Chapitre 16
Le Printemps est Arrivé
Disclaimer : Je ne possède pas Harry Potter. xXDesertRoseXx possède le scénario et certains OC. Moi il ne me reste que la traduction ^^ (d'ailleurs je n'ai toujours pas reçu de réponse de la part de l'auteure sur l'autorisation de traduire sa fic donc si elle me demande un jour de la retirer du site, c'est avec tristesse que je le ferai)
Hello everybody !
Comme d'habitude j'espère que vous allez bien ! Je ne vais pas beaucoup m'étendre aujourd'hui dans cette note mais y en aura un peu plus au prochain chapitre.
Merci encore à tous de lire et apprécier cette fiction, ça me fait extrêmement plaisir !
Enjoy !
« Comme je l'ai dit, Harry a montré un talent naturel pour l'alchimie. Ce n'est pas la seule personne que j'ai rencontré avec un talent de la sorte mais il est le seul qui a montré un tel caractère à un si jeune âge. » expliqua Nicholas. « Il va faire de grandes choses, ce garçon. Et je veux l'aider. » Et face à la sincérité dans ces mots, Severus ne put rien faire d'autre que sourire.
Il était presque minuit ce samedi, huit mois après que Nicholas ait exprimé l'envie de faire d'Harry son apprenti. En cette nuit fraîche d'Avril, Harry tourna son télescope vers l'Hydre. Il avait étudié le ciel pendant plus de deux heures et c'était la dernière constellation qu'il voulait observer avant d'aller se coucher. Il avait fait beaucoup d'astronomie, ces derniers temps, puisque c'était utile, non seulement pour sa culture générale, mais aussi pour ses études en Potions et en Alchimie.
L'Astronomie, avait-il réalisé, de même que l'Histoire de la Magie, la Botanique, l'Arithmancie et les Runes – sujets qu'il avait étudiés ces derniers mois – même s'ils n'étaient pas catégorisés comme une branche à part entière de la magie – par conséquence, ne pouvaient pas apparaître sur son emblème – étaient, sans le moindre doute, utiles pour ses études générales. Les Potions, par exemple, se reposaient beaucoup sur la Botanique, l'Astronomie et dans certains cas, même les Runes anciennes, alors que l'Arithmancie l'aidait à améliorer son travail d'incantation et sa compréhension générale des théories magiques.
Et en parlant de choses qui apparaissaient ou pas sur son emblème, Severus avait découvert un livre incroyablement utile dans la bibliothèque juste après qu'Harry ait reçu la marque d'apprenti en Métamorphose. Il avait d'ailleurs était plutôt contrarié de ne pas l'avoir trouvé durant ses premières recherches, et Harry en avait beaucoup rit. Severus avait été enfoui dans ses bouquins et parchemins, essayant d'avancer son enseignement et ses recherches pour la Potion Tue-Loup.
Bref, selon le livre, un emblème ne marquait pas quelqu'un comme un apprenti et un maître conventionnellement. Il s'avérait qu'on était reconnu comme un apprenti dans un domaine de la magie si on montrait du dévouement et qu'on travaillait dur pour atteindre le but qu'on s'était fixé. La Maîtrise était, cependant, quelque chose de complètement différent. Un emblème ne vous désignait pas comme Maître quand on possédait tout le savoir possible sur le sujet, non, on était considéré un Maître si on complétait une tâche/acte – et le livre restait très vague au sujet de ces dit accomplissements – qui marquait son engagement dans ce domaine de la magie. Harry supposait que l'ultime marque de dévouement dont quelqu'un pouvait faire preuve en Alchimie – le symbole d'apprenti ayant apparu quelques jours plus tôt et était devenu sa fierté et sa joie depuis – serait la création de la Pierre Philosophale. Une tâche pas si facilement accomplie, avait découvert Harry.
