Chapitre 12

Les sables du Désert


Disclaimer : Je ne possède pas Harry Potter. xXDesertRoseXx possède le scénario et certains OC. Moi il ne me reste que la traduction ^^ (d'ailleurs je n'ai toujours pas reçu de réponse de la part de l'auteure sur l'autorisation de traduire sa fic donc si elle me demande un jour de la retirer du site, c'est avec tristesse que je le ferai)


Hello tout le monde ! Cette fois-ci, pas de grandes déclarations, à part pleins de remerciements, bisous, câlins etc. à tous ceux qui m'ont laissé des reviews, en particulier

Scpotter, Kimykmli, Clamaraa, Stormtrooper2, Black Jo, Noooo Aime, TeZuKa J, Le Poussin Fou, Zewolf D. 43

Et comme d'habitude, un grand merci à ma bêta qui a corrigé ce chapitre assez rapidement !

Bonne journée fériée et

Enjoy !


« Je pense qu'il est temps que je m'y tienne, tu ne crois pas ? » demanda-t-il et commença à reprendre la route vers le château. « Allez Harry ! Il y a beaucoup de choses à faire et je vais avoir besoin de ton aide ! » l'appela Severus en tournant son cheval pour faire face au garçon qui n'avait pas bougé, inconscient de la pluie diluvienne qui lui tombait dessus. Harry commanda à son cheval de suivre, souriant durant tout le trajet du retour. Il sentait le chantage venir à des kilomètres.

Severus était assis dans son bureau, repassant en vue tous les détails de leur voyage proche. Et par leur, il voulait bien sûr dire, Harry et lui. Il sourit en pensant au garçon. Il ne pouvait pas croire que cela faisait presque un an qu'Harry avait en partie emménagé avec lui et qu'ils avaient commencé à vivre tous les deux dans la maison de sa mère. Cela avait été, sans le moindre doute, la meilleure année de sa vie et une année remplie de premières fois. Il avait fêté son anniversaire pour la première fois dans sa vie d'adulte, il avait également fêté Noël pour la première fois en tant qu'adulte. Il se rappelait de ce moment avec beaucoup de joie.

Harry avait passé Noël chez ses parents bien sûr mais il avait été avec lui pour le 26 décembre et ils avaient échangés leurs cadeaux au milieu des rires et des blagues. Le château avait été entièrement décoré pour l'occasion, équipé d'un immense arbre de Noël que Severus avait acheté après avoir été supplié par le garçon. Il était très beau, le maître de Potions lui accordait volontiers cela. Harry avait offert un appareil photo à Severus, lui disant qu'il était grand temps de commencer à prendre des photos de famille et Severus lui avait offert son premier balai, un Nimbus 1500, le modèle le plus rapide en date. Il en avait aussi acheté un pour lui-même et, quand le printemps arriva, Harry eut l'occasion de montrer un autre de ses talents naturels, en vol cette fois-ci. Severus, qui avait lentement redécouvert son plaisir à jouer au Quidditch, avait déclaré sans aucune hésitation que le garçon serait un attrapeur très talentueux.

Et ce n'était pas le seul domaine où Harry avait fait preuve de talent. Ils avaient aussi fait d'énormes progrès avec son entraînement et désormais, à tout juste 8 ans, Harry avait reçu sa troisième marque le désignant comme Apprenti en Enchantements. Pas que cela soit une surprise pour Severus, Lily avait toujours été très douée dans ce domaine. Il sourit légèrement aux progrès qu'il avait fait lui-même. Il avait enfin atteint ce moment où, désormais, il pouvait se rappeler affectueusement de son passé avec Lily, sans ressentir la douleur brûlante qui le hantait auparavant. Il était en train de guérir, doucement, mais sûrement.

