmotte, tout son opposé !

Enfant, elle avait été diagnostiquée hyperactive, mais ses parents l'avaient délibérément ignoré – les Sangs-Purs devaient être parfaits ! Elle avait donc appris à vivre avec sa condition, et le sport avait toujours été un de ses défouloirs.

Quelques minutes plus tard, elle pénétrait chez elle, et comme elle l'avait prédit, tout était silencieux. Ron ne travaillait pas aujourd'hui, et elle non plus…

Pansy défit ses baskets, et sema sur son chemin ses vêtements. Elle était en sueur, une bonne douche lui ferait le plus grand bien.

A pas de loup, elle traversa leur chambre baignée dans l'obscurité. Ron s'était accaparé tout le lit, ce qui la fit sourire. Ah, qu'elle était amoureuse de cet homme !

Elle referma la porte de la salle de bain derrière elle, et sauta immédiatement dans la douche italienne. D'un coup de baguette magique, l'eau gicla du plafond à une température qu'elle estimait parfaite.

Pansy gémit de bonheur, et sentant les muscles de son dos se délaisser. C'était le meilleur moment après l'effort. Tout son corps la remerciait.

La sorcière attrapa son shampooing senteur amende et commença à se masser le crane.

Soudain, elle sentit une autre paire de doigts se joindre à elle, et elle sourit malicieusement.

« Bonjour beauté. » Marmonna Ron, visiblement encore à moitié endormi.

« Hey… » Murmura-t-elle avant de gémir à nouveau. Ce qui lui faisait Ron était extrêmement agréable. Après tout… Il était doué de ses mains.

« Tu as bien couru ? »

« Hum Hum… »

« Tu veux que je continue ? »

« Hum Hum… »

« Tu comptes un jour prononcer des mots ? »

Les lèvres de Pansy s'étirèrent en un sourire malicieux, puis elle se retourna. Elle passa ses bras autour des épaules de son mari, puis se colla contre lui, cherchant sa chaleur humaine. Si Pansy adorait leur moment passionné, elle aimait tout autant leur moment de tendresse.

« J'aimerai rester ici toute ma vie. » Murmura-t-elle contre l'épaule de Ron.

« Impossible. »

« Pourquoi ? » Répliqua-t-elle sur le ton d'une enfant.

« Parce que nous avons besoin de manger ! »

Pansy rit. Quelle étrange relation son mari entretenait avec la nourriture…

« Tu es incorrigible ! »

« C'est pour ça que tu m'aimes, Parkinson. » Fanfaronna-t-il, avant d'embrasser son front.

Un silence apaisant s'installa entre eux, alors qu'ils terminaient de se savonner. Ils sortirent rapidement de la douche, et Ron enveloppa immédiatement Pansy dans une serviette en éponge plus que confortable.

« Tu sais… J'ai pas mal réfléchi ces derniers temps. » Reprit-elle.

« Ah… Je ne savais pas que c'était possible pour toi… » Se moqua gentiment Ron.

« Je suis sérieuse. »

Le roux arrêta de fanfaronner pour se concentrer sur l'expression de son visage. Ce qu'il y vit du le convaincre, car une ride se creusa entre ses sourcils.

« Je… Je pense que… Nous devrions envisager l'adoption. »

Ron haussa ses sourcils, surpris, avant de sourire à pleine dent.

« Vraiment ?! »

Voir un tel enthousiasme de la part de son mari lui donna également envie de sourire. Ron envisageait cette solution depuis déjà des années, mais elle avait toujours refusé. C'était un gros sujet de discorde entre eux.

« Je sais que l'on s'est marié tard, ce qui a bien sûr repoussé le moment où nous avons commencé à vouloir fonder une famille, toi et moi… Mais je vais bientôt avoir 37 ans, je pense qu'il faut que je sois réaliste. »

La peine se lut sur le visage de Ron. Il se rapprocha d'elle, et lui caressa doucement la joue.

« Oh Pansy, je ne veux pas que tu sois réaliste. »

« Et pourtant, il faut bien se rendre à l'évidence ! » Répliqua-t-elle plus sèchement qu'elle ne l'aurait voulu, les larmes aux yeux.

« Nous pouvons très bien entamer les démarches pour adopter, tout en continuant à essayer d'avoir un enfant… Au contraire, c'est une activité dont je raffole… » La taquina-t-il en se rapprochant encore plus d'elle. Pansy pouvait désormais sentir son souffle contre sa peau, ce qui lui provoqua de légers frissons d'anticipation.

