- Je peux savoir ce que tu fais chez moi, Princesse ? murmura doucement une voix que je ne commence qu'à trop bien connaître.

Je suis complètement restée figée sur place. Me dites pas que c'est lui qui vit avec Octavia ! Elle me l'aurait dit quand même... c'est mon patron, elle sait que je peux pas me retrouver chez lui. Puis que va t il penser ? Que je suis comme toutes les autres filles du cabinet ? Prête à tout pour me retrouver avec lui..

- Bon si ça te dérange pas, dit il en me poussant légèrement pour pouvoir entrer, je me permet de rentrer à l'intérieur de chez moi.

- Oui bien sur, excusez moi Monsieur Blake, j'ai simplement était surprise.

- Oui j'ai cru remarquer. Bon, dis moi, où est ma sœur ?

- Dans la salle de bain, elle se sent pas très bien, elle vomit.

Il me regarde en fronçant les sourcils et fini par tourner la tête pour observer l'appartement. Il me reregarde lorsque son regard tombe sur les bouteilles de vin ouverte et presque vide.

- On dirait que vous vous êtes bien amusées, même trop au vu du déroulement, ajouta t il avec un arrière goût de reproche dans la voix.

Je n'ai rien ajouté puis le vois se diriger vers la salle de bain et disant un « Octavia ? » mais j'entends directement une porte claquer accompagné d'un « N'entre pas Bell ! Je me débrouille seule, va te reposer ». Je vois Monsieur Blake revenir dans le salon, je ne sais pas quoi faire, je devrais partir, alors que j'allais le dire à mon patron, celui ci me dit :

- Elle t'a laissé l'aider toute à l'heure ? Vas avec elle, j'aime mieux ne pas la savoir seule.

J'ai simplement hoché la tête et suis allée vers la salle de bain j'ai toqué en m'annonçant et la porte c'est immédiatement ouverte, je suis donc entrée.

- Octavia, comment tu te sens ?

- Mal... j'ai encore envie de vomir, j'ai chaud et j'ai la tête qui tourne.

- D'accord, bouge pas je reviens.

Je me retrouve de nouveau dans le salon pour demander où se trouve les médicaments à mon patron car je doute que le médicament que j'ai donné à Octavia tout à l'heure, fasse l'affaire vu qu'elle a la tête qui tourne. Seulement, après avoir fait le tour de la pièce avec les yeux je ne le vois pas... il doit sûrement être dans sa chambre, mais je ne sais même pas où elle est. Je retourne dans le couloir, je vois la porte de la salle de bain entre ouverte au fond et me demande qu'elle peut bien être sa chambre entre les trois autres portes présentes dans ce couloir. Je me décide tout de même à toquer à la première porte à gauche... rien. Je me dirige vers la suivant mais la première porte s'ouvre et vois, Monsieur Blake sortir la tête pour me regarder :

- Déjà ? Dit il avec un sourire. Quel rentre dedans Princesse, venir à la porte de ma chambre !

Je me met tout de tout de suite à rougir comme rarement j'ai dû rougir... Il est mon patron ! Comment peut il faire se genre de remarque en ayant l'air d'y prendre du plaisir ! Ce n'est pas du tout professionnel, Monty c'est bien moqué de moi lorsqu'il m'a affirmé le contraire. Je n'aime pas me sentir comme maîtriser par quelqu'un alors je me repris très vite en ajoutant :

- Octavia va plutôt mal, je voulais savoir où se trouve vos médicaments, elle en a besoin pour que ça passe plus vite.

- Suis moi.

Il sort de sa chambre et c'est ainsi que je remarque qu'il est torse nu. J'avais raison en début d'après midi... un corps svelte, élancé et juste musclé comme il faut, une fois passé devant moi je peux admirer son dos si bien sculpter comme si Apollon s'en était chargé lui même. C'est son jean, qui descends au plus bas de ses hanches qui m'achève, comment peut on résister à un tel spectacle ? Je me reprend malgré tout, il faut que je sois sérieuse, je peux pas me permettre de tout foutre en l'air, même si j'ai un patron qui me déstabilise. On est encore dans le salon, il ouvre un placard et en sort une boite avec la croix qu'on trouve sur les pharmacie puis me la donne.

- Voilà, tu as tous les médicaments que l'on a dans cet appartement là dedans ! Tu as besoin d'autre chose ?

- Si ça dérange pas tu pourrais mettre de l'eau froide dans une bassine pour que je puisse y mettre plusieurs gants dedans pour faire baisser sa température, s'il te plait.

