Chapitre 18
Le début du trimestre
Disclaimer : Je ne possède pas Harry Potter. xXDesertRoseXx possède le scénario et certains OC. Moi il ne me reste que la traduction ^^ (d'ailleurs je n'ai toujours pas reçu de réponse de la part de l'auteure sur l'autorisation de traduire sa fic donc si elle me demande un jour de la retirer du site, c'est avec tristesse que je le ferai)
A.N :Cette note d'auteure sera beaucoup plus longue étant donné qu'il y a eu énormément de questions posées – ce que je comprends, c'est la répartition après tout. Tout d'abord, au sujet de la potentielle relation future entre Ginny et Harry. De un, je pense que Ginny aurait pu être plus développée en tant que personnage dans la série. Est-ce que je juge J.K ? Jamais de la vie ! Mais j'ai l'impression qu'il y avait plus de reliefs à son personnage que ce qu'on a vu et je veux me plonger un peu là-dedans – ou beaucoup, suivant l'évolution de l'histoire. Mais sinon, Harry n'a que onze ans, la seule chose avec laquelle je veux le voir c'est une bonne tasse de chocolat chaud avant d'aller se coucher. Sans vouloir critiquer les fics où Harry sort avec quelqu'un super tôt, mais je n'arrive pas à m'imaginer un garçon de onze comme ça. Est-ce qu'il finira avec Ginny plus tard ? Honnêtement ? Je n'en sais rien pour l'instant. Je veux voir comment je sens le personnage de Ginny en l'écrivant – je n'ai jamais écrit de fiction Harry Potter auparavant – et partir de là.
A propos des marques d'apprentis maintenant. A l'exception de Nicholas, qui a proposé d'être le maître d'Harry pour ses études d'Alchimie et tout le tutorat de Severus, il n'est que son maître de Potions. Le reste des marques d'Harry font de lui un apprenti dans chaque art magique qu'elles représentent. Et puisque les marques existaient avant le Choixpeau et ont arrêtées d'être utilisées avant sa création, je vais continuer avec l'idée que le Choixpeau ne peux juger quelqu'un que selon ce qu'il voit dans son esprit. J'espère que vous comprenez ce que je veux dire.
Maintenant, sur Harry et son Glamour. Avant que je ne dise quoi que ce soit sur ce sujet, laissez moi souligner que Severus et Harry en font bien trop. Exprès. Souvenez vous, ils ont été informés qu'ils faisaient partie d'une prophétie, une qu'ils ne connaissent pas en entier. Et leur réaction est une prudence extrême. Harry ne va à ces extrémités probablement pour que Severus ne soit pas le seul sous un Glamour – je pense que j'ai souligné ça dans un des chapitres précédents. Si non, je suis une idiote et je vais m'en occuper maintenant. La différence ici est que, si Severus est bien habitué à cacher qui il est, Harry n'est qu'un garçon, qui est sur le point d'atteindre sa puberté dans quelques années… Je dis ça, je dis rien.
Pour finir, pour ce qui est de la répartition d'Harry… Oh, ben je crois que vous allez devoir lire et voir. Il y aura une autre note d'auteur – ne tirez pas sur le pianiste, auteur, peu importe, juste, ne me tuez pas s'il vous plaît – pour expliquer pourquoi j'ai choisi ce que j'ai choisi. Donc s'il vous plaît, régalez vous avec ce chapitre et n'oubliez pas de commenter !
N.T : J'ai bien vu toutes vos remarques et je peux vous assurer que je ne suis pas vraiment fan de Ginny non plus en général, mais dans cette fiction, elle lui fait prendre une tournure intéressante qui me plaît pas mal à vrai dire...
Voilà pour aujourd'hui, Merci encore à tous pour vos commentaires !
Enjoy !
Harry prit une grande respiration et descendit les quelques marches qui le séparaient du quai.
« Les premières années ! Les premières années, par ici ! » retentit la voix d'Hagrid au loin, les appelant tous à lui. C'est parti, pensa Harry, et suivit la voix du Garde-chasse.
Harry se retrouva dans un bateau avec son frère et Ron, suivant le reste des élèves à travers le lac vers le château majestueux qui se profilait devant eux. Le sorcier aux yeux vert se trouva divisé entre la peur et l'excitation. Il se répéta qu'il n'avait rien à craindre, en vain. Mais il se répugnerait s'il laissait sa peur l'arrêter donc il regarda simplement le château et essaya de respirer. Pas si facile à faire.
Les premières années furent accueillies par le professeur McGonagall qui avait l'air aussi stricte que d'habitude, ses yeux intelligents parcourant du regard les enfants de onze ans effrayés. Elle les emmena dans une petite pièce dans le hall. C'était dur de ne pas être émerveillé par le château, pensa Harry en regardant vers le plafond arqué, il n'existait rien de tel que Poudlard ! Le Professeur McGonagall leur expliqua ce qu'étaient les Maisons et leur donnèrent une idée globale du déroulement de la Cérémonie de Répartition qui allait commencer avec de les laisser dans l'attente, avec une réprimande finale d'arranger leurs vêtements et d'avoir l'air intelligent, comme elle l'avait dit, ses yeux s'arrêtant brièvement sur une tâche sur le nez de Ron et la cape de Neville. Ce dernier, qui avait retrouvé son crapaud, Trevor, se mit à trifouiller sa cape pensant que Ron se frottait le nez.