« Ah oui… » Souffla-t-elle, perturbée par ses hormones qui lui hurlaient de sauter sur Ron.

Ron l'embrassa enfin, et comme toujours, le goût de ses lèvres l'emporta loin, bien loin de ses préoccupations actuelles…

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San Francisco

Millicent s'affala tel un seul homme sur le canapé de sa suite, et soupira, soulagée.

Elle avait voulu paraître forte face à Hermione, mais la revoir après tant d'années l'avait vidé de toute énergie.

La sorcière semblait aller bien elle paraissait épanouie dans son travail de journaliste. Quoique cela ne la surprit guère, c'était une femme brillante.

Millicent ne comprenait ainsi pas pourquoi elle n'était pas immédiatement revenue en Angleterre. Rien ne la rattachait ici à l'époque, aucune famille, aucun ami, aucun job particulier…

Ou tout du moins, elle aurait pu faire signe de vie. Tout le monde aurait cessé de pleurer une disparue. Elle aurait par la suite très bien pu décider de faire bande à part.

Cela demeurait un mystère à ses yeux.

Trèves de réflexions obscures, Millicent devait parler avec sa fille. Abby restait chez son père le temps de son voyage à San Francisco, mais elle souhaitait quand même être rassurée sur le sort de sa marmaille.

La Serpentarde avait prétendu un voyage d'affaire – elle était dans l'événementiel – afin de partir à la conquête du marché américain (ce qui était faux dans la mesure où elle se fichait totalement des Etats-Unis). C'était cependant passé comme une lettre à un hibou.

Elle s'installa sur son lit king size, et attrapa son Ipad. Oui, ils s'étaient convertis à la technologie moldue depuis que Drago et elle avaient divorcé, afin de pouvoir rester en contact avec Abby.

L'application FaceTime était d'une utilité sans nom, selon elle. Quelques secondes plus tard, le visage d'Abby apparut à l'écran, tout sourire.

« Maman ! »

« Hey, ma chérie ! Je suis si heureuse de te voir. Comment tu vas ma puce ? Ca se passe bien avec Papa ? »

« Super cool ! Il m'a amené à l'entrainement aujourd'hui, c'était trop, trop, trop, trop bien ! » S'exclama-t-elle, les yeux brillants, ce qui fit rire Pansy.

La conversation continua ainsi quelques instants, jusqu'à ce que le visage de son ex-mari apparaisse à son tour.

« Laisses-moi parler à Maman. » Ordonna-t-il calmement, et Abby s'empressa d'obéir. Le voilà le fameux charisme des Malefoy…

« Ne parles pas à ta fille comme à une employée. »

Drago leva les yeux au ciel.

« Bonjour à toi aussi, rayon de soleil. »

« Je ne plaisante pas Drago ! »

« Ca va… » Râla Drago, d'une évidente mauvaise foi. « Ton séjour se passe bien ? » Continua-t-il afin de changer de sujet. Elle n'était pas idiote…

« Oui, plus ou moins. » Eluda-t-elle. « Les américains sont… Je ne sais pas… Différents ? »

Drago la fixa, sceptique, visiblement peu sensible à ses vagues explications.

« Tu rentres quand déjà ? »

« Dans deux jours. »

« Tu veux que je garde Abby quelques jours supplémentaires après ton retour ? » Proposa Drago.

« Non, non, ne t'inquiètes pas. Je sais que tu reprends les entraînements. »

Drago essaya de cacher son soulagement, mais échoua partiellement. Cependant, Millicent ne le prit pas mal. Elle savait qu'il s'inquiétait plus d'avoir à garder Abby tout en sachant qu'elle serait en partie livrée à elle-même. Ses engagements sportifs avaient toujours été très prenants.

Le silence s'éternisa entre eux, mais aucun ne semblait décider à mettre fin à l'échange.

« Bon… »

« Tu n'es pas très bavard ce soir. »

« Je suis passé voir Pansy au Ministère hier, elle n'était pas dans son assiette. »

Millicent soupira. Il fallait également qu'elle s'occupe de sa meilleure amie proche de la dépression.

« Je sais… Je ne sais pas quoi lui dire. Mais il faut qu'elle sache qu'on est présent pour elle. »

« Ca me tue de dire cela… Mais Weasley ne s'en sort pas trop mal, côté soutien. »

Millicent leva les yeux au ciel, exaspérée. Elle ne supportait pas leur concours de testostérone.

