Hello! Pendant que je laisse mijoter ma soupe et cuire mes muffins, j'en profite pour vous poster rapido la suite (et répondre à toutes vos reviews hihi). Bonne lecture ! (je sens que vous n'allez pas beaucoup m'aimer après ce chapitre).
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RAR
Perrine : Hello, merci pout toujours laisser un petit mot! Plus de réponses à tes questions dans cette suite... A bientôt :)
Anonyme : merci pour ta review! Réponse à tes questions dans ce chapitre hihi... Bonne lecture et à bientôt !
13hope : merci beaucoup !
Spoopgol : je te remercie de tes compliments :)). Et oui quelques surprises au programme... ;). Mais chut!
Rine : je suis heureuse que l'histoire te plaise jusque là ! Bientôt la confrontations entre Hermione et ses amis hihi... Et oui Millicent est plus qu'agaçante, et ça ne va pas aller en s'arrangeant ;)
Lyly : c'est vrai que Millicent n'est pas tendre... Et ce n'est pas fini ;). Merci, et à bientôt :)
Lily : merci !
Lilie : merci pour ta review :). D'autres révélations dans ce chapitre... A bientôt :)
Chapitre 7
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Londres
La lumière du jour chatouilla le visage d'Hermione, encore endormie, et lui fit froncer les sourcils. Refusant de se lever, elle se retourna dans le lit, et s'enfonça un peu plus dans la couette moelleuse. Elle recroquevilla ses jambes, afin de gagner un peu de chaleur, tandis que son corps se réveillait peu à peu malgré elle.
Elle soupira, et finit par ouvrir un œil pour connaître l'heure. 7h30. La réalité la rattrapait déjà. La sorcière tendit l'oreille pour savoir si la maîtresse de maison était également débout. Elle perçut la discrète vibration des ustensiles de cuisine qui s'entrechoquent.
Evidemment, Millicent était matinale.
Puisant dans toutes ses forces, Hermione finit par balancer ses jambes hors du lit, et filer sous la douche illico presto, le corps couvert de légers frissons. L'eau chaude la réchauffa, et elle put se détendre quelque peu.
La journée s'annonçait forte en émotions : retour au cœur de Londres, retrouvailles avec ses parents, et autres péripéties en perspective.
Hermione enfila rapidement une tenue décontractée, et descendit rejoindre Millicent dans la cuisine. L'entente n'était certes pas très cordiale entre les deux sorcières, mais chacune respectait l'autre pour ce qu'elle était, et Hermione savait que les bonnes manières étaient essentielles pour des sorciers tels que Millicent, héritiers des valeurs aristocrates.
En se rapprochant de la cuisine, Hermione perçut des voies, et elle paniqua légèrement. Qui se trouvait chez Millicent à une heure si matinale ? Elle songeait à une personne en particulier… Et c'était trop pour elle.
Angoissée au possible – elle n'en pouvait plus de cet état de stress permanent dans lequel elle était depuis quelques jours – Hermione poussa la porte coulissante…
… Et découvrit un elfe de maison affairé aux fourneaux, préparant un petit déjeuner digne des Dieux. Millicent, assise sur les chaises hautes autour du comptoir, papotait gaiement avec la petite créature tout en parcourant La Gazette du Sorcier.
Hermione se sentit à la fois soulagée et outrée : l'ère des elfes de maison était révolue !
« Oh, Hermione, bonjour ! Je te présente Kiara, notre elfe de maison. »
L'elfe s'approcha d'Hermione et se baissa devant elle pour la saluer, son nez touchant presque le carrelage. Hermione l'observa, sidérée.
« Bonjour, Miss Granger. Kiara est honorée de vous rencontrer. Kiara est ici pour vous servir. »
« Oh, euh… Merci Kiara, mais tu peux te relever. Tu peux agir normalement avec moi. »
Kiara la regarda, les yeux éperdus, sans comprendre le sens de ce qu'elle essayait de lui dire.
« Ne vexes pas mon elfe de maison dès le matin, Granger. »
Hermione croisa les bras sur sa poitrine, agacée.
« Les elfes de maison sont des créatures magiques avec des droits et… »
« Je t'arrête tout de suite ! Je sais que la défense des opprimés te tient à cœur, mais je traite très bien Kiara. C'est un elfe libre et payé, qui a choisi de travailler dans cette maison. » Se justifia Millicent.