Avec un autre sourire, il se leva de son fauteuil et laissa ses pensées s'égarer sur le voyage imminent et son compagnon de voyage. Harry avait eu 8 ans la veille et, du coup, il était resté au manoir Potter où sa famille était revenue pour la célébration habituelle. Le garçon avait horreur de l'admettre, mais son frère lui avait manqué. Severus sourit sobrement à cette pensée. Adrian n'était pas un mauvais garçon, il devait le reconnaître, mais il n'arrivait pas à comprendre que personne n'ait remarqué à quel point Harry était différent du supposé Garçon-Qui-A-Survécu. Si sa famille avait pris le temps, ils auraient remarqué ses progrès fulgurants dans chacun des sujets de magie qui lui tombaient dans les mains. Mais, pour être honnête, concéda le maître de Potions, ils avaient tous les deux fait de leur mieux pour cacher la vérité. Justement, en parlant de cela, pensa le maître de Potions, souriant alors qu'il se regardait dans le miroir.

En Mars dernier, ils s'étaient heurtés à un obstacle pendant l'entraînement d'Harry : le garçon avait commencé à pratiquer la magie enseignée en deuxième année à Poudlard et les sorts les plus avancés semblaient lui pomper beaucoup d'énergie. La solution fut en réalité plus simple que ce que Severus avait imaginé et avait étonnamment été donnée par Minnie qui commentait pour la centième fois la minceur du garçon. Le corps d'Harry n'était tout simplement pas assez fort pour supporter la magie déployée par son noyau. Severus avait tout d'abord pensé à augmenter les rations du garçon et lui interdire de quitter la table avant d'avoir mangé son repas jusqu'à la dernière bouchée, mais cela n'augmenterait pas sa force, sur le long terme, il ne voulait pas juste lui faire gagner du poids. Son corps avait besoin de s'étoffer.

Cette partie du problème fut résolue par un de ses ancêtres, Sire Edwin, en passant devant son portrait du couloir Nord. Le vieux chevalier était certain que le système qu'ils utilisaient pour entraîner les enfants était toujours utilisable. Après lui avoir demandé ce que le système faisait, Sire Edwin le gratifia d'un « Pour le combat à l'épée bien évidemment ! Les jeunes de nos jours ! » sarcastique.

Après une semaine de recherches, Severus avait découvert une statue dans les cachots, dans l'exacte même pièce qu'ils utilisaient pour pratiquer la magie. Apparemment, il y avait un sort qui faisait bouger la statue qui enseignait ce qu'ils appelaient « l'art délicat du combat à l'épée ». Le dit art délicat incluait la manipulation d'un glaive dans la pièce et Severus décida rapidement de participer activement à cette partie de l'entraînement d'Harry. Il avait découvert qu'après avoir passé la journée à donner des cours à des étudiants qui n'arrêtaient pas de faire exploser ou fondre leurs chaudrons, frapper des choses avec une épée était un moyen immensément satisfaisant de soulager sa frustration.

Bien sûr, tout cet entraînement à l'épée combiné avec l'équitation et le Quidditch, avait réveillé son appétit et rapidement, il vit son corps se transformer. Il avait, pour la première fois dans sa vie, gagné quelques muscles et paraissant en meilleure forme que jamais. Le problème était qu'il savait qu'il allait finir par attirer l'attention d'une certaine Madame Pomfresh et qu'il serait forcé de répondre à des questions qu'il préfèrerait laisser sans réponse. Il s'était avéré que se dissimuler et changer d'apparence demandait un investissement de magie assez important. A l'école ou hors de son château, il changeait son physique en celui qu'il possédait au début de l'année scolaire. Il était presque convaincu que ses étudiants auraient du mal à le reconnaître sans sa cape noire et son air austère.

Harry désapprouvait totalement et ne céda que lorsque Severus accepta de cacher la taille que le garçon avait récemment atteinte. Ça, combiné avec le fait de cacher son savoir devant ses parents, avait paru tromper tout le monde, même Dumbledore qui ne pensait jamais à regarder plus loin que ce qu'il s'attendait à voir. Le maître de Potions avait évidemment pris énormément de précaution avec ses sorts, veillant à les fondre avec la signature magique d'Harry, mais les faits restaient qu'Albus ne regarda simplement jamais.