Ses leçons d'Alchimie avaient commencées l'été dernier et avaient continuées non-stop depuis cette après-midi d'Août. Nicholas et Pernelle faisaient désormais partie de la vie de tous les jours d'Harry et Severus, et le garçon aux yeux verts avait aujourd'hui son propre laboratoire d'alchimiste – pas encore aussi impressionnant que celui de Nicholas – juste à côté du laboratoire de Potions dans les cachots du château. Cela convenait parfaitement à Harry puisqu'il pouvait faire des allers-retours de son laboratoire à celui de Severus et pouvait aider autant que possible avec ses recherches.
De son côté, Severus, en cherchant les ingrédients convenables pour la Tue-Loup, avait fait quelques progrès dans des tâches moins importantes. Il avait presque parfait la potion qu'il avait utilisé pour soigner les yeux d'Harry et il essayait aujourd'hui de rajouter des variations pour les autres types de déficiences visuelles. Le maître de Potions de Poudlard avait même développé d'autres potions de soin mais les avait mis de côté pour continuer son travail sur la Potion Tue-Loup.
Au final, la serre de Pernelle s'était avérée être d'une grande aide pour le professeur de Potions – qui avait pu acquérir des échantillons de plantes très rares qui pouvaient l'aider dans son travail et qui grandissaient désormais dans sa propre serre – ainsi qu'à Harry, qui avait pu enrichir ses connaissances en Botanique.
Les deux Flamel avaient tenu leur promesse, pensa Harry en trempant sa plume d'aigle dans l'encre et en écrivant la position exacte de toutes les étoiles qui composaient l'Hydre sur son parchemin, gardant quelques notes sur son cahier à côté. Il y avait eu quelques sourcils haussés la première fois – le tout premier Samedi – quand le couple les avait vu pour la première fois sans sort de glamour mais c'était tout. En fait, Pernelle avait été plus que ravie de voir qu'ils avaient l'air en bien meilleure santé sans le camouflage et elle n'avait pas manqué de le leur dire. Nicholas avait même ajouté quelques améliorations à leur sortilège de camouflage pour qu'il soit encore plus dur à détecter. Harry ne pouvait pas être plus heureux de leur réaction, se sentir accepté et bienvenu, pour ce qu'il était tout simplement, allégeait son cœur.
Il écrivit les dernières phrases sur son cahier et réprima un bâillement, un regard rapide sur sa montre de poche – un cadeau de Noël de Nicholas – lui confirma qu'il était minuit passé. Il rangea sa montre et ramassa rapidement ses notes et son télescope, il se dit qu'il serait mieux qu'il passe par les cachots. Il était plus que probable que Severus soit encore en train de travailler étant donné que la pleine lune arrivait la semaine prochaine. Le garçon massa sa nuque et s'étira avant de descendre de la tour Ouest. Il salua les quelques portraits qui étaient encore réveillés et continua de marcher, circulant dans les différents couloirs et passages secrets du château jusqu'aux cachots.
Étudier lui avait permis de mettre certaines pensées de côté mais, maintenant qu'il ne faisait rien de compliqué mentalement, il avait du temps libre à dépenser dans les mains, temps que son traître de cerveau utilisait pour réfléchir aux évènements de vendredi dernier. Ça avait été un des rares vendredis où il avait eu l'occasion de prendre le petit-déjeuner avec son frère avant de quitter le manoir. Ils parlaient le soir en général, et ils étaient rarement seuls. Mais ce matin, Harry était très heureux d'être en compagnie de son frère.
Adrian et Harry discutaient vivement puisqu'ils s'étaient tout les deux réveillés assez tôt – quelque chose d'inhabituel pour le jumeau aux yeux marron. Harry écoutait attentivement son frère parler des endroits qu'il avait visités avec leurs parents.