Hermione la regarda, méfiante, mais légèrement impressionnée – même si elle n'oserait jamais l'avouer devant la Serpentarde.
« Beaucoup de choses ont changé en seize ans, tu vas rapidement t'en rendre compte. » Reprit Pansy. « Une tasse de thé ? Pancakes ? Œufs ? »
Hermione finit par s'assoir en face de Millicent, décidant de ne pas reprendre le débat sur les elfes de maison. C'était un sujet sans fin…
« Je prendrais ce qu'il y a, merci. »
Millicent haussa les épaules, indifférente.
« Il y a tout ce que tu veux… Bon, je dois partir au boulot aujourd'hui. Tu fais comme chez toi, évidemment. »
« Tu travailles dans quoi ? » Demanda Hermione, curieuse. Elle aurait plutôt envisagé Millicent comme une femme au foyer, et elle s'en voulut aussitôt pour avoir de telles pensées sexistes.
« Dans une agence de communication. »
« Pas étonnant. » Répliqua Hermione sans réfléchir, ce qu'elle regretta sur le champ.
« Pourquoi donc ? »
« Et bien… Tu as beaucoup de relations dans le monde magique, compte tenu de tes… tes… »
« Origines ? » Proposa Millicent, mielleuse.
« C'est ça, tes origines. »
« Bien rattrapée, Granger… Mais je ne suis pas vexée. Tu n'as jamais été reconnu pour ton tact… Plutôt pour ta franchise. »
« Les gens m'ont oublié depuis bien longtemps, maintenant. »
Millicent se mit à rire, ou plutôt à ricaner.
« Tu es bien une Griffondor : tellement crédule ! »
Hermione fut évidemment piqué au vif par cette remarque perfide digne d'un serpent.
« Et vous, vous êtes sournois et opportunistes ! »
« Je pense que nous allons nous arrêter là, Granger, pour notre santé mentale respective. »
« Sage décision pour une Serpentarde. »
Millicent l'ignora, et finit son thé en deux-temps-trois-mouvements. Elle laissa sa tasse trainer sur le plan de travail, puis se tourna vers Hermione.
« Bonne journée Hermione. Bon courage pour renouer avec ton passé… Ne tardes pas trop pour aller voir tes anciens amis. »
« Je vais aller chez mes parents, Millicent. Ce sera suffisant pour le moment. Je viendrai récupérer mes affaires ce soir. »
S'ils m'acceptent chez eux, songea intérieurement Hermione, plus stressée qu'elle ne le laissait paraitre. Millicent n'en fut pas dupe pour autant. Après un dernier signe de tête, la Serpentarde transplana, laissant Hermione face à elle-même.
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Lorsqu'Hermione transplana dans l'allée qui l'avait vu grandir, l'émotion fut si grande qu'elle se sentit presque mal. Il lui semblait que rien n'avait changé. Tout était comme dans ses souvenirs : les dalles grises, les arbustes coupés avec précision, les petites maisons en brique rouge presque toutes similaires.
Ses yeux se portèrent automatiquement sur la demeure de son enfance. Elle resta plantée ainsi quelques minutes. Franchir le portillon lui semblait être extrêmement périlleux, alors qu'en réalité, seulement quelques pas la séparer de son passé.
Une fois cette porte franchie, il n'y aurait plus de retour en arrière possible. Rien ne serait jamais plus comme avant.
La sorcière inspira un grand bol d'air, puis avança. Elle aurait dû faire cette démarche des années auparavant.
Elle franchit la petite barrière blanche, et ses pas crissèrent sur le gravillon. Les rideaux des fenêtres étaient les mêmes : écrus, en dentelle française.
Son cœur battait la chamade, et elle le sentait pulser jusque dans sa tête.
Allez Hermione ! Tu peux le faire ! C'est seulement ta famille !
Elle finit par frapper trois coups sur la porte. Elle avait un creux dans l'estomac. Elle tritura ses mains, puis porta ses ongles à sa bouche nerveusement lorsqu'elle entendit des pas se rapprocher de ladite porte d'entrée.
Cette dernière s'ouvrit finalement, laissant apparaître son père. Tous deux se fixèrent sans réagir. Il avait vieilli. Tous ses cheveux étaient devenus gris, et il s'était légèrement tassé. Mais Richard Granger avait conservé son aura autoritaire – ce dont Hermione avait hérité, incontestablement.