Et maintenant, il était là, libre de tous déguisements, attendant l'arrivée d'Harry pour qu'ils puissent partir. Le maître de Potions eut un sourire en coin en y pensant, il avait toujours voulu visiter le Maroc. C'était un pur coup de chance que la fleur qu'il cherchait se trouvait dans ce pays. Il avait fait des recherches toute l'année et avait même pris quelques weekends en France – qu'Harry avait appréciés plus que lui, si c'était possible – à la recherche d'une carte avec la localisation exacte de ce qu'il cherchait. Il avait la fenêtre de temps parfaitement définie et tout ce qu'il manquait désormais, c'était d'y être.

Il sortit de son bureau, après un coup d'œil rapide à son horloge, et commença à se diriger vers le hall où Harry était supposé arriver par Poudre de Cheminette dans un quart d'heure. Il avait réservé dans un refuge pour sorcier près de la position des fleurs et avait opté d'y aller pendant dix jours. D'un, il serait plus simple de trouver la localisation des fleurs avant le retour et éviter de chercher au dernier moment et de deux, il voulait qu'Harry puisse visiter un bout du Maroc également. Le garçon avait été extrêmement utile lors de ses recherches, restant avec lui durant les longues nuits à la bibliothèque, même si cela voulait dire dormir sur le canapé pendant que Severus travaillait. Ils méritaient tous les deux des vacances.

Il atteint le hall où se trouvait la cheminée où un feu brillait doucement dans l'âtre, prête pour l'arrivée d'Harry. Severus s'assit sur le coin du canapé et vérifia mentalement tout ce qu'il aurait besoin de prendre avec lui. Satisfait de savoir qu'il avait tout ce qu'il fallait, il tourna son attention vers les flammes. Il n'eut pas à attendre longtemps, les flammes tournèrent rapidement au vert et sortit des flammes un Harry terriblement enthousiaste.

« On peut partir tout de suite ? » demanda-t-il en prenant Severus dans ses bras, qui le serra à son tour avant de lever le charme de dissimulation qui se trouvait sur lui, rendant à Harry les quelques centimètres qui lui manquaient.

« Ravi de te voir aussi Harry. Je vais bien, merci de demander. » déclara Severus d'un ton neutre, faisant rougir le garçon. « Excité à ce que je vois ? »

« Juste un tout petit peu. » admit Harry honteusement.

« Et pour répondre à ta question, on partira en Portoloin dans une heure. » Harry sourit.

« Tu as réussi à avoir une autorisation du Ministère ? » Ce n'était pas un secret entre eux qu'Harry désirait voyager par Portoloin depuis des années.

« Rien que demander l'autorisation au Ministère nécessiterait le nom des personnes utilisant le Portoloin et leurs raisons de quitter le pays. » expliqua Severus. « Par chance, je sais comment créer un Portoloin légèrement illégal qui peut nous emmener à notre destination sans avoir à expliquer pourquoi j'essaye de faire sortir un Potter clandestinement du pays sans consentement parental. » précisa le maître des Potions avec un air purement satisfait, faisant exploser Harry de rire.

« Je promets que je ne me plaindrai pas d'être embarqué clandestinement hors du pays Sev. » jura Harry, essuyant les larmes qui s'étaient échappées de ses yeux pendant que Severus lui donnait sa baguette. Ils avaient convenu qu'il était préférable qu'il la garde sur lui uniquement en cas d'urgence. L'heure fut occupée par des discussions légères, Harry racontait comment Adrian avait enfin admis avoir besoin de lunettes et la surprise de sa mère lorsqu'elle se rendit compte que lui n'en avait pas besoin. Heureusement, cela fut attribué à une conséquence d'avoir hérité des yeux de Lily et donc, aucune question supplémentaire ne lui fut posée.

La famille Potter, moins un membre, était encore partie pour l'été, après une courte visite de Ronald Weasley, le sixième fils d'Arthur Weasley, si Severus s'en rappelait bien. Apparemment, lui et Adrian s'étaient rencontrés un jour au Ministère et étaient rapidement devenus amis. Harry lui-même admettait qu'il appréciait la compagnie du garçon, même s'il semblait avoir une étrange obsession pour les Canons de Chudley. Une cause perdue, acquiesça Severus puisque l'équipe n'avait pas connue d'autre place que la dernière depuis la fin du 19ème siècle.