« Ils sont mariés ! »

« Nous l'avons bien été… Cela ne veut plus rien dire aujourd'hui. » Répliqua-t-il, légèrement amer.

« Ils sont mariés ET amoureux. » Corrigea-t-elle, tout en s'installant plus confortablement au milieu des oreillers, édredons et couvertures de son lit.

« Nous aussi… Pendant un temps. »

Drago semblait presque nostalgique. Millicent savait que leur divorce avait été difficile à vivre. Pour eux d'eux, mais particulièrement pour lui. Même s'il ne l'admettra jamais, Drago avait une vision classique de la famille… Un reliquat toujours présent de leur éducation rigide.

« Je ne te pensais pas si romantique… » Le taquina Millicent, afin de détendre l'atmosphère.

Le sorcier ébaucha un vague sourire, et Millicent fut fier de son petit effet.

« On a quand même de la chance de s'entendre aussi bien… Avec mon passif avec la gente féminine… »

Millicent ne put s'empêcher de pouffer de rire.

« Je retire ce que je viens de dire… Tu es nul en romantisme ! Plus sérieusement… On en a déjà parlé des dizaines de fois, Drago ! »

« Je sais, je sais… On fonctionne mieux en ami qu'en amant… Blablabla ! »

Millicent soupira. Quelque chose clochait chez son ex-mari pour qu'il invoque de tels sujets, lui si pudique sur ses sentiments d'ordinaire.

« Tu as rencontré quelqu'un et tu ne sais pas comment me l'avouer ? » Demanda-t-elle, marchant sur des œufs.

« Non ! » S'offusqua Drago « Tu parles que je ne me gène pas ce sujet par rapport à toi ! »

C'était bon à savoir, songea Millicent. Cela lui faisant toujours bizarre d'imaginer Drago avec quelqu'un d'autre tant ils avaient été ensemble longtemps. Cela faisait presque deux ans qu'ils étaient séparés, certes. Mais les habitudes ont la vie dure…

« Bon… D'accord. Tu es très étrange ce soir. »

« J'ai juste réfléchi… »

« Alors arrêtes immédiatement. » Plaisanta-t-elle.

« Ah, ah, ah… »

Millicent eut envie de bailler aux corneilles. C'était donc le signe qu'il fallait mettre un terme à cette conversation des plus instructives…

« Sur ces bonnes paroles Drago, je vais te laisser, car ici il est tard et je n'ai qu'une envie : dormir ! Embrasses Abby pour moi. »

Il acquiesça, puis le blond disparut de l'écran virtuel, laissant Millicent seule face au silence de la nuit tombante sur San Francisco.

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La fébrilité d'Hermione était palpable, et Aaron s'en rendit immédiatement compte. Tous deux étaient assis dans le salon, à regarder les informations défilées non-stop sur les grandes chaînes américaines. Aucun des deux n'y prêtait réellement attention.

Hermione finit par se gratter la gorge, signe qu'elle était enfin prête à prendre la parole. Aaron fit mine de ne rien remarquer, sûrement pour la faire se sentir un peu plus à son aise…

« Aaron, chéri, il faut que je te parle de quelque chose. » Commença-t-elle avec précaution.

L'adolescent releva la tête pour se concentrer sur sa mère.

« Oui ? »

« Je dois partir à l'étranger pour quelques jours… Dix jours. »

Aaron haussa les épaules, parfaitement indifférent.

« Et alors ? »

Hermione fronça les sourcils. Son fils n'en avait visiblement rien à faire. Ah, les enfants !

« Je pars à Londres pour préparer un article pour le journal. »

« C'est super, Maman. Tu vas renouer avec tes racines anglaises. »

Absolument aucune réaction… C'était presque louche.

« Evidemment, tu vas utiliser ton téléphone portable, donc le charger, afin que nous restions en contact. Tu vas rester chez Thomas toute la semaine et je reviendrai te chercher. »

Si tout se passe comme prévu, songea intérieurement Hermione.

« Chez Thomas ?! » S'exclama-t-il.

Voilà où était le loup… Il s'était imaginé rester seul ici. Mais Hermione n'était pas tombée de la dernière pluie. Son fils était en général raisonnable, mais c'était avant tout un adolescent prêt à tester les limites de sa chère mère…

« Oui, j'ai tout arrangé hier soir avec ses parents. » Répliqua-t-elle, mielleuse. « Tu vas prendre le réseau de cheminette ce soir, chéri. »

Aaron soupira, la mort dans l'âme.

