Hello ! J'espère que votre début de semaine commence bien :). Encore sorry pour ce petit décalage de un jour, mon WE fut chargé, et je pense que ce sera ainsi jusqu'à Noel (bientôoooot). Certains m'ont dit que parfois j'inversais les prénoms de Millicent et Pansy (oups oups), et je m'en excuse! J'essayerai de faire plus attention à l'avenir, mais n'hésitez pas à me le redire si je le refais :). Je ne m'attarde pas plus, bonne lecture!

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RAR

Perrine : merci pour tous ces compliments! Dans ce chapitre, on verra un peu plus la surprise de Drago :) Et encore une réponse à une de tes hypothèses dans ce chapitre hihi (décidement tu vises souvent juste). Bonne lecture :)

Snoopgol : merci! Et tu as mis le 100e commentaire, bravo ;D

Lilie : merci! A bientôt :)

Lily : merci beaucoup !

Zazav : merci pour ton post, dans ce chapitre, on en sait un peu plus sur le passé de Drago... Je te laisse découvrir :)


Chapitre 8

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Londres

Drago continuait d'observer la scène, pétrifié. Et les hurlements de peur de sa fille ne semblaient pas réveiller son cerveau embrumé. Tout ce qu'il pouvait analyser était le corps inerte de la seule femme sur terre qui peuplait ses cauchemars depuis des années.

Il aurait pu facilement ne pas la reconnaitre. Elle avait changé. Mais il avait tellement de fois imaginé les traits d'Hermione Granger au fil des années que même aveugle, il aurait pu deviner sa présence.

« Abby ?! Abby, qu'est-ce qu'il se passe ?! »

Drago vit son ex-femme débouler tel un éclair dans le salon, un air paniqué sur le visage, baguette en main, prête à faire feu pour défendre sa progéniture.

« Maman ! »

La petite fille se jeta dans les jambes de sa mère, tout autant paniquée, et les larmes aux yeux.

« Oh par Salazard, j'ai eu tellement peur, je t'ai entendu hurler et… »

La voie de Millicent se stoppa net lorsqu'elle prit conscience de la scène qui se déroulait sous ses yeux. Elle se tourna immédiatement vers lui, tremblante, et visiblement coupable.

« Oh par Salazard… Oh par Merlin… Drago, je… »

« Plus tard, les explications, Millie. » Tonna-t-il, réagissant enfin, une fois le choc passé.

La sorcière hocha la tête, puis rassura en quelques mots leur fille.

« Mon cœur, ce n'est rien. Tout va s'arranger, ne t'inquiètes pas. Va dans la cuisine, veux-tu ? »

« Ou… Oui… » Gémit Abby tout en trottinant rapidement vers la pièce indiquée.

Drago continuait d'observer le corps d'Hermione Granger, tandis que la plaie sur son front continuait de saigner abondamment.

« Drago ! Il faut l'emmener à Saint-Mangouste ! »

« Oui… Oui, bien sûr. » Marmonna-t-il.

Intérieurement, il n'avait qu'une envie : attraper son ex-femme, la secouer comme un prunier afin qu'elle s'explique sur cette situation. Hermione Granger dans son salon ! Revenue d'entre les morts ! Il était en pleine hallucination !

« Drago ! Tu vas m'aider, enfin ! » S'écria de nouveau Millicent, alors qu'elle agitait sa baguette dans tous les sens. Clairement, elle paniquait autant que lui.

« On ne peut pas laisser Abby toute seule ici. » Siffla-t-il entre ses dents, pour ne pas que la jeune sorcière prostrée dans la cuisine ne l'entende.

« On la prend avec nous ! On va la déposer chez ta mère, ce serait plus simple. » Répliqua-t-elle automatiquement.

« Bien… Bien… Tu… Tu t'occupes de Granger… Je m'occupe d'Abby. On se rejoint à l'hôpital directement. »

Sans plus adresser un seul regard à Millicent, il se dirigea d'un pas pressé vers la cuisine où se trouvait Abby, tremblante et les yeux embués. Elle se retenait à grand peine de fondre en larmes.

