Hello Hello ! Je passe en coup de vent ici (je n'ai même pas relu le chapitre :O sorry pour les éventuelles fautes)! Le mois de décembre est toujours surchargé hihi. Je pense d'ailleurs que je ne posterai pas de chapitres pendant la période de Noël, je rêve d'une coupure avec Internet pendant une semaine (je vous adore, mais parfois c'est bien aussi de profiter uniquement de ses proches hihi). Pour finir ici, petite pensée à Jean d'Ormesson & Johnny Hallyday. Bonne lecture !

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RAR

Perrine : merci beaucoup, toujours fidèle pour laisser un petit mot :)

Snoopgol : merci! Haha, oui désolée pour cette fin... Tu ne vas pas m'aimer non plus ajd... hihi

Estelle Malefoy : merci pour ton post! J'avoue que je suis un peu sadique en ce moment... Je me rattraperai un jour!

Guest : merci ! Mais je pense qu'il y a eu un beug lors de la publication de ta review :)

Lily : merci :)

Lilie : tu auras bien la réaction de Ginny dans ce chapitre hihi... Merci encore :)

Rine : c'est Millie qui est allé annoncé la nouvelle à Harry. Sorry, j'avoue que ce n'était pas très clair hihi. Merci encore :)

Anonyme : merci !

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Chapitre 9

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Londres

« BIP »… « BIP »… « BIP »… « BIP »…

Une pointe lancinante vrillait le crane d'Hermione, tandis que l'ensemble de son corps sortait peu à peu de son état léthargique. La sorcière essaya de bouger ses jambes, mais ces dernières semblaient peser un tonne chacune. Elle gémit sous l'effort, puis papillonna des yeux.

Une lumière pure l'aveugla légèrement, mais elle parvint à distinguer le plafond immaculé. Où se trouvait-elle ?

Son cœur s'emballa légèrement alors qu'elle retrouvait peu à peu ses derniers souvenirs. Cependant, elle n'eut pas le temps de ressasser plus longtemps. Une voie familière la sortit de sa torpeur.

« Ma chérie, tu es réveillée ! »

Hermione se tourna légèrement vers son interlocuteur, et elle découvrit le regard rassurant de son père, ainsi que son sourire. Il avait des cernes sous les yeux, et il avait l'air exténué. La brune se gratta la gorge, avant de lui répondre.

« Où suis-je ? »

« A l'hôpital… Saint-Mangouste. »

« Depuis combien de temps je suis ici ? » Murmura-t-elle.

« Hier soir. Tu as dormi un bon moment. »

« Tu n'es pas resté là toute la nuit, j'espère ? »

Son père haussa les épaules, nonchalant.

« Où voudrais-tu que je sois, si ce n'est ici, maintenant que je t'ai retrouvé ? »

« Papa… »

« Pas de discussion, jeune fille. »

« Très bien. » Abdiqua-t-elle.

Se sentant mieux, elle tenta de se relever de son lit. La voyant faible, son père s'empressa de l'aider, et cala un énorme oreiller blanc derrière son dos.

« Est-ce que tu peux me passer un verre d'eau, s'il te plait ? »

« Bien sûr. » S'empressa-t-il de répondre, avant de s'exécuter.

L'eau lui fit un bien fou, et sembla réveiller ses derniers neurones endormis. Elle sentit alors un bandage contre son front. Elle glissa sa main dessus, en sentit la bande faire le tour de sa tête. Elle grimaça légèrement… Voilà donc d'où provenait sa migraine.

« Tu as une méchante bosse, mais rien de bien grave. Ton épaule était foulée, mais elle est déjà soignée. » Lui expliqua son père, en s'enfonçant un peu plus dans le fauteuil.

Elle hocha la tête, tandis que ses pensées se mettaient à défiler à cent à l'heure dans son cerveau.

« Maintenant, vas-tu m'expliquer ce qu'il s'est passé ? » Reprit son père, en levant un de ses sourcils.