« Et Paris possède ce quartier génial dans la partie sorcière de la ville où tu peux acheter presque tous les livres de Sortilège dont tu rêves ! Maman est devenue folle dès qu'on a posé un pied dans le magasin mais Papa et moi, on cherchait le magasin d'accessoires de Quidditch le plus proche avec Sirius… » Harry hocha la tête au-dessus de ses céréales, ses yeux illuminés. Cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas pu parler comme ça avec son frère. Adrian était resté le même, toujours optimiste, vivant, un peu bruyant et considérait le Quidditch comme le sens de la vie. Même s'ils vivaient sous le même toit, il lui avait manqué.
« Et vous avez séjourné à l'arrondissement des sorciers (en français dans le texte) ? » demanda Harry, en repensant au weekend que lui et Severus avaient passé à Paris en Novembre dernier. Ils avaient séjourné dans le non-officiel vingt-et-unième arrondissement de Paris aussi connu sous le nom de quartier des sorciers ou « arrondissement des sorciers »
« Comment tu sais que ça s'appelle comme ça ? » demanda Adrian surpris. Harry haussa les épaules et répondit simplement :
« J'ai fait des recherches pendant que tu étais parti. » Il lui fit un clin d'œil « Moi aussi je sais lire, tu sais ! » Adrian sourit à son frère et lui balança des céréales dessus, qu'Harry esquiva facilement. « Tout cet entraînement t'as rendu violent. » plaisanta-t-il alors que son frère, de façon très mature, essaya de lui envoyer une serviette de papier à la tête.
« Pourquoi t'étais obligé de me rappeler tout ça ? » demanda Adrian, sa tête tombant sur la table près du plat, la serviette de papier oubliée dans sa main.
« Oh, allez ! » insista Harry. « Ça peut pas être si horrible que ça, non ? »
« Oh si, tu n'as aucune idée d'à quel point c'est horrible ! » se plaignit le jumeau, ses yeux marron fixant les yeux émeraudes de son frère. « J'ai appris plusieurs sorts de défense, et le mois dernier, on a même commencé à apprendre quelques sorts offensifs de première année ! Pourquoi ? Je veux dire, on n'est même pas censés aller à Poudlard avant trois ans ! » Harry soupira intérieurement et s'empêcha de lever les yeux au ciel. Son frère se plaignait et il était un peu moins avancé que ce qu'il avait espéré mais il progressait, les sorts défensifs étaient effectivement une bonne chose à connaître.
« Et bien, au moins, tu fais de la magie ! Je dois attendre d'avoir onze ans et d'aller à l'école pour ça ! » Et même si c'était un mensonge, son frère sembla au moins se réjouir un peu après ça.
« C'est déjà ça, j'imagine. » dit Adrian, son sourire s'agrandissant un peu. « Et je crois que je deviens meilleur pour lancer des sorts aussi, quand j'ai jeté le sort Incendio – tu sais, ce sort de feu – j'ai failli cramer les cheveux de Ron ! Je ne l'avais jamais vu courir aussi vite avant et… » Mais Harry ne prêta aucune attention après ça. Ron ? Qu'est ce que venait faire Ron à l'entraînement de son frère ?
« Ron est souvent là à tes entraînements ? » demanda le garçon aux yeux vert, essayant de masquer toute trace de la blessure qu'il venait de lui causer dans sa voix.
« Oh, ouais. » répondit légèrement Adrian, ne remarquant pas le changement d'humeur de son frère. « Parfois quand je m'entraîne à Poudlard, M. Weasley l'amène pour qu'on puisse jouer au Quidditch après. » Harry hocha la tête en guise de compréhension en continuant de manger son petit-déjeuner, même s'il avait perdu tout appétit. Ron pouvait être là pendant les entraînements d'Adrian mais lui n'avait même pas le droit d'en savoir plus sur ce que son frère étudiait ? Lily était entrée dans la cuisine à ce moment là et Severus était venu le récupérer quelques minutes plus tard, sous le regard méprisant de James Potter. Et Harry avait pleuré cette nuit là, pendant que Severus le tenait dans ses bras.