« Viens ma puce. Tu vas aller chez Grand-Mère Narcissa, d'accord ? »

« Noooon… Je veux rester avec vous… » Chouina-t-elle, en arborant une moue malheureuse, qui d'ordinaire aurait eu un effet certain sur les résolutions de Drago… Mais pas ce soir.

« Tu n'as pas envie que Grand-Mère te fasse son fameux moelleux au chocolat ? » L'amadoua-t-il avec un sourire en coin – sourire forcé, tout du moins…

Abby parut analyser cette proposition avec un grand sérieux, puis finit par accepter. Drago se retint de soupirer de soulagement devant sa fille. Voilà un souci de régler. Le blond attrapa la petite main d'Abby, lui sourit, puis transplana aussitôt.

Une légère brise les enveloppa alors qu'ils atterrirent devant l'imposant Manoir Malefoy. Drago n'avait jamais compris comment sa mère pouvait continuer à vivre ici après toutes les atrocités qui s'y étaient commises… notamment par lui.

Avant même qu'il ne fasse un pas dans l'allée parfaitement entretenue, Narcissa Malefoy apparut dans l'encadrement de la porte d'entrée. Il ne fut pas surpris, le Manoir ayant un détecteur de présence.

« Drago ? Que fais-tu là au milieu de la semaine ? Quelque chose ne va pas ? » S'inquiéta-t-elle immédiatement, un pli entre les sourcils.

Drago poussa Abby devant lui, la forçant à avancer vers Narcissa. Elle était clairement récalcitrante mais ne fit aucun geste ou commentaire déplacé. Pour une fois…

« Nous avons… hum… une situation à gérer avec Millicent… Pourrais-tu garder Abby pour ce soir ? »

Drago resta volontairement vague, ne voulant pas affoler sa mère plus que nécessaire. Mais il était également conscient du fait qu'Abby s'empresserait de lui raconter les moindres détails de cette soirée rocambolesque. Narcissa sembla comprendre le message.

« Mon cœur, je suis ravie de te voir. Va t'installer dans le salon, je te rejoins tout de suite. »

Un dernier câlin, un bisou, puis la jeune sorcière fila dans les entrailles du Manoir, laissant ainsi les deux adultes dans l'entrée.

« Drago, de quelle situation parles-tu donc ? »

Le blond déglutit difficilement. Comment annoncer à sa mère qu'Hermione Granger était de retour en Angleterre à cause de la ténacité de son ex-femme ?

« Une personne est revenue… » Commença-t-il maladroitement.

« Une personne… Et donc ? » Répliqua sa mère, sarcastique au plus haut point.

« Hermione Granger. » Lâcha-t-il abruptement, afin de faire passer la pilule plus rapidement.

Narcissa accusa difficilement le coup. Son corps se crispa, mais elle cacha à merveille ses émotions… pas assez pour que Drago ne remarque pas sa surprise et son inquiétude.

« Comment ? Nous la croyions morte depuis toutes ces années… »

« Je n'en sais pas plus pour le moment… Elle s'est évanouie quand elle m'a vu, et s'est cognée la tête. Elle est à Saint Mangouste en ce moment. »

« Que veux-tu dire par quand elle t'a vu ?! »

« Elle loge chez Millicent, d'après ce que j'en ai déduit… Elle était dans le salon quand je suis rentré de l'entrainement. » Expliqua-t-il. Il avait l'impression de raconter une histoire qui n'était pas la sienne, comme s'il était détaché de toute réalité.

Narcissa porta ses mains contre ses lèvres, choquée.

« Par Salazard… » S'exclama-t-elle.

Drago commençait à étouffer sous le regard perçant de sa mère. Evidemment, elle savait tout de son passé sordide.

« Je dois y aller… Merci de t'occuper d'Abby. »

Elle balaya ses remerciements d'un geste de la main.

« Files. Et donnes moi régulièrement des nouvelles. »

Drago hocha la tête, embrassa la joue de sa mère, puis transplana de nouveau vers l'inconnu.