« Tu n'es pas content d'aller chez Thomas ? »

« Si, si… »

La mine renfrognée qu'il arborait disait le contraire.

« De toute manière, vous aviez prévu de vous voir à New-York pendant les vacances. Cela tombe à pic ! »

« Pourquoi je ne peux pas venir avec toi, plutôt ? On n'est jamais allé à Londres, j'aurai pu visiter pendant que tu bossais. »

Le cœur d'Hermione eut des loupés à l'entente des paroles de son fils. Elle avait tout faux, il espérait en réalité partir avec elle, et non pas rester ici tout seul… Le scenario était mille fois pire.

« Pas cette fois, mon cœur. Je serai extrêmement prise… » Mentit-elle avec aplomb. « On pourrait plutôt y aller à Noël, qu'en penses-tu ? »

« Hum… Ok… »

La déception d'Aaron lui brisa encore plus le cœur, et elle maudit Millicent Busltrode de la mettre dans de telles situations.

Tout était de sa faute ! Si elle n'était pas ainsi réapparue dans sa vie pour tout chambouler, Hermione aurait pu tranquillement continuer sa vie ici, avec son fils.

Elle aurait pu éviter tous ses démons. Elle aurait pu continuer à fuir. Elle se savait lâche, mais affronter ainsi Londres et ses habitants allait lui demander des forces incommensurables.

Et il était absolument hors-de-question qu'Aaron assiste à sa déchéance.

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Le lendemain, Hermione terminait sa valise, tout en essayant d'éviter de penser à ce qui l'attendait de l'autre côté de l'Atlantique.

Malheureusement, son cerveau cartésien la ramenait toujours à ses angoisses.

Ses parents allaient-ils bien ? Qui les avaient retrouvés ? Se souvenaient-ils d'elle, ou étaient-ils encore sous le charme du sort d'amnésie lancé presque dix-huit ans plus tôt ?

Et puis il y avait Harry, Ron, Ginny, Pansy bien évidemment, sa « sauveuse », et tous les autres… Quelle déchirure de les avoir écarté de sa vie, mais comment allait-elle leur expliquer ? Allaient-ils comprendre ? Allaient-ils lui pardonner ?

Les questions étaient toujours les mêmes, fidèles au poste. Elle aurait sa réponse dans les jours à venir.

Hermione consulta sa montre, et soupira. Il était temps qu'elle parte.

Aaron s'était déjà envolé hier soir, avec quelques réticences. Elle savait qu'elle le retrouverait bientôt, au plus tard dans dix jours. En outre, il était en sécurité chez les parents de Thomas. C'était donc une source d'inquiétude en moins pour elle.

Elle avait tout de même la boule au ventre. Un nœud qui ne se dénouait pas depuis sa rencontre surprise avec Millicent.

Hermione balaya une derrière fois son appartement du regard, ne sachant guère quand elle reviendrait, puis transplana. Elle atterrit directement devant l'hôtel où logeait la Serpentarde.

La brune pénétra dans le hall presque désert de l'établissement, en veillant à bien conserver ses lunettes de soleil sur son nez. Au fil des années, elle était devenue une professionnelle de la dissimulation. Et il était hors-de-question qu'elle soit reconnue par hasard dans la rue, compte tenu des circonstances actuelles. Le timing aurait été horripilant.

Hermione repéra Millicent, assise sur un des canapés du hall. Visiblement, elle l'attendait depuis un petit moment à en juger par l'expression ennuyée de son visage. Lorsque cette dernière repéra Hermione, elle se leva d'un bond, et se dirigea vers elle d'un pas énergique.

« Ah, enfin ! » S'exclama-t-elle sur un ton de damoiselle. « J'ai cru pendant quelques instants que tu allais te dégonfler une fois de plus. »

Ce qu'elle pouvait être agaçante, songea Hermione.

« Je ne fuis pas mes responsabilités. »

« Tu as une manière étrange de le montrer, dans ce cas… »

Hermione soupira. A peine deux minutes qu'elles discutaient et elles étaient déjà chacune aux abois.

« Essayons de rester courtoise, ou sinon taisons nous, veux-tu. » Répliqua Hermione, lasse.

Millicent ignora royalement sa demande et continua son baratin.

« Le portoloin part dans dix minutes. »

Toutes deux se dirigèrent vers l'espace de transplanage de l'hôtel, où une boite de conserve les attendait en guise de moyen de transport. Cela faisait tellement longtemps qu'elle n'avait pas utilisé de portoloin. Elle préférait plutôt tranplaner, mais ce n'était visiblement pas l'habitude de Millicent.