Le jeune sorcier soupira en arrivant au laboratoire du maître de Potions. Il ne pouvait pas dire qu'il était surpris de voir de la lumière filtrer sous la porte. Il toqua deux fois et entra.
« Toujours en train de transpirer sur ce parchemin, Sev ? » demanda le garçon, dès que ses yeux tombèrent sur le maître des Potions. Severus était assis dans son fauteuil et fixait un parchemin ancien sur son bureau d'un regard meurtrier. Si un regard pouvait tuer, le parchemin ne serait plus que cendres depuis bien longtemps.
« Salut, fiston. » le salua Severus, en frottant ses yeux fatigué. « Fini avec l'astronomie pour ce soir ? »
« Ouais, j'avais juste besoin de prendre quelques notes sur l'effet des constellations sur les sortilèges d'Alchimie. Je pense que j'ai compris la connexion avec la fermentation alchimique mais… » Severus sourit.
« C'est sympa de voir que tu penses encore que je comprends quoi que ce soit à ce que tu racontes. » déclara-t-il, faisant rire Harry. Le garçon avait tendance à expliquer des faits aléatoires sur l'Alchimie au maître de Potions qui l'écoutait juste avec un sourire affectueux. Il avait presque abandonné l'idée de lui rappeler qu'il n'avait aucune idée de ce qu'étaient les processus alchimiques sur lesquels il babillait.
« Ça s'est bien passé. » répondit simplement Harry en s'asseyant à côté du professeur de Potions.
« Tu as commencé à travailler sur les sortilèges dont tu me parlais ? » demanda Severus et Harry acquiesça. Apparemment, les sortilèges alchimiques et les sortilèges simples étaient deux aspects de la magie complètement différents. Tout d'abord et avant tout, les sortilèges alchimiques ne nécessitaient pas de baguette magique pour être lancés pour la simple et bonne raison que ce n'étaient pas des incantations, les sortilèges alchimiques étaient des petites bouteilles en verre, remplies d'ingrédients magiques et assemblés ensemble avec différents types d'huiles, scellés fermement et joints par des liens de métal. Ils contenaient parfois des runes et – pour les plus compliqués – des sceaux et leur but était d'activer les processus alchimiques, comme la transformation de métal. Certains étaient des mesures de protections, optimisant les boucliers tandis que d'autres agissaient comme des mécanismes de défense ou d'attaque. Nicholas avait parlé d'un sort alchimique qui, une fois activé, pouvait engloutir une zone d'un kilomètre carré dans le noir total, impossible à dissiper avant qu'il ne cesse de fonctionner, et seul son créateur pouvait voir à travers.
« J'ai commencé à étudier les plus simples. » confirma le garçon en posant son cahier sur le bureau. « Et comment avance ce déchiffrage de parchemin ? » demanda Harry en pointant le papier devant lui. Il était vieux et craquelé à certains endroits et Severus l'avait obtenu en Norvège, à Noël dernier, par un coup de chance extraordinaire. Il s'était souvenu qu'Harry avait dit qu'il aimerait visiter la Scandinavie et avait décidé de l'emmener là-bas pendant la deuxième semaine des vacances d'hiver. Le reste de la famille Potter était à Paris, pour rendre visite à un théoricien en Métamorphose qui avait peut-être une piste sur la cicatrice d'Adrian. Severus leur avait mentalement souhaité bonne chance avec ça et avait réservé un chalet près des fjords. Pendant leur voyage, il était tombé sur un marchand qui vendait ce parchemin.
Severus avait immédiatement identifié les images, celles d'un homme en train de se transformer en loup-garou. Harry avait encore du mal à s'imaginer comment une telle transformation était possible. Les dessins étaient très, très détaillés et le regard torturé de l'homme traduisait parfaitement sa douleur. Harry avait grimacé en pensant à Remus – Remus, toujours poli et gentil – qui devait endurer cette torture tous les mois.