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L'accueil de Saint Mangouste avait toujours été un endroit calme et apaisant – sauf pendant la guerre. Les infirmières accueillaient tout le monde avec un grand sourire, et ne montraient jamais aucun signe de panique.

Cependant, lorsque Millicent avait débarquée telle une fleur, le corps inerte d'une des sorcières les plus célèbres de sa génération avec elle, le monde semblait s'être arrêté au sein de la fameuse institution ancestrale.

Evidemment, Millicent n'avait pas réfléchi une seconde en hurlant haut et fort qu'Hermione Granger avait besoin des meilleurs soins possibles. Après tout, les réapparitions de sorciers disparus pendant la guerre étaient assez courante… Non ?

Depuis lors, la Serpentarde patientait sagement, contrôlant difficilement son envie de se manger les cuticules. Elle tournait et retournait dans sa tête la scène auquelle elle avait assisté : le regard pétrifié de Drago, les hurlements de sa fille, et le sang étalé sur son tapis persan.

Comment la situation avait-elle pu autant dégénérer ?! Elle qui, d'ordinaire, avait toujours tout son contrôle. Le secret sur la destinée d'Hermione Granger était bel et bien résolu.

Plongée dans ses sombres pensées, Millicent ne remarqua pas toute de suite la présence de son ex-mari à ses côtés. Elle reconnut ses chaussures de sport moldus – dernière lubie du blond, alors qu'il était planté devant elle. Elle se redressa sur son siège afin de pouvoir étudier son expression.

Indéchiffrable, sans surprise.

« Tu as déposé Abby ? » Demanda-t-elle, lasse et fatiguée.

Drago se contenta d'hocher la tête, avant de s'assoir sur le fauteuil à sa droite. Il soupira, et balaya d'une main ses mèches blondes. Le silence s'installa entre eux, lourd et pesant.

« Pourquoi as-tu fait ça, Millie ? » Finit par murmurer Drago, brisant la glace entre eux.

« Tu sais très bien pourquoi ! »

Le blond fronça les sourcils, visiblement en désaccord avec ses paroles.

« Tu aurais dû t'abstenir ! Le monde vivait très bien en pensant Granger disparue ! »

Millicent vit rouge. Quelle mauvaise foi de sa part !

« Sottises ! Tu peux peut être berné le reste du monde, y compris Pansy et Blaise, mais tu ne m'auras pas sur ce coup là ! Tu as des choses à régler avec cette femme. J'ai donc fait le nécessaire. Je n'en peux plus de te voir ainsi trainer ta peine. Même Abby s'en rend compte, et je ne l'accepterai pas ! »

Drago se redressa sur ses deux jambes, de plus en plus agité.

« Cette femme, comme tu dis… Que sais-tu d'elle, hein ? Comment l'as-tu retrouvé ? »

« J'ai engagé un détective privé… Je l'avais déjà fait il y a dix ans, en vain. » Avoua-t-elle finalement. Dix ans qu'elle mourrait d'envie de lui parler de cette enquête qu'elle menait seule contre l'incertitude. Drago accusa le coup, et sa mâchoire se crispa encore plus. Le serpent allait bientôt mordre…

« Et tu m'as caché ça pendant toutes ces années ? Alors qu'on était ENCORE marié ? » Cria-t-il, se moquant pas mal que les autres personnes dans la salle d'attente les fixent avec courroux. « Millie, putain ! »

« Et quoi, qu'est-ce que tu vas faire, maintenant ? Hermione Granger est de retour, et tu vas pouvoir enfin te pardonner de ce que tu lui as fait. » Siffla-t-elle doucement, mais avec toute la force de son âme.

Drago rit amèrement. Il avait cet air qu'elle détestait tant… Celui de la condescendance. Et de la colère mêlée.