Hermione paniqua légèrement. Que pouvait-elle lui avouer sans qu'il devienne fou furieux ?! Pas toute la vérité, sans aucun doute.

« Je… Je me suis cognée contre une table de salon et je suis tombée. » Expliqua-t-elle partiellement, sans évoquer l'élément déclencheur de cette chute.

« Hum… » Fit son père, moyennement convaincu. « Je vais faire semblant de me contenter de cette faible explication. Pour le moment. »

Hermione lui sourit, reconnaissante qu'il fasse preuve d'une telle compréhension à son égard. Le silence s'éternisa entre eux, réconfortant. La sorcière profitait avec plaisir de ces quelques moments de calme, car elle savait que la tempête serait proche. Il n'y avait pas besoin de savoir additionner deux et deux pour deviner que son admission à Saint-Mangouste n'était pas passée inaperçue… La présence de son père en était la preuve formelle.

« Tu as eu des visites, pendant que tu dormais… » Reprit son père, avec prudence.

Le cœur d'Hermione s'emballa de nouveau, et le « BIP » de la machine qui mesurait son rythme cardiaque devint également erratique.

« Hermione… Calme-toi, s'il te plait. »

« Qui ? » Questionna-t-elle, ignorant les inquiétudes de son père.

« Tes amis… de Poudlard. »

« Poudlard ? » Répéta-t-elle, sous le choc.

Elle n'était pas prête pour cela, songea-t-elle, affolée. Elle n'avait pas eu le temps de préparer son speech d'explications et d'excuses ! Son père sembla attristé par sa panique visible.

« Hermione ? »

Elle sentait les signes de la crise de panique approchée à grand pas… Elle avait juste envie qu'on lui donne un calmant capable de l'assommer quelques heures. Son vœu sembla se réaliser car la porte de sa chambre d'hôpital s'ouvrit. Un médecin entra dans la chambre et s'approcha du lit.

« Alors Granger, qu'est-ce que tu nous fais là, hein ? »

Elle ne le reconnut pas immédiatement. Evidemment, elle n'avait jamais été proche de lui du temps de l'école… Ni par la suite, d'ailleurs.

« Zabini ? » Finit-elle par murmurée, interloquée.

« Ah, tu m'as enfin reconnu ! Pas trop tôt ! »

Alors qu'il continuait son baratin – sûrement pour calmer ses nerfs – Blaise Zabini contourna son lit pour observer ses constantes. D'un coup de baguette magique, il sembla modifier le dosage de son intraveineuse. Immédiatement, le cœur d'Hermione se calma. Il lui sourit, avant de s'approcher d'elle. Instinctivement, elle eut un mouvement de recul, qu'elle regretta aussitôt.

« Désolée. » Marmonna-t-elle.

« Pas de soucis. Je veux juste regarder ta tête… »

Cette fois-ci, elle le laissa faire, même si la proximité avec son ancien ennemi la gênait plus que nécessaire. Elle n'en revenait pas qu'il soit devenu Médicomage. Mais après tout, pourquoi pas ?

« Où sont passés tes cheveux ? » Plaisanta-t-il, histoire de détendre l'atmosphère.

« J'ai changé de look ces dernières années. » Répondit-elle, en songeant avec nostalgie à son ancienne crinière de lionne. Maintenant qu'elle n'était plus un secret pour le reste du monde, peut-être qu'elle pourrait retrouver sa chevelure d'antan ?

« Bon, tout m'a l'air normal. Tu pourras sortir aujourd'hui. »

« C'est vrai ? » S'exclama-t-elle, heureuse.

Zabini acquiesça en souriant, rassurée par son enthousiasme.

« Ton… amie, celle qui m'a prévenue pour ton accident, m'a apporté tes affaires. Tu rentres à la maison. » Intervint son père.

Hermione ressentit une telle vague d'amour à l'égard de son père, qu'elle en aurait presque versé une larme. Richard Granger remarqua son émotion, et lui serra la main, affectueusement. Elle ne serait plus obligée de rester chez Millicent. Quel soulagement !

Zabini toussota, histoire d'attirer leur attention.