Harry lui-même avait du se battre pour ne pas s'agiter ou essayer d'aplatir ses cheveux. Il réussit à ne pas le faire uniquement parce qu'il se rappelait qu'à cause du glamour, cela n'aurait absolument aucun effet. Non pas que ces cheveux indomptables puissent faire autre chose. Mais quand Minerva McGonagall vous lançait ce regard, on ne pouvait pas s'empêcher de se demander si on pouvait lisser les plis de ses vêtements ou lui exécuter un salut militaire.
Le Professeur McGonagall revint et leur demanda de se mettre en ligne avant de les guider jusqu'à la grande porte de la Grande Salle. Là, assis autour des tables des différentes maisons, se trouvaient les étudiants, éclairés par des milliers de bougies flottantes. Le ciel sur le plafond enchanté était une parfaite représentation du ciel de la nuit à l'extérieur et, même si Harry savait que c'était un enchantement, il se trouva à essayer de repérer les différentes constellations, cette action familière le fit se détendre un petit peu. A l'autre bout de la salle, éloigné, il ne put distinguer que la silhouette enveloée de noir de Severus Snape. Il sourit légèrement. Peu importe ce qui se passerait, il ne serait pas tout seul, pas avec Sev dans le coin.
Il suivit le reste des futurs élèves avec le cœur bien plus léger. Professeur McGonagall posa un vieux chapeau déchiré sur un tabouret : le Choixpeau, pensa Harry, le reconnaissant d'après les descriptions de James et de Severus. Malgré son anxiété envers la cérémonie de répartition, Harry avait vraiment attendu ce moment. Et ne le décevant pas, une fente qu'on pouvait prendre pour une bouche apparut sur le devant du chapeau, juste au-dessus du bord, et le chapeau commença à chanter :
« Je n'suis pas d'une beauté suprême
Mais faut pas s'fier à ce qu'on voit
Je veux bien me manger moi-même
Si vous trouvez plus malin qu'moi.
Les hauts-d'forme, les chapeaux splendides
Font pâl'figure auprès de moi
Car à Poudlard, quand je décide
Chacun se soumet à mon choix.
Rien ne m'échappe rien ne m'arrête
Le Choixpeau a toujours raison
Mettez-moi donc sur votre tête
Pour connaître votre maison.
Si vous allez à Gryffondor
Vous rejoindrez les courageux, Les plus hardis et les plus forts
Sont rassemblés en ce haut lieu.
Si à Poufsouffle vous allez, Comme eux vous s'rez juste et loyal
Ceux de Poufsouffle aiment travailler
Et leur patience est proverbiale.
Si vous êtes sage et réfléchi
Serdaigle vous accueillera peut-être
Là-bas, ce sont des érudits
Qui ont envie de tout connaître.
Vous finirez à Serpentard
Si vous êtes plutôt malin
Car ceux-là sont de vrais roublards
Qui parviennent toujours à leurs fins.
Sur ta tête pose-moi un instant
Et n'aie pas peur, reste serein
Tu seras en de bonnes mains (même si je n'en ai pas)
Car je suis un chapeau pensant ! »
Pendant que tout le monde applaudissait, Harry remarqua le professeur McGonagall s'avancer encore une fois, cette fois-ci avec un parchemin dans les mains, qui devait être la liste des élèves de première année, puisqu'elle commença à les appeler dans l'ordre alphabétique. Pendant ce temps, Harry réfléchissait aux paroles du Choixpeau. S'il pouvait voir dans la tête de tout le monde, n'était-il pas dangereux qu'il puisse en parler à quelqu'un ? Severus, lorsqu'ils en avaient parlé, avait pointé le fait que le sort qui lui permettait de fonctionner l'avait lié à l'école et le forçait à garder ses secrets. Ce qu'il voyait dans la tête des élèves faisait partie des secrets de l'école donc le sort qui l'empêchait d'être un simple chapeau, le forçait à garder ce qu'il voyait pour lui-même. Mais étant donné que ce n'était pas du Choixpeau qu'Harry craignait l'intrusion mentale, il vérifia ses boucliers d'Occlumencie.
Severus l'avait averti que le Directeur était un maître Legillimens et lui avait appris les bases durant l'été. Il était encore loin du niveau de Severus pour l'instant, bien évidemment, mais il était maintenant capable de trier ses pensées, d'ériger un bouclier assez puissant pour l'alerter d'une quelconque intrusion ce qui lui donnerai assez de temps pour fuir et appeler quelqu'un à l'aide.