« Un viol ne se pardonne pas. Et tu le sais. Comment peux-tu croire que… »

« Elle n'a pas toutes les clefs en main ! Tu dois t'expliquer avec elle… »

« Et que crois-tu qu'il se passera lorsqu'elle révèlera au monde entier ce que je lui ai fait ?! Personne n'est au courant. Personne encore vivant tout du moins, à part toi, ma mère, et la principale concernée. Elle va s'empresser d'aller voir la presse. Tu as foutu ma vie en l'air ! »

Il insinua le doute en elle. Non ! Granger n'était pas aussi fourbe. Si elle avait voulu condamner Drago pour ses actes, elle l'aurait fait depuis bien longtemps.

« Je sais que tu veux jouer au gros dur, mais ce qui tu lui as fait te bouffe depuis des années. Tu dois lui parler. » Répliqua Millicent avec engouement.

Drago se mit à faire les cent pas, plus que perturbé.

« Tout n'est pas aussi simple, Millie, bon sang ! »

« SI ! SI ! » Cria-t-elle, perdant son calme. « Je t'ai ramené Granger, j'ai fait tout ça pour toi. Parce que je tiens à toi, que je suis ta meilleure amie et que je te connais. »

« Mais que sais-tu d'elle, Millicent ? QUE SAIS-TU D'ELLE SEIZE ANS PLUS TARD ? »

« Je… »

« Est-elle mariée ? » Coupa-t-il sans lui laisser le temps de répondre.

« Elle… »

« A-t-elle des enfants ? »

« … »

« Est-elle seulement saine d'esprit après avoir joué à la morte pendant tout ce temps ?! »

« JE NE SAIS PAS, DRAGO, D'ACCORD ? JE-NE-SAIS-PAS. »

« Tu… Tu es incroyable ! NON, tu es INCONSCIENTE ! Tu dis que tu penses à Abby avant tout, mais si jamais cela s'ébruite dans la presse, elle sera à jamais cataloguer comme la fille d'un ancien Mangemort violeur qui aurait dû croupir à Azkaban. » Siffla-t-elle, presque avec haine.

« Je t'interdis de me parler sur ce ton… Tu es furax, je le comprends. Mais un jour, tu me remercieras. Même si tu ne le veux pas l'avouer. Et pour ton information, elle vit à San Francisco, et elle est journaliste. Dans un journal moldu. »

« Moldu ? » Répéta-t-il, incrédule.

« Comment crois-tu qu'elle soit parvenue à rester cacher tout ce temps ? »

« Et bien… »

« Et elle a changé de nom. Elle se fait passer pour Hermione James aux Etats-Unis. Ne me demande pas comment elle a réussi ce tour de passe-passe, je n'en ai aucune idée. »

Le silence refit son entrée entre eux. Ils avaient l'habitude d'avoir des conversations houleuses, voir violentes. Mais celle-ci avait été particulièrement éprouvante.

« Excusez-moi, messieurs dames ? »

Les ex-époux se retournèrent comme un seul Homme, vers l'infirmière qui venait de les interpeller.

« Oui ? »

« C'est à propos de Madame Hermione… Granger. »

Même l'infirmière trouvait la situation folle-dingue…

« Y-a-t-il des personnes de sa famille à contacter ? Ou des personnes qu'elle aurait pu déclarer comme ses contacts en cas d'urgence ? Nous agissons dans le flou dans la mesure où ses antécédents médicaux datent de… plus de seize ans. » Finit-elle difficilement.

« Je… Oui, oui. » Répondit Millicent en songeant à certaines personnes en particulier qu'elle allait devoir contacter… à son grand désespoir. Rien ne se passait comme elle l'avait imaginé.

« Bien. Cela faciliterait les tâches administratives à effectuer si vous pouviez trouver une attestation quelconque sur ces sujets précis. »

« Elle habite aux Etats-Unis alors… Mais nous pouvons essayer. Comment va-t-elle ? »

« Nous allons la garder en observation pour s'assurer de l'absence de commotion cérébrale, mais son état est stable. Elle est endormie pour le moment sous l'effet des antidouleurs. Elle s'est ouvert l'arcade en tombant et s'est déboitée l'épaule droite, mais cela devrait rapidement s'arranger. » Les informa-t-elle, se voulant rassurante.

« Merci pour ces nouvelles, Madame. »

Millicent adressa un dernier sourire poli à l'infirmière avant de se tourner vers Drago.