Hermione déglutit. Elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Il était clair qu'il l'avait reconnu. Le sortilège de confusion avait donc été levé… Mais par qui ?
« Bonjour Papa… Je suis de retour. »
« Her… Hermione ? » Murmura-t-il.
Hermione hocha la tête, le cœur sur les lèvres, incapable de songer à une réponse censée.
« Oh mon Dieu… Ma chérie... »
Sur ce, son père la prit dans ses bras si forts qu'elle en eut mal aux côtes, mais elle s'en fichait. Elle se laissa aller dans cette étreinte si familière et réconfortante. Elle redevenait la fille de quelqu'un. Elle pouvait lâcher les vannes. Elle n'était plus obligée de paraître forte devant les autres.
Elle éclata en sanglots dans les bras de son père. Son parfum familier la réconforta, et elle plongea son visage contre sa chemise. Elle serait restée là des heures si elle avait pu. Son père l'écarta de quelques centimètres afin de l'inviter à entrer dans la maison.
« Je suis si heureux que tu sois revenue… Je savais que tu reviendrais un jour. »
Hermione ne pouvait détacher ses yeux de son père, alors qu'il la faisait assoir dans le canapé du salon – qu'elle ne reconnut pas.
« Je… Je suis tellement désolée… Je ne sais pas quoi… »
Son père lui fit signe de se taire, alors qu'il s'asseyait à ses côtés. Il lui attrapa les mains pour les serer tendrement.
« Les explications viendront plus tard. »
« Mais je… » Objecta-t-elle. C'était bien trop simple à son goût…
« On a perdu seize ans… faisons en sorte de ne pas en gâcher davantage. »
« Où est Maman ? »
La prise de son père se resserra autour de ses doigts fins, et Hermione se mit à penser au pire.
« Ma chérie… Ta mère est malade… Elle est à l'hôpital. »
Le cœur d'Hermione tambourina dans sa poitrine, prêt à sortir. Elle déglutit difficilement. Elle avait la gorge sèche à force d'avoir pleuré ces derniers jours.
« Malade ? » Souffla-t-elle, au bord du gouffre.
« Elle est dans le coma, ma chérie… Elle a un cancer… »
Hermione lâcha son père pour porter sa main contre sa bouche. Elle était sous le choc. Jamais elle n'aurait pu imaginer ses parents tombés un jour malade. C'était inconcevable. Certes, elle les avait crus disparus pour toujours après la guerre – dans la mesure où elle leur avait effacé la mémoire – mais ce scenario dépassait l'entendement.
« Depuis quand ? »
« Quelques mois… Mais ta mère est une battante, n'est-ce pas ? »
« Peut-être que la magie pourrait… » Tenta Hermione, toujours sous le choc d'une telle annonce.
« Ta mère a toujours refusé… Ce n'est pas ce qu'elle veut. »
Hermione fronça les sourcils.
« Mais, enfin… »
« Hermione. Tu dois l'admettre. Je sais que tu aimerais faire plus, c'est dans ta nature. Mais nous devons respecter son souhait. Et elle a été très claire avec moi. Et avec Harry. »
Encore une autre révélation… C'était trop pour elle.
« Harry ? » Répéta-t-elle, abasourdie.
« Oui, c'est ton ami Harry qui nous a délivré de ton sort. Il a mis du temps à trouver le bon sortilège… Mais il y est arrivé. Nous sommes restés en contact depuis… Lui aussi était persuadé que tu reviendrais un jour. » Ajouta son père, ému et bienveillant.
« Je n'arrive pas à y croire… » Murmura-t-elle. « Depuis tout ce temps, j'aurais pensé qu'il serait passé à autre chose. »
L'espoir renaissait peu à peu dans l'esprit d'Hermione… Tout n'était peut-être pas perdu pour elle.
« Tu as du te sentir abandonner à un moment de ta vie pour t'échapper ainsi de tes racines anglaises, mais saches que beaucoup de personnes t'aiment ici… et t'attendent toujours. »
« Oh, Papa… » Hoqueta-t-elle, et le concerné la reprit fermement dans ses bras.
« Tout va s'arranger avec le temps… Tu verras. »
« Je… J'ai un fils… » Murmura-t-elle, et son père l'éloigna aussitôt de son torse pour l'observer. Il était surpris, mais la joie se lisait dans ses yeux chocolat, identiques aux siens.
« Je suis Grand-Père ! » S'extasia-t-il.