J'ouvris grand les yeux tellement je suis surprise par ce que je viens de faire... comment j'ai pu me relâcher à se point devant lui pour faire cette erreur ? Je retiens ma respiration de peur de sa réaction, après tout je viens de le tutoyer, Bellamy Blake, mon patron ! Mais au final je le vois simplement se diriger vers la cuisine, qui est en relation avec le salon, pour prendre une bassine et la mettre dans l'évier mais avant de commencer à faire couler l'eau je l'entend me dire :

- Respire Clarke, respire.

Je me met donc d'un coup à respirer et suis contente que l'eau coule pour cacher le bruit de ma respiration qui essaie de se régulariser suite au manque d'oxygène. Mon prénom résonne encore dans ma tête... c'est la première qu'il m'appelle par celui ci. Pourquoi a t il une voix si mélodieuse et si fluide à l'oreille que l'on dirait un glaçon glissant naturellement son mon corps tout en me procurant des frissons interminables...

J'entends un « Tiens. » qui me fait lever la tête, je le vois devant moi avec une bassine remplit d'eau et me fait un minuscule sourire comme s'il voulait me rassurer.

- Merci, je vais aller voir votre sœur maintenant, faut que je fasse baisser sa température le plus vite possible, lui répondis je en lui rendant son sourire et en attrapant la bassine.

Je voulais prendre également la boite à médicaments mais je ne voulais pas risquer de faire tomber la bassine pleine d'eau puis j'entends derrière moi :

- Avance, je prend la boite, je t'accompagne jusqu'à la salle de bain.

J'avance donc, rentre dans la salle de bain, prends tous les gants que j'avais sorti précédemment et les jette dans l'eau. Je me retourne vers mon patron et le vois regarder sa sœur, qui a les yeux fermés, avec tristesse, il doit beaucoup tenir à elle et ne pas aimer la voir mal. Il finit par me tendre la boite et s'apprête à sortir mais il se tourne vers moi et me mime avec ses lèvres un « Merci » je lui fais un sourire et je le regarde fermer la porte derrière lui ce qui fait ouvrir les yeux à Octavia.

Cela faisait bien deux heures que je m'occupais d'elle, à changer sans cesse les gants d'eau froide, à lui avoir donné tous les médicaments que je pouvais contre le vomissement et le mal de tête.

- Tu penses pouvoir te lever Octavia ? Faudrait que tu te reposes.

- Oui ça va aller je vais me lever.

Elle se lève difficilement mais je la soutiens et on part dans sa chambre, je l'ouvre et la dépose sur son lit. Elle murmure quelque chose que je n'ai pas du tout compris mais je lui souris car j'ai supposé que c'était des remerciements.

Une fois sortie de la chambre discrètement, je me dirige vers le salon, enfile ma veste et vais vers la porte pour partir mais un dossier retient mon attention, je le prend et vois que c'est sur le client sur qui j'ai recherché des antécédents. Je commence à lire et j'entends derrière moi :

- Qu'est ce que tu fais ?

Je me retourne et vois Monsieur Blake, toujours torse nu mais avec un bas de pyjama cette fois ci.

- Pardon, j'ai vu que c'était sur le client dont j'avais des recherches et j'ai été curieuse, veuillez m'excuser.

- Ça j'avais bien remarqué Princesse, mais moi ce que je te demande c'est qu'est ce que tu fais devant la porte d'entrée avec ta veste sur le dos.

- Et bien, Octavia est couchée, son état à l'air beaucoup mieux et il est déjà tard alors je vais rentrer chez moi.

- Hors de question, répliqua t il catégoriquement. Il est tard comme tu as dis, même trop tard, et une jeune femme ne doit pas être seule à cette heure là dehors. Si tu veux je te prête mon lit et je prend le canapé mais si jamais il t'arrivait quelque chose en sortant d'ici je ne veux pas l'avoir sur la conscience donc tu enlèves ce manteau et tu te poses ici.

Je suis tellement surprise par son air autoritaire que je ne sais pas trop quoi en penser et tout ce que je réussi à lui répondre c'est :

- Est ce un ordre ?

- Prends le comme tu veux mais tu restes.

Il me regarde avec un air qui semble vouloir dire « Ose me défier et on verra ce qu'il adviendra » alors je n'insiste pas, pose le dossier là où je l'ai trouvé et enlève ma veste.

- Parfait, articula t il en un souffle comme rassuré.

- Le canapé sera très bien.