« Nous allons devoir prévenir certaines personnes. » Dit-elle au blond.

« Comment cela, NOUS ? Je ne crois pas que nous allons faire ça. TU vas devoir le faire ! C'est TON bordel, tu te débrouilles avec cette histoire ! » S'offusqua-t-il, outré.

« Arrêtes de faire l'enfant ! »

« Je n'irais pas voir la bande des joyeux lurons pour leur annoncer la magnifique nouvelle ! »

« Pfff… Très bien ! Je vais faire l'adulte dans cette histoire, puisque tu y mets tellement du tien. »

« L'adulte ? Il faudrait déjà que tu en sois une pour pouvoir y jouer correctement. » Railla-t-il.

« Hors de ma vue, Drago, afin que je ne te lance un petite Avada. » Répliqua-t-elle, exaspérée.

Le blond ne se fit pas prier pour filer à l'anglaise, laissant une Millicent désemparée et plus seule que jamais.

Qu'avait-elle fait ?

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Ginny Potter observait d'un œil critique son œuvre culinaire, se demandant s'il était bien raisonnable de donner cette… chose en guise de dessert aux enfants affamés. Elle était pourtant certaine d'avoir suivi la recette de sa mère à la lettre ! Harry allait encore se moquer d'elle.

Résignée, elle soupira avant de se laisser choir sur la chaise haute du bar. Elle aurait bien besoin d'un petit whisky-pur-feu… Elle adorait les vacances d'été en général elle pouvait profiter de ses trois monstres préférés. Mais ils demandaient son attention constante, ravis également d'avoir leur mère à temps complet à la maison.

En bref, elle se languissait d'une soirée en amoureux avec son mari, d'une plage au sable fin, et d'une bonne grasse matinée…

Ginny jeta un coup d'œil à sa montre… Presque 20h. Avec un peu de chance, Harry n'allait pas tarder à arriver.

Histoire de se distraire, elle attrapa un magazine qui trainait sur le plan de travail de la cuisine. Cependant, au bout de trois pages, elle tomba sur une photo… de son visage. Ginny grinça des dents. Elle avait horreur de lire des magazines et de tomber par hasard sur une de ses publicités. C'était plus que dérangeant.

Ladite photo était plutôt réussie… C'était pour une marque célèbre de cosmétiques, et elle adressait un clin d'œil malicieux aux lecteurs. Oh, elle n'avait pas honte de son métier… Mais elle n'en faisait pas tout un chaudron pour autant.

Lorsqu'Harry avait commencé à briguer le poste de Ministre, elle avait eu peur que son métier ne joue en sa défaveur. Mais bien au contraire, grâce à Ginny, ils avaient obtenu de très bons scores chez les plus jeunes… Et un peu moins chez les aristocrates, évidemment.

C'était il y a déjà quatre ans, songea-t-elle avec nostalgie. Leur vie n'avait guère changé, si ce n'est l'emploi du temps plus chargé d'Harry. Leur vie –même privée – avait toujours été exposée au grand jour depuis la fin de la guerre. Et ils continuaient d'assister aux mêmes évènements mondains qu'avant, avec seulement un statut différent.

Il ne restait qu'une année à Harry en tant que Ministre. Ginny le poussait à être candidat de nouveau, mais son mari ne semblait pas convaincu… Il était arrivé à ce poste presque « par hasard », mais il n'avait pas réellement d'ambitions politiques. Il avait le cœur sur la main, et Ginny voyait bien qu'il luttait tous les jours contre le système polico-politique. Et c'est en cela que la rousse trouvait qu'il faisant un excellent job en tant que Ministre.

« MAMAN ! »

Ginny leva les yeux au ciel… Fini le répit qu'elle avait eu en installant les enfants devant un dessin-animé moldu.

« Mamaaaaaaan ! »

« Oui Lily, J'ARRIVE ! » Cria-t-elle à sa fille qui faisait encore un de ses innombrables caprices.

