Hello! Il m'aura fallu pas mal de temps pour réussir à écrire ce tome, je commençais à saturer, j'avais besoin de temps pour écrire d'autres fics DW, faire autre chose tout court.. et retrouver l'inspiration. Ce tome aura connu une très longue réécriture, deux à la suite, mais j'ai enfin réussi à avoir ce que je voulais, j'espère que cela vous plaira!
Il prend place directement après la fin du tome 2, on retrouve donc notre groupe agrandi. Comme toujours, le tome est fini, pas d'inquiétude pour la publication qui dépend de vos review mouhéhé (même pas honte): un chapitre par semaine minimum, plus si ça réclame :D
Ce tome est dédié à mon amie Fee, ma soeur adoptive et une de mes plus grandes sources d'inspiration :)
Chapitre 1
Le 25ème siècle. Une époque où la conquête spatiale terrienne était déjà bien avancée, en témoignaient les nombreux avant-postes répartis dans les systèmes solaires entourant la Voie lactée. La diversité était devenue une valeur obligée, la mixité également. Après des réactions plus ou moins positives à la découverte de vies aliens, les êtres humains avaient fini par accepter la présence d'autres êtres vivants.
Malgré ces avancées spectaculaires, aucun peuple n'en était encore arrivé au voyage dans le temps, aussi ce fut un choc pour les nouveaux venus lorsque le Docteur leur annonça où ils se rendaient :-
-Le 15ème siècle de Pan IV ?
-Sans blague ?
-Pan ? C'est pas le dieu grec de la forêt? demanda Jack avant d'ajouter devant les sourcils haussés. Quoi ? Je ne suis pas plus bête que vous !
-Pan était aussi le dieu de la lubricité, je ne suis pas surpris que tu le connaisses, commenta James.
Un sourire grivois étira les lèvres de Jack.
-Mon dieu favori en cours de mythologie gréco-romaine. Avec Dionysos. Ces grecs, de vrais pervers cachés. Tant de statues à poil, et ils se voulaient les êtres plus rigoureux de la Méditerranée!
-Revenons-en à nos moutons! intervint Ariane. 15ème siècle ? Vous nous prenez pour des cons?
-Oh, j'ai oublié de préciser? lâcha le Docteur, un sourire malicieux gravé sur le visage. Le Tardis voyage aussi dans le temps.
-JE N'Y CROIS PAS !
-PAS POSSIBLE !
Rose s'effondra contre le mur le plus proche, suivie de près de Jack. Les deux morveux rirent encore plus fort lorsque le couple les fixa, outré.
-Comment vous croyez que je les ai rencontrés, exactement? hoqueta Jack.
-Quoi ?
-1941, Terre. LA Terre, pas les répliques. Londres. Blitz. Quand Hitler bombardait l'Angleterre, expliqua le capitaine, un sourire taquin aux lèvres. Celle-là – il désigna Rose du doigt – aie! - Rose l'avait mordu – pendait à un ballon de barrage, un drapeau de l'Union Jack sur son tee-shirt.
-La classe incarnée, renifla la blonde en lançant ses mèches en arrière avec dignité.
-Une beauté sauvage perdue au milieu des bombes .. Je n'avais aucune chance, commenta Jack en secouant son doigt. Heureusement que j'avais de l'entrainement, des mois à me tracer mon chemin dans les rangs, sourit-il avant de crier sous la tape de Rose qui le fusilla du regard. Quoi ?
-Bref, grommela cette dernière. On s'est rencontré en 1941. On a sauvé le monde, qu'il allait tuer – Un grommellement ressemblant à un 'oh pas encore' s'échappa de la gorge de l'intéressé- et on a eu assez de bon cœur pour l'embarquer avec nous.
-Disons plutôt qu'on a eu pitié des pauvres locaux, intervint innocemment le Docteur qui réglait les commandes depuis le début de la conversation.
-Oy ! Je vais bouder !
-Oh merci seigneur, un peu de calme, ironisa Rose avant de piailler lorsque Jack se jeta sur elle. Pas les chatouilles !
Le Docteur sourit devant l'expression ahurie du couple.
-C'est toujours comme ça? demanda enfin lentement James, en regardant Jack et Rose se tirer les cheveux en roulant sur le sol.
-Oh non, là, ils sont calmes. C'est bien pire quand Jack est en manque de sexe.
L'intéressé s'immobilisa, et fronça les sourcils, les dents de Rose enfoncées dans son bras.
-ça m'est déjà arrivé ?
-Prions les dieux que non! Debout bande de zouaves, vous salissez le sol! Allez! grogna-t-il en tapant des mains.