L'heure passa plus vite que prévu et peu après, les deux sorciers tenaient leurs malles dans une main et dans l'autre une vieille poêle à frire – leur Portoloin.

« Trois, deux, un… » compta Severus et Harry se sentit tiré en arrière, comme si un crochet invisible le tirait par le nombril. Il resserra sa prise sur sa malle et le Portoloin alors que le monde se mettait à tourner autour d'eux. Quand la sensation sembla se dissiper, Harry se prépara et fit basculer son poids vers l'arrière en tendant une jambe en avant, astuce que lui avait appris Severus pour qu'il n'atterrisse pas visage contre terre. Il ouvrit les yeux dès qu'il sentit un sol solide sous son pied avancé et regarda autour de lui avec curiosité. La première chose qui vint à lui fut la chaleur. Severus l'avait prévenu bien sûr, mais il n'avait jamais imaginé quelque chose de cette ampleur. C'était brûlant et même l'air qu'il inspirait était très chaud. Puis ce fut le décor en lui-même : il se trouvait sur une sorte de terre craquelée rouge-dorée qui se fondait plus loin dans le sable lorsqu'il regardait derrière lui. Et quand il regarda devant…

« Tu ne restes que dans des châteaux ou un truc du genre ? » demanda Harry au professeur de Potions amusé. Devant lui se trouvait une Kasbah, une citadelle Marocaine en parfait état, les murs couleur or se tenaient fièrement sur la falaise de granit. Une rivière peu profonde coulait entre eux et le bâtiment alors que les palmiers et les buissons verts du désert contrastaient vivement avec les teintes rouges du sol.

« Que puis-je dire ? » demanda-t-il rhétoriquement. « Dis que je suis sentimental, mais ça me rappelait la maison. »

« Ok, Monsieur Sentimental. » déclara Harry et sourit. « Maintenant, on peut y aller ? » Severus rit et fit léviter les deux malles derrière eux avec un mouvement rapide de baguette. Ils marchèrent sous le soleil du désert doucement, passant le pont en bois qui traversait la rivière et continuèrent vers la Kasbah.

« Que dirais-tu d'essayer de se mélanger avec les locaux pour un petit moment ? » demanda Severus en lui faisant un clin d'œil. « Il n'est d'aucune utilité d'essayer de suivre la piste sur cette carte sous ce soleil assommant. » Harry le regarda, confus.

« Sev, ne le prend pas mal, mais on vient d'arriver d'Écosse. Je peux parier que chaque personne dans ce pays est plus bronzée que ma famille entière réunie. Et nous deux ? Déjà qu'à la maison on nous trouve pâles… Comment suggères-tu qu'on se mélange ? » demanda le garçon amusé.

« Tu as raison Harry, en effet, mais ce que je voulais dire c'était peut-être aller acheter des vêtements locaux, visiter le bazar sorcier dans la ville à proximité, prendre quelques photos, jouer les touristes pour un moment. » expliqua Severus avec un sourire.

« Oh. » répondit Harry, son sourire s'élargissant. « On pourrait faire ça. »

« Oui, on pourrait. » acquiesça Severus alors qu'ils approchaient de l'entrée de la Kasbah. Ils passèrent une porte impressionnante, modelée dans une sorte de bois travaillé habilement que l'on trouvait uniquement au Maroc et arrivèrent dans ce qui semblait être un jardin intérieur. Le bâtiment avait une forme rectangulaire, avec en son centre une piscine de marbre remplie d'eau brillante, et les murs intérieurs s'élevaient jusqu'à un dôme de cristal clair et de cuivre qui scintillait au soleil. Ils s'approchèrent de la réception où une jeune femme, plutôt jolie, de peut-être 21 ou 22 ans, avec ses cheveux noirs et ses grands yeux gris, tendait une clé à un couple devant eux.