« Granger, je dois t'informer qu'un agent du Ministère des Affaires Intérieures est passé. Tu devras les contacter au plus vite. Ils ont quelques questions sur ta… comment dire… réapparition parmi nous. »

La brune soupira. Elle était déjà fatiguée des formalités administratives qu'elle allait devoir se coltiner. Elle aurait bien besoin de soutien, mais elle doutait fortement que ses amis d'enfance l'accueillent à bras ouvert. Soudain, une pensée traversa son esprit.

« Est-ce que la presse est déjà au courant ? » S'inquiéta-t-elle, en pensant à Aaron, seul à New-York, découvrant toute la vérité sur sa menteuse de mère dans la presse à scandale.

« Pas encore, mais c'est une question de jours, voire d'heure. » Répondit Zabini.

Certes… Mais elle avait encore le temps de contacter Aaron d'ici là… Enfin, c'est ce qu'elle espérait. Elle n'avait pas eu le temps d'analyser entièrement la situation. Son accident modifiait son plan bien rodé où Aaron demeurait caché aux yeux de tous.

« Bien ! Je vais vous laisser en famille… Reviens si tu as des vertiges, Granger. » Reprit Zabini, avant de les saluer poliment et de quitter la chambre.

« Prête à affronter le monde ? »

Hermione sourit faiblement à son père.

« Ais-je le choix ? »

« Pas vraiment, ma puce… »

C'est le cœur lourd qu'Hermione commença à se préparer pour quitter l'hôpital. Au moins, ses anciens camarades n'étaient plus à Saint-Mangouste pour lui faire un sa fête…

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Enveloppée dans un des châles épais de sa mère, Hermione contemplait le jardin de son enfance, nostalgique. Les arbres étaient toujours les mêmes, et les fleurs s'épanouissaient toujours sous le soleil anglais. Cependant, il manquait la touche personnelle qu'apportait sa mère à l'organisation du jardin.

Hermione soupira. Elle mourrait d'envie d'aller voir sa mère à l'hôpital moldu du coin, mais les heures de visites étaient drastiques, uniquement en journée, sauf pour les soirs de week-end. Quand elle imaginait sa mère seule, endormie, dans son lit blanc, son cœur se serrait douloureusement.

Si elle avait été plus courageuse, moins égoïste, elle serait revenue plus tôt, et aurait pu profiter d'elle. Aaron aurait pu connaitre sa grand-mère…

Mais la vie en avait voulu autrement pour elle.

La nuit tombait peu à peu dans la campagne anglaise, et Hermione savait qu'elle allait devoir affronter son destin dans les heures qui suivraient. Son père avait essayé de la rassurer, en vain. Elle connaissait bien ses amis. Et ils étaient rancuniers. Surtout les Weasley…

Et Harry… Elle se souvenait encore des colères phénoménales qui le prenaient parfois, au temps de Poudlard.

La brune frissonna, mais pas de froid. Elle regarda le cadran de sa montre. Il fallait vraiment qu'elle se décide. Elle avait avalé un calmant quelques heures auparavant, et elle sentait déjà les molécules détendre son corps.

Le moment qu'elle redoutait depuis seize ans était enfin arrivé.

Sans autre cérémonie, et après avoir délaissé son châle sur le canapé du salon, elle transplana. Millicent lui avait gentiment communiqué l'adresse dans la matinée. Elle avait au moins eu la décence de paraître gênée par la tournure des événements. Et encore… Elle ne savait pas le fond de l'affaire.

Hermione atterrit dans un petit village sorcier, planté au milieu de nulle part en Angleterre, en face d'une charmante maisonnette aux volets bleus. Elle ne put s'empêcher de sourire. C'était tellement prévisible de leur part.

Cependant, son sourire disparut bien vite. La réalité de la situation la rattrapa malgré elle.

Les membres crispés, Hermione s'engagea dans l'allée. Arrivée devant la porte, elle sonna. Son cerveau s'était mis en mode « automatique ». Elle entendit des cris étouffés, et devina qu'il s'agissait des enfants chahuteurs.