« J'ai traduit les runes. » répondit Severus tranquillement. « Mais ça a l'air d'être écrit dans une sorte de code et le pire c'est qu'elle décrit une sorte d'herbe qui est supposée contrôler la transformation, la réguler si tu veux. » ajouta-t-il et il pointa du doigt quelques runes à la fin du parchemin. « C'est le nom juste là, mais écrit sous la forme connue en Scandinavie du Nord à l'époque, si seulement je pouvais trouver le nom original… La réponse est tellement proche que c'en est frustrant ! » s'exclama Severus et ses lèvres formèrent ce qu'on ne pouvait interpréter que comme une moue boudeuse. Harry explosa de rire. « Quoi ? » demanda Severus, surpris.
« Par l'or des Gobelins ! Cette mo-moue ! » dit-il, essayant de reprendre son souffle.
« Quelle moue ? » demanda Severus menaçant, ses yeux se rétrécissant.
« Tu boudes, Sev ! » expliqua Harry, une fois calmé.
« Je ne boudes pas ! » s'écria Severus, offensé. « Au pire je broie du noir ! Et, en tant que propriétaire d'un château et dernier héritier d'une lignée de sang très ancienne, j'ai parfaitement le droit de broyer du noir. » déclara-t-il, pensif. « En fait, si je veux honorer mon statut, je devrais broyer du noir plus souvent. » Harry recommença à rire et Severus se leva de son fauteuil pour s'étirer.
« Prêt à arrêter pour aujourd'hui ? » demanda Harry en se levant lui aussi de son fauteuil.
« Il est quelle heure ? » demanda Severus en bâillant.
« Une heure quinze. » répondit Harry en regardant sa montre.
« J'étais prêt il y a une heure déjà. » répondit-il en regardant la montre. « Tu aimes vraiment cette montre non ? »
« J'aime les montres de poches en général, je pense. » répondit Harry en haussant les épaules.
« Voilà ce que je propose. » commença Severus en se dirigeant vers la porte après qu'Harry ait récupéré son cahier et ait jeté un dernier coup d'œil discret au parchemin. « Que dirais-tu de s'arrêter par la cuisine sur le chemin de nos chambres pour un bon chocolat chaud ? » Harry eut un sourire en coin.
« Je te dirais, passe devant, Sev. »
« Voilà un bon garçon. » le taquina Severus. Ils arrivèrent dans la cuisine à moitié endormis debout et Severus prépara deux mugs de la boisson chaude, puis en plaça un devant Harry.
« Qu'est ce que j'aime le chocolat. » soupira le garçon en prenant une gorgée.
« M'en parle même pas. » confirma Severus en souriant devant sa tasse.
« Donc, quelle est la traduction pour cette mystérieuse plante que tu cherches ? » demanda le jeune sorcier et s'appuyant sur le dos de sa chaise. Blagues mises à part, Severus avait passé des semaines entières à traduire ce parchemin.
« Si j'ai tout traduit correctement et déchiffré le texte sans passer à côté de quelque chose – et crois mois je n'ai rien manqué – la plante est supposée se nommer, écoute bien ça : l'herbe de pierre violette. » Harry haussa un sourcil, confus.
« La quoi ? » C'était plutôt décevant…
« Tu as bien entendu. Ce que j'ai compris du reste du parchemin c'est que cette plante n'est pas originaire de la flore natale et a été introduite par un voyageur. J'imagine que la personne qui a écrit ce parchemin n'avait absolument aucune idée du nom exact de la plante et s'est donc contenté de la décrire. Cela pourrait être n'importe quoi ! N'importe quel type d'herbes originaires du pays du voyageur ! »
« Un peu moins… spectaculaire que ce à quoi je m'attendais. Et qu'est ce qui la rend si importante dans ce cas ? » demanda Harry.
« Son effet, comme décrit dans le parchemin, est récurrent et réduit la douleur. C'est peut-être la clé qui va permettre à l'Eloïsa de perpétuer sa capacité à réagir avec la lune dans une certaine mesure. » expliqua Severus, perdu dans ses pensées. « Je ne sais pas. »
« Et bien, comme je l'ai dit et redit, si quelqu'un est capable de résoudre ce problème, c'est bien toi. » déclara le garçon avec conviction.