« Passez un bon séjour dans notre Kasbah ! » dit-elle d'une voix où perçait clairement un accent accompagnée d'un sourire poli. Les yeux d'Harry brillèrent malicieusement lorsqu'il vit le sourire de la fille s'agrandir et atteindre ses yeux lorsqu'elle regarda Severus de manière appréciative. « Bonjour, Monsieur ! » le salua-t-elle, battant des cils deux, trois fois, sa voix devenant légèrement plus grave. Severus cligna des yeux une fois, sous le choc, mais sortit rapidement de sa torpeur.

« Bonjour. » commença-t-il et le sourire de la fille s'élargit encore, ses yeux clignèrent rapidement au son de sa voix. Harry fit de son mieux pour ne pas rire, puisque Severus continuait de parler. « Nous avons une réservation au nom de Black. » Il sourit au nom qu'Harry avait choisi pour leur pseudonyme, après avoir décidé que le nom Potter était bien trop reconnaissable, même au-delà des frontières.

Black avait été sélectionné puisque c'était un nom assez commun et un clin d'œil au clébard qui chavirerait et mourrait probablement s'il venait à apprendre que Severus avait utilisé son nom pour sortir du pays.

« Oh, oui je vois, père et fils. Et quel adorable garçon vous avez là ! » s'exclama-t-elle en regardant Harry. « Il vous ressemble, si je peux m'exprimer ainsi. » Les deux sorciers eurent un rictus en se regardant. « Severus c'est bien ça ? » demanda-t-elle au maître de Potions avec une autre vague de cils battant à toute allure.

« Oui, c'est bien ça. » répondit Severus, les yeux écarquillés. Harry se retint de toutes ses forces pour ne pas exploser de rire. Avec ses grands yeux et son sourire timide, Severus donnait à la réceptionniste ce qui semblait être un regard de chien battu. Il paraissait entièrement différent, pour la première fois faisant plus jeune que son âge et la meilleure partie était, pensa Harry avec malice, qu'il le faisait sans s'en rendre compte. L'effet sur la fille fut immédiat, elle soupira et pris un regard rêveur, la clé oubliée dans sa main. Ça prenait une éternité, pensa Harry.

« Je pourrais avoir la clé, mademoiselle ? » demanda gentiment Harry, en agrandissant les yeux, dans une parfaite réplique de Severus. La fille lui sourit aussi et lui donna la clé.

« Quel mignon garçon vous avez, Severus… » dit-elle, soupirant encore une fois et oubliant toutes formalités.

« Ah oui. » bredouilla le maître de potion en regardant Harry, confus, avant de réaliser ce qui venait juste de se passer. Le sale gosse ! « Merci pour votre aide mademoiselle… » débuta-t-il en souriant à la fille qui lui rendit son sourire au centuple.

« Asmae. » murmura-t-elle.

« Asmae. » répéta Severus, la faisant rougir.

« Si vous avez besoin de quoi que ce soit, appelez la réception. » déclara-t-elle en lui faisant un clin d'œil. « Et allons-nous recevoir une Mme Black également ? » demanda-t-elle faussement désintéressée.

« Nope ! » lança malicieusement Harry avant que Severus ne puisse en placer une. « Juste Papa et moi, mademoiselle Asmae. » La jeune fille sourit à Harry.

« C'est vraiment un garçon charmant ! » affirma-t-elle. L'homme derrière Severus se racla la gorge poliment. Harry se retourna et remarqua la petite queue qui s'était formée derrière eux.

« On ferait mieux d'aller dans notre chambre. Merci encore, Asmae. » la salua Severus.

« Il n'y a pas de quoi, M. Black. Votre chambre est au quatrième étage, suite numéro 8. Un elfe de maison s'occupera de vos bagages. Laissez-les près de l'ascenseur. » expliqua la réceptionniste avec un autre sourire. « Bon séjour ici ! »

« Merci, mademoiselle Asmae. » ajouta Harry puis ils se dirigèrent vers l'ascenseur.

« Qu'est-ce que c'était que ça ? » demanda Severus en haussant un sourcil, surpris.