« Granger, Hermione ! » cria le professeur de Métamorphose et la fille aux cheveux ébouriffés qu'il avait rencontrée dans le train s'avança avec impatience vers le chapeau et l'enfonça sur sa tête. Harry remarqua Ron et Adrian échanger un regard puis grimacer lorsqu'elle fut répartie à Gryffondor, Ron grognant même en guise de protestation. Neville fût réparti à Gryffondor, Draco Malfoy à Serpentard – oh, quel choc ! Il aurait supplié le chapeau s'il n'avait pas déjà été parfait pour cette Maison mais Harry l'enviait un peu parce qu'il serait dans la même maison que Severus – et puis…
« Potter, Adrian ! » appela la professeur et les murmures se répandirent dans la Grande Salle.
« Elle a bien dit Potter ? » demanda quelqu'un.
« Le Adrian Potter ? » questionna quelqu'un d'autre.
« C'est ce que j'ai entendu ! » confirma encore un autre. Harry leva les yeux au ciel, honnêtement, Adrian détestait l'attention et il ne voulait pas que son frère soit mal à l'aise à Poudlard après avoir rêvé d'y aller depuis aussi longtemps qu'il pouvait s'en rappeler. Pendant ce temps, Adrian mit le Chapeau sur sa tête avec un regard déterminé. Ils n'eurent pas besoin d'attendre longtemps, Gryffondor fût ce que le Choixpeau déclara en moins de 10 secondes. Harry applaudit plus fort que quiconque dans cette salle tout comme la table tout à gauche qui le soutenait. Il pouvait distinctement entendre Fred et George chantonner : « On a Adrian ! On a Adrian ! »
« Potter, Harry ! » appela McGonagall, avec un petit sourire sur le visage. Harry marcha la tête haute, dérobant un regard à Severus qui hocha la tête en guise de support. Son nom appelé ne créait aucune agitation, mais il préférait cela. Il posa le Choixpeau sur sa tête qui lui couvrit les yeux et la Grande Salle disparut de son champ de vision.
« Donc, voilà l'autre jumeau Potter ! » chuchota une voix dans son oreille. « Et tu pratiques l'Occlumencie ! Plutôt impressionnant pour quelqu'un de ton âge ! Et maintenant voyons voir ce que… Par Merlin ! » s'exclama le Choixpeau, très déstabilisé. « Toi, jeune Harry, tu caches plus de secrets que tous les élèves que j'ai eu le plaisir de répartir réunis. Et ce que tu caches est… Stupéfiant ! »
« Vous ne direz rien, n'est-ce pas ? » pensa Harry doucement, effrayé intérieurement.
« Même si je n'étais pas forcé de garder cela pour moi-même, je ne le dirais pas. Je vois comment tu protèges ton frère, jeune Harry, et c'est admirable. » Le Choixpeau fit une pause. « Mais où te mettre ? Tu es plus qu'intelligent et instruit donc Serdaigle t'irait bien, tu es assez rusé pour cacher tes secrets donc Serpentard irait aussi. Et la loyauté et aussi présente tout comme le courage et la chevalerie, oui. Mais qu'est-ce qui serait le mieux ? »
« Il n'y a rien qui se démarque ? » se demanda le garçon, intéressé par la conversation. Après tout, comment pouvait-il ne pas vouloir savoir ce qu'un objet magique - dont le boulot était de regarder dans la tête des gens pendant des siècles – avait à dire sur lui ?
« Tout dans ta tête se démarque, mon cher ! » s'exclama le chapeau. « Que puis-je dire d'autre ? Est-ce que c'est de l'Alchimie ? Oh mon garçon, tu pratiques aussi l'Alchimie ! Peu importe la Maison dans laquelle je te répartis, je te conseille de te renseigner sur les activités extra-scolaires que propose l'école ! » Le jeune sorcier acquiesça mentalement, un léger rictus se formant sur ses lèvres. Ça ne se déroulait pas aussi mal que ce qu'il avait imaginé. Et pendant que le chapeau continuait de délibérer et se marmonner à lui-même des tas de choses sur ses qualités – un mélange de hardiesse et d'esprit vif, et un certain mépris des règles étant les derniers arguments – Harry se remémora les paroles de Severus.
« Ça vous aiderait de regarder dans mon cœur ? » demanda-t-il mentalement, avec l'équivalent d'une petite voix. Peu importe de quelle Maison il était digne, il allait être un Hatstall(*), il le voyait venir. "Me laisserais-tu regarder dans ton cœur, jeune homme ?" demanda sérieusement le chapeau.
« J'ai beaucoup de choses à cacher, mais pas dans mon cœur. » répondit Harry, sûr de lui, se sentant courageux d'un seul coup. Le Choixpeau rigola.
« Je ne peux regarder que dans ta tête, mais même si je pouvais regarder dans ton cœur, je crois que je n'en aurais pas besoin. Cela demandes énormément de courage – le plus grand courage peut-être – d'autoriser quelqu'un à entrer dans ton cœur Harry. Et puisque ton esprit irait partout, ton cœur trouvera sa maison à… GRYFFONDOR ! » Le Choixpeau cria le dernier mot et Harry sourit, Severus aussi, même si c'était très subtil. Il aimait beaucoup avoir raison.
