Point De Vue Auteur :

Riccardo se retourna brusquement, voyant son cher Ino, les yeux ouverts...

Riccardo avait presque oublié que les iris d'Ino étaient si belles... Le virtuose avait les yeux larmoyants, il était tellement heureux, il n'avait pas fait d'erreurs...

"Salut Riccardo." Fit Ino.

De plus, le vairon n'avait pas perdu la mémoire, il se souvenait du nom de son petit-ami... Riccardo n'était pas heureux, il l'était énormément ! Il était à deux doigts de sauter sur son petit camarade mais il ne pouvait pas : il était encore branché à cette maudite machine qui les séparaient.

"J'en ai marre d'être là... Je veux sortir..." Fit Ino. "Je veux jouer au foot avec Riccardo..."

"Ne vous en faites pas monsieur Shota !" Fit le médecin. "Maintenant, nous pouvons vous débranchez, attendez un peu qu'on finisse votre diagnostic."

"D'accord !"

Point De Vue Ino :

Je pouvais enfin courir, le vent était tellement agréable dans mes longs cheveux ! C'est vrai que ça faisait encore un peu mal mais ma tête ne me pesait plus. Je me sentais soudainement si bien, la douleur avait été si brutale puis le début d'inconscience si inquiétant et finalement le réveil si réconfortant... Je pouvais enfin vivre, bouger, sortir en rendez-vous, danser, chanter et jouer au football ! J'avais encore un peu de mal à me réhabituer à parler, marcher et courir mais je me sentais beaucoup mieux que dans un lit.

"Ino ! Tu ne dois pas aller trop loin sans personne !" Fit Riccardo.

"Mais tu es là et si j'ai un problème, tu m'aideras à me relever." Fis-je. "À moins que tu ne veuilles plus de moi..."

"Bien sur que non ! Ino, arrête-toi !"

"Mais j'ai envie de courir ! Pourquoi je devrais m'arrêter maintenant ?!"

"Ino ! Tu m'as inquiété si longtemps donc ne va pas te blesser à nouveau, je t'en pris !"

Je réalisa soudainement que actuellement, je n'étais pas en train de profiter du temps que j'avais perdu avec mes amis, j'étais juste en train de penser à moi-même, comme un simple égoïste... Ayant réaliser ma bêtise, je stoppa ma course, surprenant Riccardo qui ne s'attendait pas à un arrêt si brutal et qui faillis tomber pour ne pas me heurter.

"Pardon..." Fis-je.

"Huh ?"

"Je suis désolé... C'est juste que ma liberté me manquait..."

"Je sais et je m'en excuse également. Je ne devrais pas..."

"Je ne pense qu'à moi-même." Nous avions dit ça en même temps, ce qui nous fîmes sourire.

J'étais très heureux mais j'avais l'impression que quelque chose manquait dans ma tête... Un souvenir ? Si c'était ça... Alors quel souvenir ? Heureux, malheureux, festif, seul, avec quelqu'un ? J'étais complètement perdu et le sourire de Riccardo n'aidait pas... Mais si ! J'ai oublié les premiers jours de ma mise en couple avec Riccardo ! Comment je peux oublier une chose aussi importante que ça ! Mon cœur en était douloureux... C'était comme une trahison, ma vie était sur le point de s'effondrer...

"Je suis désolé..." Fis-je.

"Qu'y a-t-il ?" Demanda Ricardo, un peu interloqué.

"Je... J'ai oublié..."

"Comment ça ?"

"Notre relation..."

"Je ne te comprends toujours pas."

"Je ne sais plus... Quand on est.. Sortis ensemble..."

"Oh... Ce n'est pas très grave tu sais... Au moins, tu es encore en vie !"

C'est vrai, je devrais d'abord penser à ma vie avant de penser à mon couple mais pour moi, Riccardo est plus important que tout, rien ne pourrais le remplacer, même les sept merveilles du monde ! La température baissait énormément d'un coup, la météo ? Je regarda le ciel, il était terriblement sombre et nuageux, je préférais rentré subitement...

"Riccardo... On peux en parler à l'intérieur ?" Fis-je timidement.

C'est juste que je détestais la pluie de nuit, l'orage ne me dérangeais pas. J'avais juste peur. Je n'aimais pas la nuit, ça me rappelais les jours où je me battais pour survivre.

"Pourquoi ?" Demanda Riccardo.

"Je t'ai jamais raconté ça mais je hais les ténèbres de la nuit..." Fis-je. "C'est une longue histoire..."

"Pas de problèmes, viens."

Riccardo me tendait la main, j'étais déjà un peu plus rassuré qu'avant, je me sentais en sécurité, loin de toutes souffrances. Mais c'était faux, rien ne me protégeais, que ce soit du froid ou de la douleur. Mon cœur battait fort, à toute vitesse, je ressentais encore une peur immense. Je pense qu'il l'a remarqué, il n'est pas bête, il est clairement plus intelligent que moi et il doit même avoir une idée de ma peur.

"C'est ton passé n'est-ce pas ?" Demanda Riccardo.