« Oui, Papa… Il s'appelle Aaron, il a quinze ans. »
« Quinze ans ! »
Hermione hocha la tête, en souriant, mais toujours larmoyante. Penser à Aaron la réconfortait toujours. C'était le soleil au milieu des tempêtes de sa vie.
« Tu es mariée, alors ? »
Le cœur d'Hermione se serra… Comment lui expliquer sans trop en dévoiler ?
« Non, je… Le père est… »
Elle bafouillait, incapable d'être limpide et organisée dans sa tentative de justification.
« Ma chérie, respires… Tu sais que je ne te jugerai jamais. »
« Personne en Angleterre n'est au courant, pour Aaron… Pas même son père. »
« Il est anglais ? »
« O… Oui… »
Elle voyait bien que son père essayait de se montrer le moins impatient et curieux possible… Mais c'était normal. Ils se retrouvaient après seize ans de séparation. Mais elle devait se libérer du fardeau qui la rongeait depuis tant d'années. Et qui de mieux placé que son père pour le faire…
« C'est Drago Malefoy. » Avoua-t-elle.
C'était la première fois qu'elle le disait de vive voix. Et elle se sentit immédiatement mieux… Comme si elle pouvait respirer librement.
« Drago Malefoy… Le petit con de ton école ? »
« Papa… C'est une longue histoire… Il… Il n'est pas au courant. Et je ne veux pas qu'il le soit. »
Son père fronça les sourcils, inquiets.
« Chérie, je ne sais pas ce qu'il s'est passé entre vous, mais… En tant que père, il a le droit de le savoir, non ? Je ne pourrais imaginer ne pas t'avoir dans ma vie. »
Si seulement son père connaissait l'entière histoire, jamais il ne lui aurait dit cela. Mais au fond, elle savait qu'il avait raison. Elle était juste trop lâche et faible pour faire face à son passé.
« Je… Je ne suis pas prête. »
Et jamais elle ne le serait.
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« Je ne veux pas partir… Pas déjà ! »
Drago était exaspéré par le caprice que lui faisait Abby depuis presque une heure… Depuis qu'ils étaient tous deux sortis du terrain de Quidditch, en réalité.
« Abby… Tu me fatigues. »
« On n'est pas resté longtemps ! Je voulais voir tes coéquipiers ! »
« Tu es restée avec moi tout l'après-midi, ça suffit Abby. Je t'ai dit que l'on partait. »
« Mais je ne vais pas te revoir avant longtemps ! »
Drago arrêta de marcher, et sa fille le percuta de plein fouet, n'ayant pas anticipé le geste de son père. La nuit commençait à tomber, et dans cette région du comté, la température n'était jamais très élevée. Il voyait qu'Abby commençait à frissonner dans sa petite robe d'été.
« Tu me reverras la semaine prochaine… Tu n'es pas contente de revoir Maman ? »
La petite fille fit la moue, de mauvaise foi, et Drago se retint de sourire. Tel père, telle fille…
« Si, mais je n'aime pas quand tu t'en vas… »
« Hé, ma puce, tu sais que tu peux toujours me joindre. Ce n'est qu'une petite semaine. »
« Je veux faire du Quidditch comme toi, et comme Ginny quand elle était jeune ! » S'exclama-t-elle soudainement, prenant de court Drago.
« Tu as le temps pour décider de ce que tu veux faire plus tard… Pour le moment, notre seul objectif est de cacher la robe rouge qui est complètement foutu à ta mère, sinon on est mort ! »
Abby rit face à l'expression exagérée du blond. Drago fut fière de sa petite diversion.
Il sortait de plusieurs heures d'entrainement, et il avait exceptionnellement emmené Abby avec lui – Millicent étant au boulot, et la nounou ayant été libérée pour la semaine. Ce n'était pas tellement un endroit adapté aux enfants, mais de temps en temps, cela ne pouvait pas faire de mal à sa fille. Au contraire, cela semblait canaliser son énergie débordante.
Abby allait bientôt séjourner chez sa grand-mère paternelle, au plus grand plaisir de Millicent et Drago, qui allaient souffler quelques jours loin de leur petit monstre ambulant.