« Bien joué, frérot ! » se réjouit Adrian en tapant dans le dos de son petit frère une fois, souriant joyeusement. Le sorcier aux yeux vert lui rendit son sourire. Tout était bien – avec Ron également réparti à Gryffondor – et, finalement, son aventure à Poudlard pouvait commencer. Il n'avait pas réalisé à quel point il était affamé donc, dès que la Répartition fût finie et que Dumbledore ait déclamé sa version d'un discours de bienvenue, il se surprit lui-même en empilant la nourriture dans son assiette et arriva à manger jusqu'à la dernière bouchée, faisant bien descendre le tout avec une part de tarte à la mélasse et – bien sûr – un peu de soufflé au chocolat.
L'atmosphère joviale du festin fut quelque peu estompée à l'avertissement sérieux de Dumbledore aux élèves, leur disant qu'ils ne devaient pas approcher le couloir du troisième étage à droite s'ils ne voulaient pas mourir dans d'atroces souffrances. Des murmures parcoururent la Grande Salle encore une fois et l'esprit d'Harry commença rapidement à échafauder des scénarios de différentes forme et contours. La seule raison pour laquelle Dumbledore interdirait à ses élèves d'aller dans une partie de l'école, serait que quelque chose était gardé à Poudlard qui était, après tout, l'endroit le plus sécurisé du pays, battant même Gringotts. Mais que pouvait bien être gardé de telle manière que cela pouvait mettre en danger les élèves ? Qu'est ce qui était si important ? Son esprit embrumé nota à peine qu'il manquait quelque chose, qu'il y avait une connexion qu'il ne faisait pas alors qu'il le devrait mais il était bien trop fatigué pour pousser la réflexion plus loin.
Il se contenta de suivre Percy – qui avait été nommé Préfet et en était clairement très fier – jusqu'à la tour Gryffondor n'ayant pas besoin de mémoriser le chemin puisque, même s'il n'avait pas passé tant de temps au château, les histoires qu'il avait entendues au Manoir Potter avaient dépeint une image presque parfaite de où se trouvait la salle commune des Lions. Harry sourit en posant les yeux sur la célèbre peinture de la Grosse Dame et entra en trébuchant, puis se dirigea droit vers son lit. Il essaya vraiment de s'éclaircir un peu les idées en se brossant les dents mais il ne réussit qu'à faire le travail basique pour l'Occlumencie puisqu'il se sentait prêt à s'écrouler par terre pour ronfler comme un bienheureux.
Le lendemain matin, Harry et Adrian reçurent des lettres de félicitations de leurs parents et parrains pour avoir été répartis à Gryffondor – « Comment l'ont-ils appris aussi vite ? » avait demandé Adrian à haute voix. Harry était sûr que Cornedrue ou Patmol avaient demandé à Dumbledore la nuit-même de la cérémonie – et le sorcier aux yeux verts avait également reçu une note non signée, d'une écriture précise et arrondie qu'il reconnaîtrait n'importe où, qui disait simplement :
Félicitations.
PS : Je te l'avais bien dit.
Harry jeta un regard vers le maître de Potions avec un sourire, retenant son rire et referma rapidement la note avant que quiconque ne puisse la voir. Les murmures sur son frère les suivirent toute la journée, faisant rougir Adrian mais Harry ne se sentait pas concerné. Il voulait juste que les cours commencent. Même s'il voulait aider son frère, cela faisait du bien de réaliser quelque chose pour lui-même et être reconnu pour ses efforts, en plus, il voulait rendre Severus fier.
La première leçon du trimestre fût la Botanique et les premières années se dirigèrent vers les serres – la serre numéro une pour être précis – où le professeur Chourave fit de son mieux pour leur apprendre à différencier les champignons des herbes. Harry, qui avait déjà étudié une bonne partie du programme de Botanique grâce aux serres du Manoir Flamel et les serres du château de Severus, avait été capable de toutes les reconnaître et ajouter quelques éléments supplémentaires quant à leur utilité – pas de trop pour que ce soit bien écrit dans les notes du livres mais juste assez – surprenant la professeur et faisant gagner quinze points à Gryffondor à lui tout seul. Adrian le félicita et Hermione essaya de le piéger dans un coin pour quelques questions sur les informations supplémentaires qu'il avait procurées mais Harry l'évita habilement et se dirigea vers le cours suivant.
Il fût complètement déçu de l'Histoire de la Magie puisque le professeur Binns, qui était un fantôme, ne faisait rien pour attirer l'intérêt des élèves. Harry essaya de prendre des notes mais il découvrit rapidement que c'était un effort inutile. Severus lui avait déjà appris tout ce qu'il avait à savoir – ou du moins ce qu'il avait besoin de savoir – sur les guerres gobelines et ne l'avait pas ennuyé à mourir en le faisant !
Une autre déception fut la Défense Contre les Forces du Mal, un cours qu'Harry avait attendu avec impatience, voulant voir comment il réagirait dans un vrai duel puisqu'il n'avait pas encore le niveau de Severus. La salle de classe entière sentait l'ail et le professeur Quirell avait l'air terrifié par sa propre leçon.