-Dictateur, grommela Jack en se relevant.
Le Docteur lui adressa un sourire brillant.
-Vous devriez rencontrer Mussolini.
-Je m'en passerai avec plaisir, merci bien !
-Prenez une chambre, tous les trois! Non, Jack, tais-toi! fit Ariane en levant le doigt. On va vraiment sur une autre planète ?
-Oui, sourit le Docteur.
-Au 15ème siècle ?
-Yep, confirma Rose en rangeant une de ses mèches derrière son oreille.
-Y aura du monde ?
-P'tèt bien que oui, p'tèt bien que non, répondit Jack, amusé.
-Ce sera dangereux?demanda James.
-Sans aucun doute, rirent en même temps les deux compagnons sous le regard indigné du Seigneur du temps.
-Génial! s'exclama la mercenaire en sautant sur place, s'attirant un sourire tendre de James.
-Doucement, chérie, tu vas percer le plancher.
-Pas de risque, répliqua le Docteur. Quoique avec des talons pareils.. Vous voudrez bien les ôter, là on va, ils risquent de vous gêner.
-Rabat-joie, grogna Ariane, mais elle retira ses chaussures et alla les remplacer pour une paire plus confortable.
James fronça les sourcils, et se tourna vers Jack.
-Qu'est-ce que tu foutais en 1941 sur la Terre-mère ?
Le capitaine ne répondit pas, préférant lui adresser ce sourire mystérieux qui faisait fondre le cœur des plus cruels.
-N'oublie pas ta gourde, vieil homme. Tu risques d'en avoir besoin.
-Tu vas voir si je suis si vieux! s'exclama l'homme-panthère en se lançant à sa poursuite autour de la console.
Le Docteur roula des yeux. Des singes. Mixés à du félin, en plus. Pourquoi il les avait fait monter à bord, déjà ?
Pan IV, quatrième planète du système panien, comme l'expliqua doctement le Docteur, était réputée pour la qualité de son air et sa faune totalement conservée. Ici, pas de béton ou de bâtiments futuristes. Simplement des montagnes à la neige aussi bleue que le ciel était rouge, couvertes de forêts argentées. Un enchantement pour les yeux et le cœur, donc, que le Docteur crut bon de nuancer en expliquant :
-Tant que possible, aucun contact direct avec les locaux. Cette planète est de catégorie I, les peuples qui y vivent ignorent tout du reste de l'univers et d'une quelconque technologie impliquant autre chose que les matériaux les plus basiques.
-Attendez une minute, intervint James. Je ne suis pas aussi calé en voyages interstellaires que vous, mais j'ai assez trainé ma carcasse dans la galaxie pour savoir que si cette planète est Catégorie I, on n'a rien à y foutre. Ces peuples vivent dans l'équivalent de la Préhistoire ! Qu'est-ce qu'il se passera s'ils nous voient ?
-On va tout faire pour l'éviter, sourit Jack. Tu as peur, papi ? Trop de risques pour toi ?
James étira ses lèvres en un sourire mauvais.
-Disons que j'ai autre chose à faire que d'aller te récupérer quand les locaux t'auront enlevé parce que tu auras volé je ne sais quelle relique sacrée.
-Oh oui, si on pouvait éviter que cela recommence, gémit Rose. La dernière fois a été un enfer.
-Question de point de vue.. Moi j'étais bien, rit Jack avant de grogner en se recevant une tape.
-Forcément, idolâtré comme tu l'étais ! Nous, on a moins ri !
-Silence, les enfants! intervint Ariane. Laissez-moi profiter du calme! Pour une fois que je peux me promener sans que personne ne me tire dessus !
-Mère louve a parlé! Silence avant qu'elle ne morde l'un d'entre nous! sourit James avant de reculer pour éviter de se faire frapper lui-même.
Les autres râlèrent pour la forme, avant de retomber dans un silence confortable, reprenant leur marche interrompue. Le calme environnant était plus apaisant que des heures de sauna, et ils se surprirent à inspirer de longues bouffées d'air, profitant de sa pureté avec un plaisir non dissimulé. Le contact avec la nature semblait opérer un tour de magie sur les deux mercenaires, en particulier James qui dévorait les lieux du regard. Pour la première fois depuis des années, il pouvait sentir sa panthère ronronner de plaisir. Le fauve appréciait clairement le retour à la nature, et James devait reconnaître que lui aussi. Ici, pas de coups de feu ou d'attaques dans le dos, juste eux, les montagnes, le son des feuilles écrasées et le glouglou de l'eau qui coulait à quelques mètres d'eux.
