J'aime l'Histoire (ah bon?), j'aime Venise, j'aime le carnaval (costumeeees), et j'aime Jack et Rose! ça donne ce chapitre!


Chapitre 13


Allongé paresseusement sur le lit, Jack poussa un humement de plaisir. La journée avait été riche en émotions, mais oh, il n'aurait remplacé cela pour rien au monde!

Il s'était réveillé embrassé par un James en pleine forme, la main de ce dernier caressant son torse avec lenteur. Jack lui avait répondu avec empressement, glissant ses doigts dans ses mèches veloutées avant de les descendre le long de son corps. Les choses avaient rapidement commencé à s'accélérer, les poussant à fuir dans la salle de bain pour ne pas réveiller Ariane.

Une demie-heure et trois ronds plus tard (une fois réveillée, Ariane avait réclamé sa part), le trio débarquait dans la cuisine, un sourire grivois rivé sur le visage. Rose roula des yeux.

-Vous puez le sexe.-

-Vraiment ? Je ne vois pas de quoi tu parles, répliqua Jack en se laissant tomber à côté d'elle.

La blonde plissa le nez, avant de reculer.

-Si je dois m'habituer à vous voir faire cette tête satisfaite chaque matin, je veux un second café.

-Ça se négocie, commenta Ariane en se dirigeant vers la cafetière.

Le Docteur fit une grimace en entrant dans la cuisine.

-Vous autres humains et vos amours, erk. On sent vos hormones depuis le couloir. Au lieu de vous reproduire sur mon vaisseau, devinez plutôt où je vous emmène !

-Par où, vous entendez quand? demanda Rose en ignorant l'expression du trio à la réplique.

Le sourire du Docteur illumina la pièce.


Venise, 6 mai 1751

Le carnaval. Une tradition originellement chrétienne, devenue le symbole de la fête dans le monde entier. Une des rares coutumes terriennes à avoir été exportée dans tout l'univers et avoir perduré.

Celui de Venise, comme l'expliqua doctement le Docteur alors qu'ils remontaient l'avenue, avait été institué au Moyen Age, dans le but premier d'unifier la cité naissante. Celui-ci avait ensuite évolué en un objectif traditionnel de montrer la puissance de Venise à tous. Jongleurs, jeux de feu, danse, banquets sauvages, feux d'artifice, rien n'était trop beau, trop fort pour la Sérénissime.

-Lors du carnaval, les contraintes sociales habituelles sont abolies. Le pauvre devient le riche, et vice versa. Il n'existe plus de code, plus de rang. Tout est possible.

-Cela explique le bazar ambiant, sourit Rose en regardant les riverains porter ce qui devait être une jeune femme couverte de farine en triomphe, au milieu de sifflements qui en disaient long.

-Et c'est facilité par les costumes, ajouta Jack avant de rajuster son masque. Pas moyen de reconnaître l'autre, on peut être qui on veut, faire ce qu'on veut. Boire à la taverne, retrouver sa maitresse..

-J'aime cette idée, commenta Ariane, amusée en se tournant vers son petit-ami qui sourit et se pencha pour l'embrasser.

-Je te reconnaitrais partout, costume ou pas, répliqua James.

-Ah, ne sont-ils pas mignons ? Pourquoi je n'ai pas droit à cela ? se plaignit Jack en se tournant vers le Docteur.

-Payez-moi d'abord un verre, rétorqua ce dernier.

-Tant de travail !

Son ami lui fit un clin d'oeil derrière son propre masque argenté.

-Le résultat en est digne.

-Prenez une chambre, tous les deux, grommela Ariane alors que Jack rendait un sourire étincelant au Seigneur du temps.

-C'est vraiment de la folie, fit James en regardant autour de lui. Tous ces costumes, ces masques.. Je n'arrive pas à croire que c'est réel. Qu'on est vraiment là.

-Impressionnant, hein? répondit Rose, les yeux brillants.

-Est-ce que je rêve ? Parce que je ne veux jamais me réveiller ! Merci, boss !

-Pourquoi Venise, d'ailleurs? demanda Jack dont l'attention avait été attirée par un groupe de souffleurs de feu.

-C'est un carnaval légendaire ! s'exclama le Docteur comme si c'était une évidence. À cette époque, il a presque 500 ans, et a quasiment atteint son apogée. Bientôt, Bonaparte marchera dans la ville, et l'interdira par peur de troubles politiques.

-Bonaparte.. Napoléon? traduisit Jack.

-Qui? demanda Ariane.

-Un homme politique français célèbre, il a ramené la paix après une longue période de troubles dans son pays.

Le Seigneur du temps renifla avec mépris.

-Si par ramener la paix, vous voulez dire mater le peuple, et conquérir la moitié de l'Europe, alors oui.

-Attendez, je connais ce nom, intervint Rose. Mon prof d'Histoire le détestait.

-Bien sûr qu'il le déteste, vous êtes Anglaise, les Anglais ont combattu Bonaparte. D'où pensez-vous que viennent toutes les attaques contre lui? grommela Jack.

-Un fan, à ce que je vois? commenta le Docteur en haussant les sourcils.