Les Sortilèges avaient été une leçon amusante. Ils n'avaient pas encore débuté le travail d'incantation mais le professeur Flitwick était tombé de sa chaise – ou plutôt des livres posés sur sa chaise sur lesquels il se tenait - en citant le nom d'Adrian pendant l'appel. Harry dût retenir son rire derrière son livre alors qu'Adrian virait au rouge brique. L'Astronomie avait été du gâteau et le professeur Sinistra était entièrement satisfaite du savoir d'Harry sur le sujet. Ses camardes avaient été tout aussi réjouis des points qu'il avait fait gagné à Gryffondor. Hermione avait même été jusqu'à demander comment il était possible qu'il ne se trouve pas à Serdaigle. Harry avait haussé les épaules et lui avait répondu que c'était l'hôpital qui se foutait de la charité. Elle avait simplement sourit et tourné son attention vers le chemin qu'il fallait prendre pour retourner aux dortoirs.
La première leçon de Métamorphose avait été une expérience intéressante. La professeur McGonagall avait bien fait comprendre qu'elle n'accepterait aucunes idioties dans sa classe, leur donnant un discours strict au début du cours. Puis elle avait transformé son bureau en cochon et inversement, faisant haleter toute la classe – Harry y compris, puisqu'il avait toujours adoré voir des métamorphoses. Elle leur donna ensuite la tâche de transformer une allumette en aiguille. Harry fit semblant de lire la théorie quelques minutes pendant que ses camarades essayèrent l'incantation – principalement sans succès excepté Adrian qui avait rendu son allumette pointue – puis il agita sa baguette avec confiance et transforma son allumette en aiguille parfaite. Professeur McGonagall arrêta ses rondes dans la classe et s'approcha de son bureau, récupérant l'aiguille et la montra à toute la classe, récompensant Harry avec un sourire inhabituellement amical.
« Bravo, M. Potter. » déclara-t-elle en le regardant avec ses yeux intelligents derrière ses lunettes. « Avez-vous déjà essayé ce sort ? » Pour être tout à fait honnête, Harry n'avait pas utilisé exactement ce sort puisque Severus avait commencé son entraînement par métamorphoser des petits cailloux en boutons avant de lui apprendre des métamorphoses plus avancées.
« Non professeur, mais j'ai bien lu la théorie. J'ai fait quelques recherches avec les livres de mon père aussi. » ajouta le sorcier aux yeux vert pensant à la vaste bibliothèque du château de Severus.
« Ah oui. » dit-elle en hochant la tête, souriant encore. « James a toujours eu une affinité avec la Métamorphose. » Et, après avoir récompensé Gryffondor de cinq points, elle continua ses rondes. Harry sourit à Adrian qui retourna son geste avec les pouces levés pour les points qu'il venait de gagner. A la fin du cours, seul Adrian avait réussi à finir la métamorphose après Harry alors qu'Hermione n'avait réussi qu'à transformer son allumette à moitié.
Avant qu'Harry n'ait pu dire « ouf » c'était déjà Vendredi, le jour qui marquait leur premier cours de Potions. Ils allaient être avec les Serpentard mais ce n'était pas ce qui perturbait Harry. Il allait désormais voir Sev comme il était à Poudlard et il n'était pas sûr d'aimer ça. Le maître de Potions l'avait prévenu que sa façade ne ressemblait en rien à ce à quoi il était habitué. Le garçon avait répondu qu'il s'en doutait mais en vérité, il était un peu morose. Il aurait aimé voir Severus enseigner comme il aurait du et surtout, il voulait que les autres étudiants voient ça. Il se dirigea vers les cachots, son cerveau enregistrant à peine les commentaires que faisaient Adrian et Ron sur Severus ou Adrian qui invitait le roux chez Hagrid avec eux cet après-midi. Ils venaient juste de s'assoir, Harry et Adrian partageant la même table tandis que Ron s'était assis à la table juste à côté d'Adrian avec Neville, lorsque Severus surgit dans la pièce en claquant la porte, sa cape noire flottant derrière lui. Soudain, Harry comprit parfaitement pourquoi tous les élèves avaient peur de lui et eut un sourire en coin qu'il ne put pas retenir. Mon dieu, ils allaient avoir une de ces surprises plus tard !
Severus commença par leur expliquer exactement ce qu'ils allaient faire en Potions et leur importance. Sa voix était précise et détachée, il manquait cette chaleur à laquelle Harry était habitué. Mais même là, il avait capté l'attention de tout le monde facilement et fit ricaner Harry imperceptiblement avec sa remarque sur les « idiots d'élèves », il y avait des choses qui ne changeraient jamais. Il fit l'appel et, tout comme Flitwick, il fit une pause en arrivant au nom d'Adrian. Mais aucune réaction comique ne suivit. Il transperça simplement Adrian du regard, le faisant flipper un peu, avant de passer à Harry et au reste de la classe.
Harry savait ce qui allait arriver. Severus lui avait demandé jusqu'où était allé Adrian dans le programme de Potions et Harry avait à son tour demandé à son frère. Le plus âgé des jumeaux Potter avait rigolé et simplement déclaré que James ne pensait pas que les Potions seraient nécessaires pour son entraînement tout de suite. Ils s'étaient concentrés sur les sortilèges et incantations et il avait un peu regardé son livre de première année. Severus en avait été furieux. James avait laissé leur querelle se faufiler dans l'éducation de son fils apparemment. Que se passerait-il si Adrian était la cible d'une potion ? Et s'il avait besoin d'en confectionner une pour se soigner lui-même ? Même un antidote ?