Il hoche la tête suite à ma phrase. Je ne veux pas aller dormir dans son lit, je ne pourrais probablement pas m'endormir sachant que c'est le sien. Puis il s'assoit sur le canapé :

- Comment s'est passé le premier mois dans le cabinet ? Comme je n'étais pas là je n'ai pas pu tout bien t'expliquer, j'espère que Collins t'a aidé comme je lui avais demandé.

- Ça se passe très bien ! Finn, Jasper et Monty ont vraiment pris de leur temps personnel pour m'aider, c'était d'ailleurs très gentil de leur part.

Je fini par m'asseoir à sa gauche tout en le voyant tiquer suite à ma phrase, mais je ne comprend pas où est le problème, je n'ai pourtant rien dis de mal non ?

- « Finn » ? Je suis condamné à « Monsieur Blake » mais lui il a le droit à « Finn ».Tu sais qu'il est également un avocat associé et que donc techniquement c'est aussi ton supérieur hiérarchique même si c'est à moi que tu dois rendre des comptes.

- C'est simplement que l'on a moins le rapport patron/employée comme justement ce n'est pas à lui que je rend mes comptes donc c'est vrai que comme on s'est assez bien entendu et qu'il m'a autorisé à l'appeler par son prénom, je l'ai fais. Mais je ne veux pas avoir l'air condescendante...

- Je n'ai pas insinué que tu l'étais, ne t'inquiète pas.

Mais que se passe t il ? « Je suis condamné à « Monsieur Blake » mais lui il a le droit à « Finn » »... Je suis sa secrétaire, bien sur que je l'appelle « Monsieur Blake » ! Il veut quand même pas que je l'appelle « Bellamy »...

- Et si je t'autorise à m'appelle par mon prénom, tu accepterais ?

Qu'est ce qui lui prend ! Bien sur que non.

- Monsieur Blake

- Mademoiselle Griffin, rétorqua t il directement ne me laissant pas le temps de commencer ma phrase, avec un rictus se formant sur ses lèvres.

- Monsieur Blake, je suis votre secrétaire.

- C'est exacte Mademoiselle Griffin ! Y a t il un problème avec cela Mademoiselle Griffin ?

- Pourquoi m'appelez vous comme ça tout à coup ?

- Je ne vois pas où est le soucis Mademoiselle Griffin, quelque chose vous gène peut être ?

Il me vouvoie maintenant.. mais à quoi il joue ? Il s'imagine que parce qu'il m'appelle « Mademoiselle Griffin » je vais craquer ? Il peut bien m'appeler comme il veut, ça m'importe peu.

- Pas du tout.

Un grand silence s'installe entre nous deux, mais bizarrement il n'est pas dérangeant, au contraire il est reposant. Avec tout ça il doit être très tard et en effet ma montre affiche 1h du matin. Je tourne ma tête vers ma droite et regarde cet homme à coté de moi. Il a la tête penché en arrière jusqu'à pouvoir se reposer sur le haut du dossier du canapé, il regarde le plafond sans rien dire. Je sais qu'il a remarqué que je le regardais car un sourire s'est dessiné sur ses lèvres mais je n'en ai rien à faire j'ai juste envie de l'admirer, encore un peu... Ses cheveux d'un brun si profond sont en bataille, ça lui donne un coté enfantin, c'est horriblement craquant. Quand à sa peau, maintenant que je peux la voir d'aussi prêt je n'ai qu'une envie c'est de la toucher, je veux savoir ce que ça fait de sentir mes doigts la parcourir. Je fini par fermer mes yeux, ma tête toujours orientée vers lui, et me concentre sur mon odorat : je peux reconnaître une odeur d'Aramis, c'est aussi très boisé, et mélangé à une autre odeur que je ne connais pas.. sûrement la sienne. J'aimerais tellement mettre ma tête dans son coup pour pouvoir y déceler toutes les odeurs sans avoir peur d'en rater une... Je ne me reconnais plus du tout, depuis quand je m'intéresse aux hommes ? J'ai pourtant été clair ! T'en que je ne me suis pas faite une place dans le milieu il est hors de question que je me préoccupe de quoi que ce soit d'autre que mon boulot. Je suis une personne sérieuse je peux pas me lâcher prise.

- Princesse.

Oh pitié.. comment je peux me contrôler si j'entends une voix pareille me parler?

Je me rend compte que ça me procure une bouffé de plaisir qu'il m'appelle de nouveau « Princesse » et non « Mademoiselle Griffin ». Puis je l'entend poursuivre :

- Appelle moi « Bellamy ».