-J'admire ses dons, c'est tout. C'était un tacticien et un politicien hors pair.

-Tout le monde n'est pas d'accord avec ce point de vue.

-Bon, quand vous aurez fini de débattre sur un type qui n'arrivera pas avant un demi-siècle, est-ce qu'on pourra aller prendre un verre? intervint Ariane, que la leçon d'Histoire commençait à ennuyer.

-Merci, Ari, rit Rose. Une fois lancés, on ne peut pas les arrêter.

-Oy! s'exclamèrent en choeur outrés les deux intéressés.

-Je vous jure, un jour, je vais vous marier, se moqua la blonde en prenant la direction de la taverne la plus proche. Qui a pensé à amener de l'argent, au fait ?


Un enlèvement de Rose, une enquête dans le cœur de la ville et plusieurs combats à l'épée plus tard, le groupe poussait en riant la porte du Tardis, couvert de poussière et autres immondices.

-Je vais tellement prendre une douche, s'exclama Ariane en secouant ses cheveux.

Quelque chose de vert et gluant en tomba, se répandant en un long sploutch sur le sol.

-Mon Tardis ! Gardez vos saletés sur vous, jeune fille !

-Facile à dire, ce n'est pas vous qui avez marché des heures dans les égouts !

-Je te gratte le dos si tu me grattes le mien, commenta James.

-Juste ça ?

-Ah, mais ce n'est que le début, chérie, la taquina-t-il en jouant de ses sourcils.

-Prenez une chambre, tous les deux, pesta Rose en les tapant sur le bras. Ah non, j'oubliais, pardon : vous en avez une !

-Qui a dit qu'on devait se limiter à la chambre ?

-Je nie totalement cette question, répliqua la blonde, son expression blanche alors qu'elle se dirigeait en claudiquant vers la sienne.

-Ça va aller, Rose? s'inquiéta James.

-Bien sûr que ça va aller, elle n'est pas en verre, commenta le Docteur en haussant les épaules.

Jack roula des yeux. C'était le genre de réponse qui l'exaspérait toujours. À force de placer Rose sur un piédestal, le Docteur finissait par oublier qu'elle n'était qu'humaine. Rose ne disait jamais rien, bien sûr : elle serrait les dents pour ne pas montrer sa fatigue ou sa douleur, et ne pas décevoir le Docteur en ne convenant pas à ses standards. Cela ne signifiait pas qu'elle ne souffrait pas en silence.

Il avait bien tenté de le faire comprendre à son ami, mais ce dernier s'était montré aussi borné qu'un âne. Haussant les épaules, il se dirigea vers la chambre de la jeune femme. Si le Seigneur du temps était trop abruti pour prendre soin d'elle, il le ferait.

-Rose? appela-t-il en frappant à sa porte.

-Jack ?

Celui-ci soupira en la voyant allongée sur son lit, clairement épuisée. Le sauvetage avait été agité, en particulier pour Rose. À présent que l'adrénaline était retombée, la fatigue rattrapait la jeune fille. Secouant la tête, il entra dans la salle de bain, avant d'allumer le robinet d'eau de la baignoire. Il s'assura que la température était la bonne avant de revenir dans la chambre.

Avec gentillesse, Jack aida Rose à se déshabiller, ses mains douces glissant sur sa peau alors qu'il retirait ses bottes. La prenant par la main, il la guida ensuite vers la salle de bain, la faisant s'assoir dans l'eau moussante.

-Jack, qu'est-ce que tu fais? souffla la blonde.

-Prendre soin de toi, répondit-il en saisissant un savon et son gel douche préféré.

Ses gestes étaient lents alors qu'il la lavait avec précaution, parcourant chaque partie de son corps pour en retirer la saleté et la sueur. Rose avait fermé les yeux, sa tête posée sur le rebord de la baignoire alors qu'elle s'abandonnait aux soins de son ami.

Celui-ci l'aida ensuite à se laver les cheveux, grattant avec gentillesse son crâne en même temps qu'il passait ses doigts dans ses boucles blondes. Lorsqu'il en eut fini avec elle, Rose s'était presque assoupie, son corps avachi contre la baignoire. Jack rit, avant de la prendre dans ses bras pour mieux la soulever. Il la déposa sur une chaise où il l'enveloppa dans une épaisse serviette bleue ciel, la séchant avec vigueur avant de la reprendre dans ses bras pour l'emmener se coucher.

-Repose-toi, ma petite fleur, sourit-il.

-Tu restes avec moi? murmura-t-elle, en luttant pour garder les yeux ouverts.

Jack sentit son cœur fondre : la blonde était juste adorable. Comment aurait-il pu lui dire non?

-Je me lave et je te rejoins.

Rose hocha la tête, avant de sombrer dans un sommeil réparateur.


Toutes mes informations sur le carnaval de Venise sont tirés de la source la plus évidente au monde, j'ai nommé Google xD Ou, j'avais envie d'un joli voyage historique pour nos deux nouveaux!

Le débat sur Napoléon provient de celui que ma classe a eu en cours quand on l'a étudié.. Un personnage compliqué et contesté que j'aurai aimé rencontrer dans la série! (et en vrai..)