Et, comme ça, il avait été décidé de vérifier ce que savait Adrian sur les potions précisément. Harry avait protesté sachant que cela pouvait mettre Severus dans une mauvaise positio, mais le maître de Potions avait juste balayé le problème d'un haussement d'épaules et un sourire en coin, lui rappelant qu'on s'attendait à une telle réaction de sa part. Cela ne faisait pas plus aimer l'idée à Harry.
Après qu'il ait fini de faire l'appel, le professeur de Potions se tourna contre toute attente – pour le reste de la classe – vers le jumeau aux yeux noisette et appela son nom.
« M. Adrian Potter. » commença-t-il. « Qu'est ce que j'obtiens lorsque j'ajoute de la racine d'asphodèle à une infusion d'armoise ? » Adrian sembla perdu et se tourna vers Ron, pas plus avancé que lui. Hermione leva la main, Draco, Crabbe et Goyle ricanèrent pendant qu'Harry retenait un soupir. C'était des connaissances élémentaires de la première année et pour quelqu'un avec l'entraînement d'Adrian, cela devrait être simple. Visiblement, son frère ne s'était pas du tout préoccupé du sujet.
« Rien ? » demanda Severus en remarquant le regard sur le visage du jumeau Potter aîné. Il bouillait de l'intérieur, il ne pouvait vraiment pas se défouler sur le garçon mais il devait savoir, au moins, les bases. Peut-être que s'il demandait quelque chose du début du livre… « Essayons autre chose. Où iriez-vous si je vous demandais de me rapporter un bézoard ? » Il regarda Adrian dans l'expectative alors que les yeux du garçon s'agrandissaient derrière ses lunettes. Harry serra les dents dans une tentative de ne pas grogner. C'était mentionné dans le deuxième chapitre du livre, juste après la présentation des potions et ingrédients mortels. La main d'Hermione tremblait à ce point-là mais Severus l'ignora.
« Je ne sais pas, monsieur. » s'excusa Adrian. Ron jeta un regard de tueur à Severus et Draco riait ouvertement à ce moment.
« Quelle est la différence entre le Népal et le tue loup ? » demanda-t-il finalement et Harry grimaça à l'expression vide de son frère. La réponse était écrite dans le premier paragraphe du premier chapitre, où il était expliqué que les ingrédients de potions pouvaient être trouvés dans des pays variés sous des noms différents. C'était la onzième page du bouquin, par Merlin !
« Je ne sais pas. » répéta-t-il. « Mais je crois qu'Hermione le sait. Pourquoi vous ne lui demandez pas ? » demanda Adrian, causant quelques rires. Un regard acéré fit baisser sa main à Hermione et Harry suspecta que, en plus de son énervement face à l'ignorance d'Adrian, Severus ne tolérait pas que les autres élèves n'interrompent le cours sans sa permission – même sous la forme d'une main agitée, quelque chose qu'Harry lui-même trouvait assez énervant.
« Un point en moins pour Gryffondor pour votre impertinence, M. Potter. » déclara le maître de Potions avant de se tourner vers Harry. « M. Harry Potter. » commença-t-il et les yeux d'Adrian se rétrécirent en deux fentes. Il regarda son frère et hocha de la tête pour l'encourager. Harry voulait se taper la tête contre la table. Severus devait montrer le même traitement envers lui, puisqu'il était aussi un Potter et cela ne ferait qu'agrandir le fossé entre le maître de Potions et sa famille. Et bien, au moins, je peux répondre aux questions, pensa Harry. « Pensez-vous être capable de répondre aux questions que j'ai posées à votre frère ? »
« Oui, monsieur. » répondit Harry avec un signe de tête. « L'asphodèle et l'armoise, combinées avec d'autres ingrédients, produisent une potion de Sommeil tellement puissante qu'on l'appelle la Goutte du Mort-Vivant, une potion qui a été connue dans les mythes Moldus. » commença le garçon. « Un bézoard est une pierre qu'on récupère dans l'estomac d'une chèvre et il vous sauverait de la plupart des poisons à l'exception notable de ceux qui utilisent du sang de dragon. Heureusement, le sang de dragon n'est inclut que dans très peu de poisons puisqu'il a tendance à purifier et est donc incompatible avec la majorité des ingrédients clés des poisons mortels. » expliqua Harry, se rappelant ce que lui avait appris Nicholas sur le sang de dragon. Cette information était très accessible et Harry se souvenait avoir vu une copie d'un bouquin de Dumbledore sur le sujet, au Manoir Potter, donc il se dit qu'il pouvait en mentionner autant. « Pour ce qui est du Napel et le tue-loup, ce sont les mêmes plantes qui son surtout utilisées pour les potions de Guérison. C'est aussi connu sous le nom d'Aconit. » Ça doit être à peu près tout, pensa Harry. Adrian le regardait, rayonnant et Harry lui rendit son sourire timidement. Ses yeux rencontrèrent ceux de Seamus qui lui fit un clin d'œil et Hermione qui paraissait abasourdie.