-Je dois admettre, boss, quand vous avez dit vouloir nous emmener en rando, ce n'était pas à ça que je m'attendais, entendit-il déclarer Ariane derrière lui. J'ai l'impression d'avoir fumé une de ces drogues dures qu'on trouve sur Alios. C'est comme si je nageais sur de l'or !
-C'est magnifique, hein? sourit le Seigneur du temps.
-C'est ce que vous faites tout le temps? Vous balader dans des mondes inconnus et prendre des photos en évitant de vous faire bouffer par les locaux ?
-On sauve le monde, aussi, parfois, rit Rose.
Jack profita que les filles discutaient avec le Docteur pour se rapprocher de James. Le saisissant par le bras, il l'entraina à quelques mètres pour murmurer.
-Tant que j'y pense... tu t'es excusé auprès d'Ariane ?
L'homme-panthère cligna des yeux, avant de grimacer et acquiescer silencieusement.
-Et ?
-Je suis toujours en vie, c'est le principal, non ?
Les pointes des lèvres de Jack esquissèrent un léger mouvement vers le haut, avant que celui-ci secoue la tête.
-Ne merde pas, James. Elle est géniale. Tu ne veux pas lui dire pour ton âge, ok, je peux comprendre, mais ne-HUUUUUUUUUMPF.
James avait plaqué sa main contre sa bouche, son corps soudain en alerte alors qu'il regardait autour de lui à toute vitesse, ses yeux analysant chaque buisson et arbre qu'il pouvait apercevoir. À quelques mètres d'eux, Ariane s'était aussi figée, sa main se posant instinctivement sur sa taille où devait se trouver … - j'avais dit pas d'armes! pesta silencieusement le Docteur, mais il n'eut pas le temps d'exprimer sa désapprobation à voix haute, car la forêt sembla prendre vie, et avant que le groupe n'ait eu le temps de comprendre ce qu'il se passait, ils se retrouvèrent entourés d'un groupe d'indigènes armés de ce qui ressemblait à des machettes et lances terriblement coupantes.
-Autant pour éviter le contact direct avec les locaux, souffla Jack en levant prudemment les mains, imité par le reste du groupe.
Les nouveaux venus les fixaient de leurs yeux roses, le vert foncé de leur peau se fondant en effet parfaitement dans la forêt environnante. Ils étaient vêtus légèrement, des bracelets de cuir agrémentant parfois leur pagne. Leur tension était visible dans le moindre de leurs gestes, leur peur évidente devant leur découverte. Damnit.
-Que ferait le capitaine Kirk dans ce cas? pesta Rose.
-Qui ?
-Sérieusement? James T. Ki.. oh bref, grommela-t-elle, outrée devant son manque de culture geek après des mois passés à ses côtés.
-Il y avait pas un type avec des grandes oreilles, dedans? souffla Ariane. Spick ?
-Spock ! C'est resté ? Sérieux ? La version originelle ou celle avec Chris Pine ?
-Les filles, grogna Jack entre ses dents.
Rose se tut brusquement en réalisant que les yeux des inconnus étaient rivés sur elle. Quoi, ils n'avaient jamais vu de blonde? pensa-t-elle, avant de déglutir en les voyant lever leurs armes. Visiblement non.. Oh, cette escapade commençait à moins lui plaire..
-Serait-ce possible que les cheveux blonds de Rose l'identifieraient à une démone? murmura James très bas.
-Hé bien.., souffla le Docteur en cherchant désespéramment à rassurer l'intéressée, mais celle-ci le vit se rapprocher lentement d'elle.
-Docteur ?
-Hum..
-Attention! hurla Ariane alors que les autochtones les attaquaient en hurlant, ayant clairement décidé qu'ils représentaient un danger.
-Pas d'armes à feu!cria le Docteur en poussant Rose sur le côté pour la protéger. C'est déjà assez mauvais qu'ils nous aient vus !
-Vous êtes bien gentil, mais on fait comment alors? protesta Ariane.
-Vous êtes des mercenaires, vous ne vous êtes jamais battus sans flingue? s'exclama ahuri Jack en décochant des coups de pieds à tout-va.
Ariane le fixa, avant d'hausser les épaules et commencer à distribuer à son tour son lot de coups de pieds dans le cu. Du coin de l'œil, elle pouvait voir son petit-ami se battre contre un trio, armé d'un simple poignard. Ses mouvements étaient souples, ses gestes rapides. Un pro en action. Miam.
Distraite par cette vision terriblement attirante, la jeune femme ne vit pas venir l'attaque derrière elle. Elle ne réalisa son erreur que lorsque la massue s'effondra sur sa tête, lui arrachant un cri de douleur avant qu'elle ne tombe au sol, assommée.