La rousse abandonna définitivement son magazine, et se dirigea vers le salon. Elle y découvrit les trois diablotins en train de bouder, tandis que l'écran de la télé était noir.

« Que se passe-t-il ici ? Lily ? »

« Albus ne veut plus regarder Le Roi Lion car il dit que c'est pour les bébés ! Mais c'est faux ! Et il a appuyé sur un bouton et la tévé est devenue toute grise ! »

Ginny soupira intérieurement. Qu'avait-elle mérité pour avoir des enfants aussi difficiles ?! Une petite voie lui suggéra que cela venait de son propre caractère… Mais elle l'ignora royalement.

« On dit télé ma chérie… Albus, est-ce que c'est vrai ? »

« … »

Le jeune sorcier n'osait plus regarder sa mère droit dans les yeux, tandis que son grand frère ricanait derrière lui.

« Si tu crois que je ne te vois pas, James Potter, tu as tout faux ! Qu'est-ce que j'ai dit à propos de se moquer de ses frères et sœurs ? »

James arrêta aussitôt de faire le malin, mais contrairement à Albus, il ne baissa pas les yeux… Depuis qu'il était à Poudlard, le jeune homme avait pris du poil de la bête. Et ce serait bientôt le tour d'Albus de jouer au paon.

« Bien, je vois que vous vous souvenez de ma fameuse consigne, soyez gentils entre vous ! » Railla-t-elle, bien que les enfants ne semblèrent pas déceler l'ironie sous son attitude. « Albus, tu vas demander pardon à ta sœur, et vous remettez le film illico presto, c'est bien compris ? Et pas de tirage de langue Lily ! » Ajouta-t-elle en voyant l'air malicieux que prenait la plus jeune des Potter. La petite coquine était trop heureuse de voir son frère se faire engueuler à cause d'elle… Ah, les douces joies de l'enfance !

Satisfaite d'avoir réglé la situation rapidement, Ginny reprit la direction de la cuisine. Elle allait se résoudre à commander un gâteau digne de ce nom à quelques enseignes du coin, lorsqu'Harry apparut devant elle. Enfin !

« Ah, Harry ! Tu arrives à point, j'étais sur le point de… »

Elle stoppa ses babillements lorsqu'elle se rendit compte que son mari était pâle comme la mort.

« Harry ? » Demanda-t-elle, de plus en plus inquiète. « Est-ce qu'il est arrivé quelque chose ? »

« Où est le whisky ? » Se contenta-t-il de demander, dans un état second.

« Qu… Quoi ? Mais enfin ! »

« Le whisky, Gin ! » Cria-t-il, la choquant un peu plus.

Sur le qui-vive, la rousse se dirigea vers l'étagère au-dessus de l'évier, et attrapa la fameuse bouteille, ainsi qu'un verre. Elle en versa un fond, le regard toujours fixé sur l'expression étrange de son mari. Ginny lui tendit le verre, sans ajouter un mot, et il le but d'un coup, la surprenant davantage.

« Tu devrais t'assoir, Gin. »

« Tu me fais peur… »

« S'il te plait, Ginny… Assieds-toi. »

Le cœur battant la chamade, la rousse s'exécuta, tandis que des milliers de scénarios défilaient dans sa tête. Etaient-ce ses frères ? Ses parents ? Ses belles-sœurs ? Qui était mort ? Cependant, rien ne la préparait à l'annonce suivante.

« Hermione est vivante. »

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Cette fin n'était pas préméditée… *sorry again*. En ce moment, je suis dans une période où j'ai envie de vous torturer un peu hihi, mais ne vous inquiétez pas, les révélations vont arriver… Petit à petit )

1. L'arrivée de Narcissa… Elle va jouer un certain rôle dans le futur. Lequel selon vous ?

2. THE révélation, par Millicent. Est-ce que vous détestez Drago désormais ? :O En tout cas, lui, il n'apprécie clairement pas le retour d'Hermione…

3. Et enfin, un petit saut dans la vie de Ginny.

Dans le prochain chapitre : il va y avoir du sang !

Merci pour votre fidélité :)

A bientôt, Little-Library