« Et bien, pourquoi vous ne prenez pas tout ça en note ? » demanda Severus en souriant de fierté intérieurement. Il se fit une note mentale de donner cinq points à Gryffondor lorsqu'il serait seul dans son bureau. Le reste du cours se déroula tranquillement, pour les Serpentard en fait. Harry hésitait entre exploser de rire et se sentir coupable de ce que Severus était obligé de faire. Peut-être que sans lui, le professeur de Potions n'aurait pas à faire autant d'efforts, pensa le garçon en arrêtant Neville, avec qui il travaillait, avant de faire fondre le chaudron sur lequel ils travaillaient. Neville le remercia silencieusement étant donné que Severus passait à côté. Le garçon semblait se ratatiner en la présence du professeur. Le maître de Potions en question avait remarqué l'expression d'Harry et se dit qu'il devait absolument parler au garçon. Il était terrifié de ce que pourrait penser Harry à la fin de ce cours et ses pires cauchemars semblaient être devenus réalité.
L'après midi passa comme dans un brouillard, Harry avait était sorti de la culpabilité qu'il s'imposait par les choses qu'Hagrid appelait gâteaux, et les trois Gryffondors se retrouvèrent à la salle commune des Lions. Le garçon aux yeux verts alla chercher son livre sur les sceaux - qui était déguisé en une réplique de son livre de Métamorphose de première année – comme il le faisait tous les soirs lorsque ses yeux tombèrent sur sa chouette. Bizarrement, Hedwige était perchée sur le pilier gauche de son lit, une lettre attachée à sa patte. La note était simple et courte :
« Viens dans mon bureau ce soir, utilise la cape. On doit parler. »
Harry se demanda ce que pouvais bien être le problème, son esprit sautant directement à la pire conclusion. Est-ce que Severus avait réalisé combien sa vie serait plus simple s'il n'avait pas à se dissimuler pour son bien ? Il déglutit et récupéra son livre, brûlant la note avec un rapide Incendio. Peu importe combien les sceaux étaient intéressants, il n'avait aucune chance de pouvoir se concentrer ce soir, son esprit dérivant toujours sur le rendez vous qu'il allait avoir cette nuit. Il attendit patiemment que toute sa maison aille au lit, faisant semblant d'aller au lit lui aussi. Il resta éveillé jusqu'à minuit passé avant de récupérer la cape d'invisibilité dans la malle de son frère et il se dirigea vers les cachots, laissant derrière lui une Grosse Dame très confuse. Il se rua dans les Grands Escaliers mais arrivé devant la porte de Severus, il se figea. Là tu es juste stupide, s'accusa-t-il et toqua sur la porte avant d'entrer. Severus était là, assis dans son fauteuil, les sorts de Glamour complètement levés. Harry suivit rapidement son exemple et entra dans la pièce, en enlevant sa cape.
« Hey, Sev. » commença Harry d'un ton léger, ses yeux rencontrant ceux de Severus et s'agrandirent de surprise. Il s'attendait à voir de l'énervement, peut-être de la culpabilité, mais pas de l'inquiétude.
« Harry. » débuta Severus et lui fit signe de s'assoir « Je vais aller droit au but. » dit-il en relâchant l'air qu'il retenait dans ses poumons. De toutes les manières qu'il avait imaginées pour faire sortir ce qu'il voulait dire, le dire directement semblait être la meilleure option. Il n'avait jamais été du genre à tourner autour du pot de toute façon.
« Bien sûr, Sev. » répondit Harry, désormais plus confus qu'autre chose.
« Je sais qu'on en a déjà parlé mais je n'ai pas pu m'empêcher de voir comment tu avais réagi en cours de Potions ce matin. Harry, tu sais que ce n'est pas vraiment moi, non ? Ce n'est qu'un masque que je dois porter. » débita-t-il en un souffle. « Je veux que tu te rappelles bien de ça. » A sa surprise, Harry se mit à rire. « Quoi ? » demanda le maître de Potions, perdu et cela fit rire Harry de plus belle.
« C'est tout ? » demanda Harry en essuyant ses larmes. Il ne savait pas vraiment s'il pleurait de rire ou de soulagement, c'était probablement les deux.
« Qu'est ce qu'il y a de plus ? » demanda Severus puis se concentra sur le garçon. « Tu pensais que j'allais dire quoi ? »
« Que tu étais fatigué de devoir porter le dit masque et que tu me tenais pour responsable d'avoir ruiné ta vie. » déclara Harry d'un ton léger alors que la mâchoire de Severus se décrocha. Il pensait quoi ?
« Quoi ?! » demanda-t-il, incrédule. Severus ferma les yeux et se massa les tempes doucement. « Je ne t'ai pas déjà dit de ne pas te tenir au-dessus de ton chaudron lorsque ta potion bout ? Les fumées ne te font pas du bien. » Harry recommença à rire.
« J'essaierai de les éviter dans le futur, Sev. » promit le garçon.