Finalement, la porte s'ouvrit. Hermione resta tétanisée face à la vision de la chevelure flamboyante de Ginny Potter. La rousse n'avait guère changé – contrairement à elle – mais sa vue lui était presque familière tellement son ancienne amie était présente dans les magazines sorciers du monde entier.

« Salut, Ginny. »

Ginny la contempla, sans aucune émotion et réaction. Puis elle lui claqua la porte d'entrée au nez. Hermione sentit les larmes lui monter aux yeux face à ce rejet glacial. Evidemment, elle savait que ce scénario était possible, mais entre l'imaginer et le vivre… Il y avait un océan.

Les minutes passèrent, et Hermione n'avait pas bougé d'un pouce. Il fallait qu'elle se résigne, mais c'était dur. Elle n'avait pas pensé que cela l'affecterait autant, après toutes ces années. La brune se força à faire demi-tour. Elle avait le cœur lourd et…

« Hermione. »

Elle se figea en reconnaissant la voie d'Harry. Ses jambes devinrent flasques, comme du coton. Elle tourna la tête, et plongea dans les yeux verts de son meilleur ami, pour la première fois en seize ans. Ce n'est que lorsqu'elle sentit des goutes froides glissait dans son cou qu'elle se rendit compte qu'elle pleurait.

« Ne pars pas… Ne pars plus jamais. » Rajouta-t-il.

« Oh, Harry… » Murmura-t-elle, avant de se jeter contre lui.

Il n'eut d'abord aucune réaction, puis il finit par répondre à son embrasse. Hermione enfouit son visage contre son torse, et pour la première fois depuis des années, elle se sentit en sécurité dans les bras de quelqu'un d'autre que sa famille.

« Pardonne-moi. » Chuchota-t-elle à son oreille, telle une prière. « Je suis tellement désolée. »

« Je sais, Hermione. ».

Il l'éloigna d'elle et prit son visage entre ses mains. Il la scruta de longues minutes, comme pour s'accaparer les nouveaux traits de son visage, vieilli par le temps. Hermione en fit de même. Ils restèrent ainsi à se contempler, incapable de parler.

« Viens, entre. » Finit-il par dire, brisant leur petite bulle.

Il semblait sincère, mais la réaction de Ginny n'avait pas quitté son esprit. Clairement, elle n'était pas la bienvenue.

« Non, je ne crois pas que ce soit une bonne idée… Ginny… »

« Tu la connais… Elle va se calmer. S'il te plait, entre. »

Elle finit par céder à la tentation. Sentant son hésitation, Harry lui prit la main, et tira derrière lui alors qu'il pénétrait dans la maison. Tout y était chaleureux, et elle retrouva pour partie l'ambiance familiale et originale du Terrier. C'était bien une maison de Weasley…

Les enfants avaient disparu, et Hermione fut quelque peu déçue, mais elle comprenait. Elle était une étrangère pour eux. Une image dans les livres d'Histoire.

Ginny était afférée dans la cuisine, et elle les ignorait totalement. Hermione se sentait plus que mal-à-l'aise. Elle avait envie de partir en courant.

« Ginny… »

« … »

« Gin', s'il te plait. »

« Ne me donnes pas du Gin, Harry ! » Répliqua-t-elle, furieuse, sans se retourner vers eux. Elle semblait frotter la même assiette depuis qu'ils étaient entrés dans la cuisine.

« Je pense que je devrais partir… » Commença Hermione, mais le bruit fracassant du verre frappant le sol la coupa dans son élan. Elle fixa le sol, stupéfaite, là où l'assiette, que Ginny nettoyait quelques secondes auparavant, gisait, brisée en mille morceaux.

« TU DEVRAIS PARTIR, OUI ! TU ES DOUEE POUR LES DEPARTS SANS RETOUR, APPAREMENT ! »

La violence de ses mots frappa Hermione de plein fouet, mais elle les encaissa.