Narcissa Malefoy adorait sa petite-fille, même si évidemment, du fait de son éducation, elle aurait préféré un petit-fils. Le fait que Drago se soit marié avec une femme de même sang avait déjà été une joie immense pour la matriarche – ce qu'il trouvait complément inapproprié. Mais les préceptes traditionnels avaient la vie dure…
Alors quand il avait annoncé son divorce à sa mère… Par Salazard, elle avait tellement hurlé qu'il avait cru que les vitres allaient se briser en mille morceaux.
« Il est quelle heure, Papa ? » Lui demanda Abby, le sortant ainsi de ses réflexions.
« 19h. Tu as faim ? »
« Un peu… Tu restes manger chez Maman ?! » Demanda-t-elle avec espoir, ses grands yeux bleus tournés vers Drago. Comment pouvait-il résister à une telle bouille… Il était faible.
« On verra avec ta mère. Elle a peut être déjà organisé quelque chose. » Eluda-t-il. « Donne-moi ta main pour que l'on transplanne. »
La petite blonde s'exécuta aussitôt, et tous deux s'envolèrent, direction son ancienne maison. Cela lui faisait toujours étrange de se dire que son « chez-lui » n'était plus vraiment… à lui. Millicent et lui avaient habité ici pendant des années, Abby n'avait connu que cette maison. Lors du divorce, il avait été généreux, il lui avait laissé… Ce n'était rien pour lui, il avait de gros revenus annuels, plus élevés que ceux de Millicent. C'était de bonne guerre.
Drago posa sa main sur la porte d'entrée, et celle-ci s'ouvrit sans encombre. Pour faciliter les déplacements de leur fille, les deux ex-mariés s'étaient mis d'accord pour que Drago ait toujours accès à la demeure victorienne, sans en abuser évidemment. Chacun devait avoir leur espace privé.
Abby fila dans la maison sans demander son reste, pressée de voir sa mère.
« MAMAN ! JE SUIS RENTREE ! » Cria-t-elle dans toute la maison.
Millicent ne pourrait pas la louper… Drago prit son temps pour poser son sac de sport, et enlever sa veste.
« Oh, bonjour. Vous êtes qui ? » Entendit-il alors.
Drago se figea. C'était la voie claire d'Abby. Comment se faisait-il qu'un inconnu soit dans la maison ?! Sans réfléchir, il sortit sa baguette et entra précipitamment dans le salon.
« Abby ! Qu'est-ce que… »
Il se figea, la baguette toujours dressée devant lui. Ses yeux voyaient clairement la jeune femme debout au milieu du salon, mais son cerveau ne semblait pas vouloir réagir.
Devant lui se trouvait un fantôme du passé. De son passé.
Voilà donc ce qu'avait été faire Millicent aux Etats-Unis… Il allait la tuer. Littéralement.
« Papa, c'est qui ? » Lui demanda alors Abby, mais il fut incapable de lui répondre. Il était même incapable de détourner le regard de cette femme.
Bien sûr, elle avait changé. Vieillie. Murie. Changée de coupe. Changée de style.
Mais son regard était toujours le même. Celui d'une proie prise au piège face à son bourreau.
Il avait été ce bourreau. Il était encore ce bourreau.
Sa main trembla, et il baissa sa baguette avec une extrême lenteur.
« Gran… Granger ? » Murmura-t-il, presque tremblant.
Soudain, elle tituba, visiblement extrêmement perturbée. Le verre d'eau qu'elle tenait se brisa en milles morceaux sur le sol. Comme au ralenti, Drago la vit s'effondrer, et son corps plongea sur le verre tranchant.
Le tapis beige devint rouge.
En fond sonore, il entendait sa fille crier de peur.
En face de lui, se trouvait son purgatoire.
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Je vous avais promis une scène Dramione… sans préciser la longueur HAHAHAHA. J'ai tellement adoré écrire cette scène, j'espère que vous l'avez ressenti dans mon écriture… :).
Par contre, les retrouvailles entre Hermione et son père ont été plus compliquées à écrire… Sûrement parce que je ne sais pas ce que cela fait de ne plus avoir ses parents avec soi.
Et enfin, la révélation noire sur blanc : Drago, papa de Aaron (et non ce n'est pas Lucius… AU SECOURS !). Je sais que vous vous posez milles questions sur le pourquoi du comment
Je vous dis à la semaine prochaine… (je sais, j'ai été méchante sur cette fin). Donc j'attends que vous exprimiez votre frustration et votre énervement à mon égard avec de magnifiques petits commentaires… (pleaase)
With love, Little-Library