« C'est parti ! Retour à la maison. » S'exclama la Serpentarde, enthousiaste, sous l'œil circonspect d'Hermione. Clairement, leurs sentiments étaient à l'opposé.

Hermione se sentait déjà nauséeuse, et la sensation de tournicoter dans l'espace créé par le portoloin ne fit qu'empirer son état.

Lorsque les jeunes femmes atterrirent enfin sur le sol ferme, le changement de température les saisit immédiatement. On était toujours en juillet – certes – mais les climats de Londres et San Francisco étaient diamétralement opposés. Un vent frais se glissa entre les mailles de la veste d'Hermione, la faisant frissonner. Et surtout, il faisait nuit.

Remise de ses émotions, Hermione put enfin observer son nouvel environnement pour les jours à venir.

Le quartier était résidentiel, calme, verdoyant, visiblement assez chic. Elle se trouvait en banlieue, sans aucun doute, dans un quartier sorcier.

Millicent se dirigea vers une immense demeure victorienne, et Hermione se résigna à lui emboiter le pas, trainant derrière elle sa petite valise. Elle avait voyagé léger. Millicent posa sa main à plat sur la porte d'entrée, qui se déverrouilla automatiquement à son toucher.

Hermione grimpa les quelques marches du perron à la suite de Millicent, appréhendant grandement son entrée dans l'antre du loup. La maison serait-elle déjà occupée ? La sorcière effectua discrètement des exercices de respiration afin de calmer son rythme cardiaque.

Sans surprise, la demeure était richement décorée, immense, et baignée par la lumière de la lune. Et elle était silencieuse. Hermione se détendit immédiatement.

« Je vais t'installer dans la chambre d'ami, pour le moment, et ensuite… »

« Millicent, je te remercie, mais je pense que je logerai plutôt chez mes parents. »

Millicent la fixa, surprise.

« Cela va être difficile pour ce soir, Hermione… Il est plus de minuit ici. »

Hermione soupira. Elle avait complètement omis le décalage horaire.

« J'irais demain dans ce cas. Ce n'est pas négociable. Et si cela se passe bien, je m'installerai chez eux le temps de ma visite ici. Ce n'est pas négociable. »

Millicent ne semblait guère enchanté, mais qu'aurait pu-t-elle rétorquer ? Elle n'avait aucun moyen de pression sur elle, maintenant qu'elle était en Angleterre.

« Comme tu veux, Hermione. Viens, je vais te faire visiter rapidement. Ma fille Abby n'est pas là, mais elle rentrera demain en fin de journée. »

Le ventre d'Hermione se crispa à ses paroles, mais elle fit tout pour le cacher.

« Alors, ici le salon, là-bas la cuisine… » Continua Millicent tout en lui indiquant les différentes pièces.

Cependant, Hermione s'arrêta pour observer les photos animées posées sur le rebord de la cheminée. Une seule personne y était représentée.

« Ha, c'est ma fille. N'est-elle pas adorable ? » Commenta Millicent en la voyant contempler avec minutie les cadres.

Hermione était bien d'accord avec elle.

Abby Malefoy était une vraie poupée. Une frimousse malicieuse… Une blondeur extrêmement reconnaissable… Un petit nez déjà fin et pointu…

Hermione ne pouvait détacher ses yeux de cet enfant. Elle ne pouvait même pas cligner des paupières, et Millicent devait la trouver bien étrange.

Car la ressemblance avec son propre enfant était flagrante.

Et le monde entier allait bientôt s'en rendre compte.


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MOUAHAHAHA… Bon enfin LA révélation (même si beaucoup d'entre vous avaient deviné hum hum). Hermione enfin à Londres pour faire face à son passé… Aaron avec les gènes des Malefoy… Millicent plus qu'agacante…

Et Drago dans tout ça ?! Ne vous inquiétez pas, vous aurez bientôt (dans le prochain chapitre) une petite scène Dramione !

Je vous souhaite à tous une bonne semaine, et je vous dis à bientôt !

Little-Library

PS : une review et vous aussi vous aurez droit à un Facetime avec Drago (héhé).

PSS : merci beaucoup pour toutes vos reviews de la semaine dernière, deux fois plus que d'habitudes ! Je devrais quémander plus souvent haha… J'espère que vous allez continuer sur ce rythme… )