« Laisse-moi t'expliquer… »

« T'expliquer ? T'EXPLIQUER ? Je ne veux pas t'entendre ! Tu n'as pas d'excuses pour ce que tu as fait ! Tu… Tu… TU N'AS PLUS TA PLACE ICI ! » Hurla-t-elle alors qu'elle marchait sans s'en rendre compte sur les bouts de verre brisée.

« Attention, mon cœur, tu marches sur… » Tenta de la prévenir Harry.

« Et toi ! TOI ! » Reprit-elle en pointant du doigt son mari qui ne savait plus quel parti prendre. « Tu oublies tout ce qu'elle nous a fait endurer ?! Revenir après toutes ces années, comme une fleur, et tu l'acceptes à bras ouvert ?! »

« C'EST HERMIONE, PAR GRIFFONDOR ! HERMIONE ! TON AMIE ! »

« ELLE A PERDU CE DROIT, HARRY ! Ce qu'elle a fait est… est… »

« JE SAIS CE QU'ELLE A FAIT, FIGURES TOI ! NOUS AVONS DEJA EU CETTE DISCUSSION, ENFIN ! QUAND VAS-TU GRANDIR ? » S'époumona Harry.

Hermione commençait vraiment à se sentir mal. Voir ses amis se déchirer ainsi à cause d'elle était le pire scenario possible à ses yeux. Ginny devint rouge comme une tomate, ce qui était très, très mauvais signe.

« GRANDIR ?! TU TE FOUS DE MOI ! OU ETAIT-ELLE A L'ENTERREREMENT DE MON FRERE ? DE REMUS ? DE TONK ? ET DE TOUS LES AUTRES ? En train de se dorer la pilule tranquillement on-ne-sait-où ! »

« Ginny… » Tenta d'intervenir Hermione, en vain.

« ET A NOTRE MARIAGE ? A LA NAISSANCE DES ENFANTS ? C'EST UNE ETRANGERE, HARRY ! Ce n'est plus l'Hermione que tu as connu, même si tu essayes de t'en persuader par tous les moyens. »

Hermione sentit que les mots s'insinuer dangereusement dans l'esprit d'Harry. Il sembla réfléchir longuement avant de répondre.

« Je pense qu'il y a une sacrée histoire derrière le départ d'Hermione… Et je sais que tu veux l'entendre. »

« Harry a raison. » S'empressa-t-elle d'ajouter avant que Ginny ne se remette à cracher du venin à son encontre. « Après m'avoir écoutée, on pourra reprendre nos vies sans jamais se revoir… Si c'est ce que tu souhaites. Je vous dois des explications. S'il te plait Ginny. » Supplia-t-elle, même si supplier n'était un mot familier de son vocabulaire…

Ginny soupira, le corps encore crispé de colère et de frustration.

« Bien. »

« Bien ? » Répéta Hermione, surprise d'avoir eu si rapidement gain de cause.

« Oui. Tu racontes ton histoire, puis tu repars dans ton trou. » Assena-t-elle, tel un serpent.

Hermione déglutit difficilement mais finit par hocher la tête. Elle n'était pas en mesure de négocier, et elle le savait.

« Mais avant cela… Je pense que mon cher frère voudrait être présent. »

Harry semblait approuver ce plan, mais le cœur d'Hermione s'emballa… encore. Elle avait pris dix ans en l'espace de trois jours.

« J'appelle Ron. »

Les dés étaient jetés.

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Lorsque la sonnette retentit dans le salon silencieux, seulement bercée par les respirations des trois sorciers qui se regardaient dans le blanc de l'œil, une agitation prit soudain possession d'eux. Ginny se précipita pour aller ouvrir à Ron, et la jambe d'Harry se mit à tressauter de manière suspecte. Hermione, elle, était glacée. A l'intérieur, comme à l'extérieur.

Elle perçut les chuchotements de la fratrie Weasley, et reconnut la démarche lourde de Ron. Soudain, les flashs de leur dernière rencontre, avant son enlèvement par les Mangements seize ans plutôt, lui revinrent en mémoire... La honte lui vrillait l'estomac.