« Mais sérieusement, Harry. » ajouta le maître de Potions en ouvrant les yeux et se rapprochant du garçon. Il mit ses mains sur les épaules d'Harry et le regarda droit dans les yeux. « Comment peux-tu penser que tu as ruiné ma vie, fiston ? J'aurais porté ce masque de toute façon, que ce soit pour toi ou juste pour être prêt pour le retour de Voldemort. C'est la conséquence d'un choix que j'ai fait bien avant ta naissance et ce fardeau, c'est à moi et seulement à moi de le porter. » expliqua-t-il. « Je veux que tu te souviennes Harry, que c'est uniquement grâce à toi que je suis là derrière le masque. Parce qu'avant toi, j'étais le masque. J'étais froid et perdu et je me fichais de ce qui pourrait m'arriver, tu m'as ramené, fiston. Et rien que pour ça, je te remercie. » Harry sourit et prit le maître de Potions dans ses bras.
« Ce n'était pas si mal, le cours je veux dire. » admit Harry. « Par contre j'essayais de ne pas rire en pensant à leur tête s'ils découvraient qui tu es en réalité. » Le garçon eut un sourire en coin.
« J'imagine ça souvent aussi. » ajouta Severus avec un sourire.
« Et, Papa ? »
« Oui, Harry ? »
« Tu dois peut-être porter ce masque, mais tu n'es pas seul, d'accord ? » déclara-t-il, gagnant un autre câlin.
« Merci Harry. » répondit Severus. Le silence fut total pendant quelques minutes avant qu'Harry ne s'exclame :
« Je n'arrive pas à croire tout ce qu'Adrian loupe dans son entraînement ! » Il était agité, sa peur pour la survie de son frère refaisant surface. Il ne voulait pas se le rappeler souvent, mais il savait – au fond de lui il était certain – que Voldemort reviendrait un jour. Il était difficile de considérer cela et c'était tout aussi injuste que certain. Et lorsqu'il le ferait, Adrian serait une cible. Probablement la cible principale de Voldemort s'il n'avait pas réalisé son erreur, quelque chose de plausible puisqu'il s'était caché, complètement déconnecté du monde qui avait acclamé Adrian Potter, Le-Garçon-qui-avait-survécu.
« Je sais. » acquiesça Severus d'un ton grave et soupira. « Mais on ne peut rien y faire pour l'instant, essaye juste de le pousser un peu dans la bonne direction. Il doit s'améliorer. » finit Severus puis sourit. « Et en parlant d'études, comment avance ta transformation ? » Harry sourit lui aussi.
« Je n'ai pas fait de gros progrès. » déclara-t-il et mit sa main devant lui. « Mais je peux faire ça. » Et pendant qu'il parlait, sa main se couvrit d'une fourrure noire et ses ongles s'allongèrent, un peu comme un loup.
« C'est quand même du progrès. » réfuta Severus, en souriant fièrement.
« Et toi ? » demanda le garçon et le professeur de Potions eut un rictus et transforma sa main en quelque chose entre une patte et une main humain, ses progrès un peu plus évident que ceux d'Harry.
« Génial ! » s'exclama Harry et Severus eut un sourire en coin.
« Je sais. » plaisanta-t-il avec un air suffisant.
« Oh tu te crois tellement intelligent n'est-ce pas ? » taquina Harry en feignant un soupir exaspéré.
« Je pense que je suis adorable. » rétorqua Severus d'un ton sérieux, les faisant tous les deux éclater de rire. Ils continuèrent de parler pendant une heure environ, où Harry expliqua en détail ce qu'il s'était passé durant sa première semaine et Severus l'informa de combien les autres professeurs l'avaient couvert d'éloges pendant la réunion du début de l'année.
« Ils ont vraiment fait ça ? » demanda Harry, les yeux brillants.
« Bien sûr que oui, fiston ! » confirma Severus en ébouriffant les cheveux du garçon.
« J'aimerais bien que tu arrêtes de faire ça. » grogna Harry en essayant, en vain, de se recoiffer.
« Cours toujours, Harry. » rétorqua Severus. Il était 3h passées lorsqu'Harry quitta le bureau pour de bon, ses sorts de Glamour de nouveau en place et la cape de son père le protégeant des yeux indiscrets.
A.N: Ta-daa ! J'espère que vous ne voulez pas me tuer maintenant… Sachez juste que j'ai décidé d'oublier que j'avais une vie en fait, et que j'ai réécrit ce chapitre quatre fois – une fois pour chaque maison pour voir laquelle allait le mieux. Et même si je préférais Serdaigle – Je suis une Serdaigle d'après Pottermore donc je n'étais peut-être pas très objective là-dessus – Gryffondor semblait être le bon choix pour la suite de l'histoire. Donc, qu'en pensez-vous ?
(*) : un Hatstall est un élève de Poudlard pour lequel le Choixpeau met plus de cinq minutes pour décider dans quelle Maison il sera réparti. C'était presque le cas d'Hermione et de Neville. C'est un cas très rare qui arrive une fois tous les cinquante ans environ. (source : Pottermore)
A.T : Voilà, voilà. J'espère que vous avez appréciez le chapitre, hésitez pas à reviewer !