« Merci pour le vote de confiance, Harry. » répondit Severus en finissant son chocolat, regardant le garçon attentivement. « Ce t'embête toujours n'est-ce pas ? » se renseigna Severus. Harry n'avait même pas besoin de lui demander à quoi il faisait référence.
« Oui. » répondit-il simplement. « J'arrive pas à comprendre, Papa ! » s'exclama-t-il. « Je veux dire, ne pas m'entraîner avec lui est une chose mais je pensais que le but de ne pas m'autoriser, rien que de savoir ce qu'il s'y passait, était pour garder l'entraînement d'Adrian secret ! Si Ron y est, pourquoi moi pas ? » C'était une question honnête, le maître de potions ne pouvait pas nier cela.
« Je ne peux pas te dire comment marchent les cerveaux de tes parents, fiston. » dit Severus d'un ton sombre lorsqu'il remarqua l'humidité des yeux d'Harry. « Mais pour ce que ça vaux, je ne pense pas que Ron ne regarde vraiment Adrian s'entraîner, il passe probablement juste après pour jouer au Quidditch avec ton frère. » Et c'était probablement la vérité, pensa Severus. Il n'y avait aucune chance que les Potter ou Dumbledore n'autorise quelqu'un d'autre que les professeurs regarder Adrian s'entraîner. Le risque était bien trop grand. Harry acquiesça. Severus lui avait dit la même chose, la nuit dernière, mais l'amertume que lui avait laissée la révélation de son frère persistait. « Et on pourrait en parler toute la nuit, mais il se fait tard et je suggère qu'on aille se coucher avant que Minnie ne nous trouve ici. » ajouta Severus sérieusement et Harry se dépêcha de finir son chocolat.
« Ça serait pas beau. » répondit le garçon, un petit sourire aux lèvres apparaissant au hochement de tête vigoureux de Severus. L'elfe de maison avait un cœur en or mais elle pouvait terroriser un troll parfois. Harry grimpa dans son lit et s'endormit comme une pierre après avoir lu deux ou trios phrases de son exemplaire du Marchand de Venise de Shakespeare, une des ses œuvres de littérature – une pièce de théâtre dans ce cas – que Severus avait jugé important pour lui de la lire. Le maître de Potions maintenait qu'Harry devait lire autre chose que les Contes de Beedle le Barde. Pas qu'il ne s'en plaignait. C'était plaisant de lire quelque chose de différent juste pour le principe de lire de temps en temps, même s'il ne saisissait pas tous les sens cachés derrière les pages. Severus l'avait néanmoins rassuré en lui disant que la compréhension viendrait avec le temps et Harry avait décidé de simplement apprécier les histoires pour l'instant.
Ses yeux se fermèrent lorsqu'il tomba définitivement dans les bras de Morphée, le livre toujours dans les mains. Cette nuit, Harry rêva d'un jour où le monde entier saurait tout ce dont il était capable. Il rêva d'un jour où on le verrait enfin comme un égal de son frère par les personnes qui le connaissaient et pas juste celui qui passait toujours après. Toutes traces du rêve avaient disparues le lendemain matin, la seule et unique chose dont il se rappelait était l'image du sourire fier de Severus et – assez étrangement – un cheval noir et argenté qui galopait au loin.
Ils passèrent le dimanche en paix, alternant entre recherches, monter à cheval et un peu d'entraînement de Quidditch et cela remonta un peu le moral d'Harry. Rapidement, l'aube du lundi se leva, éclairant Harry dans la salle d'entraînement dans les cachots, en pratiquant quelques sorts de Métamorphose et Severus, à Poudlard, pratiquait sa maîtrise de la patience. Ce n'était pas qu'il n'aimait pas enseigner, pensa-t-il en s'approchant d'une Serdaigle de deuxième année qui avait fait Merlin savait quoi avec sa potion. La fille en question se recroquevilla de peur et hocha simplement la tête à ses instructions. Il prononça quelques mots pour le troisième des garçons Weasley à ce moment, Percy, qui respirait à peine jusqu'à ce que l'homme aux capes noires ne s'éloigne. Non, il ne détestait pas enseigner, il aimait plutôt ça.