« Maintenant que nous sommes tous réunis, nous pouvons écouter la fabuleuse histoire d'Hermione, héroïne de guerre. » Railla Ginny en entrant dans le salon, Ron sur les talons.

Ce dernier ne la salua pas. Ne cria pas. Ne pleura pas. Ne souria pas. Il se contentait de la regarder, vide. L'indifférence était finalement bien pire que la haine que ressentait Ginny envers elle. Il avait vieilli et avait le front légèrement dégarni. Mais il avait toujours cette même allure gauche, fidèle à lui-même.

Ron s'assit à côté d'Harry. Puis Ginny suivit le mouvement. Tous trois la fixaient, dans l'attente. Sa peau devint moite. Son cœur palpitait. Par où devait-elle commencer ? Devait-elle tout révéler d'un coup ? Harry lui adressa un petit sourire discret, ce qui lui donna la force de se lancer. Au moins, son meilleur ami lui laissait le bénéfice du doute.

« La triste histoire que je vais vous raconter commence aux portes du Manoir Malefoy… »

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Pendant ce temps, quelque part en Angleterre…

Le sorcier ne put s'empêcher de ricaner. Il allait devenir riche. Extrêmement riche.

Lorsque cette petite secrétaire de seconde zone l'avait contacté, deux jours auparavant, il avait cru à un traquenard. Après tout, l'histoire qu'elle lui avait raconté était à dormir debout.

Mais il avait toujours eu un don pour lire le vrai du faux… Et cette bonne femme semblait visiblement convaincu par ce qu'elle avançait.

Alors il avait creusé, tel le bon journaliste qu'il était. Jour et nuit. Il avait fait appel à ses contacts en Angleterre. Aux Etats-Unis. Partout, en somme.

Et il avait découvert le pot-aux-rose. Un pot bien caché depuis des années. Le scoop de l'année. De la décennie, même.

L'imprimante crachait les journaux à vive allure. Bientôt, le monde entier connaitrait la vérité.

Le sorcier attrapa un exemplaire qui était tombé par terre.

Sur la une, deux photos se faisaient face. Une ancienne et une récente.

La photo ancienne était un avis de recherche. Le visage de l'écolière Hermione Granger souriait à l'objectif, avec sa cape de Griffondor nouée autour du cou. Elle respirait la joie de vivre.

La plus récente montrait la même personne, avec quelques années en plus. C'était une femme désormais… Mais une femme bien vivante, qui sortait de Saint-Mangouste à vive allure, accompagné de son moldu de père.

Un retour d'entre les morts.

Le titre était plus qu'accrocheur : « LE RETOUR DE L'HEROINE DE GUERRE ! »

La gloire l'attendait.


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Voilàààà ! J'ai tellement kiffé écrire le dernier passage D (même s'il était un peu inutile hein, mais bon c'était pour le plaisir de l'écriture)

Parlons plus sérieusement…

1) Retrouvailles avec les griffons ? La suite des révélations au prochain épisode (pour tout vous avouer, je fais des chapitres plus courts que dans ma précédente fiction, entre 3500 et 4000 mots, car je sais qu'autrement, je ne suis pas capable d'anticiper un post par semaine… Déjà qu'il y a des loupés comme aujourd'hui oups)

2) Et notre petit Blaise qui fait son apparition ! (oui, je sais, ceci n'est pas une question hihi)

Don't worry, vous retrouverez Drago dans le prochain chapitre… Et bien d'autres encore ! Je sais que vous vous languisez de scènes Dramione (moi aussi d'ailleurs), mais elles arrivent ! Un peu de patience…

Tchouss & merci merci merci à tous ceux qui me laissent leur avis sur cette fiction, même si c'est une fois de temps en temps, tout compte ! (je le dis souvent, je sais, mais c'est important). Ceux qui jouent toujours les fantômes alors qu'ils suivent depuis début septembre cette histoire chaque semaine… Et bien… C'est dommage :)

A la semaine prochaine (enfin, ce WE en principe, si tout va bien) !

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