« C'est pas vrai Severus ! » s'exclama Harry, un faux reproche dans la voix. « J'ai huit ans et même moi j'ai pu voir qu'elle craque sur toi ! »

« Quoi ? » s'écria Severus sous le choc. « Non, elle était juste… T'es pas un peu jeune pour connaître ce genre de choses de toute façon ? »

« Sev, aurais-tu oublié que j'ai passé une bonne partie de ma vie à côtoyer le vrai M. Black ? » rétorqua Harry et secouant la tête lorsqu'ils entrèrent dans l'ascenseur. « Que je le veuille ou non, j'ai bien retenu deux, trois trucs. »

« Mais tu avais vraiment besoin de la jouer tout gentil et innocent ? Elle voulait à moitié t'adopter à la fin, j'en suis sûr. » se plaignit Severus, toujours incapable de se faire à l'idée qu'il puisse plaire à quelqu'un.

« Moi ? Je la jouais tout gentil et innocent ? » demanda Harry, surpris. « Et toi alors avec ton regard de pauvre chiot perdu puis ton attitude charmeuse et tout ça ? » Les yeux de Severus s'agrandirent de terreur cette fois-ci.

« Quoi ? Regard. Chiot. Perdu ? » demanda-t-il en faisant une pause entre chaque mots.

« Et tu t'en es même pas rendu compte… » soupira le garçon en secouant la tête encore une fois pendant que l'ascenseur s'arrêtait à leur étage. Les portes s'ouvrirent sur un couloir luxurieux, recouvert d'une moquette épaisse. « Suite numéro quatre, six… On y est ! » s'exclama le garçon en pointant la porte.

« On en a pas fini avec cette conversation, tu sais ! Chien perdu… » grommela Severus dans sa barbe - inexistante -, faisant glousser Harry. Ils ouvrirent la porte et rentrèrent dans une pièce à couper le souffle. Elle était énorme avec deux lits King size à baldaquins, et était décorée dans le même esprit que le hall d'entrée. Il y avait des toiles de lin accrochées au plafond et la vue de la fenêtre surplombait la rivière et les dunes de sable à distance.

« J'adore ! » s'exclama Harry et il se jeta sur le lit avec précipitation. Il leur fallut une heure pour ranger tous leurs vêtements dans leur placard et clore cette conversation sur le chien – Severus enregistra les informations pour une utilisation ultérieure, son côté Serpentard refaisant surface – puis ils quittèrent la chambre pour visiter la ville. Severus expliqua comment cette cité était auparavant une forteresse moldue qui avait fini par être abandonnée avant que les sorciers et sorcières de la région n'en reprennent possession et ne la reconstruisent.

Tenant sa promesse, il emmena Harry au bazar local, où ils flânèrent et finirent par acheter une carte d'astronomie pour Harry et des ingrédients de Potions assez rares en Angleterre, pour leur usage commun. Après une heure, Severus portait un haut gris clair en lin qui lui descendait jusqu'aux genoux avec une paire de pantalon noir en lin, avec une écharpe rouge qui entourait lâchement son cou, comme il était de mode parmi les sorciers locaux. Le haut d'Harry était bleu clair et son écharpe blanche, mais ils apprécièrent tous les deux les vêtements plus légers et la sensation rafraîchissante qu'apportait le lin.

Ils mangèrent dans un restaurant local, Harry pris des photos d'eux deux et de tout ce qui bougeait, ils louèrent deux chevaux pour la période où ils seraient ici et ils revinrent à l'hôtel pour ranger leurs achats, se doucher et se coucher. Quand le soleil commença à tomber vers l'ouest, ils quittèrent de nouveau l'hôtel, le plus discrètement possible, et ils guidèrent leurs chevaux jusqu'à la rivière avant que Severus ne déplie la carte. Ils firent une estimation approximative de leur position – le parchemin ayant après tout plus de quatre cent ans, donc la précision n'était pas son point fort – et ils chevauchèrent vers le Sud, parallèle à la rivière. C'était la première d'une série d'au moins une quinzaine de longues nuits, réalisa Severus en regardant l'étoile du soir s'élever à l'horizon. Leur recherche de la fleur connue sous le simple nom d'Eloïsa avait commencé.


Alors, alors ? Qu'en avez vous pensé ?

A plus

Rina