Il imaginait qu'il adorerait son travail si seulement il pouvait enseigner sans son masque derrière lequel il se cachait. Quand il avait commencé à enseigner à Poudlard, ça avait été sa réaction naturelle de se cacher derrière un masque, ne voulant pas être vulnérable devant le monde entier encore une fois. Mais maintenant ? Maintenant, il pensait qu'il pourrait au moins essayer. Mais, se rappela-t-il avec un sourire en coin – puisqu'il ne souriait jamais vraiment à Poudlard – la sécurité d'Harry passait avant tout et pour que le statut quo actuel reste inchangé, les apparences devaient être maintenues. De plus, pensa Severus et son sourire sarcastique s'agrandit derrière la copie qu'il était censé lire, quand le temps sera venu pour lui et Harry de retirer leurs masques… il était impatient de découvrir leurs réactions. Il se fit une note mentale pour dire à Harry de prendre des photos ce jour-là.
Il passa le reste de sa leçon en silence, donnant simplement des instructions et essayent d'agir comme l'homme bourré de préjugés qu'il était censé être. Albus l'avait désigné comme Chef de Maison des Serpentards cette année et il faisait son possible pour lui faire regretter sa décision, il aurait dû être plus attentif à Harry lorsqu'il en avait eu l'occasion !
Pour en rajouter une couche, il continuait de postuler pour le poste de professeur de Défense Contre les Forces du Mal, parfaitement conscient que Voldemort avait jeté une malédiction sur ce poste quelques années auparavant. Bien sûr, Albus avait refusé et Severus lui mettait de plus en plus la pression, parfaitement conscient que le Directeur ne céderait pas. Cette année en particulier, après la décision de Quintus de prendre deux années sabbatiques après le prochain trimestre pour étudier sa profession plus loin que la théorie, et pouvoir pratiquer, Severus avait adoré demandé encore et encore au Directeur de lui donner cette position qu'il ne désirait plus.
Ses recherches sur la potion Tue-loup avaient ravivé sa passion pour les Potions et il ne changerait pas de travail pour tout l'or du monde. Il se demandait paresseusement ce qui se passerait si Albus lui donnait un jour le poste. Il fit de son mieux pour se retenir de rire. Le vieux fou en tremblerait certainement. Pendant la pause de midi – puisqu'il ne pouvait pas regarder quoi que ce soit à proximité du Directeur de peur d'éclater de rire – il se concentra plutôt sur le voyage surprise qu'il avait planifié pour Harry cet été. Ils avaient été un peu partout en Europe pendant l'automne et l'hiver, prenant quelques week-ends, après les leçons d'Alchimie d'Harry, et avaient visité la France – Severus avait même commencé à lui apprendre la langue – Gibraltar, l'Espagne, l'Italie et la région centrale de Scandinavie. Donc pour cet été, le maître de Potions avait prévu quelque chose de spécial.
Cette fois-ci, il n'avait pas besoin d'ingrédients, non, il pouvait commander la plupart des choses qu'il désirait – à l'exception de cette foutue herbe inconnue ! – mais il avait toujours voulu visiter ce pays. Il avala une autre bouchée de nourriture en feignant d'être mal à l'aise alors qu'il se demandait comment Harry réagirait lorsqu'il lui dirait qu'ils allaient en Inde. Il ricana. C'était quelque chose qui mériterait aussi d'être prise en photo !
Voilà pour aujourd'hui ! En espérant qu'il vous a plu et à la semaine prochaine !
